J'ai peur de rien
Écrit par Alain Parquet   
09-07-2009

Fidèle à la tradition de Marc Sautet qui privilégiait les sujets qu’il « ne comprenait pas » ou qui lui semblaient très banals, Gunter choisit la phrase « J’ai peur de rien », un sujet « au quotidien », loin des formules abstraites.

Cette phrase appartient à la langue orale et doit son originalité à ce qu’elle ne se réduit pas à un énoncé ; c’est d’abord la posture, l’acte d’énonciation, qui questionne, comme dans un happening en quelque sorte.
Mais on s’attacha, pour commencer, à une lecture littérale, relevant la « faute de français » pour la récupérer aussitôt et obscurcir l’évidence apparente de la phrase. Elle peut signifier « J’ai peur de (ce qui n’est) rien » », c’est-à-dire de tout, avec ce paradoxe que le mot « rien » signifie étymologiquement « chose » (latin res). Un « inconscient » se manifeste quelque part, d’où notre étonnement.
Une autre lecture, « J’ai peur du rien », renvoya au vide et au néant, d’où une dérive vers l’angoisse.

Mais ces spéculations grammaticales ne semblent pas pertinentes à tout le monde. Sont-elles un enrichissement pour le débat ou bien esquivent-elles le sujet ? La phrase signifie en fait « Rien ne me fait peur », ce qu’il serait peut-être bon d’examiner.
Mettons-nous dans la peau de l’auteur. Soit je lance un défi : pour me changer, « j’ai peur de rien » et tente de m’en persuader pour que ça marche. Soit j’essaie d’exorciser ma vulnérabilité en étant dans le déni.
Mais certains avis sont critiques sur l’expression. Elle est souvent employée et, dit-on, très peu pratiquée, c’est une parade rassurante, un masque. Remarque : on ne dit jamais « J’ai peur de personne ».

Qu’est-ce qui fait peur au juste ? On trouve surtout des causes d’angoisse, angoisse du péché, de mourir, d’être immortel (Lacan), de désirer, de vivre. Il est beau d’assumer l’angoisse sartrienne de la liberté, mais devant Dieu l’homme a toujours tort...
Malgré tout, le film « l’Antichrist » de Lars von Trier invite à surmonter une peur, celle de ne pas aller voir ce film parce qu’il fait peur !
Aujourd’hui, on a « peur » de beaucoup de choses, violence, maladies, catastrophes naturelles ou humaines. Un gouvernement peut aisément gouverner par la peur ; même le très vertueux principe de précaution conduit à des dérives.
Une peur de circonstance, qu’on espère démentir : « J’ai peur qu’on ne s’en sorte pas »...

