Le courage : vertu sociale ou dépassement de soi : retour d’animation
Écrit par Gérard Tissier   
28-05-2009

    Au tout début de ce débat, il m’a paru  logique de suivre l’ordre chronologique puisque plus qu’une alternative, la formulation du sujet me paraissait offrir  une opportunité qui justifiait  son choix.  Comprendre  ici une évolution historique et anthropologique entre une représentation  classique du courage et, ce même courage, considéré comme condition de la confrontation nécessaire, non pas à  la peur ( venant du sentiment d’un danger ou d’un risque ) mais de «ses» peurs,  pour un enviable, autant qu’énigmatique, "dépassement de soi ".  

Tout en  me promettant de confronter un participant sur le sens précis du fameux « dépassement » j’ai cru, une fois de plus, que se  présentait  l’occasion d’installer dans les esprits que l’individualisme mérite amplement que l’on prenne une distance philosophique avec lui. Non pas qu’il soit intrinsèquement mauvais mais pour que s’accomplisse en chacun ce qu’il promet de faire : un sujet  autonome doté d’un  esprit critique envers le monde et les lieux communs qui nourrissent sa doxa pour devenir libre,  acteur de sa vie, et maître de son destin.

Bref, j’avais rêvé d’entendre quelqu’un dire que cette idée de dépassement grâce au courage est une  inversion des idéaux et des moyens, et qu’il n’est  pas utile d’être courageux pour faire de sa personne un outil parfait  et boulimique de la jouissance de soi.  

J’ai donc, pour situer le début dans le commencement, parlé du modèle de courage des anciens. Associé  à la virilité dans la société aristocratique, hiérarchisée et machiste de la  Grèce antique, le courage  et la gloire sont les voies royales  pour ne pas sombrer dans l’oubli puisqu’en  ce temps-là l’histoire se transmet par la voix des poètes. Pour les héros il s’agissait ainsi de vaincre  la mort, oublieuse des hommes et de leur passions et d’atteindre l’éternité.  

Au-delà du fond archaïque de notre culture, chaque période de l‘histoire pose la question des vertus qu’il faut manifester. Le  courage en fait partie et ce, d’autant plus qu’il est lié au cœur, à la force, à la maîtrise pour constituer la dignité d’une manière d’être et tout autant, une posture face à la vie et à ses épreuves.

Vertu cardinale du christianisme , un de ses attributs symboliques est une armure de chevalier dont le personnage  incarne  la force invincible au service de la justice et  des faibles. Une figure idéale, forte et juste mais qui, face au pouvoir institué, sait aussi plier un  genoux avec humilité et respect, le poing fermé sur son cœur.

Au XVIII eme siècle on entreprend de séparer les ordres et il sied alors de ne pas voir chez  le héros la poursuite d’une  « félicité publique » mais celle, trop souvent, de la gloire personnelle. .A tout le moins,  le courage nourrit  l’ amour-propre et l’honneur et force le respect derrière une autre armure qui serait ici la considération .  

Plus tard, la  troisième république de 1875, voudra  former des jeunes gens  à devenir des hommes selon des normes que les sociologues appelleront des idéaux-types. Pour construire  un monde au service du progrès, il faudra des hommes meilleurs : rivaux mais solidaires. L’armure ici sera intérieure : supporter sans faillir  l’injonction d’être un  père, un  mari, un  soldat, un citoyen.  
La société d’alors devient vertueuse, fortement policée et l’esprit petit bourgeois du juste milieu ne supporte pas les excès. Les forces sociales  en mouvement bâtissent une idéologie  rédemptrice, une religion enfin libératrice et portée  par la nécessité : le travail.

Mais voici que, plus l’homme- travailleur  s’aliénait dans son labeur, plus son identité sociale se retrouvait dans le collectif. C’est lors de  la  montée du prolétariat, réduit à sa force de travail, que se forgeât une autre idéologie :celle de la résistance. Elle prit la forme des lutte sociales d’abord  puis de la lutte des classes dès que les esprits purent  diagnostiquer l’essence du capitalisme en termes de conflit majeur d’intérêts sur les partages des fruits de ce travail. Le courage cessait alors d’être une force pour « tenir »  mais le moyen de se projeter dans un futur  pour  un autre ordre où une véritable égalité sociale  s’instaurerait dans  le communisme : chacun reçoit selon son besoin et chacun donne  selon ses capacités.

