Tolérer le mal pour éviter le pire
16-03-2008

Parmi la douzaine de sujets proposés par les participants du café-philo des Phares en ce dimanche 16 mars, l’animateur choisit : « Tolérer le mal pour éviter le pire ». L’auteur du sujet l’introduisit par deux références contradictoires qui l’amenèrent à la même conclusion : on n’a pas su éviter le pire. La première était les accords de Munich et la seconde, l’intervention américaine en Iraq. Ni l’une ni l’autre n’évitèrent le pire : la guerre et son carnage d’innocents. Que fallait-il faire, alors ? Curieusement, cette question n’a pas été abordée. Ou du moins pas sous cette forme. Il s’est agi de savoir si la tolérance était une bonne ou une mauvaise chose.

 Les premières interventions eurent pour effet de lister les méfaits de la tolérance. Signe de lâcheté, tolérer le mal ne résoudrait rien. « On ne tolère pas le mal, on l’accepte temporairement ! » lança une intervenante. Mais accepter, temporairement ou pas, est-ce autre chose que tolérer ? Or, c’est la tolérance qui, entraînant une incapacité à agir, serait un mal. Il nous faudrait donc résister contre le mal et non le tolérer. Et ne vaut-il pas mieux répondre au mal par le mal ? Ou alors adopter une tactique d’évitement, car tout combattre serait aliéner sa liberté et « qui trop combat le dragon devient dragon lui-même » (Nietzsche). D’un autre côté, que vaut une liberté anesthésiée par une tolérance excessive ? Il serait toutefois mal venu de faire le procès de la tolérance un jour d’élection, fit remarquer l’animateur. Car enfin, tout le monde s’accorde à dire que c’est l’intolérance qui est insupportable, et non la tolérance. Cela ne m’a pas semblé évident du fait sans doute de ma méfiance naturelle pour les mots. Ce qui me paraît insupportable, c’est l’absolu. Une tolérance ou une intolérance relatives n’ont à mes yeux rien d’insupportables.

Il nous faudrait à présent approfondir la notion de mal, demanda l’animateur. Un participant conseilla de ne pas s’aventurer sur le terrain de la métaphysique pour définir le mal, afin de ne pas tomber dans le religieux (qui n’est pas l’objet du débat). Et alors, répondit l’animateur ? Que gagnerions-nous à éviter la question métaphysique ? On ne l’a pas su, mais plusieurs définitions du mal se firent jour malgré tout. Pour certains, ce serait le déséquilibre intérieur, l’absence d’harmonie. Mais, fit remarquer l’animateur, il faut aller plus loin car remplacer « bien » par « harmonie » n'explique rien. L’harmonie n’est jamais qu’un ordre (un agencement) particulier, et on ne peut pas dire que les régimes totalitaires, pour ordonnés qu’ils soient, soient bons. Je restais dubitatif. Comment peut-on lier harmonie et régimes totalitaires, et que cherche-t-on à prouver ? Qu’un ordre n’est ni bon ni mauvais en soi ? Soit, mais à commencer par celui des idées – c’est-à-dire des associations d’idées –, alors... Pour d’autres, le mal réside dans la violence des uns ou la souffrance des autres. Pour d’autres encore, c’est tout ce qui détruit la dignité d’une personne. Autrement formulé, c’est considérer l’autre comme un moyen et non comme une fin en soi, aurait dit Kant. Dans ces conditions, qu’est-ce qui est pire que le mal ? À cet instant, j’ai pensé au sketch de Coluche et la lessive qui lave plus blanc que blanc. Il y aurait effectivement des degrés, des paliers dans le mal. Donc le mal serait relatif. Relatif car subjectif, mais également relatif à une époque, à un contexte, à une culture.