Mais ce sombre tableau a été éclairé par une positivation de la peur. Que serais-je sans peur ? Celle-ci est donc nécessaire. Et un traitement philosophique est peut-être possible...
Question pratique.
Dans « le Livre de la Jungle », un serpent dit au jeune garçon : « N’aie peur de rien » ! Ici la peur est salvatrice. Aristote déjà avait distingué courage et témérité. Si l’opportunité de sauver ma propre peau ne s’impose pas, sauver celle de quelqu’un d’autre, de mes enfants par ex., peut malgré tout se justifier...
Question d’engagement.
Ma peur est proportionnelle à la quantité d’énergie et de désir que je déploie. Quel est mon rapport à la règle (que je me donne), aux normes, aux lois naturelles ? Suis-je prêt à rompre avec tous les conformismes, moraux, sociaux, esthétiques ?
L’absence de peur entraîne un manque de capacité d’anticipation, d’imagination, d’appréhension du monde qui passe pour une quasi infirmité. La peur est un mode de connaissance nécessaire pour comprendre les choses, les autres, soi-même, et pour agir. Les « accros » de certains sports comme l’alpinisme déclarent y rencontrer leur moi profond.
Un acteur s’étonnait de ne pas avoir le trac avant d’entrer en scène. Louis Jouvet le rassura : « N’ayez pas peur, mon ami, cela viendra avec le talent ».
Sexualité.
Dans un conte de Grimm, un personnage part s’initier à la peur. Un soir il trouve un crapaud dans son lit, qui se transforme en très belle princesse. Nonobstant les fantasmes masculins les plus débridés, cette apparition provoqua chez notre jeune aventurier un violent effroi.
(De « fascinus », traduction romaine du grec « phallos », sexe masculin dressé, dérive le mot fascination, au sens originel de pétrification devant une angoisse insoutenable. Le mot fascisme appartient aussi à cette esthétique de l'effroi et de la fascination. Cf. Pascal Quignard à propos de son livre « Le Sexe et l’Effroi » http://www.gallimard.fr/catalog/entretiens/01025213.htm))
Dignité de la peur
La vie de l’enfant est livrée à des forces qui ne dépendent pas de lui, il n’est pas « adapté », construit, ce qui le marque pour toujours. D’où la fierté de l’être humain de pouvoir donner sens à sa vie malgré tout ; on veut se sculpter intérieurement en héros, se prouver qu’on est à la hauteur.
La peur au secours de l’éthique.
Pour combler le vide éthique qui menace face à la toute puissance attribuée aux techniques, Hans Jonas préconise une heuristique de la peur : se faire peur pour savoir de quoi on doit avoir peur. Cf. son livre « Le principe responsabilité » (coll. Champs-Flammarion, 1998). A défaut que cette thèse ait été discutée, voici deux pages sérieusement argumentées : une critique de H. Jonas http://pagesperso-orange.fr/denis.collin/jonas.htm et une « réhabilitation » http://www.contrepointphilosophique.ch/Philosophie/Sommaire/HeuristiqueDeLaPeur.html?Article=HeuristiqueDeLaPeur.htm .

Le sujet sous-entend, en effet, que certaines choses devraient me faire peur. Ne pas avoir peur peut rendre dangereux (un policier, un militaire) et barbare ; n’a-t-on pas entendu ce cri abject des franquistes pendant la guerre d’Espagne : « Viva la muerte » ?
J’agis aussi par peur du vide car l’action élimine la peur. Dans un type de pouvoir volontariste et prétendu pragmatique, je m’autorise à tout essayer, je ne respecte rien, transgresse les règles au risque de détruire. Mais de quel droit ? A fortiori quand certains pervers y trouvent du plaisir...
L’absence de peur serait une position de maîtrise totale sur le monde et sur soi. Seul un robot pourrait dire « J’ai peur de rien ».

Alors, pourquoi est-il si mal vu d’avoir peur ? Aujourd’hui, une « idéologie du courage » impose à chacun de nous des défis permanents. Chercher à vivre intensément, cela évite d’être dans la peur de l’avenir et de l’inconnu. Et puis, par besoin de sécurité on rejette des peurs innommables dont on ne sait plus que faire.

Mais d’autres voix ont ouvert quelques pistes différentes. Pourquoi ce consensus autour de l’idée qu’il serait normal d’avoir peur ? Libérons-nous effectivement de nos peurs. Sans compter qu’il est assez vain d’avoir « peur » de ce contre quoi je ne peux rien.
Se laisser pénétrer par le néant, le silence, laisser tomber la détermination fait surgir mon être, une indétermination révélatrice de moi, une liberté intérieure, un élargissement de conscience. La psychanalyse converge avec la pensée orientale quand elle s’affronte au rien (... ou à l’un de ses faux synonymes : perte, manque, vide, néant, trauma).
Autre point de vue, la pensée induit deux types d’émotion. Tournée vers le passé, elle induit la culpabilité ; tournée vers l’avenir, la peur. Pour faire lien entre pensée et action, il faut donc réduire la peur à l’impuissance par un travail.
Troisième proposition, je conquiers l’estime de moi-même. « On n’est pas là pour être heureux », la vie est faite de changements et non d’acquis éternels, et en m’y adaptant je deviens confiant, libre de mes choix ; je n’ai donc plus de raison d’avoir peur. Il s’agit, non pas des peurs originelles, du noir, de la séparation, mais de peurs imaginaires d’adultes, celles de perdre mes attaches, mes repères.
Mais la peur est une émotion, qui ne se décide pas. C’est une erreur de la rationaliser, d’en faire de la philosophie.

