Des carcans nécessaires
Écrit par Carlos Gravito   
17-11-2008

« Tinou, veux-tu m’épouser ? » demanda Ehlem à Antoine, à vingt minutes de la fin du débat du 16 novembre au café des Phares, alors que le sujet proposé par François était formulé dans ces termes : « Le couple et l'État sont-ils des carcans nécessaires ? » Il arrive que deux sujets soient choisis un même dimanche, mais que deux animateurs se succèdent pour la modération de la même question, ce n’était jamais arrivé ; c’est chose faite, Gunter Gorhan et Simone Aïach, s’étant relayés dans la conduite de l’idée jusqu’à son terme.

 Peut-être que l’on dit toujours une chose pour faire entendre une autre mais, à juger par la suite, que nous nous soyons emmêlés les pinceaux dès le départ, n’est donc pas pour m’étonner, vu qu’un « carcan » sert à engoncer le cou d’un criminel l’attachant à un poteau et que c’est plutôt grâce à un « joug » que l’on peut « conjuguer » les énergies de deux éléments différents, dans un même effort, afin d’atteindre le but visé ; l’Etat serait alors ce qu’il est (par définition), la conjonction de ceux qui commandent et de ceux qui obéissent, et le couple l’union de deux composantes de genre opposé, le cas contraire il s’agirait d’une paire : une paire de chaussures, de claques ou de bretelles. Mais enfin, on n’est pas des chinois. On n’est pas là pour chipoter mais pour déblatérer et, la puissance de création appartenant indéniablement à l’irrationnel, c’est encore l’irrationnel qui met à nu les travers de la raison.

« Perplexe », l’auteur du sujet se demanda « si on ne pouvait pas vivre sans ça, ce quelque chose qui nous prend notre liberté sans que l’on sache si on pourra la reprendre », et Annick répliqua que « le couple, impliquant un mariage, est en perte de vitesse face aux arrangements entre homosexuels, et que l’Etat, en tant que superstructure pourrait, certes, être un carcan, mais pas les ménages à deux, même informels » ; Pierre-Yves comprenant la chose « au sens mathématique de deux éléments » et, en souvenir « d’un campement d’où il voyait l’étoile polaire », est revenu plus tard sur une « analyse mythologique au cours de laquelle il lia tous les ‘arch’, ‘archi’, anarchie et Callisto, la nymphe aimée de Zeus que, dépitée, Héra transforma en Grande Ourse, leur fils Arcas devenant Petite Ourse par la même occasion » ; il ne manquait à cette parfaite édification que l’araignée, si jamais  Pierre-Yves insistait sur l’‘arakné’, dans le mythe indien tout y allant autrement.

« Gêné par le mot ‘carcan’ », quelqu’un l’assimila « à une prison », Roschan sentait « que l’on allait tomber dans un inévitable ‘bla-bla-bla’ », Alain définissait « le mariage, certes, comme une institution liée à l’Etat (nécessaire, lui, à la socialisation), mais pas le couple », et Simone pensait de même, précisant (dans une sorte d’abus de langage) que « la ‘monade’, toujours en demande de complémentarité, fait plus peur aux autres couples que la ‘dyade’ », Emma insistant « sur le besoin de définir ce que l’on comprend par ‘carcan nécessaire’ », Irène entendant, de son côté, « qu’il faut des règles pour le fonctionnement en société et que, dès lors un peu d’Etat est indispensable s’il est ‘démocratique’ ce qui, pour le couple est plus délicat », soulevant la question : « le célibat dans les grandes villes est-ce un choix ou pas ? », alors que pour Marlène « le couple est une cellule sociale et économique, le relais (ou le cadre) se trouvant dans la notion d’Etat avec ses institutions. En a-t-on besoin ? » se demanda-t-elle ; « oui, car dans le couple l’un subvient aux besoins de l’autre, surtout dans des temps économiquement difficiles », position pragmatique dont Olivier déchantait, « étant donné qu’aussi bien le couple comme l’Etat s’imposent à nous, idéologiquement, l’un se plaçant dans la ‘durée’, l’autre dans la ‘spatialité’ » et qu’Alfred qualifia « d’attitude de ‘café du commerce’, tout ce qui nous embête devenant ‘carcan’ en raison de la ‘permissivité’ nécessaire, pour ne pas tomber dans le ‘foutoir’ ou la ‘discipline’, la liberté étant de deux types : intellectuelle et existentielle ».

