Savoir d'où l'on parle
Écrit par Carlos Gravito   
06-10-2008

... pour lui, le 18 juin 1940, c'était de Londres

Le matin du 5 Octobre,  terme d’une « Nuit blanche » au cours de laquelle, tous les sens en alerte, le peuple de Paris eut le privilège d’entendre un éphémère discours, dont on ne connaissait que la couleur mais qui venait du tissu urbain de la capitale (éloquemment mis en valeur), quelques rescapés de la longue veillée se sont trouvés au café des Phares afin de, à l’initiative de Gabriel, « Savoir d’où on parle », l’animateur, Gérard Tissier, semblant être au parfum et en comprendre tous les enjeux.

L’auteur du sujet s’en expliqua avouant « qu’à un certain moment, on ne sait plus si ce que l’on dit, au niveau philo, est ‘moderne’ ou pas ‘moderne’ » et Pierre-Yves « sans savoir s’il s’agissait de ‘parler’ ou de ‘partir’ », enchaîna sur « ‘partir’, mot ambigu qui a une connotation de ‘partition’, voir ‘partage’, un piège qui implique de se partager dans un entretien avec quelqu’un, chacun échangeant une partie de soi avec une partie de l’autre, comme s’il s’agissait d’un conte de fées, et ‘j’arrive là d’où j’étais parti’ », puis il dit encore « que si la poule chante, il y a un œuf et que, comme elle, nous tous, sans le savoir, émettons un signe dès que l’on veut répandre un message ; on transforme alors un savoir en sensation ». Gérard a cru bon d'« ouvrir une piste », avançant que « les femmes disent toujours ‘il faut que l’on parle’ » et Alfred « s’interrogea sur le ‘où’ ; un espace rationnel, psychique, inconscient ou transcendant ? », faisant état « d’un sentiment bizarre car, sans être notre création, la parole nous traverse. C’est quelque chose de pathologique à la limite de l’irrationnel ; on ne sait pas d’où elle vient. »

Quelqu’un fit ensuite remarquer que « savoir veut dire que ‘mon propos se réfère à un courant de pensée ou à la philosophie ancienne’ », Roschan ajouta « que ça dépend des écoles ou du système de pensée, devant ‘qui’ et avec ‘quelles réactions’ ; au fond, je parle ‘sur’ ou ‘avec’ », donnant comme exemple « Ségolène Royal qui ne sait pas d’où elle doit parler, avec son corps ou avec sa tête », Michel mentionna « le général de Gaulle et son appel de Londres ; sa voix n’était pas légitime, elle l’est devenue après », Pierre soutint « que le politicien se fait élire, le commerçant fait du commerce et c’est ‘ça’ le lieu d’où l’on parle ; le reste c’est du vide », Thierry se dit « gêné par le ‘on’ qui signifierait une parole déchirée entre moi et les autres », et l’animateur s’étonna que « les gens parlent fort dans le métro » et se prononça « sur les cabarets survenus à Paris au XIXème siècle avec leur vulgarité de pair avec une certaine conscience de classe qui rendit ces lieux dangereux ».

Nadia « n’entendait pas le ‘où’ comme lieu, mais plutôt comme un examen de sa vie », occasion pour Gabriel de nous informer que « sa phrase venait d’un livre d’Habermas, ‘Ethique de la discussion’ et qu’il faut reconnaître son groupe d’appartenance dans chaque domaine des crises que l’on traverse, dans la sphère de l’amour, notamment », pour Marie-Sylvie d’ajouter « en miroir au ‘d’où tu parles’, le ‘d’où je t’écoute’ (si j’accepte de t’écouter), afin de ne pas perdre toute la richesse de la ‘marge’, ‘d’où je parle’ n’étant réservé qu’à l’introspection d’ordre psychanalytique », pour Thierry  de renchérir  avec le « ‘‘Ça’, c’est là où Je devait advenir’’, de Freud,  y joignant que la ‘nuit blanche’ a laissé des traces et qu’il faut savoir se jeter à l’eau, prendre des risques, avoir confiance en soi et dans les autres », et pour Pierre de considérer « le ‘je’ néfaste, pour preuve l’imposture et le manque d’authenticité des politiciens », Gilles terminant, car il faut bien en finir, avec sa prosodie : « Maintenant et ici / On parle d’ailleurs / Paroles, Parloir / Cot, cot, cot, comme disent les poules / Je, nous, d’où sortent les mots ».

