Le mal est-il plus fort que le bien ?
18-05-2008

Parmi les treize sujets proposés au café des Phares par les clients-amateurs de philosophie dans les cafés, l’animatrice choisit : « Le mal est-il plus fort que le bien ? » Ça partait mal, très mal. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de sujet plus bateau, plus neutre, plus sage, plus chiant que la sempiternelle histoire du bien et du mal. Pire, quelle que soit la réponse à cette question, en quoi ma vie va-t-elle être changée ? Qu’on me prouve que le mal l’emporte sur le bien, ou l’inverse, ou encore qu’ils font match nul, qu’est-ce que ça va m’apporter ? Rien. Je m’en contrefiche. Je fais ce que je peux et baste ! Je décidais de rester, par défi, pour me prouver une fois encore que mes idées arrêtées, que mes a priori ne me permettront jamais de progresser. En même temps, j’aimerais bien que le fait de passer outre lesdits a priori ne me fasse pas reculer... À vous de juger.

L’auteure du sujet l’introduisit en confiant qu’elle était d’une nature pessimiste et encline à suivre les médias plus prompts à divulguer les catastrophes que les heureux événements. Pour autant, peut-on en conclure que le mal, c’est-à-dire la souffrance, l’emporte sur le bien ? L’animatrice saisit l’occasion, tout en se défendant de faire systématiquement référence à des philosophes reconnus, pour mettre en opposition Thomas Hobbes et son « L’homme est un loup pour l’homme » et Jean-Jacques Rousseau et son « L’homme est naturellement bon ». Cela dit, au cours du débat onze autres philosophes allaient être cités : Leibniz, Kant, Spinoza, Montaigne, Nietzsche, Hegel, Socrate, Descartes, Platon, Deleuze et l'inévitable Ricœur que l'on peut mettre à toutes les sauces du moment qu'on est au moins deux. Ils auraient tous eu quelque chose à dire sur le rapport entre le bien et le mal. Étonnant, non ? Non. Tout le monde a quelque chose à dire sur le bien et le mal, c’est bien là le drame…

Un des premiers intervenants mit en garde sur le danger de n’aborder le sujet que sous l’angle religieux ou métaphysique. Des gens font des choses bonnes ou mauvaises, mais le Mal comme le Bien n’existent pas en eux-mêmes. Effectivement, la distinction entre le bien et le bon d’une part, et le mal et le mauvais d’autre part fut abordée. Mais la théodicée et Leibniz eurent beau essayé de nous convaincre que le bien l’emporte sur le mal, ces deux concepts semblent bien plutôt complémentaires, à l’instar du Yin et du Yang de la philosophie chinoise ou de la vie et de la mort. Vous avez dit complémentaires ? Non, répondirent certains participants, car le mal semble avoir une antériorité sur le bien. Cette antériorité lui viendrait d’un lien « naturel » : le mal serait ontologique car déjà présent dans la nature, alors que le bien ne serait qu’une construction humaine fondée sur des valeurs (axiologique). Certains participants contestèrent la notion de mal appliquée à la nature. Peut-on vraiment dire qu’un tremblement de terre ou que la chaîne alimentaire sont des manifestations du mal ? Il faut donc distinguer le bien et le mal intentionnels (provoqués par l’homme) et aléatoires (provoqués par la nature). Mais là encore, l’emprise de l’homme sur la nature étant loin d’être négligeable, peut-on savoir avec certitude ce qui relève de celle-ci ou de celui-là ?

Une intervenante fit remarquer que, si le mal était antérieur au bien, alors ce dernier pourrait être vu comme le travail de l’humain sur le mal, comme l'émergence d'un esprit de résistance. Mais pour résister, il faut être fort. Or, de quel côté est la force ? Du côté du mal, répondit un participant ; le bien étant plutôt révélateur d’une certaine fragilité. Là encore, cette idée ne fit pas l’unanimité. Même si l'on pense le bien en réaction au mal, à l’injustice, la justice sans la force est impuissante, de même que la force sans la raison peut être nuisible. Cette force n’est-elle pas au contraire un constat d’échec ? « La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force » écrit Paul Valéry... Pourquoi a-t-on l’impression que le mal l’emporte sur le bien ? Peut-être parce que le mal est plus facilement racontable, proposa un participant. Un « ça va » en réponse à « comment vas-tu ? » n’appelle pas de développement. Mais si la réponse est « non, ça ne va pas du tout », alors là oui, une demande de précisions s’impose et la conversation peut s’engager…