Enfin, n’ayons pas peur des mots... Le mot peur a de nombreux (faux) synonymes. La seule peur fondamentale est celle de la mort, et ce dont nous parlons évoque surtout de grandes inquiétudes. Nous disposions d’une riche palette de sens, que nous avons utilisée partiellement et, sauf pour l’angoisse, sans le dire ; la « peur », c’est aussi l’affolement, l’alarme, l’anxiété, l’appréhension, la couardise, la crainte, l’effroi, l’épouvante, la frayeur, le frisson, la hantise, la panique, la phobie, la poltronnerie, la pusillanimité, le saisissement, la terreur, le trac, le vertige... Sans oublier la frousse, la pétoche, la trouille, la foire, la venette (mot ancien).
Une proposition n’a pas été éclaircie : le contraire de la peur c’est l’espoir.

Pour Gunter, la raison d’être d’un sujet philosophique est le « retentissement » qu’il a en moi. Il doit pouvoir changer mes émotions : la haine en amour, la peur en courage. Le vrai pragmatisme, c’est qu’il puisse changer ma vie, m’apporte une autre vision de la vérité, une sensibilité et une vision du monde enrichies. Les Grecs éprouvaient leur émotion la plus profonde devant le thambos, mélange de crainte, de vénération et de joie. Dans l’acte sexuel, l’horreur et l’effroi renvoient au sacré de la vie, au sacré d’une rencontre. « Jeder Engel ist schrecklich. » Tout ange est terrible (R. M. Rilke).

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Moment
Ecrit par Inconnaissance. 09-07-2009
Le moment de la peur, et de la conduite qui l'accompagne, comme le moment du courage sont des moments qui échappent en grande partie à la connaissance. Si l'on pouvait appliquer un savoir bien établi pour supprimer la peur ou éviter d'être confronté à la peur "cela se saurait".
"J'ai peur de rien" exprime surtout, à mon sens, un moment où le sujet est non seulement dépourvu de peur, mais aussi dépourvu de pensées incluant l'idée de peur. D'où ce raccourci expressif, ce rapprochement tendant à l'union, entre je et le verbe "ai".
Témoignage instantané.

2. Quand peur de rien devient angoisse
Ecrit par Evy. 09-07-2009
Quand la réalité est effrayante, j'ai peur. J'ai peur de quelque chose. Quand cette réalité s'imprime en moi à jamais, qu'elle laisse des traces, des résonnances dont l'origine a disparue, c'est l'angoisse, c'est la peur de rien...
Individuel: il existe des traitements efficaces contre l'angoisse, essayez les!
Universel: l'angoisse de l'homme est-elle son incomplétude, son manque, sa honte obscure et éternelle? Ou son challenge?

3. Grain de sable
Ecrit par Gunter. 09-07-2009
Le compte-rendu de notre « méditation philosophique » rédigé par Alain est, me semble-t-il (mais j’ai du mal à apprécier un échange que j’ai animé moi-même), très sérieux et largement fidèle à ce qui s’est dit… Mais que Carlos continue à y glisser son propre grain de sable qui fait (souvent) si brillamment grincer nos petites machines conceptuelles, qui nous empêche de nous prendre trop au sérieux et qui nous rappelle que « la vraie philosophie se moque de la philosophie » (B. Pascal), à savoir qu’elle doit surtout s’occuper d’autre chose que d’elle-même !

