La « passion de l'erreur »
Écrit par Marc Goldstein   
03-08-2008

Dimanche 3 août, c’est sous la grisaille que je me rendis aux Phares peu avant 11 heures, pour assister au café-philo. Parmi les 11 sujets proposés par les participants, l’animateur choisit : « La passion de l’erreur se déplace, mais elle ne varie pas ». La personne qui proposa cette citation précisa qu’elle était tirée d’un ouvrage de Marcel Gauchet qui dénonce la crise de la démocratie et la tendance des politiques à s’accrocher passionnément à leurs erreurs, utilisant au besoin la dénégation, l’atténuation, la réticence ou l’argumentation sophistique pour soutenir une thèse avérée fausse.

L’animateur proposa de traiter le sujet soit en partant directement de la phrase, sans référence aucune, soit à partir des éléments contextuels fournis, les deux démarches étant possibles à ses yeux, et fit le lien avec un autre sujet également proposé : « Juger avant de comprendre, est-ce toujours négatif ? » Aussitôt, deux choses m’épatèrent : d’une part, s’agissant d’une citation, qu’on puisse ne pas tenir compte du contexte (auteur, époque, enjeux, sens,…) et d’autre part, qu’on raccroche deux sujets à mon sens assez éloignés. Le risque, c’est qu’on ne sache plus trop de quoi l’on parle, que le débat s’éparpille voire que la confusion s’installe. Mais par chance ce risque fut écarté pour une raison simple : le contexte fut globalement pris en compte et un seul sujet fut approfondi (le sujet-titre).

L’animateur proposa d’éclairer la curieuse expression « la passion de l’erreur ». Tout d’abord, cette erreur est-elle une transgression involontaire ou un acte délibéré ? Et s’il s’agit d’un aveuglement consenti, s’il s’agit de s’enfermer volontairement dans l’erreur, quelles raisons nous forceraient à le faire ? Enfin, peut-on nourrir une passion pour l’erreur sachant que c’en est une ? Vaut-il mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ? Dans les années 60, il n’y a que Gide (?) qui aurait dénoncé ce qui se passait en URSS, lança une participante. Comment Heidegger a-t-il pu se laisser séduire par l’idéologie nazie ? poursuivit l’animateur. Comment des esprits éclairés peuvent-ils se tromper à ce point ? Même si l’on sait que l’erreur est humaine, n’y aurait-il pas autre chose ?

Aron - Merleau-Ponty - SartreCes erreurs sont-elles dues à de la mauvaise foi (après tout, c’est un concept sartrien), à de l’orgueil ou à un amour propre démesuré ? En effet, il n’est pas facile de reconnaître qu’on a fait fausse route pendant 40 ans. Mais qui se battrait pour quelque chose qu’il qualifierait lui-même d’erreur ? Si quelque chose déclenche les passions, c’est bien plutôt la vérité. La sacro-sainte vérité. Poussés par notre besoin pathologique de croire en quelque chose (la vérité, l’amour, Dieu, une idéologie, un idéal, les contes de fées,…), notre raison est continuellement en quête de vérité et érige des systèmes qui nous rassurent, nous construisent, nous formatent. Nous fanatisent aussi, parfois. Ainsi, la passion de l’erreur et celle de la vérité ne feraient qu’une, en réalité.

Il semble que cette passion irrationnelle, cette passion erronée servirait à justifier et à maintenir la cohérence d’ensemble de nos croyances, de notre système de référence. Il y va de notre intégrité, de notre attachement à nos valeurs. Pour que les référentiels auxquels on croit fonctionnent (République, dogmes, religion, valeurs, idéal politique, etc.), il faut passer outre les petites incohérences qu’ils contiennent ou qu’ils entraînent. Mais jusqu’à quand ? Et à quel prix ? Et comment se rendre compte que l’on fait fausse route, que l’on est dans l’erreur-passion ? Quels en sont les signes ? Est-il possible d’en sortir ? Oui, en exerçant son sens critique, en observant, en analysant, proposèrent plusieurs participants. Bref, avec le même moyen que celui qui nous a plongé dans l’erreur, j’ai nommé : la raison. Pauvre raison ! la voilà maintenant juge et partie. Pas surprenant que d’aucuns pètent les plombs, par moment. La raison a besoin de repères stables, et quand elle les défend bec et ongles, elle risque de tomber dans la passion de l’erreur (cherchez l'erreur...). Mais qui peut lui faire prendre conscience, sinon elle-même, qu’elle fait fausse route ? Pas simple...

