Tout ce qui n'est pas interdit est-il permis ?
Écrit par Marc Goldstein   
06-07-2008

Dix sujets ont été proposés en ce dimanche 6 juillet aux Phares, et l’animateur du jour choisit de débattre autour de deux sujets connexes : « Tout ce qui n’est pas interdit est-il permis ? » et « Jusqu’où doit aller la tolérance ? » L’auteure du premier sujet l’introduisit en relatant les propos recueillis auprès d’adolescents qui estiment qu’on peut tout faire du moment que la loi ne l’interdit pas, ou encore qu’on peut s’approprier ce qu’on veut s’il n’est pas stipulé quelque part que l’objet convoité ne nous appartient pas. Le sujet mettrait donc en opposition d’un côté, la loi juridique toujours binaire et insuffisante et de l’autre, la loi morale.

 Le premier intervenant mit en avant que ce qui est interdit a toujours une part d’extériorité (viendrait du dehors). Or, s’en remettre aux textes de loi sans introspection, est-ce une attitude responsable ? fit remarquer l’intervenant suivant. Une troisième intervention eut pour but de distinguer la légalité de la légitimité : une loi peut ne pas être légitime, comme les lois scélérates, par exemple. Pour une autre participante, « permis » doit être pris au sens de « possible », ce qui tira le sujet sur le terrain de la « liberté responsable », par opposition à la liberté de faire ce que l’on veut. Par ailleurs, dans les régimes totalitaristes, tout ce qui n’est pas permis est interdit, a-t-on pu entendre. Peut-être serions-nous en train de vivre un retour de balancier après le célèbre slogan de mai 68 (« Il est interdit d’interdire »), et assisterions-nous à l’émergence d’une nouvelle valeur : la transgression ?

Mais il existe une ligne de démarcation au niveau de la loi entre ce qui relève de la sphère privée et ce qui relève de la sphère publique. Ne serait-il pas plus pertinent de se demander si l’interdit est affaire de conscient ou d’inconscient ? proposa une intervenante. Il y a quand même une question à se poser, intervint un participant : la loi est-elle faite par les hommes ou est-elle écrite dans un livre sacré ? Si elle est écrite par les hommes, elle peut être amendée par ceux-ci, sinon… Sinon, je ne vois pas bien par qui ont pu être écrits la Bible, le Coran ou la Torah si ce n’est par des hommes, me dis-je in petto. Toute loi, quel que soit le livre duquel elle est tirée – fût-il sacré – est sujette à interprétation. L’intervenant suivant prit la parole pour distinguer avec fougue et conviction « vouloir et désir » et « impossible et interdit », différenciations peu utiles vu que personne n’avait fait la confusion, voire clivages archaïques, comme le fit remarquer l’animateur. Accéder ou non à son désir, c’est se comporter en hédoniste ou en stoïcien.

« On ne peut pas faire l’économie du débat substantiel qui entoure une loi d’interdiction », releva une participante. Il semblerait que c’est lorsqu’on a perdu la notion du raisonnable que nous avons besoin que la loi s’en mêle. C’est le principe des sociétés de liberté, par opposition aux régimes où tout est contrôlé par la loi. De plus, les lois qui interdisent n’apparaissent que lorsqu’une volonté s’est manifestée, lorsque le besoin s’en fait jour, c’est-à-dire après coup : cannabis, lancer de nains, détournement d’avion, mère porteuse, Internet, mariage homosexuel,... Avant, la question de l’interdiction ne se posait pas faute de demande. Et si « l’humanité est une question à laquelle chaque être humain est une réponse » (Yannis Youlountas), comment faire voter une loi universelle pour le bien de tous ?