Ce qui est (ou va) bien est ce qu’il y a de plus banal au fond, et n’intéresse personne. Ce n’est que lorsqu’on l’a perdu que l’on se rend compte que ce qui était ou allait « bien » nous manque. Tel le rapport mère-enfant où, dans les cas normaux, l’enfant baigne dans un bien-être, dans l’amour de sa mère. Pour autant, cet amour est un non-dit d’une banalité telle qu’elle explique le nécessaire degré d’ingratitude de l’enfant, ingratitude qui lui permet de croître et de s’épanouir à l’abri d’une dette dont il ne peut de toute façon s’acquitter. Pour certains, c’est la non-reconnaissance qui est le mal essentiel. Pour d’autres, le bien est simplement une autre façon de qualifier ce qui est normal, le mal étant ce qui est hors limites, anormal donc.

« Nul n’est méchant volontairement » nous dit Socrate. Il faut être bien naïf ou bien grec pour s’en convaincre, aurait sans doute répondu Machiavel. Tout dépend du référentiel, et chacun a le sien. Pour une intervenante, le mal absolu serait la destruction totale, la disparition de humanité. C’est à mon sens un point de vue typiquement humain. Au fil du temps et d’une expérience nourrie par le côtoiement ininterrompu de mes semblables, le mot « humanité » prend peu à peu pour moi une connotation péjorative. Aussi ne vois-je pas bien en vertu de quoi la disparition de l’homme de la surface de la planète, s’il a la bonté de laisser derrière lui quelque autre espèce en vie – ce dont je doute – pourrait être vécue par les heureux survivants autrement que comme une délivrance.

 

Sujet connexe : Le Bien et le Mal sont-ils symétriques ?

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Lénifiant...
Ecrit par Pirmin. 18-05-2008
… c’est l’adjectif qui a été employé à plusieurs reprises pour décrire la prestation de l’animatrice du Café Philo de ce dimanche. Je ne parviens à en trouver de meilleur pour décrire cette triste parodie de Café Philo à la quelle il nous a été donné d’assister ce dimanche. Un sujet qui ne mange pas de pain et désincarné, une animatrice adressant des bons points au participants considéré comme des élèves de CM2, y compris à ceux dont la culture et la pertinence devrait pourtant l’inciter à minima à un peu de modestie et dans l’idéal à céder sa place.

Ayant découvert le Café Philo des Phares il y a deux ans je me suis enthousiasmé à l’idée que l’on puisse faire revivre la vieille agora d’Athènes dans un contexte moderne. Discuter de sujets de société, nous éclairer mutuellement dans le débat contradictoire mais respectueux. Mais comment a-t-on pu tomber si bas ? Comment se peut-il que lorsqu’un participant excédé par tant de banalité manifeste sa frustration un majorité de participant lui demande de se taire ?

Après le « bien et le mal » je propose que nous traitions d’autres sujets du même acabit : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » « Qu’est ce que la philosophie ? » « Qu’est ce que le vide ? » Sur ces questions, quelques penseurs d’exceptions on peut-être pu apporter quelques bribes de lucidité en 2500 ans mais au Café Philo en choisissant des sujets aussi désincarnés on transforme le Café Philo en un pitoyable divertissement où le sujet proposé n’est en définitive qu’un prétexte à une logorrhée insipide de quelques uns de surcroît souvent sans relation aucune avec le sujet.

C’est ce que précisément ce que redoutait Marc Sautet. Pour ma part je considère qu’il y a plus de philosophie et de sagesse dans un mauvais James Bond que dans cette triste caricature de débat. Rarement j’ai été aussi triste et excédé à l’issue d’un débat au Café des Phares.

Suis-je donc le seul ?

