À quoi servent les philosophes en période de crise ?
Écrit par Carlos Gravito   
12-01-2009

Malgré l’annonce partout des « soldissimes », allant jusqu’à -70% sur les biens de consommation courants et des mirifiques plans de relance générale, les responsables du bon ordre n’arrivent pas à éviter les cacas nerveux de toute sorte, car d’autres inquiétants désagréments rembrunissent le début de l’année et, en quête d’une issue indispensable pour faire face aussi bien à la récession qu’à l’apaisement du monde, Britt se demanda le 11 Janvier au café des Phares : « À quoi servent les philosophes en période de crise ? », une gageure pour l’animateur, Gunter Gorhan, étant donné que dans de telles mésaventures il n’y a pas d’erreur (ce qui se fait est savamment calculé puis tout juste masqué), alors que c’est la vérité finale que recherche le philosophe, la fourberie n’étant pourtant pas étrangère à sa raison ; pour le phénoménologue ce qui est, surgit de ce dont on parle, tandis que pour le logicien le singulier tient de l’universel et tire le contingent vers le nécessaire.

- La crise permet de poser les vraies questions, affirma l’auteur du sujet, beaucoup de gens pensant que les philosophes ont leur mot à dire, et l’animateur surenchérit prônant « que, en tant que citoyens engagés, dans les cafés philo chacun est philosophe ».

Michel le prouva derechef, « décelant une corrélation entre le politique et le philosophique qui doit être interprétée dans une vision élargie des choses », l’intervenant qui  suivit, « allant à la racine étymologique du mot ‘crise’ (discriminer, décider), trouvait que la philosophie permet d’interroger le savoir et de surmonter ainsi les difficultés », Alain mentionnera lui-même dans son ‘rectificatif’ ce qu’il a dit, et Laurent, qui prit la parole ensuite, après avoir précisé « le rôle du philosophe qui réfléchit (et qui agit différemment en raison de cela) dès que le réel échappe aux chiffres et que les acquis de la science se trouvent controversés », voulu ajouter « à celui de la philosophie, le rôle de la psychiatrie dans le lien entre l’individuel et le collectif, en cas de crise », après quoi Henri, appelant « à un changement de nos comportements », se référa « à la révélation, au moyen de la crise, de certains dysfonctionnements, plus chaotiques que structurels ». Sheila dénonça alors « la croyance en la vérité philosophique ou psychologique, sujet de sa thèse », Gunter précisant « que les crises  sont des crises de désir, à partir du moment où l’on ne sait pas ce que l’on veut » et Nadia rappelant « les différentes crises, autres que financières, trouvées normales, bien que ‘répliques disproportionnées’, parce que l’on ‘n’obéit qu’à la voix de son maître’», prétexte dont usa l’animateur pour suggérer « qu’afin de lui accorder une forme, l’on donne un nom à ce dont on parle », pourtant, ayant pour ma part proposé, « d’après Aristote, de nommer cette crise, non de ‘économique’ (gouvernance de la maisonnée), mais de ‘chrématistique’ (la recherche de la richesse en soi), condamnée par l’éthique et la morale », le débat se poursuivit sur l’idée de « désir », Britt, « interpellée par l’impuissance de la raison, prélude à la résignation », s’interrogeant « dans quel monde vivons-nous et quel monde voulons-nous ; nous sommes en crise et, au vu des suicides et autres désastres sociaux, on dirait que le désir a changé de sens ».

- La crise c’est un cri « au feu ! », expliqua Gunter, parce qu’elle nous plonge dans un dilemme : « moins d’automobiles, bonne nouvelle écologique / ça crée du chômage... zut, alors ».

Pour Marlène, « la crise rendant visible ce que l’on ne voulait pas voir, la question devenait ‘à quoi sert le philosophe’ ? » et Michelle, « le débat devenant étroit », invita les présents « à faire un pas de côté et à regarder le monde des artistes (peintres et musiciens) chez qui tout est précieux », tandis que Gilles réfutait « L’appel de la philo à la raison ; pourquoi raison garder, alors que nous sommes plus riches qu’il y a 150 ans ? », l’animateur répétait « que c’est l’être humain qui est en crise », Peter établissait « le rapport entre savoir et faire : ‘ou bien nous savions ce qu’il fallait faire et l’avons fait, ou bien nous n’avons pas fait ce qui paraissait être nécessaire’», Agnès insinuait « que l’on ne pense que contraints et forcés », Gilles profitant enfin d’une ouverture pour rythmer de ses vers : « Etre/ De crise en crise/ Point de vue/ Ou question de sens/ Penser le changement/ Ou changer le pansement ?/ Réflexion/ Décision/ Vision de l’illusion/ Nommer/ Donner un nom/ Foi en l’Homme/ Femme humant/ Que le non soit ton nom/ Tu aurais dû savoir/ Ne pas souffrir ».

