la vérité de demain se nourrit des erreurs d'hier
Écrit par Carlos Gravito   
27-04-2009

http://www.cafe-philo-des-phares.info/images//verite-erreur.jpg

Pensant à tous les amis du café des Phares, le 19 avril, je déambulais dans le modeste Musée d’Art Ancien de Lisbonne où j’ai pu contempler quelques œuvres de Bosch, Rembrandt, Zurbaran et d’autres artistes portugais dont Nuno Gonçalves un magistral peintre du XVème siècle. Aussitôt arrivé à Paris, je me suis précipité sur ce site, afin de consulter l’archive sonore que Cédric Boudon entretient consciencieusement et où il m’a été donné d’écouter le débat de ce dimanche-là. Il s’agissait de gloser autour d’une affirmation de Michel « La vérité de demain se nourrit des erreurs d’hier », que Daniel Ramirez se proposa d’animer.

Il m’est immédiatement venu à l’esprit que, pendant le temps passé au Musée, je n’ai vu que « des erreurs d’hier » mais que le futur serait d’autant plus prometteur de « vérités ». Pour le présent, que dalle ; ma génération s’est fourrée le doigt dans l’œil, passant à la trappe de l’Histoire, à moins qu’elle ne soit une « erreur » pour après demain, ou la « vérité » issue des « erreurs » d’avant-hier. Néanmoins, tout bien considéré, « l’erreur est un acte de l’esprit qui tient pour vrai ce qui est faux et inversement » ; ainsi, le sujet pourrait très bien s’énoncer : « La vérité (ou l’erreur) de demain se nourrit des erreurs (ou des vérités) d’hier » et, évidés du temps, les sujets d’aujourd’hui ne seraient que des quantités négligeables indifférentes au processus. Une vraie pelote, n’en déplaise à Saint-Exupéry, qui l’a écrit dans sa « Lettre à un otage ». Pour ce que je connais de Michel, on était devant des choses de fait, certaines comme les propositions d’algèbre ou arithmétique, l’alternative étant l’incertitude, où la vérité comme l’erreur ne sont pas évidentes.

Prêtant l’oreille, j’ai entendu alors l’auteur du sujet justifier « que si on dit vérité de demain, ça a forcément un coté positif car on va vers quelque chose de mieux, d’humain, et pas un dogme (erreur d’hier) » mais, l’animateur lui demandant de « mieux s’expliquer, car le XXème siècle fut fertile en erreurs », Michel devint évasif, évoquant « un double sens de ‘vérité’ ». Irène intervint ensuite observant que « le progrès consiste à détruire le dogme, voir Galilée, ceci dit on n’accède jamais à la vérité, la chose en soi (Kant) » et, Daniel demandant que « l’on s’attarde quelques minutes à préciser ce que c’est la vérité ; cela a-t-il à voir avec le ‘vrai’ et le ‘faux’ ? », une intervenante avança comme exemples « le journal Russe, ‘La Pravda’ et Garance dans ‘Les enfants du Paradis’ », Roschan dit que « c’est quelque chose de très personnel, difficile à définir, l’exemple le plus évident étant le cas Israël-Palestine ; la vérité est ailleurs », Charles releva « le point de vue scientifique (Pasteur), sinon chacun voit ‘midi à sa porte’ », Christiane envisagea « deux postures, recherche d’exactitude et relativisme », Agnès évoqua « Badiou et ses processus de vérité : l’état amoureux, l’art et la révolution ; quelque chose d’irréversible qui vous change » puis, un autre participant remémora « l’apparition de Jankélévitch en 68 à la Sorbonne où, enlevant son manteau et son écharpe, il clama : ‘je vous présente une vérité éternelle’ », ajoutant que « les amoureux mentent, autant que les pêcheurs et les chasseurs, et cachent la vérité ».

- Enfin ! s’exclama l’animateur. Ils cachent la vérité pour la posséder ; celui qui se trompe reste dans l’erreur et ne la possède pas. Voilà donc la distinction entre erreur et mensonge.