Ainsi  non seulement  le courage est une vertu sociale depuis 2500 ans  mais il participe du creuset culturel  propre à la  compréhension de l’histoire. Au plan individuel, il est relié  à  la conscience morale dans sa responsabilité vis-à-vis de soi et des autres. Progressivement, il  se concrétise et vient davantage se situer dans la sphère comportementale et du choix libre de ses combats. Le courage relève alors plutôt  d’un lien entre le cœur et la raison, d’une forme de balance entre passion du juste et prise de risque.
Si on se reporte  à la revue Philosophie magazine qui a inspiré  Roscha dans son idée de sujet on en trouve deux formes incarnées. D’abord le héros d’un jour dont l’aura médiatisée et éphémère permet néanmoins de s’enorgueillir le reste d’une vie. C’est l’homme du bon réflexe, de la maîtrise de soi ou encore celui de l’héroïsme pulsionnel. On se lance sans réfléchir car l’autre est en danger, car le temps d’évaluer les risques  il sera peut être perdu. Ces courages-ci sont  démocratiques et accessibles à toutes les classes sociales.
Et puis il y a les héros du quotidien, ceux que l’on croise dans la rue, dont le regard nous frappe dans le métro. Il portent en eux  la volonté, et la force morale de tenir  leurs  structures des vie quitte  à endurer des situations pénibles avec des liens familiaux instables, l’actualité  repue de mauvaises nouvelles et l’écologie en berne  portant dans ses plis  des promesses plus qu’inquiétantes pour ses enfants.
Quel est mon vécu de ce café philo ? Que beaucoup comprennent  la philo comme un jeu qui consisterait à tourner autour des mots, à donner  des exemples alors que seule l’articulation des notions permet d’explorer les distinctions conceptuelles et que,- s’il est  un objectif minimal à se donner-, ce serait au moins de formuler des soupçons à l’égard d’une position commune.
   
S’agissant du courage, de quoi parle-t-on ? D’un sentiment, d’une valeur, d’une impulsion, d’ une réaction, d’une injonction morale pour l’autre, d’une introjection  à être, d’une posture, de la capacité à endurer, de l'endurance elle-même ? D’un rapport à la  parole  à sa  dimension salvatrice face à la peur des autres, de sa volonté face aux résistances, à  l’inertie, aux courtes vues des autres ?

Les exemples durant ce débat se sont multipliés  sans jamais que l’on cherche à répondre à la question du courage comme vertu sociale , c’est à dire une énergie morale ( cf le Robert ) qui fasse lien, reconnaissance et fierté d’appartenance. Idem  pour  le courage en tant que condition  préalable  au dépassement de soi. Pourtant il aurait été possible  d’estimer estimable le choix des  Charles de Gaule ou des Gandhi, faisant  de  leur courage  leur  force de caractère et l’expression claire de  leur  liberté. Dans cette visée et par rapport au sujet, se dépasser aurait été  de  dépasser les causes que l’on vous impose ( comme aujourd’hui celle des profits  qui sont soi-disant les emplois de demain) et de s’extirper si possible des rôles auxquels on vous y contraint de les servir ( les cadres qui doivent vivre avec  ou partir).

