Le respect de la vie est-il un principe éthique supérieur
Écrit par Gérard Tissier   
14-07-2009

La disputation annoncée a tenu ses promesses et, cerise sur le gâteau, elle fera l’objet d’un reportage dans le pèlerin, d’ici quelques semaines. Le sujet posait la difficulté de prendre position sur le statut d’un impératif éthique  largement partagée avec le risque en chemin de découvrir que les conflits moraux peuvent se cacher derrière les plus grands consensus.


Dans ce  cadre, soit on adoptait un point de vue de stricte rigueur morale englobant toutes les situations, soit on déniait la légitimité universelle du respect de la vie en opposant la nécessité d’une évaluation délibérative ne pouvant être que contextuelle..

Daniel  Ramirez animait la disputation. Quant à moi, la tâche m’était confiée de proposer une évaluation argumentative des échanges en cours de débat. Comme trop souvent, au début d’un café philo, des interventions se sont perdues dans les marécages des demandes de définition ou de re-formulation mais cela a permis de préciser la notion de conflit de valeurs et le caractère absolu d’un principe : rien peut y déroger quelles que soient les circonstances. Quant à l’éthique – à distinguer des règles morales toujours générales- disons ici qu’il s’agit d’une obligation morale dans un « bien-agir »( l’éthique médicale par exemple)
 
Contrairement aux disputations précédentes, beaucoup d’intervenants ont hésité dans le choix de la position qu’ils devaient adopter  au départ de l’exercice, voire en ont changé en cours de route pour justifier une réponse alternativement positive et négative.

C’est qu’il existait sans doute une difficulté majeure. Laquelle ? Tout simplement, le pourquoi de la réponse. Autant dire, une manière adéquate –c’est à dire argumentée- d’aborder l’arbitrage  éthique, le respect de la vie n’ayant été choisi ici par Daniel et moi que pour partir d’un socle ouvrant ensuite sur des pondérations.

Ainsi, dans la lignée du oui,  soit on prône une vision  transcendante de la vie  - à l’origine, créée par Dieu- soit,  c’est une immanence morale qui prévaut : l’homme n’est pas propriétaire de sa vie et sa dignité est de la responsabilité des autres. Cela ne  souffre d’aucune limitation au titre d’autres valeurs comme la liberté, le refus de la souffrance, la mort d’innocents dans la guerre etc..)

En contrepoint les valeurs invoquées par certains  entraînent  des choix pour d’autres dans des situations qu’ils n’ont pas créées ce qui entraîne des conflits de valeurs. Il y aurait donc, dans nombre de cas, des tiers  impliqués et  nécessité d’évaluer les intentions et les conséquences. 

Au-delà des interdits ( l’homicide, le viol, le refus de soin ou  d’assistance), la question posée suggérait d’évaluer les principaux conflits moraux comme l’avortement, le suicide, l’euthanasie, la peine de mort, la guerre.. Peut-on dire que le respect de la vie doit  toujours s’appliquer à tous ces cas ?

En fait répondre par oui ou par non n’apporte rien en soi pour  le temps d’un café- philo. C’est la confrontation des arguments qui enrichit, qui pose en extériorité ses préférences et les  jugements déjà tranchés par notre société. Aborder les valeurs en tant que telles, c’est aussi penser nos imprégnations culturelles et leur relativité. C’est se poser la question, non de leur pertinence à chacune, mais de leur hiérarchie ou de leur cohabitation. S’il ne  peut exister du bien dans du mal ou l’inverse, il y a un bien tout de même dans le pire et c’est le  moindre mal.

Je souligne ici une proposition forte de Daniel. Nous ne sommes que les dépositaires de la vie. Elle procède d’un champ élargi : la bio-diversité, le monde animal, végétal, marin et les conditions climatiques de leur existence.. La respecter ne relève pas seulement de  précautions rationnelles  mais de  notre dignité d’homme. Car elle comporte la manière dont nous portons la responsabilité, en notre conscience propre, de ce qui nous est donné. Autrement, comment justifier de notre valeur ?