Les philosophes ont beau nous prévenir, ils ne sont pas plus que les autres à l’abri d’un faux pas, d’une passion de l’erreur. Nietzsche nous aide-t-il vraiment en fustigeant tour à tour (dans le Crépuscule des Idoles) Platon, Dieu, Descartes, Kant et le positivisme ? Une participante a cité cet aphorisme de lui : Heureusement, « nous avons l’art pour ne pas périr de la vérité ». Pour ma part, me sentant parfaitement démuni contre la folie humaine et ne faisant qu’une confiance limitée à l’art en tant que bouclier, je préfère en rire à l’instar de Guillaume de Baskerville dans le Nom de la Rose (Umberto Eco) : « Le devoir de qui aime les hommes est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l'unique vérité est d'apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité. »

 

Sujet connexe : Ce que je sais démolit ce que je veux par Carlos ; par Marc

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Mâle éclairé :-)
Ecrit par Georges. 03-08-2008
>Comment des esprits éclairés peuvent-ils se tromper à ce point ?
Comment reconnaître la puissance des esprits éclairés ?
Une ampoule de 40 watts pourra-t-il se rendre compte que 60 watts n'est pas 100 watts...etc. ?
Combien des ampoules pour éclairer un philosophe ?
Pourquoi Lucifer, le porteur des lumières technologiques est -mâle- éclairé en sciences humaines ?
par Geo Brux Belg