Bien courageusement  Michel n’est pas allé dans le sens du vent ( cf le courage d’être  plus que soi, un soi dépassé, parce que je le vaux bien !)  Il avança  l’idée qu’il y a de la vertu sociale chez de ceux qui se lèvent le matin et qui comme le dit  Philosophie magazine «  décident de continuer plutôt que rompre ».Dans son évidente sincérité, je retrouvais cette injonction d’un poète  : «  la vie est dure : il faut l’endurer »

Je fus ensuite interpellé dans mon for intérieur par  l’acharnement avec lequel plusieurs participants –combien ? six ? sept ? – tentèrent de contester  cette vision du courage.  
La contre-attaque  prit diverses formes dépréciatrices soit  pour regretter des formes  plus romantiques soit parce que le peuple, pour certains, perd de son allant et s’endort devant les caisses des hypermarchés. J’ai  même entendu qu’être  mort dans les guerres ne suffit pas pour avoir été courageux. Exit donc du champ de gloire les  résistants planqués du STO ou  les soldats  morts bêtement  sans réfléchir plus loin que  leur fusil  à des ordres mortifères et ridiculement belliqueux.

Je me demandai si, en fait, le sujet n’était pas celui proposé  par un sexagénaire, sans doute soixante-huitard, qui avait proposé «  allons-nous, « enfin » nous libérer du sacré ?  »

Peut-être ces réactions sont-elles à mettre au crédit des derniers soubresauts d’une morale de conviction. Se battre pour la cause puisqu’elle est juste et universelle et trouver dans la radicalité de sa position - fut-elle désespérée-, le refus du compromis, un au-delà de soi  qui va trouver dans la colère et l’indignation  l’énergie et le sentiment d’exister

Bien sûr, il y a un  contrepoint individualiste. Par la radicalité  que je peux renvoyer aux autres, je peux creuser la différence, réactiver en moi l’énergie conquérante de la jeunesse, me laver de mes faiblesses et actualiser  un moi « élargi » ayant « dépassé » son égotisme naturel pour passer dans l’ère de « l’être ».

Mais comment,  me demandais-je en écoutant les uns et les autres, notre contemporain pourrait-il ériger le courage en vertu sociale  puisque semble –t-il , il n’en perçoit pas le sens sinon dans le brouillard des temps d’avant clairsemé de sang et de fureurs  pour des soi-disant bonnes causes ?   Comment cet homme apaisé, prudent et pragmatique de la « société de marché »  pourrait produire  une éthique de vérité au centre de laquelle se trouverait le courage pour  « une opinion droite  concernant les choses à craindre » ( Socrate )   
 
Pour tout dire,  je ne vois pas trop. Dans  ma génération Billancourt se désespère depuis trop longtemps tandis que  les héros font rapidement pâle figure sur les plateaux télé l’actualité courant plus vite que son ombre.Nous ne sommes plus à l’acropole, les Dieux nous ont quittés. Pas davantage à Crécy,  face à la mort sous les flèches drues des anglais, ni sur les barricades de 1848, Louis Philippe étant parti, penaud dans son carrosse.

Bien sûr, nous n’avons pas laissé  le champ des valeurs démocratiques aux extrémistes de tous poils. Les cupides remplissent  aussi notre indignation. Et puis nous avons les Droits de l’Homme, l’ONU,  les ONG. Mais voilà, il faut nous méfier de l’impétuosité virile et des émotions belliqueuses. Le  courage-vertu-sociale est une  affaire d’organisations, de  codes, de  chartes qui doivent réguler la grande dérégulation mondiale et ne pas choquer le petit bourgeois qui sommeille dans le cœur  de l’électeur, tout-à- côté de ses économies.  

Et puis faut-il des  peurs  à vaincre systématiquement  pour être courageux? Il suffit peut-être d’une volonté claire de  mettre entre soi et le monde, une résonance vibratoire, de faire parler en soi l’émergeant du monde qui est là  pour que la conscience de ce qui ne va pas s’en empare et qu’elle donne la fermeté d’âme à ne pas s’en satisfaire. Ainsi le courage se manifeste aussi dans une posture du  « contre » Ce courage  là porte son isolement. Le  protestataire dérange et se fait des ennemis. Il est  seul, souvent, contre tous. .  

Notre contemporain doit sans cesse recoller des morceaux de sens et mettre en jeu ses potentialités latentes. C’est aussi par la puissance en acte qu’il trouvera ses contours. S’il se distancie des rôles sociaux  pour se valoriser  par sa  singularité, il y a  pour autant des quêtes de dépassement qui sont vaines car éphémères autant qu’artificielles. Puisque qu’il n’ira pas se battre pour ce qu’il n’a pas choisi, pourrait -il choisir d’ être « contre » l’unanimisme en faveur du no-future et  penser ainsi que l’histoire ne s’arrêtera pas après lui ?  