4. Voici, mon cher Gunter, mon compte-rendu...
Ecrit par Carlos. 09-07-2009
...censuré par Gérard, qui l'a fait retirer, au nom de l'éthique!

Aux Phares, c’est loufoque,
On ne baisse pas son froc.
Gabriel l’a crié,
Dimanche quat’Juillet :
« J’ai peur de rien », un sujet
Que Gunter, pas peu fier, a fait sien.
Et puis bof,
C’est parti pour un slam,
Le slam du philosophe.
J’ai peur de rien ! Ferme ta gueule,
C’est à moi, le troquet !
Nik ta mère et tout’ta race ;
J’tedis ; fais pas chier !
J’suis là pour te buter !

« Quoi qu’on dise,
Ça demand’analyse »,
« L’‘Antichrist’ c’est pas triste »,
« Peur de rien et peur de tout »,
« L’angoisse ça m’enlace »,
« Woody Allen, me renfloue »,
« Les ‘Contes de Grimm’, pour la frime ».
« Tout le mond’a peur, quel malheur » :
« Peur du vide, oh, le bide »,
« De l’inconnu, c’est foutu »,
« Du noir, désespoir »
« De son boulot, quel culot »
« De la mort, on a tort »,
« C’est paradoxal, mais pas d’mal ».

« Lâcher prise, une piste d’bouddhistes »,
« Le désir, ça étire le trac du comédien ».
Mais, tout ça ne vaut pas
La morgue du fier-à-bras :
J’ai peur de rien ! Ferme ta gueule,
C’est à moi, le troquet !
Nik ta mère et tout’ta race ;
J’tedis ; fais pas chier !
J’suis là pour te buter !
J’ai peur de rien, enfoiré !
J’ai le shit, la pétasse et le gun ;
T’es qui, toi, petit étron ?
J’suis là pour te niker,
Cass’- toi, pauv’ con !



5. on a tous besoin de vacances
Ecrit par internaute. 09-07-2009
Il faut prendre des vacances, Carlos, vous avez l'air très fatigué.
Et puis "casse-toi pauv' con" c'est un plagiat, vous n'allez pas vous y mettre vous aussi !
Ah non, vous valez mieux que ça.
En juillet il fait chaud, la pollution est sévère, tout le monde respire mal. Mais dès que vous respirerez mieux votre plume retrouvera son style : alors, comme Gunter, je serai ( verbe sans s = au futur, pas au conditionnel !) très contente de vous relire.
D'avance merci beaucoup Carlos.


6. C'est Gérard le nouveau webmaster ?
Ecrit par pirate. 10-07-2009
Le Gérard a des problèmes d'éthique maintenant ?
C'est le 4 juin qu'il aurait dû avoir un problème d'étiquette :
ne pas avoir censuré le "torchon francophobe" du jour relevait de la faute professionnelle.

Quand les portugais brûlent les drapeaux français sur un stade en sifflant la marseillaise la police intervient.

7. Merci Carlos
Ecrit par Amie virtuelle. 10-07-2009
C'est très rock votre poème, Carlos. Moi, j'aime bien. Et puis surtout continuez à écrire. Nous avons besoin d'impertinence, de fantaisie, d'ironie. Sans quoi, nous sommes guettés par le neutre, ce qui me fait peur. On n'est quand même ici à philosophie Magazine, j'espère ?

8. Angoisse
Ecrit par Inconnaissance. 10-07-2009
Evy a écrit : " l'angoisse, c'est la peur de rien..."

Tout à faire d'accord, rien - pas rien comme quelque chose, mais absolument rien - ne peut que nous angoisser puisque c'est notre négation. C'est en tant que quelque chose ou quelqu'un que nous sommes conscients d'exister.
C'est la peur de la mort, celui qui pense à sa mort ne peut pas se concevoir non-existant, puisqu'il a toujours besoin d'exister pour se concevoir non-existant..