2. Sujet bateau ?
Ecrit par Gabriel. 18-05-2008
Tout d'abord, un remerciement à l'animatrice qui a su se révéler modératrice.
Je m'étonne que ce sujet puisse être qualifié de " désincarné " alors que des dizaines de milliers de personnes convergeaient en fin d"après-midi devant le café des Phares, signe d'une souffrance sociale qui se dévoile.
Au plus près d'évènements graves, il y a une soixantaine d'années, Hannah Arendt se torturait l'esprit pour tenter de voir si le fait de penser pouvait nous amener à amoindrir le mal. Pourquoi ne pourrait-on pas échanger sur le bien, le mal, sans considérer cela comme un sujet " bateau " ? Nous avons d'ailleurs observé que ça ne l'était pas. Il serait grand temps de réaliser que c'est aux participants, eux-mêmes, d'incarner le sujet s'ils le souhaitent. Le fait de décider, au bout d'une heure, que tout ce qui se dit n'est pas intéressant car non " au plus près de soi " est une attitude pour le moins totalisante.
Affirmer que démêler du bien et du mal n'a aucun intérêt , c'est supposer que tout a déjà été dit et entendu sur le problème : serait-il à enterrer pour les penseurs professionnels ?

3. LE DIABLE EST UN CON !
Ecrit par Serge MARTY. 19-05-2008
Le "Mal" cela pourrait être volonté gratuite de porter de la souffrance à autrui, comme ça, sans raison. Si le Diable existe, il doit forcement être d'une incommensurable stupidité quelque part, ce n'est pas "le malin". Pourquoi? parce que dès le départ s'il avait compris le bonheur éternel promis
par une allégeance à Dieu on n'en serait pas là aujourd'hui.

4. Passe-temps ?
Ecrit par Gunter. 19-05-2008
« Au fil du temps et d’une expérience nourrie par le côtoiement ininterrompu de mes semblables, le mot « humanité » prend peu à peu pour moi une connotation péjorative. Aussi ne vois-je pas bien en vertu de quoi la disparition de l’homme de la surface de la planète, s’il a la bonté de laisser derrière lui quelque autre espèce en vie – ce dont je doute – pourrait être vécue par les heureux survivants autrement que comme une délivrance. » (compte-rendu de Marc)
Si la bataille pour la survie biologique et psychique de l’humanité était déjà perdue, pourquoi encore venir aux Phares pour réfléchir ensemble ? Cette activité deviendrait un passe – temps, une distraction sans (espoir d’un quelconque) effet sur l’avenir du monde, de l’humanité. A mes yeux, cette activité ne vaudrait plus une heure de peine (!),il y a sans doute des distractions bien plus distrayantes le dimanche matin…

5. Matelot navigue sur les flots…
Ecrit par Marie-Sylvie. 19-05-2008
Il ne me semble pas du tout que la question du Bien et du Mal soit une question « bateau » ! et encore moins que ce soit une question neutre ; pour ce qui est de déterminer si c’est une question « chiante » je pense qu’il peut s’agir, pour certains, d’une fragilité organique et que cela doit pouvoir se soigner, pour ma part j’ai les intestins plus solides. Aussi, même si je n’ai pas pris la parole au cours de ce débat, je ne l’ai pas trouvé dénué d’intérêt. Je reste persuadée que pour l’avenir de cette humanité et de sa planète (pour ne pas parler de l’univers) tout questionnement sur l’éthique est bon à prendre. Cela nous confronte aux questions concomitantes de responsabilité, liberté et engagement, donc très loin de la neutralité, et, pour ma part, cela me paraît plus nécessaire que se gratter le nombril en parlant de l’amour toujours ou du bonheur en chœur, quoiqu’il soit aussi possible d’aborder philosophiquement ces derniers concepts.
Je n’ai que fort peu de culture philosophique, mais je considère le questionnement, y compris métaphysique (peut-être le seul essentiel d’ailleurs), comme une mesure de salubrité publique laissée à la libre disposition de chacun. Il me semble que cette capacité de questionner notre « être au monde » est ce que nous avons de plus spécifiquement humain et c’est en tous cas ce qui me motive lorsque je viens « aux Phares ».
Que Pirmin aille chercher la sagesse dans les films d’espionnage si cela lui convient, le tout est qu’elle y soit et qu’il la trouve … !