Le débat s’engageait sur les sentier escarpés – l’expression « droit chemin » me semble tout à coup inappropriée – de la morale et de l’éthique. Nous allions ainsi passer de Kant à Machiavel, avec la question : la fin justifie-t-elle les moyens ? Par exemple, peut-on justifier la torture d’une personne pour éviter un attentat qui ferait des milliers de victimes ? Là encore, pas de réponse. Une intervenante fit judicieusement remarquer que cette dernière question opérait un déplacement du sujet : le bien serait alors assimilé à la vie, et le mal à la mort. Or, rien ne nous permet de faire une telle équation. La vie n’est ni un bien ni un mal en soi, pas plus que la mort. Donc, on ne peut pas dire que sauver des gens soit un bien. Toutefois, fit remarquer l’animateur, il n’est pas si facile de séparer la notion de bien de celle de vie. Si la vie est devenue le bien suprême, tout ce qui va dans le sens de la vie permet de supporter, de tolérer la souffrance ou la violence. En fait, vivre consiste souvent à choisir le moindre mal, à opter pour la moins mauvaise solution, confia un participant. Mais la politique du moindre mal a-t-elle déjà menée à autre chose qu’au pire ?

Le problème qui se pose est double, remarqua une participante. D’une part, c’est celui de l’évaluation, de l’appréciation du mal présent, et d’autre part, c’est celui de l’incertitude liée au futur. On tolère non pas le mal, mais ce qu’on ne comprend pas, ce qu’on ignore, parce qu’on ne peut pas tout savoir. La tolérance est un pari. Le pire, on ne le connaît jamais. Que peut-on savoir du pire avant qu’il n’advienne ? Pourtant, Murphy nous renseigne parfaitement à ce sujet : « Si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal. » Certes, on ne peut savoir qu’après coup si on a eu tort ou raison de tolérer. Mais quand le ver est dans le fruit et qu’on ne veut pas le voir (cf. les accords de Munich) ? Tout compromis est un engrenage et il vaut mieux prévenir que guérir, dit-on. Mais comment faire ? Si je considère ce moustique qui me tourne autour et m’agace ? Dois-je le tolérer ou le supprimer ? Et si je le laisse partir et qu’il est porteur du paludisme ? Dois-je alors supprimer tous les moustiques, pour être cohérent ? On a jusqu’ici évité le pire, c'est-à-dire une guerre atomique qui aurait détruit la planète, dit l’animateur. Quel succès (si, si) ! Mais l’avons-nous vraiment fait exprès ?

Du moustique à la bombe atomique, il m’apparut que nous ne maîtrisions absolument rien, mais que nous avions des velléités de tolérer, d'endurer, de supporter ceci ou de ne pas accepter cela. Imbéciles vaniteux que nous sommes ! Le seuil de tolérance d’un individu à l’autre, d’une communauté à l’autre est aussi variable qu’aléatoire. On ne sait pas davantage ce que peut un corps (Spinoza) que ce que peut un esprit. Cent fois nous laisserons passer ce qui ne nous plaît pas, nous le tolèrerons, et puis la cent unième nous nous révolterons. Quand ? on ne sait pas, ça dépend du seuil. Pourquoi ? on saura toujours l’expliquer mais seulement après, parce qu’avant, personne n'aura voulu nous entendre. N’est-ce pas précisément le rôle de la philosophie d’anticiper et de prévenir les maux des hommes ? Or, elle semble bien plutôt agir comme un cataplasme que comme un guide préventif de nos actions, à l’instar du daimôn socratique. Est-il rassurant de savoir que « nul n'est méchant volontairement » quand on constate que le monde est peuplé d'involontaires ? Selon la loi de Murphy toujours, si l’homme a les moyens de faire sauter la planète, il le fera. La question est : quelle loi ou quel concept philosophique (éthique) pourrait rendre cette loi caduque ?

 

Sujet connexe : Doit-on simplifier la profondeur pour éviter le pire ? par Carlos ; par Marc

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. la lessive qui lave plus blanc que blanc
Ecrit par nadia. 17-03-2008
Qu'est-ce que le mal si ce n'est le pire ? Y aurait-il une graduation du mal qui se situerait entre le moindre mal et le mal absolu ? Dans tous les cas, pas d'ambiguïté, il s'agit du Mal . En donner une définition semble impossible et pourtant, sa manifestation est incontestable.
Autre interrogation concernant le terme de "tolérance" qui me semble tout à fait inapproprié, intolérable compte tenu de ce qu'il sous tend implicitement. Il ne peut s'agir en aucun cas d'acceptation et ce quelles que soient les circonstances, tout au plus de "résignation" temporaire dans l'espoir d'y échapper, d'une tactique de mise en veille pour échafauder une stratégie offensive.
On ne peut en aucun cas "tolérer" le mal pour éviter le pire car le pire, dont on ne mesure pas sur le moment la portée, est inscrit dans le Mal et toute acceptation est une condamnation à la lâcheté, à la honte, à l'humiliation et parfois à la mort.