9. "Je n'ai peur de rien",est-ce un objet philosdophique?
Ecrit par Hamm Robert. 10-07-2009
Non.Evidemment.....

Parce qu'il s'agit-là, bien entendu, de l'affirmation d'un inconscient....
N'avoir pas connu de danger réel,n'être pas capable de se l'imaginer,de quel niveau s'agit-il là?

Rien de surprenant....

....Car la définition d'une philosophie de la peur n'est pas un objet public,
quelque chose dont on peut parler librement.....

Généralement on ment trop à ce sujet....
C'est devernu,en quelque sorte,un sport que de raconter tout ce qui en la matière

" ne peut que foirer grossièrement".....

Mais vous trouverez encore,comme d'habitude, quelques âmes naïves et irréfléchies
qui vont toujours dire oui même si on leur propose de l'irréel sous prétexte que la réponse attendue ET DONC entendue est bien celle que l'on connaît....

Hélas....

Ainsi existe-t-il des attrape-nigauds pire que la peste ou le choléra pour toujours refermer n'importe quelle porte ne permettant aucun échappatoire trivial....

Un simple fil,par exemple, pouvant servir de perche....
L'étude de la peur sans celui du sérieux qui lui est,psychologiquement, toujours
"SOUS-TENDU" n'a aucun sens.....

"SAVOIR" en finir avec le sérieux EST le présupposé pour SAVOIR UTILISER la peur....
Ainsi pouvez vous mesurer si vous le voulez(comme d'habitude) comment tourner en rond et "COMMENT"ne pas le faire....

Car vous le savez bien.....

On parle de la peur comme de l'augmentation du prix de l'électricité ou de celui du lait....
Toujours de nouveau,toujours à l'ancienne:automatiquement,périodiquement,
sans distinction ou intérêt....

Une pure mécanique répétitive de l'usure....

Moins mentir inutilement,réfléchir d'avantage et chercher des SOLUTIONS UTILISABLES
si l'on a besoin d'en SAVOIR PLUS s'agissant d'une question centrale possible:

COMMENT se comporter "EXACTEMENT" selon une règle psychologiquement UTILISABLE
si la peur est PRÉSENTE ?

Bonne chance....

10. Coolissimo
Ecrit par colloquial mais sans. 10-07-2009
...le texte de Carlos ressemble à la chanson. ". J’ai la rate qui se dilate.;ah que c'est embêtant de ne pas être bien portant;un succès des années 30 ou 40
je ne sais plus;.c'est bizarre mais c'est bien trouvé. Evidement ce n'est pas un compte rendu comme Carlos nous en fait d'habitude mais un texte qu'il pose là comme une manifestation de son humeur, de lui -même t de ses xème degré.. Si cela avait été non pas un commentaire mais un article avec l'obligation de se situer par rapport à lui sous forme de commentaires ce serait à ses risques et périls. Comme pour les réactions suite son texte assez précèdent assez désagréable..sur les non-Carlos !
Ceci dit, je crois que le webmaster -Cédrick d'après le site -devrait le prendre au mot. Carlos dit que sa chanson sans musique c'est un compte rendu. Soit le public appréciera.
Au fait pourquoi Carlos n'a pas fait un compte-rendu sur le débat de Gérard sur le sujet "est il absurde de désirer l'impossible ".Serait-il vexé de la présence d'Alain? Et ces accusations de censure à l'encontre d'un animateur, à quoi cela rime ? C'est qui Carlos? Un électron libre qui distribue des mauvais points ? De l'humour Ok mais cool.Merci

11. " J'Ai peur de rien ", Gunter' Gorhan'
Ecrit par ROCA. 12-07-2009
" J'Ai peur de rien ", Gunter' Gorhan',
je n'Ai peur de rien,