Bref, Olivier a évoqué « les multiples polysémiques par rapport à l’unique», Pascal « la crise du sens et l’inutilité pragmatique des philosophes », Alfred doutant « de ce qui se passe lorsque l’on dit qu’il y a une crise » ; puis on a annoncé successivement « la mort de Dieu, des maths, de la vérité, de la finance pour aboutir en définitive à la question : « Que pouvons-nous apporter ? » et enfin, se demandant « que faisons-nous tous là ? », Sonia, « se réjouit de la crise », ajoutant que « l’Homme n’a pas de nature car, oubliant qu’il a un corps, sa pensée a été trop loin », Christiane « que l’on n’a pas à quoi se référer pour s’en sortir. Bâtir du nouveau ? Se baser sur les anciens textes pour apprendre quelque chose ? OK, elle travaille alors sur les travaux de Giorgio Agamben pour voir comment se positionner », Gunter y ajoutant Jean-Claude Michéa et « La double pensée ». Il ne manquait plus que ça (la double pensée) pour que, à la faveur de l’intervention de Pierre-Yves « sur la limite, l’excès, la cause », l’on passe à « la causerie », « la clauserie », « La Closerie de la Bastille » et le cercle se referma, le débat étant, en quelque sorte, exporté vers l’Entrepôt, après la projection réservée au ciné-philo, du film « Chomsky & Cie » de Daniel Mermet, dans lequel la liberté d’expression est examinée à la loupe par le fameux linguiste, et d’où ressort que tout le monde est partout libre de parler, s’il ose surpasser les réelles entraves à sa parole, de la part de soi-même, de son vis-à-vis et des États, fussent-ils totalitaires ou démocratiques, puisque la fabrication de l’opinion (ou du consentement) est entre les mains des groupes industriels transnationaux, responsables de la crise actuelle ; il faut assumer, tout simplement, sans s’attendre à des complaisances ou des satisfecit. Ainsi, il y en a qui clament : « ces spéculateurs ne rendent l’âme qu’après avoir bien profité jusqu’à leur dernier soupir », d’autres « puisqu’ils font une vie durant ce qu’ils veulent avec l’or et ne meurent que quand ils le doivent, il faudrait fusiller tous ces énergumènes pour qu’ils apprennent à vivre » mais, franchement, à part se tordre de rire, que peut le philosophe ? Que sait-il du pouvoir libératoire des monnaies, de la mystérieuse aisance des assassins accrédités ou de l’attrait des mers de sang ? La réalité existant en dehors de ses représentations, la crise le laisse tel qu’il est, sereinement lié à la généreuse ampleur des idées, sauf, évidemment, si son éditeur ne lui règle pas ses droits d’auteur, auquel cas c’est le procès parce que, si l’on a un esprit trop large tout risque d’aller à vau-l’eau, même si chaque perspective de récompense est contraire à la vertu en raison de la servitude qu’elle implique. En tout cas, le philosophe n’est pas un saint, ni un rebouteux ni un tribun prêt à répondre à de telles devinettes ou atermoiements ; s’il comprend, les choses sont comme elles sont, s’il ne comprend pas, les choses demeurent telles quelles. Le vrai et le faux, qu’il a inventé, sont deux démarches contraires qui se perdent dans des prédicats éclatés comme du blé, des olives ou des raisins, dans des moulins ou pressoirs. La philosophie se fait comme on fait ses dents, à force de mordre, sans oublier de penser ; c’est un acte de langage, représentation cohérente de l’idée de sens moral qui aide l’Homme à adhérer à lui-même, mais ne peut pas être applicable à aucun phénomène de l’expérience, nonobstant tout ce que le philosophe peut faire avec des mots et j’en témoigne par ce dialogue entre un philosophe et Bernard Mardoff, qui préférerait partir la tête basse que les pieds devant :

L’arnaqueur : Pensez-vous, maître, que je survivrai à cette crise ?
Le sage : Bien sûr ! Mais, en toute franchise, je ne vous le conseille pas.

