J'ai peur de rien (SLAM)
Écrit par Carlos Gravito   
09-07-2009

 

Aux Phares, c’est loufoque,
On ne baisse pas son froc.
Gabriel l’a crié,
Dimanche quat’Juillet :
« J’ai peur de rien », un sujet
Que Gunter, pas peu fier, a fait sien.
Et puis bof,
C’est parti pour un slam,
Le slam du philosophe.
J’ai peur de rien ! Ferme ta gueule,
C’est à moi, le troquet !
Nik ta mère et tout’ta race ;
J’tedis ; fais pas chier !
J’suis là pour te buter !

« Quoi qu’on dise,
 Ça demand’analyse »,
« L’‘Antichrist’ c’est pas triste »,
« Peur de rien et peur de tout »,
« L’angoisse ça m’enlace »,  
« Woody Allen, me renfloue »,
« Les ‘Contes de Grimm’, pour la frime ».
« Tout le mond’a peur, quel malheur » :
« Peur du vide, oh, le bide »,
« De l’inconnu, c’est foutu »,
« Du noir, désespoir »
« De son boulot, quel culot »
« De la mort, on a tort »,
« C’est paradoxal, mais pas d’mal ».

« Lâcher prise, une piste d’bouddhistes »,
« Le désir, ça étire le trac du comédien ».
Mais, tout ça ne vaut pas
La morgue du  fier-à-bras :
J’ai peur de rien ! Ferme ta gueule,
C’est à moi, le troquet !
Nik ta mère et tout’ta race ;
J’tedis ; fais pas chier !
J’suis là pour te buter !
J’ai peur de rien, enfoiré !
J’ai le shit, la pétasse et le gun ;
T’es qui, toi, petit étron ?
J’suis là pour te niker,
Cass’- toi, pauv’ con !

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Nike ta mère ?
Ecrit par un modeste avocat du. 13-07-2009
Qu’est- ce que nous fait Carlos ? C’est un compte-rendu de café-philo cà? Mais Carlos ce sont de vrais gens qui y ont participé et toi, tu te moques d’eux ? du sujet ? ou de toi ? Tu veux qu’on se pâme aux pieds de ta plume, qu’on s’esclaffe, qu’on se roule par terre, que l’on t’admire, que dis-je, que l’on t’aime ? Le slam, Carlos, c’est de la poésie orale, et vouloir le publier c’est se prendre pour un poète et utiliser une tribune pour ce qu’elle n’est pas : le marche- pieds d’ego en mal d’exutoire. Tu as de l’esprit mais ce serait bien aussi qu’il t’en reste assez pour éviter d’en faire trop.

2. D'ego à ego
Ecrit par Carlos. 15-07-2009
Les philosophes, observa un écrivain espagnol dont le nom m’échappe, « doivent s’arrêter de penser, un instant, afin d’analyser si ce qu’ils vont dire a quelque chose d’utile ». Assistant de Charcot, Babinsky, de son côté, se disait « convaincu que ce sont souvent les médecins qui inventent les maladies adoptées par de vrais gens (hystérie, épilepsie, etc.) au contact avec d’autres patients et que certains états du cerveau viennent finalement de la plante des pieds ». Me détachant de la piétaille Pharesienne, je suis amené à croire que le sujet du dimanche 5 juillet (« j’ai peur de rien ») portait sur « Le courage », qui ne fut pas abordé. Or, cette périphrase (« j’ai peur de rien »), véhicule clairement une exubérante ardeur, propre aux poltrons, qui n’a pas été davantage analysée. Ce n’est qu’une parole magique visant à opérer un sortilège ; une bravade de pétulant qui affiche un impudent mépris pour son prochain, Q.E.D.

3. Parole du Chef
Ecrit par Gabriel. 15-07-2009
Une intervenante déclare que " j'ai peur de rien " privée de négation cadre bien avec l'air du temps, et, sans doute mensongère ne peut émaner que " d'un homme qui parade ".
Peu à peu, on entendit plusieurs fois le mot " pragmatisme ". L'expression tient bien dans le discours du Chef qui dit, oser tout tenter, ne pas craindre d'expérimenter, et s'affirme adepte du pragmatisme. " J'ai peur de rien " pour ce qui concerne la vie de mes sujets. Une autre intervenante souligna, assimilant rien au vide, au néant, que " j'ai peur de rien " pouvait sonner à nos oreilles comme " j'ai peur du néant ". Par sa manière d'être en relation avec les possessions matérielles, le Chef donne pour sa vie personnelle ce deuxième sens à l'expression.
Ses adversaires, au contraire, n'osent rien tenter, sont timorés, et ridiculisés par le Chef. C'est un schéma qui cadre bien la scène politique actuelle.

4. il est nul ce slam
Ecrit par tresorine. 30-07-2009
vulgaire gratuit haineux

5. Libre-échange
Ecrit par Crémilde. 04-09-2009
Scène ouverte !
La synergie des envies, des talents
Venir ici rassembler les élans
Faire exploser lez clans.
Salut à toi, Carlos
Qui vient offrir tes mots
Intonation, modulation, inflexion de ta voix.
Bonjour à toi, Carlos
Chez qui sonne et résonne
Carillonne et tintinnabule,
A quand ton Retour ? salut !

6. Defoulement et cirage de bottes
Ecrit par Crémouillante. 05-09-2009
Bravoooo ! Comme ça on aura de la grossierté (pseudo-slam) bien plus souvent. On peut appeler ça "scène ouverte", oui, c'est bien plus mignon que de l'appeller "chacun se prend pour un poète et se défoule".

7. Crémildisation du site.
Ecrit par muet. 05-09-2009
Dans toute assemblée démocratique il y a une majorité, mais aussi une opposition à qui on donne le droit de s'exprimer. Sinon tout bascule dans le fascisme, où le chef a toujouts raison et seuls les gens qui parlent pour ne rien dire ont le droit à la parole.



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