Pour finir, deux réflexions personnelles :

1 La nécessité d’un « vivre-ensemble » fait qu’aucun système de moralité n’est concevable qui reposerait sur l’encouragement au meurtre, au viol, au mensonge, à la torture. Ainsi les jugements moraux peuvent être fondés sur une certaine objectivité sans qu’ils découlent pour autant de principes universels. Mais, même en l’absence de fondements aux règles morale, il reste « juste » pour le bonheur de tous de chercher à être  une « bonne » personne. ( cf. l’éthique de la vertu ) A l’authenticité  close des ego et à la vision  utilitariste du bonheur,  je préfère l’idée d’une unité profonde du genre humain, unité à incarner dans la finalité d’un progrès de ses attributs et de sa puissance d’être. Et si l’Occident chrétien à conféré  à l’universel de l’humanité une dimension spirituelle par une Loi d’amour ( cf. St Paul ), la philosophie morale peut nous aider  à voir que ses formes, sur le chemin de l’éthique, en sont multiples.

 2 Réfléchir à des clivages complexes entre valeurs sollicite une intelligence collective. Au Café des phares, même pour des théories grandioses ou abyssales –cela arrive parfois- il y a  des abords différents et c’est tant mieux. Mais en les organisant comme ce dimanche dans une  disputation, -plus collective et plus ludique – il nous est donné  de  dépasser, dans la bonne humeur, les compétitions inter-personnelles et les postures du quant-à-soi. J’en tire d’autant plus de satisfaction que j’ai proposé ce dispositif à un animateur de talent, qu’il m’a suivi et qu’une fois de plus, il a bien tenu son rôle..

 En tout cas, et hors de toute décision prendre, un débat contradictoire  devrait tendre à répondre au mieux à cet impératif Kantien qui plane au-dessus de nos têtes : « Aie le courage de te servir de ton propre entendement »

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Mystère
Ecrit par Inconnaissance. 16-07-2009
Question parfaitement vaine de prime abord.
Le respect ? Quoi de plus difficile à définir, quoi de plus vague ? Qui, quoi doit être respecté ?
La vie ? En dehors des caractères proprement biologiques (reproduction etc) quel plus grand mystère ? Quelle prétention à vouloir parler de ce dont on fait partie ?

Principe éthique ? On ne peut commencer à parler d'éthique que lorsqu'on a bien défini le domaine, les enjeux. Et encore...ce ne peut être que la recherche de quelques opinions communes.
Supérieur : supérieur à quoi ?

Le problème n'est pas dans la question qui est à peu près vide, mais dans la quantité incroyable d'attendus, de présupposés, de préjugés, qu'elle suscite.

2. Prendre connaissance
Ecrit par Daniel Ramirez. 16-07-2009
Le fait d’utiliser le pseudonyme d’inconnaissance ne vous interdit pas de prendre connaissance du compte-rendu ci-dessus. Ce n’est pas parce qu’une chose est un mystère qu’il ne faut pas se poser des questions. D’abord le respect, vous dites qu’il n’est pas défini ? Tout le monde sait ce que veut dire respecter la vie ou encore plus respecter la vie humaine (puisqu’il s’agissait plutôt de cela), car tout le monde sait parfaitement ce qui se passe lorsque la vie humaine n’est pas respectée. Et qu’est-ce qu’un principe supérieur ? Un repère de la vie morale, une maxime de la raison pratique qui ne mérite pas d’exception, qui s’impose dans tous les cas par-dessus touts les autres. Rien de plus claire, pourvu qu’on se donne le travail de réfléchir tant soit peu. On peut toutefois les déclarer inexistants.