La loi de la concurrence, par exemple, permet que celui qui fait mieux que les autres nuise à ses concurrents. Pour autant, les conséquences de cette loi économique sont acceptées par tous, quelles qu’elles soient. Les lois sur les crédits ou sur le surendettement également, si elles venaient à être interdites, seraient vécues par tous les bénéficiaires comme une atteinte à leur liberté, alors même qu’elles les maintiennent actuellement sous dépendance. Aussi, si tout ce qui n’est pas interdit n’est pas nécessairement permis, il convient de faire évoluer les lois – et non de les transgresser – pour que la société elle-même évolue. C’est ainsi que certaines lois ont pu être abrogées au nom d’un principe supérieur. Et ce principe ne peut être dicté que par l’action conjuguée de la réflexion et de la sensibilité morale ou éthique de chacun.

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Du général vers l'universel
Ecrit par Gunter. 07-07-2008
Si « l’humanité est une question à laquelle chaque être humain est une réponse » (Yannis Youlountas), comment faire voter une loi universelle pour le bien de tous ?
Cette question n’a pu se poser hier aux Phares qu’à cause de l’une des plus néfastes et indéracinables confusions en philosophie, celle entre le général et l’universel.
La phrase de Yannis Youlountas porte sur l’universel et non pas sur le général. Les lois sont générales, elles s’appliquent à tous ceux qui y sont mentionnés. Par exemple le fameux article 1382 du code civil : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui (c.a.d. tous ceux, une généralité, G.G.) par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ».
De même, les lois physiques (de la nature, en général) sont générales, s’appliquant à tous les objets qu’elles visent - même si c’est de moins en moins le cas depuis que le bel (ou plutôt sinistrement mécaniciste) édifice newtonien s’est écroulé sous les coups de boutoir de la théorie quantique (cf. entre autre Bernard Espagnat) – mais c’est une autre question…
La catégorie du général correspond à une description de ce qui est. Or, la philosophie ne dit rien sur ce qui est, elle n’est pas descriptive – c’est la tâche des sciences – elle est prescriptive, normative, c’est-à-dire fondamentalement éthique. Ceci depuis le tournant kantien, approfondi par un E. Levinas : l’homme, l’humanité n’ont pas de nature, d’essence, ils sont « à faire », ils sont des réponses à la question kantienne qui, selon Kant résume toutes les autres que la philosophie (se) pose (Que puis-je connaître ?, Que dois-je faire ?, Que m’est-il permis d’espérer ?) et qui s’énonce ainsi : Qu’est-ce que l’homme ?
L’universel, tout comme les autres « idéalités » telles que le beau, le juste, le bien, le vrai, etc. ne sont donc pas des descriptions, des substances ou des essences mais des horizons, et des processus pour s’en approcher– on peut ajouter (processus) « infinis », puisque comme tout le monde le sait, l’horizon s’éloigne au fur et à mesure que l’on s’en approche.
Personne n’est libre, il peut tout au plus être dans un processus de libération, la démocratie n’existe nulle part, il y a des pays et sociétés qui sont dans un processus de démocratisation, de même pour la justice, la vérité, etc., bref, toutes les idéalités qui nous permettent de nous orienter dans la vie.
L’universel a un rôle privilégié : il opère, en effet, la « conversion philosophique » qui consiste à appliquer à soi la phrase de Yannis susmentionnée : celui ou celle qui est contaminé(é) par le virus philosophique n’a plus de vie privée au sens du « C’est mon choix » sans se sentir comptable de ce choix devant l’humanité, sans le justifier; le (la ) « philosophe » par contre, se sachant, ou plutôt désirant se sentir représentant de l’humanité entière (il y a là un désir spécifiquement philosophique), répond à l’exigence d’une vie exemplaire d’humanité. Certes, il est loin du désir à sa réalisation, mais à mes yeux freudiens et spinozistes, c’est le désir qui compte avant tout.
Or, l’horizon, l’exigence d’universalité, (l’universalisation) ne détruit en rien la singularité absolue de chaque individu (ce que fait par contre toute généralisation), au contraire, l’universel accueille les singularités tout en avançant vers l’un (uni-vers c’est : vers-uni). Voilà pourquoi il ne peut s’agir que d’un processus sans fin…Car « il ne t’incombe peut-être pas d’achever la tâche, mais tu n’es pas libre de t’en désister » (un midrash cité par Zarander).