De fil en aiguille, on enchaînait des propos à faire saliver une brosse à dents, parce que, somme toute, dans une matière si ambiguë, il y a toujours quelque chose de différent à comprendre et François prévint « qu’à l’heure actuelle, on confond antilibéralisme et anarchie, bien que l’anarchie ne soit pas n’importe quoi et Proudhon pas n’importe qui ; l’absence de système n’est-il pas un système ? Comment prouver que s’il n’y a pas de règles il n’y a pas de droit ? », Michel soulignant que « l’anarchie n’est pas le bordel et que l’Etat tient la loi dans la main droite et l’aide dans la gauche ». Par la suite, Nadia, « évoquant une inévitable prise de risque », invita « à sortir de la dualité ‘couple’ (qui peut être mortifère) et ‘Etat’ (dès qu’il se bureaucratise), se privant d’un effort commun », Pascal, empêché de parler, finissant par jeter son micro.

Bruno était d’avis « que l’on ne peut pas éviter le carcan », Jacques que « sans projet commun le carcan restreint la liberté », Francis « que l’on s’écarte du projet d’aimer, que l’Etat c’est nous mais que nous sommes dans un triste état » et l’animateur insinua que « la haine des uns se projette sur les autres », mettant l’accent sur la « phrase indépassable de Marx : ‘nous devons faire de l’Histoire ce qu’elle a fait de nous’ », avant de passer la main à Simone qui, après l’avoir remercié « d’avoir fait presque tout », s’apprêta à « faire le restant et commença par remplacer ‘carcan’ par ‘contrainte’ sans laquelle on ne peut pas s’accomplir, les couples se réalisant en présence des qualités d’intelligence et de beauté d’où sortiront les enfants sublimes que l’on souhaite avoir ».

Profitant de la romantique envolée, une jeune femme s’empara du micro pour faire une déclaration d’amour : « Puisqu’on en est là, Tinou, veux-tu m’épouser ? » ce qui provoqua des joyeux remous, suivis de l’intervention de Gérard qui « n’arrivait pas à saisir la notion de liberté au moment où l’on tombe amoureux (voir ‘Roméo et Juliette’), la cellule de base de la Nation étant la ‘famille’, la ‘maisonnée’ au XIXème siècle, alors qu’aujourd’hui la définition juridique du couple repose sur la supposition que deux personnes couchent ensemble, ce qui tient rarement au-delà de 40 à 50 ans », Karim ajouta « que les carcans nécessaires voudraient dire qu’il y a quelqu’un en cage, l’Etat et le couple formant des bouées qui permettraient de survivre dans l’existence » et, une fois qu’Olivier se demanda « s’il s’agit de carcan ‘nécessaire’ ou ‘inévitable’, ‘volontaire’ ou ‘imposé’ », Simone termina considérant que « nous nous l’approprions et nous servons de façon utile en vue du changement de projet ».

En définitive, c’est le langage désajusté qui perturbe tout le système de pensée. « Aucune loi n’est l’œuvre d’un Homme, et c’est dû à des hasards de toutes sortes qu’elles nous sont imposées » (L’Athénien, dans Les Lois, de Platon), l’important étant que le citoyen (principal acteur de la souveraineté), acquiesce, se soumettant en toute liberté ; pas de carcan donc. Quant à la culture du couple, point de carcan non plus, même si des murs d’incompréhension, entre ceux qui vivent seuls et ceux qui ne le font pas, biaisent la réalité. Louvoyant dans les sentiers de la sexualité, l’adresse inventive de l’espèce incite chacun à adhérer à des situations auxquelles il tient, la posture du couple comme celle du sujet solitaire ne se référant à rien d’autre qu’à cela, alors que l’Homme libre reste, néanmoins, celui qui n’a pas d’attaches ni morales ni physiques.

Au fond, toute discipline se traduit par un déchirement et, l’amour (congelé) n’échappant pas à la règle, jusqu’à tard dans la nuit, j’ai débattu de tout ça, avec un ami dans un bar du quartier, pour, finalement frustrés, conclure que « c’est dans l’art d’aimer que se manifeste la faiblesse des êtres », répétant avec Aragon qu’« il n’y a pas d’amour heureux » ; l’idéal est toujours source d’insatisfaction. Puis, soudain, comme mû par une régularité inconsciente, le copain prit congé de moi, me disant : « Il faut que j’y aille, sinon ma femme va me pendre ». Il n’était pas passé un quart d’heure, qu’il était de retour.