Je note que, même là, dans la langue du gallinacé, on entend « cot ! cot ! cot ! », de la part de la poule qui a pondu son œuf ; « cott ! cott ! cott ! » pourtant, s’il s’agit pour elle de chercher sa nourriture (Wikipédia) et, comme pour les onomatopées, étant donné que la pensée ne respecte rien et qu’on ne sait laquelle est la bonne, cot ! cot ! = croissance, cott ! cott ! = récession ; cot ! cot ! = parachute doré, cott ! cott ! = plan de sauvetage ; cot ! cot ! = paradis fiscal, cott ! cott ! = radeau de misère ; cot ! cot ! = main invisible d’Adam Smith, cott ! cott ! = main invisible de Lady Macbeth ; cot ! cot ! = idée lumineuse, cott ! cott ! = à court d’idées…

Ce n’est pas sorcier. Lieu du conflit, de l’affrontement et aussi de perdition, la parole servant, entre autres, à déguiser nos vilaines pensées (si l’on arrive à les démêler), « je ne sais pas d’où je parle » veut-ce dire « j’ignore de quoi je parle », « je suis perdu », « je méconnais mon origine », « je bats la breloque » ou bien, « savoir d’où je parle » est-ce dévoiler d’où je viens et par là manifester le désir que l’on me prenne au sérieux, le réel n’étant pas ce à quoi je m’attendais ?

En tout cas, comme d’habitude, tout le monde a su s’exprimer avec aisance et gérant parfaitement son trac, sachant « d’où on parle », certes, mais pas toujours « de quoi on parle ». A la réflexion, ça peut sembler surprenant mais à vrai dire, ce n’est pas étonnant, vu le côté taraudant et volubile de la parole, surtout lorsqu’elle parle d’elle-même. Comme le liseron, elle s’enroule aux arbres, comme le vent elle fait claquer les portes et, comme le voleur, elle passe par les fenêtres. Elle parle d’où l’on veut qu’elle cause ; les mots brillent, étonnent, éclaboussent, hurlent, mais peuvent aussi ignorer. Tout compte fait, on peut parler de la lune, du haut d’une échelle, du fond du coeur, à mots couverts, d’outre tombe, à l’abri d’un sourire, de derrière un avis de décès, de ci et de là, « Le complexe de Thénardier », de José Pliya, nous rappelant, lui, Cosette (Les Misérables de Victor Hugo), une variation sur la servitude à travers un dialogue qui évoque les tragiques événements du Rwanda, un drame où la raison s’égare sans que grand-chose soit dit ; une sorte de « Ça ira ! », lieu d’où les émeutiers de 1789, tirèrent la même rage de rendre les grands, petits.

« Les mots peuvent ignorer », on l’a dit, mais « savoir garder silence » est, forcément, une façon aussi de « savoir d’où l’on parle », à l’instar de la « voix qui clame dans le désert, (vox clamans in deserto) », la réponse de Jean Baptiste à la question « Qui es-tu ? », et je me suis souvenu d’un type (marié à une femme d’affaires), qui arriva avec une chèvre dans les bras dans leur chambre à coucher, disant :

     - Regarde la vache avec laquelle je couche, quand tu n’es pas là.
La femme, qui lisait, se départit de son livre et, zieutant son époux, lui répondit :
     - Si tu n’étais pas si con, tu verrais que ce n’est pas une vache mais une chèvre que tu tiens dans tes bras.
     - Si tu n’étais pas si conne, répliqua le mari, tu remarquerais que ce n’est pas à toi que je parlais.
 

Écouter le débat : c'est ici.

