Les qualités essentielles d'une personne
08-06-2008

 Le sujet choisi en ce dimanche 8 juin fut : « Est-ce que l’exercice de la liberté altère ou améliore les qualités essentielles de la personne ? » Oui : aïe aïe aïe. Je me propose de relater dans un premier temps ce que j’ai retenu de ce qui s’est passé, et dans un second ce qu’il me semble intéressant de retenir de ce qui ne s’est pas passé. L’auteure du sujet l’introduisit en indiquant que son questionnement fait référence à l’article 180 du code civil, suite à un jugement récent qui fait couler beaucoup d’encre. La question est plus simple qu’il n’y paraît : le fait de mener sa vie sexuelle comme on l’entend altère-t-il les qualités essentielles d’une personne ? Ou encore, s’il prend l’envie et la liberté à quelqu’un de tuer son chat, est-ce que cela améliore ou altère ses qualités fondamentales ?

Faut-il user ou ne pas user de la liberté qui nous est donnée, ou que l’on se donne à soi-même, de faire ou de ne pas faire quelque chose ? Voilà l’enjeu. Et que fait-on de la religion ? demanda aussitôt une intervenante. Comme si, dans un café-philo, il fallait demander la permission de nouer ou de ne pas nouer des liens (entre liberté et foi, ici). Je plaisante. Il convient évidemment de se mettre d’accord sur le sujet à examiner. Et toute la question est là : de quoi allons-nous parler ? Si l’on parle de la liberté, celle-ci ne commence-t-elle pas par la remise en cause des dogmes quels qu’ils soient ? Mais de quoi parle-t-on au juste : d’un fait divers ou d’une question philosophique ? des deux ? Il faut choisir, propose un participant. Et d’abord, qu’appelle-t-on « qualités essentielles » sachant que depuis Sartre nous savons que l’existence précède l’essence (le sujet est d’abord jeté au monde avant de se construire). Par ailleurs, si rien ne définit plus l’homme, où va-t-on ? Peut-on tout se permettre, alors ?

Le débat était engagé depuis une demi-heure lorsque l’animateur proposa de recentrer le sujet sur la question : « Y a-t-il des qualités essentielles ? » Les réponses furent aussi diverses que variées : pour les uns, les qualités essentielles sont propres à chaque être humain ; pour d’autres, ces qualités doivent être les mêmes pour tous. Comment réconcilier des points de vue aussi divergents ? L’animateur évoqua le rire ou l’altruisme comme qualités humaines en propre, ce qui en fit rire plus d’un... Faut-il alors en venir, comme le fit un participant, à exhiber notre pouce opposable et notre lobe frontal proéminent pour définir des qualités humaines essentielles ? Ma perplexité ne cessait d’augmenter. Revenant contre vents et marées au thème du jour, une intervenante expliqua qu’en soi, l'exercice de la liberté n’améliore ni n’altère en rien les qualités intrinsèques d’un individu. Il révèle simplement une exigence interne de liberté ou un penchant pour la soumission à une autorité externe.

Mais l’homme peut-il être comparé à un produit pour qu’on le réduise à des « qualités essentielles » ? N’est-il pas au contraire un être en devenir, actualisant sans cesse ses qualités et ses défauts ? Si la liberté consiste à exercer librement des choix dans sa vie, certains n’hésitèrent pas à en parler comme d’une qualité essentielle de l’homme. Cela ne laissa pas de me surprendre. La liberté comme qualité ? Est-ce à dire qu’un homme, du fait qu’il est libre, a plus de qualité qu’un esclave ? D’autant qu’exercer sa liberté peut être une entrave à celle de l’autre, objecta une participante, citant l’exemple des pensées que l’on décide d’exprimer et celles que l’on souhaite garder cachées (arrière-pensées). Au bout d’une heure et demie d’échanges confus et décousus, il m’apparut évident que nous étions incapables de nous mettre d’accord sur une définition de la liberté aussi bien que sur celle des qualités humaines essentielles. Aussi décidai-je de rentrer chez moi.