2. La cause du mal c'est le bien (et réciproquement)
Ecrit par yves Accard. 17-03-2008
Bonjour
Voici un texte connexe sur le bien et le mal qui selon moi s'engendrent mutuellement.
C'est à lire à l'adresse http://www.teaser.fr/~yaccard/cosmos/bien_mal.htm
Et n'oubliez pas de lire l'avis d'Einstein sur le mal à l'adresse http://www.lousonna.ch/999/pmal.html
Bonne lecture
yves

3. Eintein et l'Amour divin
Ecrit par Nadia. 18-03-2008
Je ne suis pas convaincue par ces arguments "à 10 sous" qu'on prête à Einstein. Pourquoi l'Amour existerait et non le Mal ? Peut-être pourrions-nous en débattre au prochain café philo ???? Mes amitiés et bonne soirée à tous

4. En revenir à Kant
Ecrit par Gabriel. 19-03-2008
Contrairement à ce qu'on observe dans le domaine juridique, il n'y a pas nécessairement une gradation dans le mal d'un point de vue moral. Chez kant, par exemple, il n'y a rien de commun entre moralité et légalité. Hannah Arendt écrit : "la question de savoir si je ne préférerais pas vivre avec un voleur plutôt qu'avec un meurtrier n'est pas posée."
Chez Kant, c'est le même mal qui fait de l'homme un voleur ou un meurtrier...". C'est en fait le : "qui vole un oeuf vole un boeuf" du sens commun. De même, dans le Décalogue, on peut être étonné par l'énumération des commandements qui n'est pas reliée à une gradation des transgressions. Cependant, comme l'indique le sujet, et en reconnaissant une corrélation entre le droit et la morale, nous pouvons admettre la gravité croissante des maux (de l'injure au crime de sang). Leibniz, dans son essai de Théodicée (1710) écrit : "pour ce qui est du mal moral, quoiqu'il arrive fort souvent qu'il puisse servir de moyen pour obtenir un bien ou pour empêcher un autre mal, ce n'est pas pourtant cela qui le rend un objet légitime d'une volonté créée... On n'approuverait point qu'une reine prétende sauver l'état en commettant ni en permettant un crime. Le crime est certain et le mal de l'état douteux, outre que cette manière d'autoriser des crimes, si elle était reçue, serait pire qu'un bouleversement de quelque pays...". Ainsi, pour Leibniz, il n'est pas question de tolérer un mal même pour envisager un bien. Il semble difficile, si on acquiesce à cela, de tolérer un mal pour éviter un plus grand mal (ce qui n'est pas aussi positif que de permettre un bien). Kant nous dit que la mauvaise action est celle qui a "l'égoïsme" pour ultime principe : elle rabaisse l'autre au rang de moyen destiné à mes propres fins. Elle fait ainsi passer l'affirmation égoïste du moi avant le devoir de vivre en commun. Cependant, si on présuppose la liberté pour l'homme, le mal est prévisible car il naît d'une tension entre nos penchants et la raison. C'est dans cette marge de décision que réside notre liberté. Le mal serait donc le mauvais usage que l'homme peut faire de sa liberté. Finalement, je me trouve face à deux propositions : "présupposer la liberté, c'est rendre le mal prévisible" et "permettre le mal, c'est renoncer à la vie en commun". Il y a donc une antinomie à résoudre : pour envisager une société de liberté, je suis obligé de prévoir la possibilité du mal, mais je dois l'enrayer au plus vite sous peine de voir la société exploser. Il ne peut donc, en aucune façon, être question de tolérer le mal quel qu'il soit (gradation supposée ou non).