J’ai le sentiment que  le courage c’est de tenir en soi l’âge d’être adulte et comme disait Freud, d’assumer ses frustrations. Malheureusement je crains qu’il en faille encore un peu plus. Je  veux dire le courage dont il faut s’endurcir ( la cuirasse là-encore )pour  se coltiner la condition humaine, sa grandeur, sa faiblesse

Et c’est là que les questions du « que faire ? » et du  « quoi être ? »  fourbissent  leur  tragique pour  empoisonner nos vies. Nous voilà coincés entre le courage et son contraire. Entre Achille qui court plus vite que lui-même vers sa mort  pour une gloire éternelle et  Hamlet qui n’en finit pas de ne pas décider du meurtre qu’il doit faire et qui s’impose à lui.

Alors où est le fond du  cœur dans tout cela ? Je propose  la figure de Cyrano. Il  sait qu’il a un grand nez  et  que  le but de sa vie n’est pas de s’atteler  à cette différence comme viatique identitaire mais d’en faire quelque chose comme dirait JP Sartre. Et que fait-il ? Il aime.

D’abord  au travers de ses mots  et, le drame survenu de la mort de Christian, il tait son amour par loyauté et par amitié. Ainsi le courage  sublime serait de faire vivre en soi des valeurs d’essence supérieure quand nos sentiments les atteignent .  

Comment ? En devenant un héros de théâtre. Pour longtemps.  

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Le Courage : vertu sociale ou dépassement de soi.
Ecrit par Roshan. 30-05-2009
Après avoir lû avec beaucoup de plaisir l'article/commentaire de Gérard sur "le Courage - vertu sociale ou dépassement de soi", j'ai eu une forte envie de lire la lettre sublime à son fils de Rudyard Kipling ou il lui dit :"Si tu peux rencontrer triomphe après défaite / Et recevoir ces deux menteurs d'un même front, / Si tu peux conserver ton courage et ta tête quand tous les autres les perdront; / Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire / Serons à dtout jamais tes esclaves soumis / Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire, / Tu seras un Homme, mon fils." Depuis toujours, le courage a fasciné les écrivains connus et anonymes. Est-ce parce que c'est un "vertu" rare que le plus part de nous n'arrivons pas à avoir? Et surtout quand il nous le faut? Est-ce cette force qui, d'après Platon "maintient en tout temps l'opinion juste et légitime sur ce qu'il faut craindre et ne pas craindre" que nous manquons tous? C'est curieux que nous utilisons ce mot souvent dans les phrases négatives comme, par exemple, "je n'avais pas le courage de lui dire..." ou bien "il n'avait pas le courage d'avouer..." Bref, nous resterons - n'est-ce-pas? - toujours à la recherche de ce p..... de courage! Il y'en a qui ont tenté de faire de l'humour tel : "la télé n'exige du spectateur qu'un seul acte de courage, mais il est surhumain, c'est de l'éteindre" (Pascal Bruckner); et, encore, un autre (dont j'ignore le nom) "assure que de ne pas avoir son permis de conduire, c'est une preuve de courage : on vous donne toujours la place du mort."! Mais la citation que je préfère c'est celle de Marguerite Yourcénar : "Très peu d'hommes et de femmes existent par eux-même, ont le courage de dire oui ou non par eux-mêmes."