2. Se sont-ils autant trompés ?
Ecrit par Daniel Ramirez. 03-08-2008
J’ai eu plaisir à animer ce débat, car pour moi cela a été toujours une question lancinante : pourquoi se trompent-ils les philosophes ? Surtout pour Heidegger, la chose est si mystérieuse ! J'ai recolté quelques lumières pour mon propre questionnement. Il arrive donc bel et bien d'apprendre lors d'un café-philo !
Je vous donne d’abord les références de l'aphorisme de Nietzsche. C'est un chapitre du livre Le crépuscule des idoles, intitulé :
« Comment le "monde-vérité" devint enfin une fable. Histoire d'une erreur »
Nietzsche y voulu retracer en quelques traits minimalistes, presque de calligraphie, l’histoire de la métaphysique, c’est-à-dire, pour lui, l’invention d’un « trans-monde », d’une réalité derrière le monde que nous avons appelé qui plus est, la « vérité ». Ce serait la plus grande erreur.
Si pour Nietzsche, ce qui a été tenu pour vérité le plus longtemps dans l’humanité, est en même temps la plus longue erreur, il n’est pas étonnant que les philosophes se trompent. Ce qui n’a pas pourtant été bien étayé lors de notre débat, ce que quand on s’en prend à Sartre, à partir de la fameuse phrase sur Sartre et Aron, cela ne prouve pas que Sartre se soit autant trompé et qu’Aron eût eu autant raison que cela. Je pense que les gens ne préféreraient pas du tout « se tromper avec Sartre », mais avoir raison avec Sartre, contre l’exploitation, contre ce qu’on appelait l’impérialisme, contre ce qu’on peut encore appeler le capitalisme, contre ce qu’on appellera toujours l’injustice. On n’avait pas voulu voir le goulag ? c’est sans doute vrai pour quelques uns. Mais une bonne partie de l’humanité n’avait pas voulu voir l’exploitation, la brutalité de la colonisation, le Maccartisme, le soutien des USA à des régimes dictatoriaux un peu partout... Alors, des Sartre, Beauvoir, Foucauld, se sont-ils autant trompés ?
Mais laissons cela, les erreurs des uns n’excusent pas celles des autres.
C’est là que notre débat a été éclairant, pourquoi se trompe-t-on ? Y a-t-il une passion de l’erreur ? La comparaison avec les enchaînements de « décisions absurdes » aboutissant à des catastrophes, ou des petites compromissions aboutissant à des grands trahisons, nous montre que c’est toujours par amour de quelque chose que l’on considère supérieur que l’on sacrifie une partie de ce que l’on voit : le salut, la révolution, la puissance des son pays. Ce n’est pas une passion de l’erreur, mais une passion d’un système, une passion d’une explication du monde, d’une tribu aussi, cela a été dit. On ne se trompe jamais seul.
La plupart de révolutionnaires que j’ai connu étaient des humanistes, cultivés, passionnés de musique, poésie, théâtre, histoire et science. Il voulaient un monde meilleur. Se détourner de l’URSS (ou dénoncer la dérive dictatoriale à Cuba) à un moment donné était perçu comme donner raison à l’ennemi. Il était déjà si puissant ! Pourquoi lui donner encore des arguments ? Ainsi, comme dans la belle métaphore qui a été utilisé par un intervenant vers la fin, celle de la bande de Moebius, en cheminant toujours d’un côté de la bande, sans se rendre compte, beaucoup se sont retrouvés de l’autre côté, la tête à l’envers, à soutenir des régimes policiers, où la justice, l’égalité, la liberté (et oui, c’est aussi au nom de la liberté qu’on voulait la révolution !) étaient bien loin et seul le control du parti comptait. Sans trop savoir quand sont-il passées de l’autre côté. Ainsi, c’est un mystère de savoir quand et pourquoi certaines consciences se rendent compte qui sont en train de marcher à l’envers… c’est aussi un drame personnel, une « crise », comme on dit, comparable à celle de Luther, analysée par E. Erikson (dans Young Man Luther), qui inaugure la longue histoire du concept d’identité. Une crise d’identité : qui sommes-nous ? Pourquoi vivons-nous ? En quoi croyons-nous ? Il est donc besoin d’un sacre courage, comme il a été dit, pour faire marche arrière, pour faire un pas de côté. C’est souvent des philosophes, des penseurs comme Socrate, comme Descartes, comme Nietzsche, comme Rousseau, comme Marx, comme Freud et comme Sartre, oui ! comme Arendt, comme Rawls… ils se trompent, bien sûr, comme tout le monde, mais en se trompant, ils ont un peu plus raison que tout le monde.
Daniel

3. Errare humanum est sed perseverare diabolicum est
Ecrit par Nadia. 03-08-2008
Ce n'est pas, me semble-t-il, un procès à charge contre la passion ni même contre l'erreur mais plutôt contre toutes formes de dogmes qui maintiennent et perpétuent des systèmes qui s'effondreraient sans cet aveuglement dont l'origine, et c'est cela le paradoxe, est une vision intransigeante parce qu'elle est exigente et idéalisée de la société. L'erreur, fruit de l'expérience, devient une faute(expression de la culpabilité) lorsqu'elle est aliénée à la seule passion sans être éclairée par la raison. Ce mélange emprunté au vocabulaire judéo-chrétien ( la passion) et à la science (l'erreur et non la faute) est une invitation à vivre intensément, non en retrait en dehors du monde mais dans le monde d'où l'erreur d'Heidegger (enfermé dans le monde des idées) et l'engagement d'un Gide écrivain voyageur et visionnaire. La question n'est donc pas de savoir s'il faut continuer à avoir des passions au risque de se tromper mais plutot de s'interroger sur les mécanismes qui se mettent en place dans la répétition. En conclusion : pas de passion du savoir sans erreur(s) et pas d'erreur sans passion du savoir. Bonne soirée à tous Nadia

4. A propos de l'erreur
Ecrit par Sandra. 04-08-2008
A partir de quel moment savons-nous que nous nous trompons ? Qui peut dire avec certitude qu'il y a erreur ? sinon celui qui est persuadé d'avoir raison... peut-être à tort... En fait, seul le temps nous permet d'avoir le recul nécessaire pour affirmer qu'une erreur est une erreur. Et encore. Suivant quels critères de vérité ?