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Situation enchevêtrée
Ecrit par Gabriel. 06-10-2008
Dans l'avant-propos de l'ouvrage d'Habermas "le discours philosophique de la modernité", je lis :"...décrire la modernité revient dès lors à décrire le cheminement d'une raison folle. Mais cela ne va pas sans problèmes. D'OU PARLONS NOUS, en effet, pour décrire cette raison comme folle ? A quelle aune mesurons nous sa dérive ?..."
Habermas écrit ailleurs :"la philosophie pratique d'aujourd'hui se cantonne en gros dans les questions de justice".
Ce "d'où parlons nous ?" et cette allusion à la philosophie pratique m'ont paru faire naître une énigme à propos des débats philosophiques. Pourquoi ? A la séance du café des Phares où nous avons traité du sujet "d'où parlons nous?" il fut aussi question de pratique et donc de justice comme le dit Habermas. Si la grande majorité des intervenants semble condamner un libéralisme débridé (on sait "vers où il parle") nombreux sont ceux qui condamnent aussi certains personnages politiques qui avanceraient masqués : ils cachent "d'où ils parlent". Je note que dans un débat de philosophie pratique, il y a une convergence presque unanime qui se crée par la mise en avant des grands principes de la justice, la générosité, la solidarité, etc... Au final, toujours le triomphe du juste. Dans un débat on peut parier à coup sûr sur "où nous mène la parole". Il se dégage l'impression que, si pour chaque participant, on tentait de remonter, en partant du consensus implicite final, en recherchant les causes récurrentes successives, on arriverait immanquablement au plus près de l'être de chacun qui serait un noyau d'humanité généreuse. Le lieu d'aboutissement à tant de justice ne semble pouvoir provenir que de cette source originelle de bonté que serait l'être.
Dans la vie , il n'en est pas ainsi ! Serait-ce dû au fait que dans un débat, la responsabilité n'est pas engagée, l'auto-censure permise, le paraître de mise ? On y peut parler avec aisance. Hors du débat, le "d'où l'on parle" devient plus mystérieux, plus mouvant, peut-être histoire de s'autoriser des écarts pour sauver sa peau.

2. Savoir d'ou l'on parle
Ecrit par Roshan. 06-10-2008
Salut les copains, En anglais, nous n'avons qu'un seul mot pour décrire "savoir" et "connaître", ce qui aurait rendu le débat peut-être trop facile ou impossible. Malgré tout l'effort de Gérard, le sujet a provoqué pas mal de confusion surtout au niveau "d'ou". N'aurait-il pas été plus simple si on avait commencé par "se connaître" pour en fin "savoir d'ou l'on parle"? Mais, peu importe, le débat était, comme d'hab., enrichissant.

3. Va sa_voir ! Voir ça... où ?
Ecrit par Georges. 07-10-2008
Freud a dit que le Ça est une instance entièrement inconsciente.

Alors, comment ça-voir de quoi il parle... de là, d'où il parle ?
C'est bien ça notre champ/camp de concentration sémantique.

Georges, d'où ? de Bruxelles

4. Savoir d’où L’on parle
Ecrit par ROCA. 07-10-2008
Savoir d’où L’on parle,___________________________________
*
“ Maintenant’, et ici ” ... on parle, ... d’Ailleurs, savoir ...
L’esprit des Voix ... Parole ... majuscule, féeminin, singulier,
des paroles, minuscules, féeminin, pluri ...Ailes’,

À ...Voir, miroir,

parloir ... paroles ... dé-Li-ées’,
À Li-er, re-Li-er’,
entre’ elles,

paroles ... qui sont Lien,
de La Parole ... Lien, La force de L’Esprit,
d’où L’on parle’,
Et, qui nous parle’,
Et puis, qui nous Laisse’...pris, sans Le savoir,
dans Le savoir ...

“ Il faut’ Admettre’ qu’on ne sait rien,

cot’, cot’, cot’, comme’ disent’ Les poules ”, Gombrowicz,
“ clown’ métaphysique”,

“ Heureux celui qui sait
qu’Au cœur de tous Les Langages s’élève L’indicible ”, Rilke,

Les poètes savent faire surgir ... Les mots ...
... “ Les mots qui Vont surgir savent de nous
ce que nous’ ignorons d’eux ”, ... René Char,
Chants de La Balandrane, page 16, ( “ Ma feuille Vineuse” ), Gallimard, 1977,

... notamment, d’où L’on parle’, en’ esprit, qui nous Lie,
nous nourrit, qui nous ...noue !,
écoute’, écho, qui nous parlent ...
nos mots,
paroles ... masque ... maquillage,
du Pouvoir, et, de ses ravages, ... “ La Parole ... démasque ...
Le Pouvoir ”, ses masques, ... J C, Jean Cardonnel, Gilles Roca,
Cas-fée Philo des Phares,
paroles fard ... de La Parole phare, 5’ octobre’ 2008,
paroles, triviale’- poursuite,
ces-jours de Vendémiaire,

La Parole Lumière, G R

5. le renoncement?Roca connait pas!!!
Ecrit par amapola. 07-10-2008
oui,ce monsieurfait fi de déranger la plupart de l'assistance avec ses propos vides,en deux mots dénués de fond et de forme.amapola

6. et l'on parle!
Ecrit par jacqueline. 07-10-2008
Dans ce royaume de sourds chacun veut tant qu'on l'entende, qu'on l'écoute, qu'on le comprenne , d'où il parle et il parle et il parle...