2. Du général vers l'universel II
Ecrit par Gunter. 07-07-2008
La tâche de la philosophie consiste essentiellement à explorer les champs possibles, les champs de possibles. J'aime citer à ce propos un philosophe contemporain (J.M. Brohm) : "C'est le possible et le souhaitable, le non-encore advenu mais à faire advenir, qui rend intelligible l'être-là".

3. Humain que de nom
Ecrit par z. 07-07-2008
Ce YY et ce GG prennent beaucoup de caractères pour pas grand chose.

4. Humain que de nom II
Ecrit par Z. 07-07-2008
Ce site devient une tribune GG qui ferait bien d'avoir une vie privée avant tout. Ca nous éviterait sa philosophie de comptoir et son bavardage de charlatan.

5. LES PHARES, TRIBUNE DE DOXA OU RÉFLEXION EN MARCHE?
Ecrit par E.. 07-07-2008
Réponse à z.: si vous osez parler en termes de "bavardage de charlatan" à quelqu'un qui consacre sa vie privée à la chose publique - tout comme Socrate l'avait fait sur l'agora d'Athènes - c'est qu'apparemment vous n'avez pas assez de culture ou d'"entendement" pour suivre....

6. AILLEURS OU AUX PHARES
Ecrit par Z à E. 07-07-2008
Consacrer sa vie à la chose publique n'est pas un gage d'"humanité". Socrate était peut-être un charlatan. Et la culture n'est pas un gage d'entendement. L'humanité est en marche aussi pour les incultes.

7. Site ou poubelle ?
Ecrit par Gunter. 07-07-2008
Dommage que le site des Phares soit utilisé par certains comme crachoir d’aigreurs, ressentiments et frustrations anonymes – quelle lâche bassesse !
Kant a prôné « Ose savoir ! », ce qui implique « Ose t’exposer, ne te cache pas lorsque tu participes à un débat public ! ». Sans cela, le site des Phares ressemblera bientôt plus à une poubelle qu’à un lieu d’échanges de réflexions. Ce serait dommage et découragera beaucoup, dont moi-même, d’y participer…

8. Site ou tribune d'animateurs frustés ?
Ecrit par H. 07-07-2008
Dommage que le site des Phares soit monopolisé par des personnes qui monopolisent la parole et ne laissent par s'exprimer les "anonymes" à l'écrit.

9. JE N'AIME PAS HEIDDEGER
Ecrit par Serge MARTY. 07-07-2008
Aussi subtile et pertinante que soit la philosophie de Heiddeger il a été le complice d'une idéologie abjecte. En ce cas l'intelligence conceptuelle du philosophe a rejoint une incommensurable connerie!

10. le premier x
Ecrit par x d'origine. 07-07-2008
les premiers x, y , et z étaient des commentaires perso. Les autres x ou X, y ou Y , z ou Z se sont multipliés, avec discours grossiers ou désolants, alors j'en suis désolée. Je signe différemment maintenant mais les pseudos sont-ils à l'abri des voleurs ?

11. JE N'AI PEUR DE PERSONNE Mais je ne suis pas soumis aux cafés philo !
Ecrit par Serge MARTY. 07-07-2008
Suis-je parano ou c'est à moi que s'adresse cette accusation de grossièreté ? Un peu de courage signez je suis prêt à en découdre avec n'importe quelle sommité si cela s'avère necessaire et non pas à travers des mails appats !

12. Réponse à Serge Marty
Ecrit par x d'origine. 07-07-2008
Jetez un oeil sur l'aphorisme n° 14 , la signature x n'était pas la mienne.
Maintenant j'espère que Gunter sait combien de philosophes du dimanche sortent de HP (traduction = hopitaux psychiatriques). .. à partir de là j'espère que les agressions gratuites et méchantes que je lis ici avec consternation ne le feront pas trop souffrir. Ou bien il a le courage de continuer à s'exprimer, et je l'en remercie d'avance, ou bien il abandonne, et je le comprends. Mais a-t-il vraiment le choix . . . c'est l'éternelle question de la liberté.