5. Tolérer, c'est consentir à accepter le pire.
Ecrit par Pascal. 23-03-2008
Le mal ? Il y a "avoir mal" et il y a "faire le mal".
"Avoir mal", c'est la douleur, physique et psychologique.
"Faire le mal", c'est provoquer la douleur. Et nombreuses sont les manières de faire mal en faisant le mal. Aussi, y a-t-il lieu de distinguer "le mal" de "la douleur".
Pourrait-on définir "le mal" ainsi :
< Le mal, c'est tout ce qui fait que le rapport humain cesse d'être une relation. > ?
La relation, c'est le "bon" rapport ; un rapport où il n'est pas question de tolérer ou de négocier quoi que ce soit (ni de se battre, évidemment).
Impossible, s'insurge le professionnel en communication, qui déclare : < toute communication est négociation >. (corrigez moi si je me trompe !)
Et cela je le conteste.
Car négocier c'est aussi tolérer : c'est vivre dans le monde de "l'acceptable" et de "l'inacceptable", du plus ou du moins, des concessions et des intransigeances, du "combien ça coûte, combien ça rapporte", des accommodements et des secrets... et des mensonges... etc.
Dans de telles conditions, qu'en est-il alors de l'honnêteté, de l'amour... et de la liberté et de la paix ? Aimer est-ce négocier ? La liberté émerge-t-elle vraiment de la lutte ? Et la paix, des accommodements ?
A mon avis, tolérer, c'est déjà accepter le pire - bien que l'on s'en défende ; c'est consentir à dissimuler habilement l'intolérance... les cérémonies, les congratulations, les cultes, les traités et autres ententes tacites...
Et puis lequel d'entre nous ose dire ouvertement à son prochain : < je te tolère > ; tolérance et dissimulation marchent donc ensemble ! C'est la porte grande ouverte au pire ! cqfd
Se pose alors la question : nous savons qu'il n'est pas toujours bon de dire la vérité... Or nous avons vu que la tolérance est dissimulation de l'intolérance ; mais peut-on dire l'inverse ? la dissimulation implique-t-elle l'intolérance ?

6. pourquoi tolérer ?
Ecrit par Gérard. 28-03-2008
Je ne comprends pas. Est ce que le pire existe ? Oui comme un au-delà et non comme une situation,un événement. Peut on éviter le pire.non jamais puisque dans n'importe quelle situation il y a toujours un pire!( Tout ce que l'on sait c'est qu'il n'est jamais sûr d'arriver).
Si on ne tolère PAS le mal,est-ce parce qu'on est prêt à pire que ce mal après l'avoir supprimé de la situation qu'on ne tolère pas ? Et si on ne tolère pas le mal et que le pire arrive a quoi sert le choix de ne pas tolérer y compris en acceptant le pire ? Qu'est ce donc qui permet de tolérer en évitant le pire Et bien c'eet simplement de tolérer.Parce que pire dont on parle, chers amis ,c'est la conséquence qu'il y a ne pas tolérer.

Les hommes ne sont pas fou pour autant. il condamnent et répriment mais ils ont arrêté, au XVI eme siècle, d'élever des bûchers. Car ici, dans ce sujet, typique des phares, dans sa formulation, ce n'est ni la justice, ni la la bonté qui nous sauve , mais la logique..

7. Encore la tolérance et le pire ...
Ecrit par Pascal. 29-03-2008
Oui, le pire existe ! Et plus encore en ce début du XXI ème siècle.
Le pire, c'est le mal qui dépasse un point de non-retour; aucun retour à une situation saine n'est possible parce que les dégradations et les préjudices sont irréversibles (tout au moins à l'échelle humaine).
Bien sûr, il y a le pire "potentiel" qui constitue une menace (par ex, les OGM, la pollution de l'environnement, les intolérances de toute sorte, tout cela masqué par "le droit" à polluer, le respect des "identités culturelles" qui conduit à ne plus respecter l'humain et qui incite, au pire, au génocide...).
Et il y a le pire "actuel" et passé : les génocides qui ne concernent pas seulement l'humain mais aussi la flore et la faune... tout cela laisse et entretient des souffrances dans la conscience des humains; c'est la souffrance de l'humanité inscrite profondément en chacun de nous et dissimulée sous l'épaisse couverture de fictions conceptuelles telles que la tolérance et les nombreuses espérances des lendemains qui chantent.