Le problème est justement de savoir si ce respect constitue ou non la valeur suprême dans une hiérarchie, s’il n’y a rien que nous placerions par-dessus la vie (humaine).
Au fait, il y a très peur de réponses autres que « la vie humaine » lorsqu’on essaye de trouver ce qui serait la valeur supérieur. Le fait que des gens pourraient donner leur vie pour une cause (la liberté, la révolution, l’indépendance), place-t-il ces valeurs par-dessus de la vie ? Plusieurs personnes se sont prononcées pour le « non » car elles étaient plutôt pour le droit à l’euthanasie. Mais dans pas mal de cas, supposons la révolution, lorsqu’il s’agit renverser un régime ignoble, on peu donner sa propre vie, mais cela ne se fait que pour que d’autres, dans le futur puissent avoir leur propre vie sauve… tout comme la guerre défensive : on tue, mais c’est pour protéger des vies, c’est considéré comme un moindre mal, mais jamais comme un bien.
L’euthanasie ? Le problème est ici celui de la qualité de la vie : y a-t-il des vies qui ne valent plus la peine d’être poursuivies ? La majorité des gens répondent intuitivement oui. Mais, est-on sûrs que cela place quelque chose par-dessus la vie humaine ? Ne pourrait-il être considéré que c’est le statut d’humaine qui est considéré comme critère de la qualité de la vie ? Lorsqu’elle se perd (pour le patient lui-même), ne peut-on préférer la mort à la continuation d’un état dégradant et douloureux ? Mais la dignité humaine, n’est pas justement ce qui définit une vie en tant que vie humaine ? Ce qui nous renvoie à la même chose : c’est en nome de l’humanité de la vie que nous la considérons comme n’étant plus acceptable…
Bien sûr, on peut considérer que la liberté vaut plus que la vie, que les convictions valent plus (c’et le cas des martyrs), et c’et le ressort de celui qui n’accepte pas l’esclavage, dans la célèbre dialectique hégélienne, qui lui préfère la mort. Mais aujourd’hui qui raisonne comme ça ? Qui ferait le geste de Socrate, de Jésus ? Car les exemples données, surtout celui de l’euthanasie, ne parle que de la propre vie et de son caractère d’inacceptable, mais un martyr ne sacrifie pas une vie dégradée, malade et insupportable, il donne une vie en pleine santé et avec la pleine jouissance de ses possibilités. Ce qui semble plus admirable moralement (ou plus condamnable, dans le cas du terrorisme suicide) ; mais encore une fois, qui raisonne de la sorte aujourd’hui ?
En dehors des tenants et aboutissements de ce riche sujet, il m’a beaucoup intéressé l’évolution de certains point de vue, les changements et évolutions de chaque idée, dans la suite des arguments. Aussi le fait que quelques uns n’identifient pas d’une façon exacte leur position dans cette cartographie morale ; plusieurs étant pour le « non » argumentaient avec les forces des arguments pour le oui, sans trop s’en apercevoir ; le contraire aussi c’est aussi vu. La philosophie est utile à cela : démêler ce qui est embrouillé, distinguer les notions, les concepts et les théories mises en jeu. Cela indépendamment de la position que l’on prendra.
En cela c’est un exercice de citoyenneté pratique réfléchie.