Nadia voyait « dans la vérité un choix institutionnalisé, codifié », Pirmin percevait « un cadre précis dans la volonté de vérité qui ne peut porter que sur des cas abstraits car entre la montagne et la mer il y a des tas de choses », quelqu’un doutait « qu’en politique il y eût de la vérité », Georges, considérant « les différentes certitudes au sujet de la réalité planétaire, opinait que les vérités sont relatives, s’interrogeant sur ce que seront celles de demain ; toute erreur se prend pour vérité », Alfred trouvait « le sujet surréaliste car il semble être à l’envers et que, la vérité étant une abstraction ou un mystère, c’est par des approximations successives que l’on arrive à l’exactitude, dans la nature rien n’est pile poil, tout étant plutôt contradictoire comme le Yin et le Yang », l’intervenant suivant pensait « que l’on s’approche petit à petit de la vérité (si elle existe) et que le ‘doute’ est un moteur » et André fit remarquer que « l’universalité de la morale n’est pas un sondage ; elle oblige et le fait que des enfants meurent avant les parents est inacceptable ».

Une autre personne nous apprit que « le cheval ne ment jamais », Michel préconisa « un retour à la nature », Pascal rappela « que le silence est d’or et la parole d’argent, alors que la parole est recherchée et le silence ne dit rien », Pierre que « la vérité en soit n’a rien à voir avec la vérité utile », Georges avertit que « les sujets sont des bouteilles à la mer mais qu’il faut un message dedans sinon le débat reste fumeux » et l’animateur termina soutenant « que la vérité est mélangée à l’erreur mais qu’il y a toujours autant d’erreur à même d’accoucher d’une vérité ».

Pas commode de démêler l’écheveau, et pourtant nos chers philosophes n’ont pas chômé. Force est toutefois de constater que les générations humaines se transmettent le flambeau de la vie, pas celui des erreurs ou des vérités. « Errare humanum est... » (L’erreur est humaine, mais y préserver c’est diabolique ; une faute morale) et, comme dit Victor Borie, « Il vaut mieux accorder sa confiance à la nature, qui parle aux yeux, qu’aux savants qui raisonnent ». A rebours dans le temps, nous nous adonnons à une vérité qui n’est rien d’autre qu’une éventuelle coïncidence et jugeons la terre entière refusant de nous rendre à l’évidence des traces de pas et des bruits de bottes ; alors, par vanité, va de répéter « les vérités de demain se nourrissent des erreurs d’aujourd’hui » (et vogue la galère), même si Schiller était d’avis que « mis à distance par le regard scientifique (ruine des savoirs qui sont là, liés à l’expérience, sans instruction de la réflexion), l’art est l’apprentissage de la liberté. Il est souverain ; ce sont ses lois qui ont cours et pas les limites de la réalité. Degré zéro de la détermination, sans but ni fonction, l’art est un être véritable qui se distingue des sciences, de l’imitation, de l’apparence, de l’illusion et des erreurs du goût qui lie la société à un contenu ». C’est Georges Gadamer qui nous le livre, dans « Vérité et Méthode », à propos des attaches aux œuvres d’art en relation avec l’héritage du passé.

Certes, la vérité est hors propos mais, s’il s’agit d’un processus dans le temps, c’est comme si chaque assertion contredisait la précédente ; dans ce cas, le faux n’est pas et on ne pourrait pas parler de vérité mais de point de vue. Le langage est là, pourtant, pour nous sortir d’affaire nous engageant dans l’illusion de connaître. Reprenant la réponse de Platon à la question posée par Socrate à Ménon : « Comment est-il possible de chercher et d’apprendre ? », Descartes dit : « La vérité de ce que nous devons jamais découvrir nous appartient depuis toujours ». Sa présence nous est connue alors que sa forme nous est encore ignorée cependant, si nous nous regardons d’assez près, nous nous voyons tels que nous sommes. Tôt ou tard, il faut bien le faire car « ... les contradictions à surmonter sont le terreau de notre croissance » (Saint-Exupéry)