Une des caractéristiques du pire est qu'il échappe au calcul d'une probabilité; on envisage un ou plusieurs scénarios dont le scénario extrème, jurant nos grands dieux quant à la fiabilité et la robustesse de la zone de tolérance... et finalement un scénario plus qu'extrème se produit - on n'avait pas envisagé, souvent par méconnaissance, l'existence de phénomènes chaotiques et par conséquent brutaux qui font basculer une situation que l'on pensait gérable et contrôlable.
Ainsi en est-il, par ex, de la quasi totalité des génocides.

Et c'est pour cette raison que la tolérance (dans les rapports humains) est dangereuse; parce qu'il n'est considéré que les scénarios que l'on sait traiter; on puise dans notre expérience diplomatique (il faut bien ménager les susceptibilités des pouvoirs en place n'est-ce pas ?) et l'on envisage que les scénarios... envisageables... et, si possible, qui ne fâchent personne... !

La tolérance fonctionne tant que les tensions entre humains restent confinées dans la zone gérable et contrôlable, zone, dont les frontières sont maintenues, autant que faire se peut, par les divers conditionnements, idéologies, "identités culturelles", croyances, appartenances nationales, cultes... etc; malheureusement pour elle et pour nous, humains et la flore et la faune et l'environnement, il arrive que la réalité dépasse la fiction (de la tolérance).
Et les catastrophes arrivent aussi; de même que les déclarations du genre : < il y a toujours eu des guerres et il y en aura toujours > ou bien < la vie est un combat > ou bien < la France doit gagner >... il y a beaucoup de... etc.
La tolérance, c'est le camouflage par sous-estimation perpétuelle de la gravité d'une situation.

8. Le bien, ce serait de ne pas se tromper d'arguments....
Ecrit par Gérard Tissier. 29-03-2008
C’est bizarre cher Pascal, car votre affirmation selon laquelle le pire existe, n’est étayée par aucun argument vraiment convaincant. Dire que " le mal c'est ce qui dépasse un point de non-retour; où aucun retour à une situation saine n'est possible.".est un double raccourci. Si l’on voit bien que par exemple l'acte de défigurer au vitriol est un mal irréversible cela reste à l’échelle humaine ( prévenir, réprimer etc). Le reste, le pire irréversible et dont cette caractéristique dépasserait l’échelle humaine au sens planétaire, voire trans-historique a t-il déjà exister ? Seriez-vous là pour le dire ? Et s’il peut exister pour l’avenir, quelle différence faîtes-vous pour le différencier de ce que vous appeler le « pire potentiel » ?.
Je me permets de vous alerter sur le risque de n’agiter qu’un chiffon rouge, qu'un épouvantail.Surtout et cela est mon point,d’enfourcher quoi que vosi en pensiez, le cheval de la croisade contre le mal dont le dernier avatar est la lutte contre l’"axe du mal" conceptuellement produit par la plus grande puissance du monde. De ces effets concrets,t on ne peut encore juger le caractère irréversible des conséquences certes mais chacun peut mesurer la souffrance causée à l'humanité à la fois par son mensonge fondateur et par ses dégâts. La force légitimée par un mal supposé pire ne relève pas ici du risque potentiel. C'est la dérive tentante de ceux qui instrumentalise les valeurs pour d'autres choses
Personnellement je m’inquièterais des arguments que vous semblez défendre. Car un monde ou toute situation problématique est souspçonnée de sous- évaluation et risquerait de verser dans le mal avec des conséquences irréversible ne me donne pas envie d’y vivre. La seule angoisse que j’accepte c’est celle provoquée par ma liberté quand j’y songe (heureusement pas tous les jours.. ).Et si je défends ici la tolérance c’est qu’en matière de Mal, je ne suis jamais totalement sûr d’avoir absolument raison. Mais ceci n’est qu’un argument de café philo. Nous n’aurons pas, cher Pascal à sortir nos épées. Ouf !

9. Voir sous une autre forme
Ecrit par Ivanka. 17-04-2008
Peut-être ne faudrait il pas voir ce sujet sous une autre forme, comme "Faut-il parfois préférer le pire pour éviter le mal? " non? ou quelque chose comme ça.

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