3. Quel irrespect ?
Ecrit par Inconnaissance. 16-07-2009
" Tout le monde sait ce que veut dire respecter la vie ou encore plus respecter la vie humaine (puisqu’il s’agissait plutôt de cela), car tout le monde sait parfaitement ce qui se passe lorsque la vie humaine n’est pas respectée. "

"Tout le monde" est une expression bien pratique.

Pour respecter quelque chose, il faut en connaître la nature, ou l'essence. Comment sait-on qu'on ne respecte pas la vie humaine si on ne sait pas que ce qui est atteint, ou dégradé appartient à cette nature ou essence ?
Ne vous laissez entraîner par des idées convenues.

Certains diront : ceci est une atteinte à ma dignité. D'autres diront : non. Tout dépend de la façon dont on la conçoit.
Donc ma question reste posée, pour ne parler que de celle-là.

4. La Vie contre l'homme
Ecrit par Alain. 17-07-2009
La question est donc posée pour la vie humaine, non pour la vie en général qui nous dépasse très largement et ne dépend pas de nous. Et la « vie humaine » désigne, non pas des vies humaines mais une idée de la vie centrée sur l’homme. Mais cette question sous-entend qu’il peut considérer quelque chose comme supérieur à sa propre sauvegarde, et elle n’incite pas beaucoup à répondre positivement... Justement, dans un débat sur les lois de bioéthique, on s’est demandé à quels principes « fondamentaux » ou « fondateurs » se référer vu que plusieurs niveaux éthiques sont, théoriquement, possibles, et confèreraient des « droits » qui ne sont plus centrés sur l’homme. A ce jeu, voici ceux qui me sont apparus, du plus englobant au moins englobant :
- les DROITS DE LA NATURE consisteraient à ne pas utiliser ses ressources et ses « lois » autrement qu’elle ne le fait elle-même. Cela exclurait pour l’homme tout usage rationalisé et maîtrisé de la nature, depuis le feu, l’agriculture, l’élevage jusqu’à la fabrication d’outils. D’où une marge très limitée accordée à la culture...
- les DROITS DE LA VIE interdiraient d’intervenir artificiellement dans la conception d’êtres vivants comme dans leur destruction sauf nécessité vitale pour soi. « Artificiellement », c’est encore de la création humaine, « art » étant opposé à « nature ». Donc plus de guerre, de peine de mort, d’euthanasie, de suicide, d’avortement (sauf si la vie de la mère est en danger) ni de contraception... Au sujet de cette dernière je vois cependant une objection : l’être humain étant la seule espèce animale pouvant s’accoupler et procréer toute l’année, il doit limiter lui-même cette activité. La condition de l’homme est bien d’être « dénaturé », c’est-à-dire projeté hors de l’état de nature et obligé de créer son « environnement » : une société, une culture.
- les DROITS DE L’ESPECE HUMAINE entendraient défendre le patrimoine génétique de celle-ci, d’où l’interdiction du clonage humain, qui l’appauvrit, mais aussi la légitimation de l’eugénisme qui vise à l’améliorer.
- Ce sont les DROITS DE LA PERSONNE ou « Droits de l’homme » qui incluent avec la dignité, la liberté, etc. le « droit à la vie », concept apparu dans les textes après la seconde guerre mondiale (Déclaration universelle des droits de l’homme, art. 3, Convention européenne des droits de l’homme, art. 2 où il est assorti d’étonnantes restrictions, projet de constitution européenne, etc. mais pas explicitement dans la Constitution française). Le « droit à la vie » peut, suivant les interprétations, remettre en question le droit à l’avortement ; dans le droit français la « personne » juridique commence à la naissance.
- les DROITS DE L’INDIVIDU, enfin, sont l’avatar ultralibéral des droits de l’homme. Ce sont eux qui garantissent, dans l’absolu, à chaque individu la libre disposition de lui-même et de son propre corps, contre toute loi restreignant sa liberté au nom de « principes » ou de « valeurs » collectives. Tout ce qui est rendu possible par les biotechnologies est donc permis ; les « valeurs » étant privatisées, chacun fait ce qu’il veut et il n’y a plus de conflits.

Alors, où se situe l’humanisme ? Assez bas dans la hiérarchie... Mais la seule position possible pour l’homme est d’assumer sa condition d’être « dénaturé » sous peine de disparaître ! Et, au-delà de la simple survie, je ne vois aucune raison d’inhiber le développement de son esprit, de son intelligence, sinon pour perpétuer les dictatures.
Des conflits de valeur apparaissent si l’on déifie la nature, si l’on essentialise la Vie comme un absolu non humain, ce qui remet en question l’humanisme et rend irrecevable et même impensable l’idée de liberté. En effet, celle-ci ne peut être définie que par l’homme et donc par rapport à lui ; qu’on décentre la question de la vie et il n’y a plus de « sujets » ayant légitimement voie au chapitre mais des agents parmi d’autres du Vivant soumis comme eux aux lois de la biologie ou, pourquoi pas, de l’aventure cosmique depuis le Big Bang. Il est vrai que le post-moderne nous a rendues familières des façons de penser qui peuvent conduire, sans contradiction, à la déchéance de l’humain. Mort du sujet, mort de l’homme... vers le post-humain, le non humain ?...
Les questions d’aujourd’hui autour de la vie et de la mort se posent exclusivement pour l’homme et par rapport à ce qui le rend humain, ce qui relativise la Vie comme absolu. Quand il faut distinguer les situations de détresse (avortement) ou les actes médicaux thérapeutiques (assistance à la procréation pour couple stérile) des arrangements pour convenances personnelles, le sujet en débat n’est pas la Vie mais la souffrance et l’humanisation : Quel « droit à l’assistance » (mort assistée, procréation assistée sans raison thérapeutique) ? Ne pas souffrir est-il un droit absolu ?


5. des droits, encore des droits toujours des droits
Ecrit par internautix. 17-07-2009
Le "droit à la vie", "le droit à l'assitance", ce sont vraiment des droits Alain ?
Dans toutes les traversées difficiles, le principe de base est la survie de l'espèce : "les femmes et les enfants d'abord" !
Et la question va peut-être se poser à l'automne prochain, à la saison des grippes... ce fichu vaccin contre la grippe mexicaine... qui aura accès en priorité, les vieux qui pèsent de plus en plus sur le système démographique ou les jeunes qui sont l'avenir de la société ?
La mort étant la meilleure amie de l'homme (Mozart) , je me suis toujours demandé pourquoi tant de gens s'accrochaient de toutes leurs force à ce prétendu droit à la vie.

6. Droits
Ecrit par Inconnaissance. 18-07-2009
Mais justement Alain, les distinctions que vous faites ne me semblent pas légitimes. Et ce sont elles qui sont à la source des problèmes.