2. Courage et imposture
Ecrit par Daniel Ramirez. 01-06-2009
Il faut avoir du courage, Gérard, Rochan, pour aborder la question du courage aujourd’hui. Ce « retour d’animation » est riche et montre que les débats donnent à penser. N’étant pas présent ce jour-là, à juger par vos comptes-rendus, la chose a été quand même laborieuse. Il y a des raisons : le courage est associé souvent à des actes de violence situés dans unes sorte de métahistoire : les exemples qui proposes toi-même, de De Gaulle ou Gandhi, même proches dans le temps, nous avons du mal à les considérer comme de notre temps. On peut ajouter bien d’autres : le « Ché » Guevara, Nelson Mandela ou le père Popieluszko. Des êtres qui sortent vite du plan de l’histoire pour rejoindre le mythe. Mais il n’y a pas qu’eux. Cela me rappelle le qualificatif de « crimes lâches » qui étaient utilisés pour qualifier les attentats terroristes suicides des islamistes radicaux… les commentateurs avaient beaucoup de mal à reconnaître qu’il faut un sacre cran pour aller se faire exploser ou précipiter l’avion où l’on se trouve soi-même. L’excuse du paradis promis est une simple bêtise, ces gens-là ayant fait des études supérieurs aux USA (le paradis « subito » ne compte que pour des ignorants rébarbatifs) : c’est bien la mort qu’ils affrontaient. Cela montre que le courage en lui-même ne peut être considéré comme une vertu dans le sens moral fort, puisqu’on peu être courageux pour le meilleur comme pour le pire, comme la question des couteaux de Platon (un bon couteau est celui qui coupe le mieux, n’est-ce pas ? Mais, s’il est dans les mains d’un assassin… ne serait-il un meilleur couteau s’il ne coupe pas ?). Vertu sociale, donc, dans le cas des fondateurs mythiques, ceux qui posent des actes admirables ; vertu antisociale aussi, pour ceux qui détruisent, tuent, terrifient… ils ne sont pas moins courageux pour autant. Et il ne faut pas oublier qu’ils sont considérés quand même comme des héros par certains groupes. La clé de cela ne peut être accessible qu’avec Aristote : Ligne de crête entre deux abîmes, comme toute vertu, le courage ne s’oppose pas seulement à la son contraire, lâcheté, mais aussi à son excès, à la témérité.
Une question que j’aurais voulu voir développé si j’avais été là c’est plutôt : qu’est-ci qui demande le plus de courage aujourd’hui ? La question que Gérard formule ainsi : « Comment cet homme apaisé, prudent et pragmatique de la « société de marché » pourrait produire une éthique de vérité au centre de laquelle se trouverait le courage pour « une opinion droite concernant les choses à craindre » (Socrate) ». Des actes courageux qui nous puissions considérer comme contemporains, sans effusion de sang ni aura révolutionnaire. J’ai de doutes que l’effort quotidien puisse être considéré comme signe de courage et je ne comprends pas non plus que l’on puisse dire que « le peuple » (qui c’est ?) s’endort face aux caisses d’hypermarché ou face la télé.
Faut-il du courage pour vivre, pour « tenir » ? Dans ce cas, le mot « dépassement de soi » est parfaitement de trop, puisque « tenir » c’est justement ne rien dépasser.
Je crois qu’il faut du courage aujourd’hui pour croire. Croire à la valeur de l’homme, croire à l’amitié, chercher la transcendance et aller au-delà des vérités établies, convenables, consensuelles ; il faut du courage pour arrêter de se servir des idées acceptées par une grande majorité pour se faire accepter soi-même. Un (contre) exemple : Michel Onfray voudrait bien que l’on prenne pour un courageux contestataire : manque de pot (ou de génie), il s’en prend à la théologie chrétienne (le courage de tirer sur des ambulances) et met en avant l’hédonisme ; deux exemples de choses particulièrement répandues et faciles aujourd’hui en France. D’autres s’en prennent à l’Islam (encore en France !). J’aurais bien aimé voir s’il eut combattu le christianisme avec la même ardeur à l’époque de l’Inquisition ou si ceux-là affronteraient l’Islam avec la même altière sensation de supériorité (là encore, aucun dépassement) en Afghanistan ou en Iran.

3. Qu'est-ce que le courage?
Ecrit par Hamm Robert. 03-06-2009
Croiyez-moi ou ne me croyez pas?

Est-ce,là, une alternative sérieuse?