Me voici donc chez moi, à la fois furieux d’avoir perdu mon temps et déçu qu’un sujet aussi intéressant n’ait pas été traité comme il aurait dû l’être. Comment aurait-il dû l’être, alors ? Je n’en sais rien. Mais voici quelques pistes. D’abord, examinons une nouvelle fois l’énoncé : « Est-ce que l’exercice de la liberté altère ou améliore les qualités essentielles de la personne ? » S’agissant d’une référence explicite à un jugement rendu à Lille, quelque chose ne vous choque pas ? Si, bien sûr : c’est ce fameux concept de « qualités essentielles ». À l’évidence, il ne s’agit pas ici des qualités humaines essentielles – telles qu’André Comte-Sponville les décrit dans son Petit traité des grandes vertus, par exemple – mais d’un abus de langage juridique. Que signifie ce terme aux yeux de la loi ? Personne n’en sait rien. Les cas d’annulation de mariage antérieurs firent état de choses aussi disparates, mais démontrables, que le fait d'être impuissant ou d'avoir déjà divorcé... Bref, les qualités essentielles semblent être des « choses attestées ». Remplacez « choses » par « qualités », et « attestées » par « essentielles »... et la confusion sera totale mais juridiquement correcte.

Il nous appartenait donc de réfléchir aujourd’hui, selon moi, à la frontière entre le législatif et le privé, et à l’idée que le législateur se fait de la nature humaine. La liberté n’a rien à voir dans cette affaire où il s’agit seulement de définir ce que représente pour le législateur un homme, une femme, et le contrat de mariage censé les unir. En première analyse, il m’apparaît tout à fait aberrant d’une part, que le concept juridique de « qualités essentielles » ne soit défini nulle part et d’autre part, que la justice semble oublier l’essence de sa fonction : protéger. Car qui protège-t-on en annulant un mariage au motif qu’il y a tromperie sur la marchandise ? Sommes-nous des marchandises ? Ou s’agit-il d’inciter les jeunes femmes à se faire recoudre l’hymen pour pouvoir se marier ? Une chose est sûre : parmi les qualités essentielles ne figure certainement pas celle de nous poser les bonnes questions au bon moment. À quoi bon philosopher, alors ?

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. intelligence artificielle = une bonne programmation remplace efficacement (?)a liberté
Ecrit par x. 08-06-2008
Au Japon on a commencé par remplacer les chiens par des robots. Pas question de partager son appartement avec un animal qui va sentir le fauve, perdre ses poils sur les fauteuil et réclamer des grosses gamelles. Un robot bien programmé ça fait ouah ouah et ça remue la queue quand l'enfant rentre de l'école. C'est tellement plus simple. Bon alors stade suivant, là-bas on remplace les auxiliaires de vie par des robots humanoïdes :bien programmés, ils ont tellement plus de "qualités essentielles pour s'occuper des vieilles dames" ! un robot bipède n'a pas besoin de liberté pour répondre aux besoins basiques, alors que la pauvre immigrée philippine qui n'arrive même pas à aligner 3 mots en japonais . . . elle n'a qu'à rentrer chez elle. Aux infos ce soir j'apprends qu'un homme qui ne trouvait plus sa place dans cette société s'est mis à tuer tout le monde ?