" Qui A peur n'est pas Libre, Qui est Libre ... fait peur ! ", Jacques Gaillot, peur de rien,
peur de tout, peur d'un rien, c'est tout !, c'est tout ... ce n'est pas rien !, peur du rien,
peur du néant, de toi, du tien, de ton béant, peur, émotion, peur, sensation, peur, intuition, La peur, Le rien,
Le chaud, Le froid, panique', Affres, épouvante', effroi ... rien, res', chose ... L'objet, trois fois rien ...
c'est, déjà, quelque chose', ... Aucune chose ne me fait peur, et, d'Abord, Le sujet, en " chevalier sans peur ...
et sans reproche " ... qui " ricoche ", et jouer sur La peur ... Lapsus', trompeur,
révélateur, de L'inconscient, frappeur ... Le pathos' du " Sapeur Camembert " ... Arpenteur, " N'aie pas peur,
ce n'est que toi ! " Tu dis n'importe quoi ... parade ... de La peur,
tu ne sais pas ce que tu dis, c'est L'inconscient, c'est Le non-dit, du rien, polysémie, on se croit tout permis ... nommer La peur, Le rien, Affronter peur, et rien ... prise de conscience ... de La peur, et du rien,
prise de confiance ... dans sa peur, dans son rien, La peur n'est rien, est peu de chose', ose'!, Oh peur !
Quand tu nous tiens ... j'étais, je suis, je Viens, ce que je suis, deViens ... pour moi, La peur n'est rien, omis,
même pas peur ! Peur, moi, jamais ! La mort, pas peur ... de mourir, mais ... peur de L'inconnu, rien ...
un ...connu, AirBus', Air France', AirBus', Comores, AirBus', comme'...morts, peur ...
pauvre France'!, Illusion Illusion / Maia Maia, pense' À Bahia !, irrationnel, et, rationnel, innomable ... peur
palpable," peur de ne pas mourir ", peur de mourir ... de rire, du monde ... L'Autre ... Soi, de tout, de rien,
ma foi ! Angoisse', Appréhension, défi, compréhension ... exorcisme ... de La peur, et, du rien,
culpabilisme, de La peur, et, du rien, et, conscientisation, co ...naissance', en' Action, de La peur,
en fonction, Pouvoir, domination, système de gestion, et, de gouvernement, rien, moins, que La question, peur du Vide', du moment ... ce n'est que de La peur, du rien, res', que j'Ai peur ...
peur, rien, racines' ... Ailes ... du, mortel, immortel, La peur du sens',
Absence, de sens', du rien, non-sens', qui co-naît ...sens' ...
un rien, de peur, crainte', inquiétude',
un tout, d'intense ... plénitude',
Architecture, structure, cathédrale', intérieure,
peur, rien, inter'...rieur ! Gilles Roca,

Cas-fée-des Phares, 5' juillet 2009', ces-jours de Messidor,
La peur, de rien, des Phares, toujours neufs', mais ...si ...d'or ! G R

12. Je
Ecrit par Inconnaissance. 12-07-2009
Peur, peur...
Cela ne laisse pas beaucoup de place au "je" qui inaugure la phrase, et qui, à lui seul, pèse autant que le reste.

13. L'inquiétude provoque la peur
Ecrit par Said. 13-07-2009

Bonjour Cedrik...

Salame aux philosophes d'autre fois et d'aujourd'hui et de demain...

Ne pas philosopher "la peur" c'est laisser un sentiment sans
éclaircissement,dans l'ambiguïté...

La peur est un sentiment de faiblesse dans certaines circonstances.Ce
qui veut dire la personne dans son état normal n'a pas peur de quoi
que ce soit.C'est l'inquiétude qui donne un déséquilibre de la
sensation et provoque ce sentiment dormant dans notre organisme
psychique...Qui fait face au niveau du comportement,des membres qui
trembles,respiration anormale,des battements du cœur qui augmente,un
déséquilibre total qui agissent sur le comportement psychiques...Dans
certain cas et pour autres personne,ces même conditions ne provoque
aucun déséquilibre...Pourquoi?
En un mot la confiance en soi joue un rôle primordiale pour faire face
a n'importe quel situation...