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Méthode scientifique
Ecrit par Jules. 29-04-2009
Ce sujet me semble évoquer l'idée de progrès scientifique.
La méthode scientifique veux que la vérité scientifique d'aujourd'hui (les théories en cours) soit effectivement construite sur la vérité d'hier, complétée et corrigée comme on l'a pu. De même, on peut supposer que la vérité scientifique de demain sera construite sur la vérité d'aujourd'hui.

La vérité de demain se nourrit d'abord de la vérité d'aujourd'hui, bien sûr, mais c'est en envisageant l'erreur que nous nous rapprochons de la vérité.

Pour ce qui est de la politique, de l'art ou de la morale, il vaut mieux parler de points de vue...

2. La Vérité de demain se nourrit'- elle des' erreurs d'hier' ?
Ecrit par ROCA. 29-04-2009
La Vérité de demain se nourrit'- elle des' erreurs d'hier' ?,

" Il se peut que je me trompe, comme disait Le hérisson en montant sur une brosse À habits ", San' Antonio,
Frédéric Dard, erreurs, d'hier', Vérité, d'Aujourd'hui, demain ?, ... personnelle', et, universelle', évolution,
de notre' humanité, La marche ... Le chemin, " c'est' ici Le chemin " ... de La marche', À L'Humain, Idiot ...
gêne, détruire ... déconstruire', erreurs, et dogmes ... précédents, et " tendre ... Vers ... , en progression,
en' Avançant, ... La Vérité, de toute son' Âme ", Platon, La Vérité qui Vient, permanents changements,
en' Avant, mouvement, erreurs, Vérité, Lien, dans La marche du monde, Miss'...terre', et boule, de L'homme ",
Le, Vrai, mystère', en somme, Histoire ... L'Autre ... Soi, L'humanité, ma foi !, Vie éternelle ... quoi ! comment ?,
qui se nourrit, qui mange ... boit, gavée Au Mythe'...errant, France'...oie, tout' Avalant, comme ...
manne ... des mânes, erreurs, et Vérité, d'hier', et d'Aujourd'hui, de nuit' en jour, en ...nuit, Vérité,
tendre ... Vers, fil d'Ariane', Accès, À La nudité de L'Être ... " Quelque part, dans L'Inachevé ...", Jankélévitch, " Le presque ... rien ", qui sait ?, en friche', en jachère ... Qui Est', et , Qui Était,
Qui Vient', À naître', À notre ... tour, de table ... de ... nuit, table de chevet ...
en recherche', et, en devenir, et, dans L' intention d'Aboutir, subjectif, objectif ... Valeurs, principes, Aléatoires,
erreurs, ou Vérité, À Voir ... La relativité, d'erreurs, Ses ...Vérités, À manger, cool, À boire,
perception, intuition, d'une ... réalité, en passant par L'erreur, À ...Venir, Vérité,
mensonge', Allonge, ... " maintenant', et ici ", Vérité, raccourci ... de L'existence', et ...Sens', Vérité ...
co-naît ...sens', mais non, mais non ... Mais ...si ! Merci ... Gilles Roca,

Cas-fée-Philo des Phares, 19'. 4. 2009', ces-jours de Germinal, manne des mânes Graal, Appât,
erreurs, Vérité, phares, mystère, Vérité, neuf', G R

3. La vérité de demain se nourrit des erreurs d'hier
Ecrit par Hamm Robert. 10-05-2009
Quelles sont d'abord les erreurs d'hier?

Telle est la question ici,d'abord, sugggérée, à laquelle l'on peut croire et,derechef, vouloir répondre "avec facilité".....

Mais cette question,bien loin d'être isolée,peut présupposer une autre.....
Peut-on apprendre d'un passé d'erreurs?