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. À quoi servent Les philosophes, en temps / en période de crise ?, Gunter Gorhan
Ecrit par ROCA. 13-01-2009
À quoi servent Les philosophes, en temps / en période de crise ?, Gunter Gorhan',

crise, discrimination, être ... de crise', en crise, temps, période de crise, temps de distanciation,
recul, hauteur, distance, " point de Vue de Sirius "', Sur Le Voir, du Savoir, Sur La question,
du Sens', de L'existence', essence', et Autres Vraies questions,___________________________
Surplomber Les Limites de notre Savoir, Penser, e, Panser, a, notre " grand corps malade ",
" mieux Vaut penser Le changement, que de changer Le pansement ", de notre " petit corps " bravade " ",
panse ... ment, " effet placebo "...nneteau ...to ...ment, tête de turc !, en période de " doute " ...
de " questionnement ", et, d'interrogation, de réponse', Aux questions, __________________________
esprit critique', et ...cri, Les ... maux, derrière' Les ... cris, et, La remise' en cause ... remise' en question,
remise À plat, en perspective ... réflexion, de L'Action, sur La crise, Anthropologique du désir, coûte que coûte',
À saisir, Le traitement des maladies de L'âme'...agit, sur des ...pressions, défiance ... déception,
épreuve', et ... preuve, de Vérité, dans La Cité, moment des décisions, ________________________
Vision, des'...illusions,
Avec un pied dehors, et un' œil en surplomb, nommer, donner' un nom, Aux crises du ... des ...corps,
du monde ... L'Autre ... Soi, À transformer', Aimer, DÉCONSTRUIRE La foi, en L'homme ... femme, humain,
rendre Visible ... L'Invisible', À L'orée de L'humain,_________________________________________
et que ton OUI soit OUI, et, que ton NON soit NON ! Crise d'humanité, ses ...cris, j'écris ton nom ... ton corps,
" quelque part dans L'Inachevé ", Vladimir Yankélévitch, de La crise', À notre chevet,
" tu Aurais pu savoir comment souffrir, tu Aurais su pouvoir ne pas souffrir " ... chemin de La Passion,
" La Passion de L'humanité ", L'humaine' Altérité, Passage suscité, res'- suscité, " d'insurrection
en' insurrection, Vers La résurrection ", J C, Jean Cardonnel, " Mai 68, de L'insurrection
À La résurrection ", Le pavé,
sous Les pages, en question,
causer, causeur, facteur de cause, causerie', mise ... remise' en cause', Au coin des Phares,
et, pour La bonne cause', où L'âme'... agit, en phare', ____________________________
Esprit de La Lettre ... " du plus' Au mieux "', ... être ... " de L'Avoir À L' Être' ", être',___________________ À ...reine', À nu, Le roi est nu, il faut re-naître', ______________________________________________
et, en ...fin, Être', _________________________________________________________________
Être', Esprit, Incarné ... d'Adresse ... qui re-naît, co-naît ...sens', re-connaît ...sens', de L'être, Gilles Roca,
_________________________________________________________________
Cas-fée Philo des Phares, Cas-fée des Phares / Cas-fard des Fées, P Y, Philosocrise phare',
11 janvier 2009', en ces-jours de Nivôse', et de remise' À Neuf', À plat, L'horizon, ose ... Le phare !,
" ma fonction, c'est Veiller, sur Les mers, débordées, Le Vrai phare c'est moi ", Victor Hugo,
La Légende des siècles ... mon' Alter' Hugo, G

2. Le philosophe et la crise.
Ecrit par Carlos. 14-01-2009
... et, l’homme se languissant au Paradis, Dieu créa la femme mais, à cause d’une pomme, étrennes d’une couleuvre en visite au couple édénique, le Créateur, seul philosophe dans ce pré carré rationnel, infléchit de manière drastique le destin des protagonistes du ménage à trois. Puis, par jalousie, Caïn tua Abel, en raison de la munificence des sacrifices de son frère à un Dieu infatué qui, las de l’argile et épris de prépuces, préférait le lait tiré des pis des chèvres du berger, aux tubercules extorqués à la terre par la force du laboureur. L’implacable tour de vis devint commandement : « Tu ne tueras point! », ce qui incita les peuples à transgresser allègrement la singulière injonction, jusqu’à ce que le philosophe fût et que, grâce à lui, l’Homme se « reconnût lui-même » ; le peuple se revêtit, alors, d’hermine, les pommes tombèrent à la verticale toutes seules, la terre passa à tourner autour du soleil, les guerres devinrent saintes, les Lumières mirent la charrue après les bœufs, les conflits sont devenus justes et même humanitaires, dès que la convention de Genève eut établi les règles de tuer, classifiant le type d’armes et de phosphore propres à massacrer son vis-à-vis, et considérant prisonniers, sous sa protection, les épaves qui ont une Croix Rouge sur le dos. E=mc² fait son boulot, Mardoff abat le sien et, pendant ce temps, le philosophe lit dans le marc de café. Qu’est-ce qu’il lit ? « Tout ce que je sais, c’est que je n’en sais rien », la seule maxime qu’il a retenu de son maître.