- Alors, maman était dans tous ses états ?
- J’ai craint le pire. Elle m’attendait à poil, avec une corde à la main et me dit : « attache-moi au lit et fais tout ce que tu veux ». Alors, je l’ai ligotée au plumard et me revoilà ici.

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Pour le plaisir...
Ecrit par Marc. 17-11-2008
Quelques aphorismes sur le mariage.

Du Maître*, d'abord :
- Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent, les autres sont célibataires.
- À l'égard de quelqu'un qui vous prend votre femme, la pire vengeance est de la lui laisser.
- Le mariage est comme le restaurant, à peine est-on servi qu'on regarde dans l'assiette du voisin...
- Le premier homme qui s'est marié ne savait pas. Le deuxième est inexcusable.
* Sacha Guitry, évidemment.

D'autres, non moins savoureux :
- Le mariage est tantôt une corne d'abondance et tantôt une abondance de cornes. [Frédéric Dard]
- Mon mari m'a tellement trompée que je ne suis même pas sûre d'être la mère de mes propres enfants. [Duchesse de Lauraguais]
- Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois. [Alexandre Dumas]

2. Des cancans (oops! pardon) les carcans nécessaires
Ecrit par Roshan. 17-11-2008
J'ai beaucoup aimé les aphorismes sur le mariage de Marc.
J'aimerai donner quelques-uns ici sur les couples ! :
- Quelle est la différence entre une épouse et une maîtresse ? - Environ trente livres.
- Un homme rentre chez lui et trouve sa femme au lit avec un de ses amis. Il demande : "Qu'est-ce qui se passe ici ?"
"Tu vois," dit la femme à son amant, "je t'avais dit qu'il était stupide."
Et, un de plus :
- Quelle est la différence entre un nouveau mari et un nouveau chien ? Au bout d'un an, le chien est toujours content de vous voir....
@+

3. nuit et jour, un couple
Ecrit par Alain. 18-11-2008
Critique du mariage ou misogynie bien lourde ? La France profonde des années 60, je n'ai pas vraiment envie de la retrouver ici. Enfin... je ne suis pas là pour faire la police, de toute façon les philosophes ont une solide réputation de misogynes.
Cela dit, voici une blague sur le sujet qui n'est pas misogyne :
"Quelle est la différence entre un mari et un amant ? - C'est la nuit et le jour."

4. De l'art de raconter des histoires
Ecrit par Paul. 18-11-2008
Ben non, c'est « le jour et la nuit ». Quelle différence ? La différence s'appelle l'humour, Alain.

5. De la solidarité et du partage, de la Poésie, de l'Amour et non du Cul
Ecrit par Nadia. 18-11-2008
carcan : collier métallique que l'on mettait à un prisonnier pour le maintenir à un poteau. L'asservissement, le joug..... sont d'autres termes pour le signifier. Quelle idée que de vouloir un quelconque carcan !!! La notion de limites me paraît plus appropriée que cette relation sado-masochiste, induite dans l'expression même de l'énoncé. Autrement dit, il faudrait reformuler le sujet pour qu'il trouve grâce à mes yeux et puisse être traité avec de la hauteur celle des êtres qui ont exclu de leur existence cette dualité raison/passion et donc l'idée même d'asservissement, de soumission inconditionnelle à l'une ou l'autre de ces alternatives. Le juste milieu, n'est pas de la" tiédeur". Il exprime la recherche d'harmonie, de sublimation et la défaite des pulsions destructrices. Bonne journée à tous et du Bonheur Nadia

6. hypothèse de femme
Ecrit par Argine. 18-11-2008
Suis d'acord avec Alain , pour moi un philosophe misogyne c'est presqu'un pléonasme. Des Grecs à nos jours les femmes ont toujours été exclues du discours philosophique : même Platon disait (dans la République si j'ai bonne mémoire) , que les femmes avaient peut-être le droit d'essayer mais que heu .. elles réussiraient toujours moins bien que les hommes bien sûr.
C'est pour ça que Gunter n'a pas fait confiance à Simone pour mener le débat toute seule ? (joke) Maintenant je vais essayer d'exprimer un point de vue personnel :
un homme, ça dit "je dois " , et il fait des lois. Une femme ça dit "je devrais", et elle fait les moeurs. Autrement dit pour l'homme "ça c'est bien ça c'est pas bien", dualisme dans tous les domaines et plus il accumule les lois moins on s'en sort. Pour une femme c'est "on fait au mieux de nos possiblités, nous changeons et l'environnement change aussi, on s'adapte au mieux".
Résultat c'est peut-être ça que les hommes appellent la logique féminine, qu'ils ne comprennent pas parce qu'ils sont figés dans la logique mathématique ? je ne sais pas, seul un homme peut répondre.
En attendant je vais aussi vous citer une phrase drôle parce que je l'aime bien. . Elle n'est pas de moi, mais d'Yvonne Printemps :
"Les femmes préfèrent être belles plutôt qu'intelligentes parce que chez les hommes il y a plus d'idiots que d'aveugles".