Ainsi,en lisant le journal,sans réflexion et en parfaite naïvité,
peut-on constater,par exemple,qu'il existera toujours des accidents d'avion,des assassinats,des escroqueries en tout genre,etc.etc....
La liste en est sans fin...
Qu'il s'agisse d'erreurs est,bien sûr,un euphémisme, mais,également,un tel terme
peut être suffisant.....

L'essentiel reste que de telles "anecdoctes",quotidiennement,
ne changeront jamais.....
La politique"politicienne évite ce genre d'écueil avec une subtilité grossière mais même cela n'intéresse plus personne.....

Ainsi,dans la vérité de demain, n'y-a-t-il,au moins, que les habitudes d'hier,tout ce qui à fait dire à Salomon, en parlant d'aujourd'hui:
rien de nouveau.....

A n'en pas douter cette trilogie,passé,présent,futur,n'a que faire de l'opinion individuelle, liant invariablement l'enchaînement des faits à une "logique invariable,presqu'inexorable:LA RÉPÉTITION.....

Personne ne veut le savoir ou s'y intéresser;et pour cause.....
La différence entre stupide et intelligent s'efface ainsi,toute différence entre bon et mauvais de même:il n'y a plus rien à comprendre....

Ceci,peut-être,n'est,sans doute, pas tout à fait vrai mais la présupposition inverse peut lui équivaloir,à peu près.....

Qu'importe?

Demain,ainsi,doit correspondre à sa propre vérité,devenir ce que chacun veut en comprendre:une grandeur isolée,inconnue et,par ce "biais",inutile....

La vérité,de même,devient alors une grandeur altérée,temporaire,à peine plus qu'une identité,un non-mensonge....
L'idée de la vérité s'efface, ainsi, dans une ignorance complète,elle-même devenue révélation pour l'inconnaissable,l'incompréhensible....

Devenue,ainsi,triomphe de l'homme moderne,de son sens déconcertant pour la facilité,la monotonie intellectuelle et la lassitude des mêmes clichés toujours répétés de la même maniére, on pourrait alors dire que les erreurs d'hier deviennent les vérités de demain,le mot "nourriture" étant non seulement impropre mais également superflue comme tout ce qui est écrit dans le journal des répétitions sans fin....

La vérité de demain EST donc la synthèse des erreurs d'hier,
l'élévation au sens Hegélien du terme à un nouveau niveau"qualitatif" du faux,le cheminement inexorable de l'erreur
étant,tôt ou tard,une nouvelle catastrophe,une nouvelle analyse....Et ainsi de suite....

4. Galilée : Erreur-Vérité.
Ecrit par Joël Col. 31-08-2010
LETTRE AU VATICAN
Condamnation et réhabilitation du savant Galilée

Il n'était pas de mon intention de diffuser cette lettre sur l'Internet.
Je pensais retenir l'attention du Vatican en lui rappelant l'existence de mon ouvrage.
Sa réponse évasive et brève, rejetant ainsi toute collaboration, m'impose de publier cette correspondance qui confirme l'embarras et le mutisme des milieux religieux à l'égard de mon étude.

Consulter :
monsite.orange.fr/autoedition.mgl
Joël Col


LETTRE AU VATICAN : Décembre 2009

Aux bons soins de la LIBRAIRIE EDITRICE DU VATICAN
À l’attention de Monsieur l’Archevêque Gianfranco Ravasi,
Président du Conseil Pontifical pour la Culture.

Veuillez m’excuser pour la liberté que je prends en vous écrivant.
J’ai élaboré une étude sur l’implication de la Bible dans la condamnation de l’astronome Galilée, étude à laquelle j’ai consacré plus de douze années - je dois dire aussi que je l’ai traduite en anglais et en espagnol.
 Et dans cette étude - intitulée Entre Galilée et l’Église : la Bible - je démontre, verset après verset, que si les traductions de la Bible avaient été fidèles à leurs Textes originaux (hébreux et grecs) Galilée n’aurait pas été condamné par l’Église pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures”.
De nombreux arguments ont été avancés par l’Église pour tenter d’expliquer cette douloureuse Affaire, mais, il faut bien le constater, ces arguments n’ont jamais mis un terme à ce Conflit (Galilée n’ayant toujours pas été officiellement réhabilité par l’Église). On ne saurait négliger ce fait d’importance.