Car le courage,contrairement à ce qu'on en dit en général,n'est absolument pas
vérifiable....
Il"y faut" d'abord une situation "véritablement dangereuse" et un individu qui,auparavant,le sache....

Ainsi notre monde,par exemple, n'est absolument pas "conscient"
des dangers écologiques qui actuellement"rôdent" à son alentour.....

Avec un optimisme "inquiétant"doublé d'une inconscience totale..... On attend.....

Attend quoi?

Un miracle? Ou la régurgence d'une Raison humaine qui ne fait que capituler,chaque jour,
à chaque occasion où une décision obligatoire serait "à prendre"?

Car ce dont il est question en matière de courage ne peut être qu'une:une présence
immédiate et perceptible de la mort....
Ni plus ni moins....
De quel autre "courage",si non, voulez-vous parler?

Ne voulez-vous pas,plutôt,plaisanter,comme d'habitude?

Parlons donc de fanfaronnades infantiles ou d'une masculinité plus ou moins débile ou psychiatrique
qui ne fait que confondre force avec violence et folie(?):
Ne s'agit-il pas ,à son sujet, de n'être qu' imbu de soi?....

Car nous les verrons ces "hommes forts" lorsqu'il ne sera plus question que d'une seule chose:
mourir avec dignité , sans grandeur ni espoir....


La Nature,ainsi, ne va pas faire alte parce que l'on ne parle pas d'elle,parce que les hommes ne parlent que d'eux-mêmes,se lancent,en douces,réciproquement, des fleurs pour ne parler,en fait,que d'inutilités....

La mort est devant la porte de notre civilisation et vous ne pouvez lui échapper en continuant à parler du secondaire....
Au contraire,lorsqu'il sera trop tard,aucun dialogue "sensé" ne sera plus possible....

Car toute cette manière "masculine" de parler avec autorité du fretin-fretin des verrues
du psychisme vicieux et malade de l'âme humaine ne servira plus alors....

Ainsi,si l'on ne veut pas croire être complètement fou ou sans raison faudrait-il apprendre,avant de mourir,à mourir dignement,ce qui nécessiterait une réflexion réelle....
Comment "contrôler" la souffrance si elle est présente,alors,comment ôter à la situation son caractère dramatique,d'autre part?...
Comment se débarrasser d'une pensée orientée
vers le passé(se qui,alors,ne servira plus à rien...)Comment,alors,penser l'avenir d'une manière "spirituellement valable",pour en finir avec une multitude de croyances matérialistes toutes aussi négatives que stupides.....

Voilà,au moins, un début de courage pensé d'une manière sensée: penser à la séparation du monde et du corps .....
Eviter donc les fuites intellectuelles lâches qui ne servent plus ....

Car si l'on est courageux c'est parce qu'on a une raison pour l'être,une raison pour croire en une utopie,en un principe à défendre:
ainsi le chevalier qui défendait la pauvre veuve avec son orphelin ne défendait pas seulement l'idée d'une justice mais aussi la croyance obligatoire en un principe d'équité valable pour tous:une franchise incorruptible,l'impossibilité
d'un compromis qui aurait été compris comme un mensonge.....

Le vrai courage ne ment pas,croyez-moi....

4. Désolé
Ecrit par Gérad Tissier. 18-06-2009
En raison d'un incident technique indépendant de notre volonté, la site à été innacessible à vos plumes virtuelles.Nous en sommes désolés; il s'ouvre à nouveau un jour de bac-philo dont le sujet le plus remarqué a été " peut-on désirer l'imposible ? Pure coïncidence..

5. Site revenant
Ecrit par Medium. 19-06-2009
Vous êtes de nouveau en ligne. Ouf ! Remarque,si c'est pour publier des machins comme la charge de Carlos contre la maison France, on ne voit pas trop pourquoi se presser de le remettre en ligne. Peut-être faudrait-il se procurer des articles philo d'abord.

Ecrivez votre commentaire ici:

Titre
Écrit par
Code aléatoire
Vérification du code aléatoire
 
< Précédent   Suivant >

Qui est connecté

Il y a actuellement 1 invité en ligne

personnes ont visité ce site.