7. Amour, cuisine et dépendances...
Ecrit par Marc. 18-11-2008
Si les femmes préfèrent être belles, ça tient à deux choses : d'abord, il est plus facile d'agir sur son apparence que sur son QI ; ensuite, elles savent qu'un homme s'attrape comme une casserole, par le manche. Enfin, s'il existe un terme capable de qualifier la grande majorité des hommes, c'est bien celui d'idiots.

8. prompts rétablissements
Ecrit par Alain. 18-11-2008
Pour rendre justice à Gunter, c'est Simone qui ne tenait pas à animer, elle a simplement dépanné Gunter à la fin du débat.
Et la blague était bien sûr : "Quelle est la différence entre un amant et un mari ? - C'est le jour et la nuit !"
Pour le reste, je manque de courage pour me lancer dans la dénonciation de tous les clichés et caricatures (tiens ? en grammaire, le masculin l'emporte...). Simplement, le mot "carcan" me paraît, à moi aussi, beaucoup trop excessif pour pouvoir traiter le sujet, à propos du couple comme à propos de l'Etat.
Par contre, la servitude volontaire serait un vrai beau sujet !

9. hypothèse d'homme
Ecrit par Paul. 18-11-2008
Logique féminine : "C'est quand on serre une dame de trop près... qu'elle trouve qu'on va trop loin." [Alphonse Allais]

10. l'hypothèse d'Alphonse Allais ou de Paul ?
Ecrit par Argine. 19-11-2008
Alors je me demande si on s'habille pour se cacher ou pour se montrer. Autrefois on s'habillait pour être remarquées et on savait que si on tombait amoureuses les plus beaux des vêtements devenaient les bras de l'homme qu'on aimait.
Maintenant il faut être incolore inodore et sans saveur, en jeans asexués pour rester dans la logique de Paul = distance de féministes ou peur des hommes ? C'est une question que je pose à l'âge où je choisis de m'habiller en douceur(tissus et couleurs) pour affronter toute seule la dureté de la vie.

11. Déshabiller Paul pour habiller Alphonse
Ecrit par Paul. 19-11-2008
Moi, je m'habille chaudement quand il fait froid et légèrement quand il fait chaud. Qui s'habille pour être remarquée, en dehors des carnavals ? Qui se sent incolore et sans saveur en jean ? Tu m'as l'air ben compliquée, Argine... Et qu'est-ce qui te fais croire que ma logique = distance de ceci ou peur de cela ? Et comme ça, on affronte toute seule la dureté de la vie ? Pauvre chou...

12. réponse à Paul sous ma triple épaisseur de douceurs (il fait froid aujourd'hui).
Ecrit par Argine. 19-11-2008
Pas compliquée. Démodée, c'est tout. Maintenant si je parle de djins pour tous, c'est parce que je suis un peu étonnée de voir l'uniformisation générale. Tout le monde pareil, quelle monotonie. Et ça va même plus loin, quelquefois je me demande si on n'en est pas à la clochardisation générale : les jeans doivent être vieillis artificiellement, troués même, pour être mode.
Si c'est ça la libération des carcans, moi j'appelle ça au contraire un emprisonnement dans une mode imposée à tous. Vive la liberté d'expression !
Argine, jamais déguisée (carnaval = vêtements pour se masquer, ou entrer dans la peau d'un autre), mais vêtue comme ça lui plait ( en gris quand elle est triste, en bleu quand elle est rêveuse, en rouge quand elle est en colère).