Voilà 6 années que je publie cet ouvrage - mon premier exemplaire ayant été envoyé au Cardinal Paul Poupard le 14 novembre 2003. À ce jour, je n’ai pas eu la moindre contestation sur cette étude de la part du Vatican, ni d’ailleurs.
 Mon souhait serait de voir les autorités catholiques mettre un terme à la condamnation du savant en proclamant officiellement sa réhabilitation. 
Mais auparavant, il sera nécessaire que ces autorités reconsidèrent :
. le motif de sa condamnation (motif rédigé par l’Église à l’occasion du procès du 22 juin 1633 “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures”),

. ces erreurs de traduction de la Bible (mon analyse démontrant que dans les Textes originaux le soleil n’est pas dépeint comme un astre tournant autour de la terre, contrairement à ce qu’affirment leurs nombreuses traductions).
Mon étude, par voie de conséquence, vise à ôter le discrédit qui est tombé sur ce Livre Saint. Et je pense ainsi avoir répondu aux souhaits du Pape Jean-Paul II qui déclarait :

“Pour aller au-delà de cette prise de position du Concile, je souhaite que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l’examen du cas Galilée, et, dans une reconnaissance loyale des torts, de quelque côté qu’ils viennent, fassent disparaître les défiances que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d’esprits, à une concorde fructueuse entre science et foi, entre Église et monde. Je donne tout mon appui à cette tâche qui pourra honorer la vérité de la foi et de la science et ouvrir la porte à de futures collaborations.”

Je suis à votre entière disposition pour répondre à toute question concernant cette étude.
 En attendant de vous lire, je vous prie d’accepter, Monsieur l’Archevêque, mes très respectueuses salutations,

Joël Col



Réponse du Secrétariat du Vatican le 25 mars 2010.

Monsieur,
Vous avez envoyé, voici déjà quelque temps, un courriel au Conseil Pontifical de la Culture. Vous y parlez de Galilée et de vos recherches sur la question intéressante de la traduction de la Bible à laquelle Galilée avait accès. 
Le Conseil Pontifical de la Culture, qui n'est pas la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne peut que vous encourager dans ces recherches. Comme vous le savez, c'est à travers l'initiative STOQ que ce Dicastère agit pour un dialogue renouvelé entre hommes de science et hommes de foi.
Veuillez croire en notre cordial dévouement,

Le Secrétariat.


Réponse au Secrétariat le 25 mars 2010.

Monsieur,
N’ayant pas eu réponse de Monsieur l'Archevêque Gianfranco Ravasi à mon courriel de décembre 2009, renouvelé en mars 2010, je considère que le Vatican ne donne aucune suite à ma requête. 
Je pense aussi que les responsables de l’organisme STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest) que vous citez auraient dû, en toute logique, être informés par vos Services de ma demande.
 Et je constate que mon étude – en votre possession depuis novembre 2003 – n'a suscité ni intérêt ni critique de la part des responsables en charge de cette Affaire. 
Permettez-moi de vous exprimer ma déception.
Veuillez agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations,

Joël Col


5. Erreur et Vérité.
Ecrit par autoedition.meguila@. 01-12-2010
Une précision.

LANGUES ANCIENNES.
Le verbe grec ANATELLOO.

Mais pourquoi a-t-on donc fait « SE LEVER » le soleil avec le verbe ANATELLOO ? L’étymologie de ce verbe grec autorise-t-elle une telle traduction ?