13. question à x
Ecrit par philosophe du dimanc. 07-07-2008
N'est-ce pas une explication trop simple qui rabaisserait ceux qui sortent d'hôpitaux psychiatriques ? La méchanceté gratuite n'est peut-être pas l'apanage des "fous" ou des philosophes du dimanche. Ou n'auraient-ils pas leur place dans l'agora ?

14. réponse
Ecrit par x d'origine. 07-07-2008
Je ne "rabaisse" personne, je fais attention, c'est tout. Parce que la méchanceté gratuite, je l'ai encaissée moi-même aux Phares, d'où ce point de vue très personnel.

15. Un peu d'humour dans un monde de brutes
Ecrit par Nadia. 08-07-2008
"On a 3 ou 4 fois l'occasion dans sa vie d'être brave et tous les jours celle de ne pas être lâche". Lire mon maître en philosophie, notre regretté Devos "la lettre anonyme". C'est à mourir de rire ! Il est vrai, disait il, que les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas obligé d'y répondre.
Amitiés Nadia

16. Tout ce qui est toléré est-il permis ?
Ecrit par Pascal.b. 08-07-2008
Tout ce qui est toléré est-il permis ?
Impolitesse, vulgarité, malhonnêteté, abus de pouvoir, maltraitance, intolérance, racisme, trafics en tout genre, guerres ... alors, s' il n' y avait pas de limites à la tolérance ...
Il y a belle lurette que les habitués des coteries, des cercles "philosophiques", des cercles d' initiés, les malins, les copains et autres mafieux ont résolu ce problème pseudo-philosophique ...
Il suffit, pour ce faire, de remplacer le "bien" par l' "admissible ou le profitable" et le "mauvais" par l' "inadmissible", autrement dit, remplacer le non-mesurable par le mesurable.
Ainsi, au lieu d' énoncer, par la loi, des interdictions les grands messieurs aux commandes de la civilisation et qui promulguent que leurs intérets sont aussi ceux de l' homme de la rue ou de la brousse, ont appliqué la notion de "droit" là où elle n' a rien à y faire.
Un des tours de passe-passe, certainement le plus habile (donc efficace), consiste à substituer à l' interdiction du mal-agir le "droit" de bénéficier des évidences et des nécessités naturelles.
Bref, idéaliser le "bien" au lieu d' interdir le "mauvais". Et quand on idéalise le "bien" on le mesure, on le relativise ... etc en inventant des "valeurs".
Et on n' en finit pas avec les procès car pour faire valoir ce droit qui se veut universel (mais qui ne l' est pas, qui ne peut pas l' être ...), il faut du temps, du temps ... car il faut respecter ce "droit" qu' est la "liberté" - comme si la liberté était de l' ordre du droit et en était dépendante ...
Ainsi les valeurs acquièrent-elles plus d' importance que l' homme, que l' humanité ... propager et défendre les valeurs ... jusqu' à la guerre ... !