7. Cot cot cot...
Ecrit par Marc. 07-10-2008
N'ayant pu assister au débat, j'ai eu la patience d'écouter intégralement l'enregistrement audio. Et je suis consterné. Entre le premier qui, sans même avoir écouté ni compris le sujet (« Savoir d'où l'on part »), semble n'être venu que pour assouvir son irrépressible envie de délire verbal, cet autre pour déclamer ses vers de mirliton, et le dernier pour conclure qu'il a trouvé le sujet intéressant et qu'il en est de même pour le public (qu'en sait-il ?), on pourrait se demander s'il ne s'agit pas d'un canular. Hélas non ! c'est bien d'une séance de café-philo qu'il s'agit, et pas l'une des meilleures si je me fie à mes oreilles.

Pourtant, si la philo ne sert qu'à une chose, c'est à nous dessiller ; c'est-à-dire à nous aider à séparer le bon grain de l'ivraie, à distinguer le vrai du faux. Mais voilà, il n'en a rien été dimanche dernier. Pourquoi s'interdire d'analyser le débat après coup, de reconnaître éventuellement que le sujet n'a peut-être pas été très bien traité ? Comme si c'était déontologiquement inacceptable. Pourquoi ? Parce qu'on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis. Le niveau moyen des cafés-philo est médiocre ? Qu'importe ! tant que des personnes y viennent... Résultat, d'une séance à l'autre on répète souvent les mêmes travers, les mêmes bévues, les mêmes clichés, sans chercher -- ou trop rarement -- à améliorer quoi que ce soit. À vouloir s'acharner à confondre -- dans quel but ? feindre une simili-ouverture d'esprit ? -- bavardage et philosophie, écrivaillerie et poésie, les choses mêmes finissent par ne plus avoir de sens. C'est à se demander si le cot cot des poules ne va pas, lui aussi, finir par remplacer le langage humain...

8. Sur les hauteurs
Ecrit par Gabriel. 08-10-2008
Critiquer l'un, moquer l'autre, ironiser sur l'animateur, s'apitoyer sur le niveau des débats... Nombreux sont les commentateurs qui se muent en procureurs.
Et s'ils voulaient bien, eux, nous aider à grimper sur les hauteurs d'où ils parlent...

9. Et puis quoi, encore ?
Ecrit par Clairvoyant. 08-10-2008
Je ne vois en Marc ni un procureur ni un larmoyeur. Il exerce son sens critique, il démystifie, il dénonce. Quant à l'aide qu'il apporte sur ce site, il suffit de lire ses contributions (sans compter son excellent travail de webmaster). Qu'est-ce que vous voulez de plus ? qu'il vous fasse la courte échelle ?

10. citation de Bernanos
Ecrit par Bernanos. 08-10-2008
" Quand ça ne va plus, je change de café" .

11. Citation de moi-même
Ecrit par Gogoth. 08-10-2008
Quand ça ne va plus, je reste mais je le dis, afin d'améliorer les choses.

12. Critique mais pas partisan.
Ecrit par Raphaël. 17-10-2008
Marc essaye de garder un œil critique. Je suis donc d'accord avec Clairvoyant, même si cela peut déranger parfois et finalement ce n’est que son opinion. Discutable, donc. Mais c'est précieux puisqu'il tente de garder une sorte d'impartialité. Il ne regarde que la qualité philosophique du débat et non pas la couleur politique ou autre tendance. Ce qui est grave, en revanche c’est quand un animateur se met à critiquer les débats des autres animateurs. C'est le cas avec l'article de Gunter Gohran sur la politique qui a essayé (en vain) de dénigrer un débat conduit par son collègue Daniel Ramirez. Pire encore, comme il ne pouvait absolument pas dire que le débat n’était pas très riche, car c’était évident pour tous, il prend un point de vue totalement idéologique. En gros : pas suffisamment gauchiste à ses yeux ! Il a oublié que l’on vient au café-philo pour faire de la philosophie. C’est ce que Marc nous rappelle avec obstination. Heureusement !