Dans mon ouvrage Entre Galilée et l’Église : la Bible, j’ai étudié ANATELLOO à partir de 4 sources :
. Version de la Septante,
. Textes d’auteurs grecs anciens,
. Dictionnaires grecs-français,
. Textes originaux grecs du Nouveau Testament.

Dans cette étude, j’analyse également d’autres verbes - hébreux et grecs - qui, sous l’influence géocentrique, ont été faussement traduits.
Et ce sont ces erreurs de traduction qui ont ainsi impliqué la Bible dans la condamnation de Galilée par l’Église.

ANATELLOO se rencontre encore en relation avec d’autres sujets grammaticaux :
. les cheveux, la barbe,
. les dents,
. une plante,
. la fumée, la flamme,
. les épines.

L’étude que je publie m’a conduit à conclure qu’ANATELLOO ne déplace pas plus le soleil que les autres sujets sus cités.
Ainsi, si les traductions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux hébreux et grecs, Galilée, pour avoir rejeté le principe de la rotation du soleil autour de la terre, n’aurait pas été condamné pour « avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures ».

Je suis à la disposition de chacun pour répondre à toute question relative à cette étude.

Joël Col

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6. Galilée. Un Témoin absent du Procès parle.
Ecrit par . 08-10-2011
AutoÉdition Méguila a le plaisir de vous annoncer la parution du second livre de Joël Col :

GALILÉE. Un Témoin absent du Procès parle

Consulter :  autoedition.meguila.monsite-orange.fr  

7. Galilée. Un témoin absent du procès parle.
Ecrit par Joël Col. 01-08-2012
Galilée.
Un témoin absent du procès parle.


En écrivant son premier ouvrage ENTRE GALILÉE ET L’ÉGLISE : LA BIBLE, l’auteur a mis en évidence, au moyen d’une étude sémantique approfondie, que les découvertes scientifiques de Galilée étaient en parfait accord avec les Textes Originaux de la Bible, mais en désaccord avec leurs traductions.
Cette réalité, qu’on ne saurait placer sous le boisseau, fait des Textes hébreux et grecs un témoin et défenseur de Galilée de premier plan.
Absents du procès du savant, ils ont fait dire à Spicace, l’un des personnages de ce livre quelque peu romancé, que « les absents n’ont pas toujours tort.»

Ce dialogue montrera que l’Homme se complaît, comme par le passé, à rester dans ses traditions et à rejeter la Vérité. Mais, cette Vérité, ne finit-elle pas toujours par triompher ?



ISBN 978-2-9520299-1-9
Prix : 9,00 €

8. Erudition ou pub
Ecrit par Daniel Ramirez. 01-08-2012
Cela fait un certain temps que Joël Col fait de la pub pour son livre au révélations apparemment spectaculaires sur un détail de traduction de la Bible. Cela fait plutôt érudit pour un forum internet, mais pourquoi pas. On peut regretter qu'au lieu de essayer de nous faire acheter son auto-édition Joël COl ne nous donne simplement le noyau de son argumentation. D'après ce que j'ai compris, le mot grec "anatellô" ne voudrais pas dire "se lever" mais autre chose que l'auteur ne nous dit pas et qu'aurait indiqué, si on e traduit bien que les anciens connaissaient le fait que la terre tourne autour du soleil ou quelque chose comme ça. Merci pour la leçon (non donnée au fait) de grec ancien, mais quand on n'est pas né en parlant le grec ancien, que fait-on quand on veut lire Platon par ex. dans le texte? On étudie le grec et n consulte (très souvent) les dictionnaires. Or le verbe "anatellô" figure dans plusieurs comme voulant dire "faire lever", "faire resurgir"; la particule "ana" est très connue comme présidant beaucoup d'accusatifs (un mot théologique important "anastasis": faire revivre ou ressurection, litteralement faire revenir à l'être), dans ses formes "anatetalka" ou "anételeia" veut dire aussi commencer à paraître, prendre sa source. C'est très beau mais rien ne peut laisser croire à une quelconque théorie héliocentrique. Quand bien même Joël Col, qui doit être plus helléniste que moi, nous montrerait que la traduction n'est pas exacte, on ne peut pas par UN MOT, faire mentir toutes les connaissance que nous avons du monde ancien, la vision du monde biblique, magnifiquement décrite dans la genèse, montre un royaume terrestre issu de la séparation du haut et du bas, des eaux et du sec, de la lumière et de l'ombre, et une fois que c'est fait, cela ne bouge plus que dans l'alternance (l'ordre, le logos), sauf miracle, exactement comme pour les grecs. Malheureusement pour les passionnés d'étymologie et de langues anciennes comme on a connu au café-philo, les mots n'expliquent pas tout, ne contiennent pas autant de secrets qu'on voudrait leur extorquer. Heureusement pour nous tous, le savoir est accessible et ne contient rien d'ésotérique ni de caché, il n'est caché que pour ceux qui exaltent l'ignorance (ils sont nombreux, bien sûr, mais nul n'est obligé de les prendre aux sérieux).
Mes références Lexique grec-français, Joseph Théophile de Murcin, p. 42, mais on peut regarder dans d'autres aussi.
Daniel