2. Tromperie sur la logique
Ecrit par Jacques B.. 09-06-2008
J'ai entendu plusieurs fois cet argument : annuler un mariage pour cause de "tromperie sur la marchandise" serait abaisser la femme au rang de marchandise. Il me semble que c'est le contraire : c'est justement parce qu'un mariage c'est plus important que l'achat d'une marchandise que la tromperie est plus grave dans le cas d'un mariage que dans le cas d'un achat.
Je pense que ce n'est pas à la loi de définir la notion de qualités essentielles, mais aux conjoints de décider quelles sont les qualités essentielles pour eux, car le mari accepte d'épouser la femme parce qu'elle possède des qualités qu'il juge essentielles, et réciproquement. Les critères de choix d'un conjoint doivent rester dans le domaine de la liberté individuelle et l'Etat ne doit pas s'immiscer dedans.
Dans cette affaire du tribunal de Lille, il y a eu 2 qualités que le mari considérait comme essentielles et que la femme ne possédait pas : la virginité et l'honnêteté. Il me semble qu'un bon mariage doit être basé sur une relation de confiance difficilement compatible avec le mensonge.
L'annulation du mariage me paraît préférable au divorce, car elle donne à la femme le statut de célibataire et non pas de divorcée, ce qui va probablement faciliter les choses pour lui permettre de trouver un autre mari.

3. Ce qui trompe, est-ce la logique ou la bêtise ?
Ecrit par Hyménée. 10-06-2008
La seule qualité essentielle que l'on puisse souhaiter (à défaut de pouvoir l'exiger) pour des futurs époux, c'est qu'ils s'aiment. Curieusement et heureusement, la loi s'en contrefiche. Ce qu'elle se borne à faire -- sous couvert de défendre les « intérêts de ses clients » -- c'est d'établir la liste de prétendues « qualités essentielles » du conjoint, et de vérifier que ces qualités sont avérées. Y a-t-il un délai maximum, une période de garantie ? Celui qui souhaite se marier dans ces conditions est-il un marchand de biens ou un futur époux ? Qui rêve d'un ménage dans lequel les époux ont des intérêts à défendre et non un amour à partager ?
Mais allons un peu plus loin dans le sens de la justice : comment ne pas entendre derrière les termes « qualités essentielles » ceux de « défauts rédhibitoires » ? Et pourquoi ne pas assortir le contrat d'une période de garantie, puisqu'on en parle, pendant laquelle l'un ou l'autre des conjoints pourrait bénéficier d'un échange standard avec une personne dotée de qualités essentielles comparables ? Cette démarche ne vous fait-elle pas vomir ? N'en dit-elle pas long sur notre conception du couple, sur notre rapport à l'autre ? Comment pouvons-nous admettre des lois aussi avilissantes sans nous empourprer de honte ?

4. Liberté mais pour qui ? Contractualisme et morale libérale...
Ecrit par Daniel Ramirez. 10-06-2008
Comme je l’ai suggéré lors de débat, le fait d’utiliser l’expression « qualités essentielles » dans la loi est problématique en soi. Et contradictoire avec la modernité libérale.
Pour moi , le problème n’est pas de savoir si la virginité est ou pas une qualité essentielle, car je me fiche de la virginité et du mariage même, plus au moins autant que de l’infaillibilité du Pape. Le problème est de comment faire pour vivre dans une société libérale (dans les meurs et dans le droit), c'est-à-dire de droit contractuel, dans laquelle vivent aussi des gens pour qui la virginité est bel et bien une qualité essentielle. De quel droit, dans une telle société, moi, moderne, libertaire et même peut-être un peu libertin, vais-je leur imposer à eux ma propre conception du bien, de l’homme, de la liberté et de l’épanouissement de la vie humaine ? Comment faire cela et en même temps me réclamer de la tolérance, de la pluralité des conceptions du bien (libéralisme politique) ? Si pour eux, la virginité (et aussi la véracité, car il y eu mensonge et non pas "trompérie sur la marchandise") est une qualité essentielle, et bien, ce sont eux qui se marient sous ce contrat, pas moi… C’est à eux de le respecter, surtout pas à moi ni à aux gens qui viennent au café-philo… Car le jugement voulait parler, en toute évidence, des qualités essentielles reconnues par les contractants, et non pas par moi ni par les gens qui viennent aux café-philo.
Le problème n’est donc pas celui d’une certaine moralisation rétrograde des tribunaux, mais celui d’une persistante évolution des sociétés modernes vers une contractualisation de tous les rapports, et un abandon du questionnement sur les fins de la vie, sur ce que pourrait nous ressembler, nous faire construire un monde commun. Mais nous ne pouvons pas, dans une tel contexte, réclamer des libertés et des droits pour vivre nos convictions et en même temps leur refuser à ceux qui auraient des convictions contraires…
On peut regretter une telle société, mais il faudrait savoir si nous nous porterions mieux dans un monde où les « qualités essentielles » seraient débattues, éventuellement votées, écrites (il est évident que l’on ne retiendrait pas la virginité), et non pas laissés à la liberté autonome des contractants, comme c’est le cas aujourd’hui.