3. DÉFAITISME AFFICHÉ
Ecrit par Britt. 15-01-2009
Toujours les mêmes citations! Et si Socrate en faux modeste n'avait voulu faire qu'une boutade de son "je sais que je ne sais pas", pour faire parler ses interlocuteurs?
C'est terrible de répéter inlassablement ces mots de SOCRATE en guise de consolation ou d'excuse de résignation pour ne rien faire, ne rien penser.
Il y en d'autres tout de même qui se creusent la cervelle pour diagnostiquer et remédier aux maux du monde qui va à la dérive... Rien ne nous empêche de participer à ce travail de création.
Les 4 philosophes bien vivants réunis hier soir sur le plateau de FR3 ont montré qu'ils savaient un peu plus tout de même sur l'état du monde, ce monde que nous fabriquons et que nous avons par conséquent le pouvoir de déconstruire et de reconstruire, en tout cas de lui trouver des issus plus réjouissantes que celles qu'on observe actuellement. Car si vous laissez les gouvernails aux mains des experts et autres économistes achetés aussi bien par les politiques que par les multinationales (voir MONSANTO et son discours écolo et humaniste sur les OGM) vous ne serez pas mieux lotis.
Ces derniers temps - depuis la crise et hier soir aussi - j'ai entendu dans les médias des mots comme contribution, amateurs, enthousiasme, interactivité, coopératives, motivation, désir, reconnaissance - bien loin du vocabulaire entendu en temps hors-crise: gestion, retour sur investissement, dérégulation (au nom de la sacro-sainte main invisible du marché), travailler plus pour gagner plus, liberté, autonomie, performance.....
Et si les crises servaient à ça: à nous demander ce qui nous tient vraiment à coeur, ce qui nous est essentiel...

4. Crise dans l'art contemporain
Ecrit par Gabriel. 16-01-2009
Comment se fait-il que mon commentaire du 16/01/09 , 12H10 , écrit à la suite du compte-rendu de Carlos " A quoi servent les philosophes en période de crise ? " se retrouve dans un compte-rendu " Ars gratia artis " du 19/11/07 ? Il était écrit en rapport avec le mot " crise ".

5. C'est étudié pour...
Ecrit par Marc. 16-01-2009
Réponse à Gabriel [4],
Le webmestre qui sommeille en moi (mais que d'un oeil) a jugé que ton commentaire concernait davantage l'art contemporain que la crise. Aussi l'ai-je raccroché à un autre article de Carlos en rapport avec ce thème. Je me suis dit que dans quelque temps, la place de ce commentaire dans un article sur l'art paraîtra plus naturelle. En tout état de cause, un lien entre les deux articles est maintenant établi grâce à tes commentaires.

6. L'art d'écrire sur le sujet (et sa crise).
Ecrit par Daniel Ramirez. 17-01-2009
J'ai lu ton commentaire, Gabriel, auquel que tâcherai de répondre, car je trouve beaucoup à redire par rapport à l'opinion de ces "philosophes" que tu cites. Mais l'initiative de Marc m'a paru très raisonnable. La crise de l'art, qui est un vrai problème a peu à voir avec LA CRISE dont on parlait ici. D'ailleurs ce ne sont pas les mêmes époques qui sont évoquées.

7. A quoi srvent les philosophes en période de crise?
Ecrit par Hamm Robert. 05-02-2009
Inversement pourrait-on demander:à quoi servent les philosophes en dehors des périodes des crise?

8. Et moi ?
Ecrit par Girafe has been. 15-02-2009
À rien : ils sont tous has been. Avant, on s'adressait aux Sociologues, aux Psychanalystes, aux Que-sais-je ? C'est le tour des New has been à la télé. Bientôt le Journaliste ira poser Sa question aux Poètes et juste après, aux Girafes. J'aimerais bien que l'embrasement aux Antilles vienne jusqu'à Bastille. Et Moi, en tant de crise, à quoi je sers ? Allez, debout, les has been des Phares !..