De quel type d'erreur parlons-nous ? Erreurs de raisonnement, erreurs de jugement, erreurs de comportements, erreurs dans ses choix etc. ? Bref, je ne comprends pas vraiment l'expression "la passion de l'erreur".
Certes, bien souvent, la passion entraîne l'erreur car elle aveugle et l'erreur est le fruit d'un aveuglement.
Mais alors, lorsqu'en ouvrant les yeux, on se rend compte d'une erreur, que faisons-nous ?
- Soit nous reconnaissons avoir fait une erreur, alors on peut la corriger, la rectifier, la transformer... s'il n'est pas trop tard. Ou bien pleurer et se morfondre.
- Soit l'on persiste dans son erreur, autrement dit : On se voile la face pour ne pas perdre la face.

5. Nadia, pourquoi insiste-tu ?
Ecrit par Gérard Tissier. 05-08-2008
Pourquoi persiste-tu à voir une connotation judéo chrétienne à la passion lorsqu'il est question de " passion de l'erreur" ? Il y a un sens philosophique à la passion dérivé de la notion de passivité. Ainsi sur Wikipédia tu peux trouver " un sens plus spécifiquement philosophique selon lequel la passion est une erreur de jugement qui nous porte à désirer ce qui est contraire à notre nature et à craindre ce qui nous est indifférent. En ce sens, le stoïcien Épictète déclare que «la passion c'est vouloir une chose qui n'arrivera jamais ". Franchement, il me semble beaucoup trop général de parler de dogme ;ce sont là des notions du passé.D'ailleurs lequel devrait -on craindre aujourd'hui sinon le libéralisme économique d'essence soi-disant rationnelle du point de vue des comportements et scientifique en ce que la plupart des experts convoqués sur la scène des médias sont des libéraux.
L'opposition, chère Nadia, n'est pas entre passion et raison, elle est dans ce que certains ont une visée positive du monde qu'il veulent partager ou défendre et que d'autres ont renoncé à croire en l'homme confondant leur petite personne avec l'humanité universelle et trans-historique. Ainsi sur les terrains à propos desquels la passion de l'erreur "se déplace et ne varie pas" selon Marcel Gauchet, c'est l'humanisme comme système. Ce dernier est pris en défaut car sa traduction politique supposerait un volontarisme éthique bien au dessus des possibilité de la démocratie représentative.C'est ici qui s'est posé la question de l'engagement qui fait sens et qui vaut posture face au jugement de l"histoire. (Sartre et Aron) A contrario,pourrait-on s'engager dans le pragmatisme la fleur au fusil? Suffit-il à susciter de la passion alors qu'il en l'exacte antinomie ? Qui nous fera croire qu'il y a une dictature des faits? Que l'enjeu est le savoir? Il y a des choses que les hommes ne savent pas résoudre car la contradiction est le mouvement de l'histoire (cf Marx et Hegel ) A cette échelle, l'erreur est la sommes de choix plus ou moins contraints qui produisent une dynamique causale qui accouche un jour de sa crise ou de son enlisement. La passion est l'inclination des hommes au vouloir. Elle est le ferment du politique et c'est pourquoi le politique n'intéresse plus grand monde depuis qu'il traine des casseroles depuis des lustres, fuit ses responsabilités et nous parle du présent que pour en extirper le passé ( la réforme)tout en nous privant d'un rêve pour l'avenir. Les hommes se trompent.D 'accord mais qui ferait mieux ?