13. L'art pour l'art
Ecrit par Jeanne. 17-10-2008
On pourrait peut-être entreprendre un club chic : "Marc Big Brother is watching you", "Marc, tu nous montres le chemin?" Ou encore fonder une association intello de pom pom girls (Gina, Marie-Pierre, Raphaël et les autres) "Daniel, tu nous combles de philosophie !..). Pour ma part, j'ai décidé de me réinscrire à L'Université pour faire vraiment de la philosophie. Je suis déçue par le Café-philo. Je croyais que sa vocation initiale n'était pas de faire de la philo pour faire de la philo (l'art pour l'art).Donc je n'y venais pas que pour faire SEULEMENT de la philosophie. J'y voyais une Agora et non pas une formation philosophique pour désoeuvrés endimanchés que Le Politique dégoûte. Le lieu d'où je parle n'est certes pas le café-philo. Je tente au quotidien de le localiser.

14. ... et pour quoi d'autre alors ?
Ecrit par Café-philiste. 17-10-2008
Et c'était quoi la vocation originelle, Jeanne ? Faire la révolution ? Pour ma part je ne vois ici personne à qui Le Politique dégoûte. D’ailleurs, l'usage des majuscules pour cette hypostasie "Le Politique", vous l'avais appris de qui ? A la Fac peut-être ? Mais vous avez raison de vous inscrire à l'Université, voyons ! C'est très bien. Cela vous donne pour autant le droit de traiter les participants au café-philo de "désœuvrés endimanchés" ? Je ne sais pas combien se reconnaîtront dans votre formule. Personnellement, je ne viens pas en formation de philosophie au café-philo, je voudrais bien être un peu désœuvré, malheureusement c’est pas le cas, et je ne suis endimanché que pour les mariages.
Votre phrase "je suis déçue par le café-philo" ne fait que mieux écho à la contribution de Marc (N°7 "Cot, cot cot"). Pourquoi êtes vous si fâchée alors de constater qu'un débat dépasse l'état de "cot, cot..." et qu'il y ait de la philosophie ? Je vois, c’est parce que maintenant que vous êtes à la Fac vous ne voudriez nullement la trouver ailleurs. Ou parce que ce n'est pas votre animateur préféré ?
Encore une chose: qui a dit que l'on faisait de la philo pour faire de la philo ? Ca sort d'où ça ? Ah, je devine presque... Mais alors, il faut faire de la philo pour faire quoi d'autre ?

15. L'agora, c'est quoi ?
Ecrit par Jeanne. 17-10-2008
Ca fait belle lurette que j'ai quitté "La fac" et contrairement à vous je n'ai pas l'âme d'une groupie et n'ai pas besoin de guide pour mettre les majuscules là où mon savoir, mon expérience me les fait mettre. Sachez lire au second degré parfois, Monsieur le Café philiste. Je voulais juste dire que le Café philo (pas seulement les Phares) n'est pas une Université et me demandait qui pouvait vraiment être juge de la teneur des débats et du talent de certains ? Je vous laisse à vos devinettes que je devine triviales. Quant à la révolution, c'est vous qui en parlez. Mais je devine qu'après une journée de stress de dur labeur on a envie de cogner. Mais désolée, je ne suis pas votre repos du guerrier.

16. Jeanne la groupie ?
Ecrit par Café-philislte. 18-10-2008
La seule qui cogne ici c'est vous et avec une rage peu justifiable. Pourquoi les opinions positives des gens (ce ne sont que des opinions, malgré tout) seraient propres aux "groupies" ? Vous préférez la morosité et la plainte ("ah qu'il est mauvais le café-philo" ?).
De quelles devinettes parlez-vous ?
Faites-moi plaisir, jeanne : définissez "Le Politique". Que l'on profite quand même de votre (lointain) passage à la Fac.

17. Désoeuvrement
Ecrit par Observateur. 18-10-2008
Café-philiste a beaucoup de temps à perdre pour quelqu'un qui aimerait être désoeuvré.

18. Nouvel Observateur
Ecrit par Café-philiste. 18-10-2008
Ne vous inquiétez pas, cela doit faire dans les... 10 secondes, pour répondre. A vous ça vous prends combien ?

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