13. QUE VEUT LA FEMME? LE COUPLE OU LE DIVORCE?
Ecrit par BRITT. 19-11-2008
Pour sortir des bons mots et des grivoiseries sur les couples bien dans la tradition française, il faudrait peut-être revenir aux réalités sociologiques: les divorces battent leur plein, et c'est le plus souvent à la demande des épouses. En auraient-elles assez de la servitude volontaire dont parle Alain et surtout La Boétie - être la bobonne de Monsieur et des enfants nés du couple (!) ? Les sociologues Michel Bozon et Nathalie Bajos ont fait une enquête sur la sexualité en France qui nous éclairera un peu plus sur les nouvelles tendances du masculin/féminin que tous les aphorismes vieux jeu. Sortons des clichés! - un objectif prioritaire pour les cafés-philo, du moins tels que je les conçois.

14. réponse à Marc (7)
Ecrit par Argine. 19-11-2008
Il n'y a pas plus d'hommes idiots que de femmes idiotes. Je pense que les proportions sont sensiblement les mêmes de part et d'autre. Hélas. Mais je pense que le problème relationnel se trouve à un niveau différent : pas une seconde je n'envisage une femme dire qu'elle va volontairement "blesser son interlocuteur" !
C'est une phrase que je viens de lire sous la plume de Pirmin et ça me prouve une fois de plus que la violence gratuite est le propre de l'homme. Même un animal n'est pas violent gratuitement. C'est peut-être mon côté animal qui ressort, tant pis si ça choque les café-philistes qui se croient tous au-dessus des animaux, donc tellement mieux.

15. Réponse à Argine
Ecrit par 15. 19-11-2008
>Pas une seconde je n'envisage une femme dire qu'elle va volontairement "blesser son interlocuteur" !
C'est parce que t'as pas de belle-mère ? Oh, là, là ! Si on peut plus rigoler...

16. L'État et Le couple sont'-ils des carcans nécessaires ?, Gunter, Simone
Ecrit par ROCA. 20-11-2008
L'État et Le couple sont'-ils des carcans nécessaires ?, Gunter, Simone,
*
État, Institution, rationalisation,
Lien, socialisation, collectivisation, Couple', inter'-relation,
À deux, régulation, Vivre'-ensemble', organisation,
Cadre de diadisation,

Complémentarité, contrainte,

Cellulaire cellule', Astreinte,
Cellule conjugale,
Cellule familiale', du berceau Au tombeau, en' Autant de cloisons,
on' y voit Les barreaux, protection, ou, prison, État, territorialité,
Couple', espace d'intimité,
espace-temps,
carcan,
car ...quand,
nous menottant, car ...quand, cocon,
franchir, À deux, Le Rubicon ? ... La nécessaire', obligatoire règle', et ...norme',
ou, L'Arbitraire, " n'importe quoi ", La jungle', énorme,
La servitude Volontaire',
ou, L'Anarchie, de Libertaires, et, Hiérarchie,
ou, Anarchie, Longue marche chemin, de L'émancipation,
de La Libération,
de L'être', indépendance', Au monde ... L'Autre ... Soi,
et, de commencement'
en re-commencement, L'évolution,
La mutation, objet, sujet,
projet, trajet, de L'être Libéré, en devenir, en Lien,
où naît, co ...naît, croît ...sens',
Au monde ... L'Autre .... Soi,
et, en re-connaît ...sens',
Le Lien, humain, qui Vient ... Lien, de Libération,
de L'humanisation,
en fleur(s) d'Altérité,
universalité, Le Lien, de Liberté,
Le lien, d'humanité ... Gilles Roca,
*
Cas-fée Philo des Phares,
Couple', État, carcans phares, 16. 11. 2008',
carcans, triviale'-poursuite', en ces-jours de Brumaire',
doux'-Amers,
êtres, hors Les murs ...
murs, errent,
Amour," quai des brumes ", erre, ... G R

17. Des 2 carcans
Ecrit par Gilles. 23-11-2008
Dans une perspective historique, l'accroissement du rôle de l'Etat semble coincider avec la moindre importance de la famille et une poussée de l'individualisme (hausse des divorces, proportion de ménages monoparentaux, forte proportion de personnes jeunes ou âgées vivant seules dans les zones urbaines des pays développés). La protection économique qu'apporte la vie en "clan" est moins nécessaire quand on a un système de retraites, d'indemnisation du chomage, une gendarmerie et une police, des HLM, un droit du divorce protecteur des femmes, etc. Toutes formes de protection étatiques ou para étatiques qui ...libèrent certain et certaines des carcans familiaux (notamment de la violence économique, physique, ou sociale parfois faite aux femmes). Plus d'Etat permettrait moins "d'obligation de couple" et plus de libertés individuelles ...

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