6. Ils se sont trompés mais ils voulaient le bonheur pour tout le monde ...
Ecrit par Serge MARTY. 05-08-2008
Rousseau prétendait que l'homme était intrinsèquement bon, pour ce qui me concerne je serais plus nuancé.
En effet, certains individus peuvent traverser leur existence dans "une coconsphère" qui ne leur permet pas de comprendre comment on peut devenir mauvais à travers les situations extrêmes( camps, goulags etc)
Qu'est ce qui fait qu'on garde confiance en l'homme malgé cela ? Il me semble que des intellectuels qui sont aux avants postes de la compréhension et qui ont des moyens d'investigation que le peuple n'a pas ont moins que les autres le droit à l'erreur !

7. Certes, l'erreur est humaine...
Ecrit par Carlos. 05-08-2008
... et on ne s'en aperçoit que commettant de nouvelles mais, je ne vois rien de particulièrement bandant à se fourrer le doigt dans l'oeil si, de surcroît, on s'abstient de le remuer.

8. La passion de l'excès
Ecrit par Gabriel. 07-08-2008
Sartre, philosophe dont beaucoup évoquent les ambiguïtés, apparaît par sa biographie un homme qui, peu à peu , en est arrivé à une vérité : le sacrifice de soi à la cause des opprimés, le dévouement aux autres. Cela l'a amené à s'engager "corps et âme" , dans de nombreux combats au nom de cette vérité. Peut-on alors parler à son propos de "passion de l'erreur" ? Si on voit en la passion le désir aveugle ou comme chez Hegel "l'énergie du vouloir" c'est impossible.
Si on recourt à l'étymologie du mot passion , il y a le grec "pathos" signifiant souffrance, le latin "patior" signifiant subir (comme on dit pâtir d'une situation).
On pense alors à Spinoza pour qui la passion est un phénomène passif. Pas question de volonté, de liberté , ni de raison, la passion est dénuée de tout sens moral. Pour Spinoza, le désir ( " la puissance d'exister " ) est premier, c'est lui qui fait la valeur de l'objet visé. Comme c'est vrai pour moi et pour les autres, je me trouve soumis à des conflits dans le champ du monde. L'homme, de par son désir, va être affecté par les choses du monde. " par affect, j'entends les affections du corps qui augmentent ou diminuent, aident ou contrarient la puissance d'agir de ce corps et en même temps les idées de ces affections. Si donc, nous pouvons être la cause adéquate d'une de ces affections, alors, par l'affect j'entends une action ; autrement une passion " ( l'Ethique )
Ainsi, si la cause de l'affection ne se trouve pas vraiment en l'homme, si l'affection ne s'explique pas par sa nature seule , on dit que c'est une passion (elle est subie passivement). Une affection est un élément nécessaire dans une existence dépendant de l'univers. Pour tenter de la faire succomber, il faut parvenir à sa connaissance rationnelle. C'est le chemin vers la liberté !
Sartre ayant l'engagement pour sa vérité, "la lutte sociale" , il fut très souvent à l'action ; cependant, affecté par l'imbroglio d'évènements multiples enveloppant son intervention, il pâtit de la situation et souffrit la passion (on peut dire au sens christique). Il dit lui-même que cela allait jusqu'à l'angoisse. Peut-être que pour sauver sa vérité , il s'est montré excessif dans ses décisions. Nous pouvons évoquer pour lui "la passion de l'excès" mais pas celle de l'erreur.
Celui qui croit à la seule négociation, au compromis, qui parle des "échecs de 1848", qui déclare "les droits de l'homme se portent si bien qu'ils en viennent à remettre en question ce dont ils sont le fondement, la démocratie" celui-là est autorisé à assimiler excès et erreur dans le domaine des revendications sociales.