D'où peut on acquérir cette confiance? 1 de la croyance en un Seul
Dieu le plut fort et le plus dirigeant du destin de qui conque sur cet
univers.2. de soi ,c'est à dire de l'expérience acquis a travers les
différents situations que la personne a pu subir dans sa vie.

Merci de m'avoir lu et à la prochaine...

14. Salame Said
Ecrit par Chalom. 13-07-2009
Toute obéissance aveugle à un dogme conduit à l'exclusion des autres dogmes et toute exclusion d'un autre dieu que le mien conduit à la haine de l'autre et un jour... aux chambres à gaz...

moi, ce qui me fait peur, ce sont les illuminés du "un Seul
Dieu le plut fort et le plus dirigeant du destin de qui conque sur cet
univers"

15. Salame, Chalom
Ecrit par La paix. 13-07-2009
Curieux, Said dit clairement qu'il y a deux sources de la confiance en soi: la croyance en un Dieux et l'expérience de la propre personne. Cette deuxième possibilité peut très bien s'appeler l'autonomie, la raison. Je ne vois pas d'"obeissance aveugle" ni de "haine de l'autre". Il suffit, paraît-il que quelqu'un mentione Dieu pour qu'il se fasse traiter "d'illuminé" qui fait peur et pour qu'on sorte les chambre à gaz. Que je sache, ces dernières ont été mises en place par des gens qui ne croyaient pas en "un seul Dieux" et c'est eux qui se sont autoproclamées "les plus forts et le plus dirigeantes du destin de quiconque sur cet univers" (étrange phrase, mais ce n'est pas une raison pour que l'intolérance se déchaîne).

16. Crééz Un, deux, trois Rocca...
Ecrit par Sauve qui peut. 13-07-2009
Mais quelle mouche a piqué le webmaster? Il nous sert deux fois le même « slam » passablement grossier de Carlos (après son pamphlet anti « maison France ») : une fois ici, comme commentaire, ça va encore, ça nous fait un Rocca de plus, et une autre fois le même, comme un article à part entière! Saperlipopette ! Croyez-vous que cela puisse tenir lieu de compte-rendu ? C'est le « cher Günter » qui doit être contant que son débat puisse se résumer à une collection de gros mots. Je regrette pour les slameurs, j’en connais, qui se forcent de travailler une langue rythmique sans avoir recours à chaque vers à la surenchère vulgaire et violente. Cherche-t-il à couler le site ?

17. Réflexion
Ecrit par Said. 17-07-2009
Bonjour les philos...Salame

moi, ce qui me fait peur, ce sont les illuminés du "un Seul Dieu le plut fort et le plus dirigeant du destin de qui conque sur cet
univers"

C'est une vérité ce n'est pas un dogme...

Si on considère le monde comme un grande et géante entreprise...Vous trouvez pas que s'il y a deux ou plus de dirigeant pour cet entreprise ,il entrerons en conflit entre eux même...Parce que chacun à sa stratégie qui ne prend pas en considération la stratégie de l'autre...Comme l'exemple que les mythes grecs nous racontes...Qu'il y avait toujours des conflits entre les dieux...Pourtant la continuité de l'ordre naturel ne trouve aucun conflit; ni objection, pour le jour ne prend pas la place de la nuit; et que l'hiver suit toujours l'automne et le pritemps vient aprés les chutes de la pluie...ect

Salame...

18. Source....
Ecrit par Said. 22-07-2009
Salame...Salut La paix...

Curieux, Said dit clairement qu'il y a deux sources de la confiance en soi: la croyance en un Dieu et l'expérience de la propre personne.

Pourquoi la confiance se pose sur ses deux pôles?

Puisque Dieu notre créateur,le tout puissant....Alors c'est une source de Force pour tout l'univers et l'Homme fait partie de cet univers...