6. Sujets et bateaux
Ecrit par Gunter. 19-05-2008
Choisir le « sujet bateau » peut être un défi stimulant pour l’animateur/modérateur/ice. Que de plus difficile (donc de précieux et stimulant), que de gratter la pellicule épaisse qui recouvre ce qui est devenu banal, « bateau », de sortir des habitudes de la pensée, de penser l’impensé, de penser à nouveaux frais ce qu’on croit ne plus avoir à penser !
Mais quelque soit le sujet, s’il « n’est pas incarné par les participants » (Gabriel ci-dessus) et l’animateur/ice, c'est-à-dire s’il reste abstrait, coupé de l’expérience y compris banale, quotidienne, « bateau », les échanges qu’il induit ne peuvent que devenir eux-mêmes « bateaux »…

7. Réponse à Gabriel 2.
Ecrit par Pirmin. 19-05-2008
> Affirmer que démêler du bien et du mal n'a aucun intérêt, c'est supposer
> que tout a déjà été dit et entendu sur le problème...

Çà n’a effectivement aucun intérêt au Café Philo car ce sont des questions trop grandes et trop difficiles pour ne pas conduire inévitablement à une (n+1)ème resucée des mêmes platitudes grandiloquentes. Donc c’est faire preuve à la fois de manque de lucidité et de prétention que de croire qu’il y ait raisonnablement, quoique ce soit de nouveau ou de significatif à dire sur un tel sujet dans le cadre d’un Café Philo.

Le bien et le mal pourrait légitimement être le sujet d’une conférence de philo étayée de sources et de référence mais pas d’un débat entre non spécialistes.

Dans ce sens effectivement il s’agit d’un débat désincarné qui se transforme hélas en pathétique divertissement. Des sujets plus modestes ne manquent pourtant pas, plus liés à des enjeux de société, à la vie quotidienne à l’actualité et même politique pourrait apporter plus de lumière à chacun. J’en ai proposé un moi-même. Il y a certes le risque de dérapage verbal et de l’émotion non maîtrisée. Quant à moi je préfère un million de fois ce risque là que celui de la vacuité et de l’insipidité.

La désincarnation concerne aussi le ton de l’animation que je trouve pour ma part horripilant. Non sans effroi j’ai cru revivre ces lancinants après-midi de collège consacrée à une insignifiante question de grammaire ou d’orthographe.

8. Cours de philo dimanche matin !
Ecrit par Vero. 19-05-2008
Merci à Pirmin de se faire le porte parole d’un sentiment assez répandu ce dimanche là. Je suis étonnée que le chroniqueur ne fasse pas du tout mention de l’incident qui a eu lieu, tout en manifestant son malaise par rapport au débat. Peut-être est-ce parce que celui qui s’est exprimé était agressif, certes. Et c’est bien dommage, il était visiblement excédé. Mais il disait vrai, c’était lénifiant ! Cela fait longtemps que cette animatrice nous prend pour des élèves en nous sortant les sempiternels « principe catégorique » de Kant et autres Spinoza. Je n’ai pas pris la parole moi-même, redoutant d’être accablée encore par des citation savantes. Pourquoi a-t-elle tellement besoin de nous montrer sa culture philosophique ? Sommes-nous toujours dans un café-philo ?
Non, Pirmin, vous n’êtes pas le seul !
Vero

9. Modestie, nous aurais-tu étouffés ?
Ecrit par Nadia. 19-05-2008
Il est vraiment difficile d'être humble lorsqu'on est si parfait. Merci à l'animatrice qui a mené avec intelligence et grandeur d'âme ce débat si houleux qui ressemblait à si méprendre à un règlement de compte, indigne de l'esprit des phares et dont je souhaite ignorer les motivations.

10. une suggestion
Ecrit par Nadia. 20-05-2008
...qui ressemblait à "s'y méprendre". Le français n'est pas ma langue maternelle mais j'estime que la connaissance de l'orthographe et de la grammaire sont indispensables pour donner du sens à ce qu'on écrit.
Il est dommage qu'on ne puisse pas se corriger "après coup".

11. Grandeur d'âme ?
Ecrit par Vero. 22-05-2008
Peut-être que Nadia pourrait nous dire à quel genre de "règlement de compte" songe-elle. "Intelligence", "grandeur d'âme", comment cela se fait alors que ça déclenche un tel tollé ? C'est donc un complot contre la "grandeur d'âme" ? (saviez-vous que cette expression traduit le mot "Mahatma" utilisé en Inde?; est-ce bien raisonnable l’appliquer à l’animatrice de dimanche ?). Soit c'est le mot grandeur ou le mot âme, mais il y a quelque chose de bizarre.
Vero