9. Sérendipité
Ecrit par Michel Dufossé. 17-08-2008
Une erreur peut être vue positivement, par exemple par les didacticiens qui s'en passionnent.
Ainsi dans l'article de Wikipedia sur la sérendipité, définie comme "la caractéristique d'une démarche qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue", on peut lire : "La façon de considérer l'erreur en didactique [1] ou dans la vie de tous les jours a fortement évolué au cours du temps. Auparavant, l'erreur était sanctionnée sévèrement ... Aujourd'hui, les erreurs sont considérées comme des indices pour comprendre le processus d'apprentissage".
Par curiosité, vous pouvez aussi voir "zemblanité", le contraire de la "sérendipité".
[1] ASTOLFI Jean-Pierre (1997) L’erreur un outil pour enseigner. Collection Pratiques et enjeux pédagogiques, ESF éditeur, Paris.

10. systèmes complexes
Ecrit par Michel Dufossé. 17-08-2008
Le débat sur la "passion de l'erreur" a été illustré par le communisme de l'époque stalinienne, l'explosion de la navette Challenger et la mécanique quantique. Ces trois exemples sont des "systèmes complexes", objets dont l'étude scientifique démarre à peine. Un Institut des Systèmes Complexes (CNRS) a été créé en 2007 (dir. P. Bourgine). Dans certains cas, la navette Challenger par exemple ou le jeu d'échec ou le système nerveux, un "système complexe" est un système dont le nombre de configurations et de possibilités d'évolution est trop grand pour que toutes puissent être considérées. Une erreur (ou un echec et mat) ne pourra être étudiée sereinement qu'à postériori avec la passion des scientifiques.

11. 3 Août 2008 : “ La passion de L’erreur se déplace mais ne Varie pas ”
Ecrit par ROCA. 16-09-2008
3 Août 2008 : “ La passion de L’erreur se déplace mais ne Varie pas ”, Marcel Gauchet, ( Gérard Tissier ),
Daniel Ramirez,

Passion, chemin, souffrance ... déplacement, marche’,
erreur, de “ compagnons ... de route” ... “ Longue marche”, écart,
et, grand’ écart,
faute ... de jugement,

erreur, de jugement,

et, immobilement,
ou, immuablement,
ou, invariablement,
Avec entêtement, persévérance’,
errance’, engagement’,
Attachement, d’Aliénations, Le prisme’,
Aveugle fanatisme’,
Aveugle dogmatisme’,
Aveugle sectarisme ... souffrance subie,

Passion, patience ... L’utopie, et, L’Alibi ...
croyance ... parti pris,

c’est Le prix ... bien ... qu’on...prie, dépassement,
d’entendement ... À feuilles persistantes,
Arbre de La Passion,

de L’erreur, tromperie,
de qui trompe ... périt, en décomposition ...
Voire ... putréfaction,
des fruits de La passion ...
Aveugle ... de L’erreur,
et de ses Variations,
dans son’ invariation,
qui caduque ... demeure ... Leurre ...
jusqu’À L’heure ... dernière’ heure,
__________________________________________demeure, ...____________________________
Gilles Roca

12. Nouveau Blog des amis de Marcel Gauchet
Ecrit par Yoann. 24-02-2011
Bonjour,

Vous avez publié sur votre site web un lien vers l'ancien blog de
Marcel Gauchet sur blogspot, qui n'est plus mis à jour depuis
2009. Ce message vise à vous informer de la création depuis 2009 d'un
nouveau blog (récemment déplacé à l'adresse simple) http://www.marcelgauchet.fr
Au contraire de l'ancien blog dont l'auteur nous reste inconnu, le nouveau blog
est mis à jour par quelques fidèles du séminaire, élèves et anciens élèves
de Marcel Gauchet, avec son accord et soutien.
À terme, il inclura assez vite les messages de l'ancien blog et contient
déjà l'actualité du philosophe depuis plus d'un an (et des inédits
(notamment enregistrements) disponibles pour les inscrits).

Nous espérons que vous l'apprécierez autant que le précédent et que vous
contribuerez à le faire connaître en mettant à jour le lien (ou en complétant le lien
de l'ancien blog par le nouveau) sur votre site web.

Bien cordialement.

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