Et l'expérience individuelle qui permet à chacun de nous d établir une certain mine ou source de force cognitives...pour trouver l'équilibre en soi...Et j'entends par"expérience personnelle" chaque idées qui vient de soi ou des semblables qui permet de bien ou de mieux gérer une situation...

19. La peur est -elle la peste du monde ?
Ecrit par Gérard. 01-08-2009
Pour avoir été présent à ce débat, j'ai été très étonné de constater qu'il était normal -quasiment au sens psychologique-d'avoir peur et qu'en conséquences, l'expression " je n'ai peur de rien" ne pouvait venir que d'un prétentieux fanfaron ou d'un imbécile.Ceux qui ont lançé l'idée de l'asservité, de la confiance en soi dans sa capacité à faire face ( l'Eros)et le courage qui consiste entre autre à surmonter la peur se sont sentis bien seuls. J'en étais.Je découvre que l'ouverture par benaossa7 sur le théme "dans quel monde vivons nous " sur le forum de ce site rejoins ma déploration secrète de l'etat d'un monde ou personne ne veut vouloir incarner le courage et préfère partager l'idée commune de partager le bien fondé de la peur.je vous livre- avec j'espère son autorisation- des extraits des réflexions de ce novel arrivant sur ce site.bienvenu à lui.Gérard

"La seule explication que j'ai trouvé c'est que l'homme a peur. On a tous peur de quelque chose. Peur d'être seul, de ne pas être reconnu, d'être trahi, de na pas être à la hauteur, de ne pas trouver l'amour, et il y en a tant d'autres...
Ces peurs pour la plupart inconscientes nous amène à des comportements méchants, idiots ou parfois sadiques même, et dans lesquels nous ne nous reconnaissont pas quelques fois. C'est difficile à expliquer mais je suis sûr que cela vous est arrivé de vous demandez pourquoi vous aviez agi comme un con après avoir fait du mal à quelqu'un par mégarde, par antipathie ou même par vengeance. Parce qu'à moins d'être sociopathe, on s"en rend compte lorsqu'on on a mal agît.
Toutes ces peurs font que chacun se recentre sur lui-même et n'agit qu'en fonction de cela. Faisant totalement abstraction des effets de ses actes sur les autres. Et c'est là que l'individualisme commence. Celui qui fait qu'on peut arriver à faire du mal.
Et la société dans laquelle nous vivons, qui devrait permettre par la vie en groupe d'éviter ces comportements, (on devrait se sentir un peu coupable) fait le travail inverse puisqu'elle accentue les peurs que nous pouvons ressentir. Les médias, par pur sensationnalisme (source de d'audience donc de profit) ne nous montrent que les choses dont on doit s'inquiéter. (Les gens heureux et les situations où tout va bien, ça n'intéresse pas). Et c'est un cercle vivieux, jusqu'où ira t-on?

La peur est la chose qui pourrait expliquer ces comportements. Quand on ne savait pas ce qui se passait de l'autre côté de la planète, avant les livres, la télé, ou Internet. Quand l'entraide était le seul moyen de faire fonctionner une communauté. Quand pour être heureux nous n'avions pas à avoir plus que ce dont nous avions besoin. En ces temps là, l'homme avait moins de ces peurs inconscientes. Il n'avait que la peur de mourir, celle-la au moins c'est normal! Et celle-la pousse à faire le plus de bien possible avant de partir.

Alors la vie est-elle ainsi faite ou l'homme par manque de courage a t-il fait en sorte qu'elle le soit?

Bref, je vais m'arrêter là, ça commence à faire long! Je n'ai pas la prétention d'avoir de solution, s'il en existe une d'ailleurs mais je sais qu'on est toujours sur la mauvaise voie. Il faudrait peut-être simplement arrêtez d'avoir peur, agir plus avec raison et moins avec passion (on est une espèce évoluée, il paraît...). Je me sens quand même en décalage avec le monde dans lequel je vis et c'est parfois assez déroutant".

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