Rien ne nous permet de distinguer les différentes formes de vie, de dire que la vie dans telle espèce est d'une nature différente de la vie de d'autres espèces. Je ne dis pas qu'une plante, un champignon, et un enfant ont la même valeur, mais nous pouvons admettre que LA vie est apparue (?) et s'est exprimée de différentes façons.
Mais c'est LA vie. Et c'est un mystère.

Le même miracle qui préside à tous les processus que l'on retrouve à tous les niveaux, dans toutes les dimensions, et de façon plus ou moins complexe : nature, vie, espèce humaine, personne. Sans elle, pas de personne.

Mais quand on parle de respect de la vie, on parle généralement du respect des individus, de certains types d'individus, de certains types d'individus dans des situations bien particulières. (On ne parle pas des rats de laboratoire ou des armées en campagne, des bombes ou des executions capitales)

C'est dans ce cadre précis, défini par l'intelligence humaine, du fait de son pouvoir, qu'on parle du respect de la vie. (Qu'est-ce que j'ai le droit de faire à tel individu dans ce cas précis ? Sinon, on n'en parle pas. On en parle quand on veut.)
Le problème du respect de la vie se pose du fait de ce pouvoir dans certaines situations ou certains cadres. Et le problème est insoluble puisque cette intelligence, ce pouvoir sont aussi une expression de la vie.
Comment pourra-t-on distinguer une démarche eugénique et une chasse des lions d'Afrique ?

On ne peut pas raisonner sur la vie. On ne peut que raisonner sur les droits humains en admettant que rien ne justifie qu'un être humain particulier s'attribue plus de droits qu'un autre.
Et s'il y a "droits", on est obligé de se demander : à propos de quoi dans l'être humain ?

7. suite de ma question à Alain.
Ecrit par 5. 18-07-2009
Après cette étonnante énumération de "droits", il m'est revenu à l'esprit cet hallucinant débat aux Phares sur un prétendu "droit à la santé" :
à l'époque je n'avais même pas osé rappeler que , en France, seul l'accès aux soins était une revendication possible. A partir de là le médecin se plie au serment d'Hypocrate et fait au mieux .
Votre "droit à la santé" a fait hurler de rire ici qq'un qui rentrait d'Angleterre : là-bas selon l'âge que vous avez on vous opère ou vous laisse avec votre cancer..... la santé n'est absolument pas un droit. Les finances ont des impératifs que je n'ose développer ici.
Je ne vous parle pas de tout ce qui est héréditaire ou environnemental dans le déclenchement d'une maladie, je me contente de vous dire que vos droits à ci et droits à ça a quelquechose d'enfantin. Chaque pays a des droits différents (écrits) et chaque individu s'octroie des droits (non écrits) qui relèvent de la loi du plus fort.

8. Est ce le respect represente le droit?
Ecrit par Said. 21-07-2009
Salame...Salut avec toute les langues du la vie...

Vous savez quand un oiseau rencontre un autre,surement il y a une façon de se saluer...Et quand une abeille se pose sur une rose pour prendre sa part de la vie, lui dit surement son bonjour de sa façon...Sans conflit ,sans guerres ,et avec un respect mutuelle...

Le sujet porte sur le respect de la vie...La vie de toute chose qu'il soit humain ou végétal ou animal...Le lien entre le respect de la vie et l'ensemble des droits cités la-haut n'est que la forme juridique de ce respect...Puisque Le Nom de chaque personne signifie son existence comme un individu et non comme une illusion...

A mon avis le respect de la vie doit être discuter de son absence dans la réalité...C'est à dire du fait quand trouve des conflits internationaux, des guerres,des injustices, qui ne donne aucun respect à la vie...

Le fait qu'on trouve au 21iéme siècle des pays qui n'ont pas encore son indépendance...Et qu'on trouve au sein des Nations-Unies des pays qui ont le droit au Veto et non d'autre...A cause de leurs puissances et non pour autre choses...Est ce le respect de la vie est basé sur la puissance? Si oui ...Le droit n'est plus critère comme base pour le respect d'autrui...Si non...Pourquoi Les grandes puissances ne se mettent pas à table pour écouter les souffrances de ceux qui ne connaissent le respect que sur les ouvres des droits et sur les principes de la philosophie...

J'espère qu'un peut de respect pour la vie nous obligent,nous qui discutent le principe de "Respect de la vie" à leur donner une chance d'être entendu par les Grands...Puisque les grands restent toujours des grands jusqu'à ce que le civilisation trouvera un autre issue pour établir sa justice...Puisque le cours de l'histoire n'est jamais stoppé ou stabilisé dans un coin du monde sans qu'il apparaissent dans un autre coin du monde...

