Qu'est-ce que la réalité ?
11-11-2007

À l'occasion des représentations de Enter the Ghost, d'après l’essai de Pier Paolo Pasolini Contre la télévision, de la compagnie la Llevantina (au Forum de Blanc-Mesnil du 15 au 17 novembre), Marie-José Malis, metteur en scène, était l’invitée du débat du dimanche 11 novembre aux Phares sur le thème « Qu'est-ce que la réalité ? ». Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par la fin : la réalité est ce paradoxe à la fois ineffable et dont on peut parler pendant deux heures. C’est un peu court ? C’est trop long ? À vous de juger.

En guise d’introduction, Marie-José Malis explique que Pasolini fait référence à deux émissions vues à la télévision italienne : un reportage sur saint François d’Assise et une émission littéraire. Il s’indigne de la façon dont la télévision traite la réalité, selon lui avec vulgarité voire avec haine. Pour le metteur en scène, la question devient : « Comment inventer un régime d’images qui puissent rendre compte de la réalité ? » Pour cela, il convient de trouver des outils pour distinguer le réel de la réalité, quelque chose qui résisterait à la domestication de la réalité, et que l’on nomme justement « le réel ». Comment accéder à ce réel de la réalité ?

Le débat engagé, la première intervention fut pour signaler qu’on ne voit le réel qu’à travers un prisme – le nôtre – et qu’en conséquence, on ne pouvait approcher LE réel en soi. En effet, la réalité vécue comme une représentation, et représentée, n’est déjà plus le réel. À chacun sa réalité. La seconde intervention distingua le réel comme « plus objectif que la réalité » qui, elle, serait une notion personnelle. Mais quelle notion n’est pas personnelle ? demanda l’animateur. Un troisième intervenant affirma que la réalité ne se distinguait pas de l’apparence ; un autre, que la réalité est ce qui excède tout ce que l’on peut en dire, ce qui existe indépendamment de soi (le temps, l’espace,…). La représentation ne serait qu’une subjectivité moins englobante que cette transcendance qui, selon Jaspers, embrasserait le morcellement du réel. Bref, autant demander à un poisson rouge de décrire l'eau de son bocal. La réalité s’annonce comme une notion « trop compliquée à définir », et je pensais que c’est peut-être une chance, car ce sont précisément ces notions-là qui font le miel des cafés-philo.

Bien que vue comme un ensemble, la réalité ne peut être définie dans sa totalité. Cependant, il est peut-être possible de distinguer le possible du réel ? Certaines réalités me sont supportables, d’autres insupportables. Certaines réalités peuvent être soumises à mon désir ou à mon vouloir. L’animateur fait alors remarquer que la difficulté d’analyse de la réalité s’est accrue depuis Freud pour lequel réside, même à l’intérieur de soi, quelque chose qui nous échappe. La réalité est-elle autre chose que la perception que nous avons du réel ? Et cette perception est-elle partagée ? La réalité devient alors projection mentale : faisons-nous et avons-nous à notre disposition autre chose que des reconstructions mentales du réel ? Si pour Max Planck « est réel ce qui est mesurable », pour Krishnamurti « tout ce qui est mesurable est dans les limites de la pensée et susceptible de créer des illusions ». C’est à se demander si quelqu’un sait quelque chose de la réalité…

Toutefois, l’exploration du sujet continue : la réalité, c’est ce qui nous résiste ! a-t-on pu entendre. Pourquoi pas. Dans le même temps, ce qui ne me résiste pas n’en est pas moins réel pour autant. La réalité serait « cet inconnaissable sans lequel rien ne peut être conçu ». On avance, à reculons peut-être, mais on avance. Si on ne peut appréhender la réalité comme un tout, on peut accorder aux choses des niveaux de réalité. Par exemple, distinguer la réalité matérielle et la réalité symbolique (liberté, amour, égalité, beauté,…). La réalité symbolique n’existe qu’avec l’humain et disparaît avec elle, alors que la réalité matérielle existe indépendamment de nous (et encore, tous les philosophes ne sont pas d’accord sur ce dernier point). Par exemple, la disparition des mots ou le détournement de sens des mots du langage fait disparaître ou détourne du même coup la réalité que ces mots recouvraient (lire LQR d’Éric Hazan). Ce qui fit dire à certains que la réalité du monde n'est limitée que par le langage.