9. De la précision avant tout! Bravo!
Ecrit par Internaute. 03-08-2012
Je salue le retour de Daniel Ramirez sur le forum, ça nous manquait. Pour ce qui est de l'érudition, on est plutôt superbement servis. Une bonne leçon pour Joël Col et la pub de ses uto-éditions, mais surtout salutaire car ça montre que dans la philo il n'y a pas de flou artistique qui vaille. Voilà qui devrait faire plaisir aux Günters et autres anti-intellectuels, anti-philosophes, anti-université, etc.

10. Réponse à Monsieur Daniel Raminez.
Ecrit par Joël Col. 09-08-2012
Monsieur Daniel Ramirez,

Affaire Galilée.
Je viens de découvrir votre commentaire. Aussi, je voudrais, en vous répondant, écarter d’emblée toute idée qui pourrait laisser à penser que je suis animé par une volonté de publicité sur mon étude. Mon seul désir est d’informer ceux qui sont susceptibles d’être intéressés par cette importante question. Mon but n’est donc pas de vouloir faire acheter mes ouvrages mais d’informer ceux que le sujet pourrait intéresser sur « Café Philo des Phares » et d’obtenir surtout la réhabilitation officielle de Galilée qui tarde toujours.
Il reste bien évident que je ne puis apporter sur ce site tous les renseignements que je développe dans mon premier livre « Entre Galilée et l’Église : la Bible » de 368 pages.
Pour ce qui concerne le verbe ANATELLOO, j’ai consacré à ce verbe beaucoup de place dans cet ouvrage, ainsi qu’aux autres verbes qui aussi posent problème.
Je suis prêt à répondre à toutes vos questions. Je vous demande simplement de faire vos remarques à partir des démonstrations que je développe dans mon étude. Je tiens aussi à vous informer que le premier exemplaire du livre sus-cité a été envoyé au Vatican en novembre 2003. Je n’ai reçu aucun commentaire défavorable du Cardinal Paul Poupard ni de l’Archevêque Gianfranco Ravaci. Je vous invite à consulter à nouveau mes courriels figurant sur le cite « Café philo des Phares».
Je tiens également à souligner que je n’ai pas reçu, depuis novembre 2003, la moindre contradiction de la part de ceux qui ont lu mon étude. Bien au contraire, ils m’ont manifesté de réels encouragements.
Je reste donc à votre entière disposition pour une prochaine mise au point.
Je vous remercie d’avoir commenté mes articles.
Bien cordialement,

Joël Col

PS. Le livre « Entre Galilée et l’Église : la Bible » peut être consulté à la Bibliothèque Nationale de Paris et dans une centaine de librairies en France, en Suisse et à Rome.
Vous pouvez également consulter mon site « Joël Col Facebook ».




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