9. à la girafe
Ecrit par carpe. 16-02-2009
Il y a beaucoup de perroquets aux Antilles, vous êtes sûr que vous voulez rocagiller le site des Phares ?
Ne vous inquiétez pas, personne ne posera de question à une girafe, elle est aussi muette qu'une carpe...
Maintenant je me demande ce qui vous fait applaudir l'"embrasement" des Antilles : de nombreuses boîtes vont être obligées de fermer là-bas, ce qui va encore augmenter le chômage ! Contrairement à vous j'espère que cette pagaille ne va pas arriver jusqu'en métropole, cela ne ferait qu'aggraver les problèmes au lieu de les résoudre.
De toutes façons je pense que le philosophe n'a aucune compétence pour gérer ces crises économiques et/ou politiques.

10. A tous ces poissons d’eau douce et autres mammifères ruminants ...
Ecrit par Crémilde. 17-02-2009
Je ne vois pas en quoi les mots « gérer » et « compétences » sont ici bien employés.
Si vous pensez tel que et que cela, je suggère la pêche et/ou les steppes et savanes d’Afrique, qui permettent la contemplation de la Nature et la réflexion sur l’Humain.

11. à quoi servent les philosophes en temps de crise ? à rien
Ecrit par carpe n° 9. 10-09-2013
Le philosophe n'a aucune compétence pour gérer les crises politiques , il suffit de lire son blog / la Syrie :
"que faut-il faire ? C'est simple comme bonjour : arrêter la guerre . Et cela est donc possible ? ben oui ! ya ka ! "
Heureusement que les diplomates ne lisent pas ce genre de littérature, ça les ferait trop rire.

12. Le philosophe et le diplomate
Ecrit par Bertrand. 15-09-2013
Bonjour. Je pense exactement le contraire. Cet article sur la crise de la Syrie dit ce que personne d'autre n'avait dit. C'est le philosophe qui peut en parler ainsi et non pas le diplomate ni le politique, dont le rôle n'es pas le même. Quelle sera la "solution" que sera trouvée pour la Syrie? On ne peut pas le savoir, ce sera sans doute pas celle que Daniel Ramirez propose, mais justement, elle a le mérite d'être formulée et avec une grande clarté, ça sert à comparer la réal-politique qui sera appliquée, avec une solution valable éthiquement.

13. à Bertrand, qui applaudit les verbiages philosophiques stériles.
Ecrit par 11. 25-09-2013
Alors au philosophe génial, qui veut" envoyer 5 mil casques bleus en Syrie", il faut commencer par lui apprendre que, en français, on écrit 5 mille , et lui expliquer qu'en Russie Poutine a fait preuve de haute intelligence diplomatique. La non-ingérence en pays étranger est un principe base, et le rappel des origines chrétiennes de l'Europe interdit toute aide aux musulmans locaux ( j 'allais dire musulmans terroristes mais j'ai évité le pléonasme) .

14. le verbiage du café du commerce
Ecrit par Un lecteur. 01-10-2013
Peut-on accepter moralement la poursuite d'une guerre civile (et militaire) qui fait plus de 100.000 morts? L'article de Daniel Ramirez a le mérite de recentrer le débat sur le vrai problème. A peu près tout le monde, tombe dans le panneau médiatique des armes chimiques, monté pour que tout le monde (y compris Poutine) sauve la face. Comme si le problème était cette attaque chimique et no le massacre qui continue, chimique ou pas. La différence entre un philosophe qui ose publier sous son nom une idée totalement décalée par rapport à la doxa internationale manipulée et un commentateur du bistrot de la gare, 11 ou 13, est, non seulement intellectuelle mais morale. Il n'y a as de "solution", mais comme l'article le montre, il y a des options, les unes moralement acceptables (même si coûteuses), les autres c'est la Realpolitik la plus hypocrite du monde.

15. du bistro de la gare au café du commerce
Ecrit par 11, 13. 02-10-2013
Au lecteur 14 qui applaudit ceux qui veulent jouer aux gendarmes du monde ( on va punir les méchants !) je conseille de demander à Obama de partager son prix Nobel de la Paix avec Daniel Ramirez. Il est possible que ce soit Poutine qui l'obtienne la prochaine fois, alors faites vite .

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