Mais la réalité existe-t-elle autrement que par l’usage que nous en faisons ? La réalité est exploitée mathématiquement, psychiquement, artistiquement. Les images sont soit domestiquées, manipulées par les media, soit déformées par l’art (surréalisme, art abstrait). Mais l’art donnerait accès à plus de réalité dans la mesure où il ferait appel à plus de perceptions, expliqua une intervenante. Est-ce si sûr ? Qui donne à voir et quelle réalité ? Le réel est traumatique. Il fait irruption en nous lorsque ce n’est plus nous qui regardons, mais la chose réelle qui nous dévisage. La terreur nous prend alors. À en croire l’animateur, le traumatisme serait le prix à payer pour évoluer. La réalité est bien dure, et la vie bien mal faite : entre les lobotomisés du Meilleur des mondes de Huxley et les éveillés nécessairement traumatisés que la philosophie nous invite à devenir, on ne sait que choisir...

Alors que faire ? « Connaître le possible sans tenter l’impossible, est-ce possible ? » lance une participante. La réalité semble dépasser la fiction. Qu’est-ce qui n’est pas réalité, au fond ? L’imaginaire, les rêves, les projets font partie de la réalité au même titre que cette table et que ce mur. Et si tout est maîtrisable, réalisable, la réalité est-elle pour autant l’œuvre d’un Prométhée devenu fou ? L’éthique peut-elle devenir le garde-fou de cette réalité incontrôlable ? Y a-t-il une ou plusieurs réalités ? Je n’en sais rien. Au sortir du débat, le concept de réalité ainsi disséqué et ballotté en tous sens m’avait fait tourner la tête jusqu’à la mélancolie. Il me sembla alors évident que seule la poésie pouvait faire la pige à l’ineffable ; et je recouvrai le sourire en pensant à Mallarmé évoquant le vertige suscité par cette fleur « absente de tout bouquet »...

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. l'oeil et l'esprit
Ecrit par Nadia. 11-11-2007
La réalité dont la perception est nécessairement subjective peut être transcendée par la poésie qui ouvre des brèches dans ce qui nous emmure, dans ce qui échappe à notre savoir et non à notre imagination. Le réel recouvre le passé, le présent et l'avenir. En ce sens, il dépasse et de loin la réalité.

2. Réalité humaine
Ecrit par Gabriel le 12/11/200. 12-11-2007
Pour parler de la réalité, humainement parlant, il faudrait éviter d' en arriver à dire qu' elle est tout ce qui existe (même fugitivement, comme une nuée, une lueur, un rêve)car alors son contraire, la non-réalité existe aussi et la réalité n' est pas tout ce qui existe. Peut-être ne faudrait-il pas non plus s' appesantir surle mur qui est devant soi, et sur l' idée que je peux m' en faire (illusion). Dire que le contraire de la réalité n' est pas la non-réalité mais l' illusion, entraînerait certains à dire que l' illusion peut provoquer autant de dégâts qu' un mur. Quelle a été la réalité du café philo du 11/11/07 ? Il y avait des hommes (et des femmes !!!)
qui, du fait de la présence d' autrui, ont fait apparition par leur parole. La réalité fut tout ce qui est apparu. Le reste, tout ce qui manquait car il est resté dans l' intime (le non-nommé) n' était pas la réalité. La réalité ce fut l' apparence.
Le seul caractère du monde qui permet d' évaluer la réalité, c' est qu' il nous est commun à tous. En politique, çà se sait depuis longtemps.