12. Réponse à véro et contre le stoïcisme
Ecrit par Nadia. 24-05-2008
Les petites guéguerres intestines dont les motivations pueriles,insignifiantes sont toujours, à peu près du même ordre, ne méritent pas qu'on s'y arrête. Il faut regarder dans la même direction et se rassembler pour défendre ce qui nous tient à coeur, les valeurs de justice, d'égalité, de générosité, d'Humanité (dans le sens noble du terme). Je ne veux pas perdre mon temps à discuter de ce qui m'éloigne de l'essentiel. Amitiés Nadia

13. Langue de bois
Ecrit par Gabriel. 24-05-2008
Parlons politique ; officiellement :
" Le bien du plus grand nombre " c' est le Bien.
" Le bien du plus petit nombre " c' est le Mal.
J'observe le monde en 2008 : j'en conclus le Mal domine le Bien en 2008.
Je ne peux déclarer que le Mal est plus fort que le Bien en faisant abstraction des hommes. Sinon plus d'espoir de changement.

14. bien
Ecrit par estelle. 26-05-2008
Bonjour , j anticipais avec excitation le dimanche matin ou je franchirai enfin le pas et viendrai me joindre à vos debats ce que je viens de lire m attriste , il y a surement du vrai dans vos perceptions aux uns et aux autres , je n y etais pas apres tout .. Mais je me dis aussi que des questions d Ego , viennent parfois polluer tout echange , si c est ca je repartirai sans doute , decue , car c est ce que la philo m aura finalement apporté de plus precieux , le libre examen des points de vue , aller au dela des croyances qui rassurent et qui font plaisir ...bon , j avoue que ce sujet m avait desorientée aussi , a part invoquer Nietzche pour aller voir par dela le bien et le mal ..

15. un pas de coté ..
Ecrit par cat power. 26-05-2008
on peut toujours se retrancher derriere des abstractions , les brandir comme autant de drapeaux , la question que tout le monde se pose c est tout de meme ; l ambiance est t elle pourrie au café des phares si oui pourquoi , comment ...etc ...si vous profitiez de l anonymat que permet ce mode de communication pour vous exprimer sur la question

16. vive José Bové !
Ecrit par anonyme. 29-05-2008
Tantôt on injurie les anonymes, tantôt on leur demande leur avis ? Dans ce café qui s'affiche politiquement à gauche, plus le PS est moribond plus l'ambiance est pourrie. Normal. Pas de bobos, pas de lilis non plus (libéral est un mot grossier aux Phares), alors que faire . . . se disputer jusqu'à plus soif ?

17. hum...
Ecrit par cat tower. 30-05-2008
à ce point la ?! si je vous ai bien compris , le café des phares est une antenne du ps , et plus ca va mal au ps , plus l ambiance se delite au café des phares ; Ca semble logique mais...non.

18. non ?
Ecrit par anonyme. 30-05-2008
Bon alors autre hypothèse, le café des Phares fut un aquarium où Marc Sautet venait pêcher ses clients. Ce genre de cabinet privé dit psy tomberait désormais sous le coup de la loi . . . mais de toutes façons c'est fini. Peut-être que la psychothérapie de groupe de ce café ne suffit plus à libérer les participants de leur mal-être ? Très envieux des autres (ceux qui ont des enfants, des sous, des jobs intéressants, de chouettes appartements, enfin la liste est trop longue pour être exhaustive)ils sont peut-être trop aigris pour philosopher sereinement ?

19. Nouvelle destinée
Ecrit par Chezestin. 31-05-2008
Oh !Animateur, " Je te vois fatigué par les moucherons venimeux , je te vois ensanglanté et égratigné en maints endroits, et ta fierté dédaigne même de se mettre en colère.
Ils voudraient ton sang en toute innocence ; leurs âmes anémiques réclament du sang et ils piquent... Devant toi ils se sentent petits et leur bassesse s'échauffe contre toi d'une vengeance invisible ( et anonyme ) Ne t'es-tu pas aperçu qu'ils se taisaient souvent dès que tu approchais d'eux et que leur force les abandonnait... Ce n'est pas ta destinée d'être un chasse-mouches ! ".

20. mort aux anonymes
Ecrit par cat joker. 01-06-2008
L'hypothèse politique était vraisemblable, mais à la lecture de "Chezestin" je vote pour l'hypothèse du mal-être psychologique. ça m'évite d'en rédiger une troisième.



 
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