5. Universalité ou relativité des valeurs
Ecrit par Jacques B.. 14-06-2008
La question fondamentale est : jusqu'où l'Etat peut-il ériger des valeurs communes en lois ? Il faut bien un minimum de lois pour faire respecter certains principes indispensables au bon fonctionnement de la société et sur lesquels la plupart des gens sont d'accord (ne pas voler, ne pas frapper autrui...) mais que faire lorsque les gens ne sont pas d'accord? Dans un Etat démocratique, la majorité doit-elle imposer son point de vue? Ca pose la question de l'universalité des valeurs. Si elles sont universelles, est-ce nécessairement le plus grand nombre qui a raison sur ce que sont les vraies valeurs? Et si les valeurs ne sont pas universelles, les valeurs minoritaires sont tout aussi respectables que les valeurs majoritaires. Une société de type libérale et contractuelle permet à différents systèmes de valeurs de coexister. Et si certains systèmes de valeurs sont meilleurs que d'autres, la sélection naturelle peut s'appliquer aux communautés. Plutôt que de contruire UN monde commun, je préfère que l'on construise DES mondes communs (communautés), pour que chacun puisse se sentir bien dans au moins un de ces mondes.

6. That is the question !
Ecrit par Daniel Ramirez. 14-06-2008
Voilà une intervention bien pertinente, celle de Jacques B !
C'est en effet une des options, le libéralisme moral, que je trouve intéressante et cohérente, mais trop anglo-saxonne pour pouvoir être appliquée telle qu'elle ici. Elle est aussi bien critiquable : elle laisse la question des valeurs et de la vie bonne en dehors de tout discours public et finalement ne favorise que l'individualisme et la dépolitisation. L'autre l'est tout autant : le multiculturalisme typique des USA ou encore plus du Canada. Difficile de le faire accepter pas le républicanisme jacobin français. Mais il est indispensable d'y réfléchir, puisque l'option républicaine traditionnelle ne marche plus. C'est un fait. On voudrait la défendre becs et ongles (plutôt à coup de CRS et de tribunaux), que cela entraine et stimule la version crispée du communautarisme tant redoutée. Plutôt travailler nos conceptions de la tolérance qui sont bien étriquées et avancer dans la connaissance de l'autre, de celui qui est différent. Comment juger ce que l'on ne connait pas ? Un défi bien plus difficile et honorable que de s'en prendre systématiquement au grand méchant fondamentaliste pour obtenir l'approbation facile de la droite et de la gauche ensemble.

7. le politiquement correct de doit pas devenir une nouvelle omerta
Ecrit par Pirmin. 15-06-2008
Très intéressante et éclairante série d'échange. Deux petites remarques sur le dernier post de Daniel. Il est certes louable de vouloir élargir notre conception étriquée de la tolérance. "Commençons par balayer devant notre porte" est certes un précepte d'une salutaire sagesse. Pourtant, toute étriquée et imparfaite qu'elle soit notre conception de la tolérance, me semble plus développée que celle de sociétés où par exemple l'abandon de sa confession religieuse ou la pratique d'un autre culte constituent des délits. Il s'agit donc de concilier ouverture à celui qui est différent avec une juste dose de fierté de sa propre culture et de ses propres valeurs, sans quoi d'ailleurs aucune forme de compréhension ni de respect n'est possible. La volonté d'ouverture, de tolérance, elle aussi possède ses déviances. Elles sont connues et s'appelle le "politiquement correct". Ce politiquement correct qui, de fil en aiguille pourrait nous faire tomber dans une sorte d'omerta "bien pensante" de tout jugement critique concernant d'autres systèmes de valeurs. Ou pire nous faire baisser la garde d'une salutaire vigilance.