3. oeil et esprit (suite)
Ecrit par Nadia. 14-11-2007
Mon cher Raphaël,
Ce que j'essaie confusément de dire, c'est qu'il n'y a pas une réalité mais des réalités alors que le réel est par définition, intemporel. Ce que nos yeux et de manière plus générale nos sens (peut être plus finement) perçoivent du monde est infime. La science nous en dit un peu plus chaque jour. Prenons l'exemple de certains insectes qui perçoivent les ultra-violets, des animaux qui expriment à leur manière ce qui échappe à nos sens. Nous pensons être les maîtres du monde alors que nous souffrons de cécité . Les mondes intemporels, derrière le monde, qui se dessinent et dont nous avons une conscience aiguë à des moments d'extrême lucidité, échappent non pas à notre expérience intime mais à notre savoir temporel. Vois-tu, ce que je tente de dire de manière maladroite, c'est qu'il faut, à mon sens, avoir une lecture
métaphysique et non pas nécessairement religieuse ,de la réalité et du réel. Merci pour ta réflexion. Mes amitiés Nadia

4. Les Réalités
Ecrit par EBP. 14-11-2007
La réalité que nos sens perçoivent est certes infime, et cette réalité peut être elle-même insaisissable.
La réalité peut être apparente? oui, on parlerai alors d'une erreur manifeste d'appréciation, d'une erreur étant le produit de l'interprétation de nos sens...Si la réalité peut être apparente cela revient à dire que la réalité peut ne pas être une vérité absolue...
Là on parle de la réalité sensible qui s'inscrit directement dans la croyance, dans la perception personnelle de l'homme et non universelle...
Il existe indéniablement plusieures réalités composées elles mêmes par plusieurs "réels" (des choses, des expériences, des sujets). Le réel doit être concret, démontré et donc exister physiquement d'après la définition générale.
La réalité elle est plus compliquée à définir.. La réalité peut être possible, intelligible, relative, phénoménale, etc...Si par exemple la réalité va au delà d'elle même cela revient à dire que la réalité va derrière et au delà de la réalité que nos sens perçoivent. La réalité serait elle dans ce cas nécessairement intelligible? un autre exemple La réalité apparente est et ne peut être qu'interprêtée, mais cela ne veut pas dire qu'elle sera comprise et donc intelligible . L'apparence est donc une réalité à titre personnel et non universel..Un mensonge universel vrai pour un individu donné.
Ce qui est commun à tous constitue la réalité? et c'est quoi "tous"?, le tout, le néant? "Tous" suppose la répétition et la multiplicité dans l'espace temps. Une répétition de faits ayant fait l'objet d'une multiplicité de témoignages. Ces faits Accomplis, prouvés constituent la réalité. Comme l'histoire. Mais cette définition est loin d'être exhaustive puisqu'il faut prendre en compte non seulement ce qui a été possible à accomplir mais aussi ce qui est supposé impossible à accomplir..pourquoi? et bien parceque l'impossible non encore prouvé n'est qu'une conjecture.
La réalité peut être une chose existant indépendamment du sujet mais également un évènement objet d'innombrables expériences. Mais on pourrait également dire que la réalité existe pour le sujet et par le sujet.
La question que je me pose est celle de savoir si la réalité est inhérente à la pensée humaine, existe-t-elle en dehors de notre perception, ou est ce uniquement le fruit de la pensée? La réalité ressemble en beaucoup en ce sens au Temps.