Par ex, l' invention des "droits de l' homme" : des droits qui se déclinent en droit d' "être libre", en droit de "ne pas être torturé", en droit "à la nourriture", en droit "à la vie" (!?) ... etc; on n' en finirait pas d' énoncer tous ces progrès rhétoriques de la philosophie-politique démocratique (ah, les méchants dictateurs, ce sont eux les vraiment mauvais !).
Et comme les "droits de l' homme" ne suffisent (hélas) pas alors ces grands penseurs délibérateurs ont inventé les "droits de la femme" ... et comme ça ne suffit toujours pas, alors les "droits de l' enfant" ... et comme, de toute façon, ça ne suffira toujours pas - impossible de prévoir toutes les pollutions, maltraitances, turpitudes et mégalomanies - on se demande - je me demande - jusqu' où ira l' inventivité stérile des esprits qui ont inventé la "bonne gouvernance" par le moyen de l' idéalisation du bien.
Ainsi, le monde démocratique a-t-il aussi inventé cette valeur, oh combien élastique et inélastique en même temps - la tolérance - corrélative de la valeur - le droit - croyant, de ce fait, sauver les meubles et mettre idéalement fin à l' intolérance et la violence ... un piège d' une inéfficience perverse et redoutable qui ne peut s' ouvrir que sur plus de dissimulation, de violence et de surveillance à la "big brother".
"Les droits de l' homme" ne seraient-ils que de la poudre aux yeux ?

17. LA LIBERTÉ JUSQU'AU DROIT de MENTIR?
Ecrit par BRITT (animatrice du. 08-07-2008
Les forums - même philosophiques - seraient-ils en passe de devenir un déversoir de doxa et de médisance ?
Si nos libertés chèrement acquises donnent droit au MENSONGE ou à la mauvaise foi manifestes je me demande dans quel esprit vient-on dans les cafés-philo?
Je lis: l'animateur Gunter Gorhan n'aurait d'"humain que de nom".... Pour quelqu'un dont on sait qu'il s'est occupé des SDF et qui aujourd'hui est à l'écoute des suicidaires j'estime qu'il s'agit là d'intention de NUIRE.

La question est pourquoi?

Une de nos invitées au CAFÉ PHILO AUTREMENT était MICHELA MARZANO, chercheuse et auteure de "la Mort-Spectacle". En sortant du débat elle s'est demandée "POURQUOI TANT DE HAINE?"....
Certains participants à ce genre de réunions qui reposent sur la gratuité et le bénévolat se croient en droit de se profiler par des agressions perfides d'auteurs qui exposent les résultats de leurs recherches souvent longues et difficiles.

Il est évident que notre société engendre bcp de frustrations et un manque de reconnaissance, que ce soit au travail, dans la rue ou autre agora publique. C'est une des raisons du succès des cafés-philo, où parfois on vient aussi rechercher cette reconnaissance qu'on n'a pas ailleurs. Mais gardons-nous d'en faire un lieu où on cherche à écraser l'autre, un lieu comme les autres en somme.

18. Le mieux est l'ennemi du bien...
Ecrit par Georges. 08-07-2008
>La loi de la concurrence, par exemple, permet que celui qui fait mieux que les autres nuise à ses concurrents. (MG)

Il n’est pas interdit de donner une mauvaise interprétation, mais il est tout à fait permis et recommander de la rectifier.

Le mieux est l'ennemi du bien.
Donc, ceux qui "trouvent" qu'ils pensent "bien" ils sentent le besoin de nuire à celui (ceux) qui font mieux. En philosophie on appelé ça la haine du perroquet.

par Geo Brux Belg

19. Comme à la télé
Ecrit par HP. 08-07-2008
Heureusement que des petits malins animent les sites. Cela permet de faire parler ceux qui s'ennuient et à certains de vendre leur soupe. Sinon on se liquéfie ferme ici.

20. Les animaux sont interdits ?
Ecrit par Robert. 08-07-2008
Je me prénomme Robert, j'ai 52 ans, je suis malentendant et je ne comprends pas tout, je suis cotorep, j'ai très mal à l'entendement et je voulais savoir si les Pères Ubu d'ici m'autorisaient à venir jacter. Ma tolérance est grande : je n'aime que mes frères les animaux. Je voulais savoir si c'était permis d'être un animal et si j'avais la permission de parler philosophie même si je trouve qu'en parler ça donne pas la bonté et la beauté. Je suis aussi doux qu'un cochon rose mais j'ai la jactance sommaire aussi quand tout est obscur je deviens frustré quand on me dit que je suis haineux moi qui aime tant les bêtes.



 
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