Pour ce qui est des adjectifs "grand" et "méchant", qualifiant les fondamentalistes de toutes obédiences, je leur substituerais volontiers "débiles" et "archaïques".

8. qu'est-ce qu'une qualité essentielle ?
Ecrit par linda. 15-06-2008
Je constate que seuls des hommes sont intervenus sur le problème posé par ce récent jugement de Lille et certains semblent l'approuver.
Les tribunaux jugent au nom du peuple français, composé d'un grand nombre de cultures, de religions, de traditions, etc. qui appartiennent à la sphère privée. La virginité est du domaine du plus intime et ne relève que du contrat secret des couples. Le juge n'a aucune légitimité pour décider qu'il s'agit d'une qualité essentielle. D'ailleurs, le fameux article 18O ne donne aucune définition des qualités essentielles et ouvre la porte à des extrapolations abusives. Pourquoi ne considérerait-on pas aussi que l'excision est une qualité essentielle pour un mari vindicatif ?
L'annulation d'un mariage catholique (pour raisons sexuelles) est accordée en cour de Rome et non pas par le juge. Il serait logique que les mariés musulmans s'adressent à leur imam si la virginité fait partie des préceptes de leur religion (pas sûr). Le maire doit-il se limiter à enregistrer la rupture ou le juge doit-il prononcer le divorce ? Que devient dans ce cas le mariage civil ?

9. loi ou droit coutumier ?
Ecrit par Alain. 16-06-2008
(En vitesse, car j'ai préparé un texte plus long)
L'expression "qualités essentielles" doit être interprétée sur la base des valeurs et/ou principes fondateurs de notre droit, ce qui rend ce jugement illégal.
Problème : une dérive dans des interprétations subjectives et culturalistes du droit, qui pourrait devenir inquiétante.
Alain

10. réponse à 8
Ecrit par RE à Linda. 16-06-2008
voir l'article de Carlos pour lire qq réactions féminines Linda : maintenant il est vraisemblable que l'annulation du mariage va avoir lieu, au grand dam de l'intéressée . Au grand dommage aussi pour les espoirs d'annulations de mariages dans l'avenir, car la procédure risque de carrément disparaître. Nombreuses seront les femmes qui le regretteront, alors merci à ni putes ni soumises ? l'enfer est pavé de bonnes intentions . . .

11. rectificatif, j'ai écrit trop vite
Ecrit par 10. 17-06-2008
rectificatif : c'est l'annulation du jugement en première instance que je redoute. S'il est annulé en appel, le mariage sera maintenu. Et un couple qui démarre si mal est condamné à se lancer dans la procédure de divorce. Pour la jeune femme ce sera pire que de rester célibataire.

12. Qu'est-ce qu'une qualité essentielle ?
Ecrit par Jacques B. 20-06-2008
Il ne s'agit pas de donner une définition officielle des qualités essentielles. Il s'agit simplement de déterminer quelles sont les qualités qui ont conduit chacun des conjoints à demander le mariage. Si le juge a annulé le mariage, c'est parce qu'il a considéré que la virginité et l'honnêteté sont des qualités que le mari considère comme essentielles en ce sens qu'il n'aurait pas demandé ce mariage s'il avait su que la femme n'était pas vierge et était menteuse. On peut désapprouver un tel choix de la part de cet homme, mais notre loi le permet. Il ne faut pas voir dans cette décision une officialisation d'un précepte religieux, et le fait que la virginité est pour certaines personnes un précepte religieux ne doit pas empêcher le droit de s'appliquer en annulant un mariage qui repose sur une tromperie.

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