5. Ce que "res" veut dire.
Ecrit par Carlos. 16-11-2007
Ce n’est pas la première fois que des comédiens montent sur les planches au « Phares » et, pour la dernière en date, basés sur la révolte manifestée par Pasolini dans un texte « Contre la Télévision », ils disent chercher une recette pour, « distinguant le réel de la réalité, être fidèles à celle-ci ». Ça part d’un bon sentiment.
Me trouvant absent, c’est par l’article de Marc que j’ai pris connaissance de l’énoncé ainsi que de la teneur du débat, mais il me semble que le talent d’exciter les rêves, la fantaisie ou les désirs du public est une réalité à laquelle, cependant, échappent toutes ces impressions, la chose de chacun, qui peut très bien regarder et ne rien voir ; il serait vain pour quiconque de vouloir oeuvrer dans le réel et la réalité avec les outils de la dramaturgie, non que l’art soit incommunicable, mais parce qu’il force l’admiration, l’indignation, l’indifférence, catégories esthétiques proches du sublime ou de l’horreur, inaccessibles, eux, dans l’absolu. Les produits de l’imagination paraissent nécessaires aux gens du spectacle (ils leur sont du moins utiles) même si l’expérience du spectateur est illusoire ; elle est la seule dont il veut vraisemblablement disposer.
Pour ce qui est des amis des « Phares », j’ai le sentiment que depuis quatre semaines on tourne autour du pot, « l’être », sans parvenir à distinguer la « res cogitans » de la « res extensa », deux substances distinctes, réunies dans l’« ousia » (l’être) grecque. Ce que l’on donne à voir ou à émouvoir est une réalité, peu importe si ce que l’on voit correspond ou pas à des faits réels, c'est-à-dire, vrais, d’autant plus que l’on sait (si on s’aventure dans « La Caverne de Platon ») que les images sont mensongères et que, soûls de phénoménologie, « nous prenons souvent les vessies pour des lanternes ».

6. Et pourtant... on adhère !
Ecrit par Phillippe. 22-03-2008
Ces querelles philos. sont la preuve (par la vertue de la pensée) de l'inconciliabilité de l'être (dasein) et du réel (étant donné).
Un travail en sciences cognitives que je viens de découvrir par hasard sur Internet (wikipédia entres autres), semble amorcer la réconciliation inatendue des matérialistes et des idéalistes en faisant appel à l'émergentisme: c'est le travail de yannick bressan sur le "principe d'adhésion".
Son travail de recherche semble en cours (je n'ai pas trouvé de livre sur le thème) mais il me semble de tout point de vue impératif de le suivre.

7. La réalité
Ecrit par Monkeywoman. 31-03-2008
La réalité n'est autre le réel

8. Il n'est d'autre réalité que celle de l'homme
Ecrit par Eleve des mots. 31-03-2008
Le concept de réalité est créé-et habité par l'homme. En ce sens, tout ce qu'il considère comme réel l'est.
Qu'est ce qu'un songe partagé universellement ?
Une réalité

9. Réalités
Ecrit par Xothoth. 19-01-2009
Je ne suis pas un philosophe, ni même une personne dotée d'une grande culture, mais j'aimerai apporter mon avis à ce sujet qui me tracasse depuis quelques temps. Après avoir un peu réfléchis au sujet, j'ai pensé que la Réalité, n'est pas un terme unique, on ne peut parler de LA réalité, mais plutôt d'une réalité, parmis d'autres. Pourquoi ? Car la réalité est une vérité partagée, prenons un exemple simple : La terre est ronde, c'est une réalité. Cepandant, hier la Terre était plate, c'était aussi une réalité pour les gens de cette époque. Mon exemple est peut-etre con. Mais ce sont des exemples comme celui-ci qui m'ont amenés a une réponses, qui bien sûr n'est que mon propre avis, c'est qu'une réalité n'est qu'une entitée créer par un groupe de personne. Plusieur personnes, créent ensemble leur réalité. Ainsi leur réalité leurs semble normale, mais normale par rapport a quoi ? A l'avis des gens composant leurs réalitée, donc anormale vis-a-vis d'autres personnes ayant eux même une autre conception de la réalité.

La réalitée d'un groupe de personnes catholique est que Dieu existe et afllue sur l'Homme, tandis que la réalité d'un groupe de personne Athée, réfute l'existence d'un dieu et pense que l'homme decide deson destin.

Bien à vous, j'espere ne pas avoir dis trop de conneries ^^

10. bien vu..
Ecrit par Gérard Tissier. 19-01-2009
ce que vous appelez la réalité partagée est ce que l'on appelle aussi l'inter-subjectivité, c'est à dire le fait que nous ayons besoin de nous ré-assurer les uns les autres sur ce nous percevons. ou croyons savoir du réel Ceci dit, le réel existe comme réalité. il est même unique et absolu.C''est une totalité qui au fil de l'histoire a eu plusieurs entrées, des grilles de lecture différentes et que nous ne pouvons appréhender que par ses parties. Le réel est infini et nous sommes fini. Alors, à part Dieu qui sait tout, personne ne sait.Ni le réel dans sa réalité ni l'étendue de son ignorance..

11. Réel voilé
Ecrit par Thiof. 09-09-2010
Je ne sais pas jusqu'à quel point on est autorisé à opérer un distinguo entre "réel" et "réalité". Une chose est cependant certaine,on ne peut pas les opposer ainsi qu'on s'amuserait à le faire entre le vrai et le faux. Le réel n'est pas plus vrai que la réalité, inversement. Plutôt que de s'attaquer au produit, interrogeons la source elle-même qui se trouve être la perception.
Autrement dit, toute réalité est consécutive à une perception.Il faudrait peut-être en revenir à la formule de Berkeley " être, c'est être perçu" et comprendre en réalité que l'être de la réalité est tout entière comprise dans le perçu et que rien n'existe du dehors, pas pls que le réel.

12. Perception et concept de réalité
Ecrit par Jules.LT. 09-09-2010
La perception est notre seule source d'informations brutes sur la réalité, mais la réalité ne se réduit à ce que nous en percevons que dans une conception solipsiste. Si vous admettez qu'il existe des perceptions autres que la votre, c'est qu'il existe un réel en dehors de notre perception propre: la perception que nous avons de ces perceptions n'en serait que l'image, et ne pourrait pas interagir avec des éléments que nous ne percevons pas nous-mêmes. A partir de là, sur quelle base se fonder pour réduire le réel à ce qui est perçu par une de ces entités?
Je ne connais pas le contexte de ce "être, c'est être perçu" de Berkeley, mais à mon sens il ne peut être compris qu'avec une acception de "être" bien différente de "faire partie de la réalité".

Sur un autre point, je suis gêné par la distinction entre le réel et la réalité préalable à la recherche des concepts distincts auxquels ces mots renverraient. Les mots sont des conventions, et ce sont les concepts sur lesquels il est intéressant de réfléchir. Plutôt que de discuter du concept auquel représente tel ou tel mot, il faut donc choisir de quels concepts on veut parler et décider ensuite de quels mots on veut utiliser pour les représenter, quitte à affiner le concept dont on parle par la suite. C'est ce que font les philosophes: on parle bien de la vérité "chez untel" et "chez tel autre"...

13. Aidé moi pour cette dissertation
Ecrit par . 02-02-2014
Comment l'observation nous aide t'elle à connaitre la réalité ?

14. dans l'espoir de vous aider
Ecrit par Gérard. 04-02-2014
la différence entre perception et observation doit pouvoir se trouver dans l'intentionnalité de la conscience ( Merlau Ponty - Husserl)Peut être dans un un rapport à la contemplation.il y a aussi une problématique sujet/ objet.Elle est forte dans l'observation psychologique de soi.Si l'on connait ce que l'on croit être la réalité cela ne passe pas forcément pat l'observation.ce serait de l'ordre de l'intuition ou de l'abstraction ( cf les religions).Pour le reste avons nous accès à la réalité (Kant) à l'en-soi des choses ? Je vous suggère de trouver des choses dans http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/observation.htm. la question est trop simple.elle renvoie aussi à l'approche scientifique..

15. pure mysoginie
Ecrit par Jacques. 17-02-2014
Foncièrement, réel et réalité, c'était même chose ; seul l'usage y mettait du divergeant, notamment dans l'expression "le réel résiste", ce qui signifie que le réel est plus vaste que nos capacités d'appréciation et de mesure ; au "réel" s'opposent une ou des "réalités" ; le réel, lui, est toujours global, absolu, infini...un, ce qui fait que l'on n'utilise jamais le terme "un", lorsqu'on parle de lui...mysoginie latine !?!

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