Salut les philos...Les amoureux de la Sagesse...

9. La valeur des non-valeurs
Ecrit par Georges. 21-07-2009
Daniel:
Pourquoi transmettre quelque chose qui n'a pas de valeur ?

Georges:
Parce que les Valeurs ont besoin des non-valeurs pour mieux se mettre en valeur.

Gérard:
En tout cas, et hors de toute décision prendre, un débat contradictoire devrait tendre à répondre au mieux à cet impératif Kantien qui plane au-dessus de nos têtes : « Aie le courage de te servir de ton propre entendement »

Georges:
Le débat contradictoire est péjoratif , car on ne réponde pas par oui ou par non comme un enfant. «Aie le courage de te servir de ton propre entendement » ...réfléchir soi-même sur la "raison" de la déraison.

Cordialement,
par Georges de Bruxelles

10. Est que philosopher est du bla-bla?
Ecrit par Said. 22-07-2009
Salame...Un Salut de toute les langues de la vie...

" Daniel:
Pourquoi transmettre quelque chose qui n'a pas de valeur ?"

Le discours de chaque être vivant porte un message...La valeur de ce message dépend de sujet qu'il veut qu'il communique aux autres...Et à partir de sa culture et de ses outils de connaissance qu'il donne valeurs ou non,à ce qu'il lit ou ce qu'il entend...

Et le fait de donner valeur à quelques choses à partir de sa négation,et une méthode très pratique pour juger le bon du mauvais ,le bien du mal,le logique de l'illogique...Quelqu'un qui est très malade donne un valeur importante à la santé , et c'est à partir de la non-valeur quand sent quand comprend les valeurs des choses...

La valeur "des contradictions" dans la vie est une valeur de distinction entre deux ou plusieurs choses,pour être dans l'embarras du choix, et un choix qui donne la légitimité de la responsabilité et de ses conséquences...

Parce que L'HOMME est le seul être vivant qui donne des valeurs à des choses, comme valeur qui porte le bien ou le mal,le vrai ou le faux...Un végétal ou un animal porte ses valeurs dans la pratique de ses instincts, par contre l'Homme philosophie tout ce qu'il passe par l'esprit...

La raison de philosopher c'est de trouver le bon le vrai dans la vie à partir de la raison qui ne peut être contradictoire avec soi-meme...

11. J'ai raté un épisode ou quoi ?
Ecrit par Caféphiliste. 22-07-2009
Pourriez-vous être plus claire, Cremilde, sur votre histoire de plateau de télevision au café des Phares ? De quoi parlez-vous ? Car j'y étais les dernières fois et j'ai rien vu de tel... Je pense aussi qu'il est sain que ce site soit modéré. Marre des petites (ou grandes) agressions, ce qui n'est pas votre cas, c'est sur, mais le cas des nombreux intervenats anonymes.

12. et si on jouait le jeu ?
Ecrit par Gérard. 23-07-2009
Je me permets de rappeler que le sujet était pour cette disputation : le respect de la vie humaine est-il un principe éthique supérieur ?Il ne s’agit pas de savoir si le respect de la vie existe, si la vie est un droit, si les droits sont supposés ou non ou si quelqu’un sait de quoi il parle en parlant de ceci ou de cela. Cela serait pas mal si les gens qui ont le temps de réfléchir avant d’écrire pouvaient répondre ici sur les principes du principe qui ferait celui ci supérieur aux autres ou bien si une autre réponse serait possible en partant d’abords différents.

Ce serait enrichissant si la partie « commentaires » de ce blog sur le sujet de ce café philo–disputation voyait s’opposer par exemple des arguments pour ou contre un droit assisté au suicide, sur la réglementation de l’euthanasie ou sur les principes qui font que l’avortement n’est pas un droit opposable dans certaines situations.

Je signale au passage que le respect de la vie pour le règne animal concerne surtout le respect de sa sensibilité et la question d’une souffrance subie et pouvant être allégée. Cela n’exclut pas le fait de faire périr des animaux dans des conditions codifiées et éthiquement acceptables

Enfin s’il existe un devoir impératif d’assistance à personne en danger sous peine de sanction pénale, c’est qu’en regard, il existe un droit à assistance. Ainsi les droits s’articulent dialectiquement selon un appareil symbolique qui les rendent plus moins opposables ou posées en direction d’un absolu qui fait fonction d’axe régulateur pour l’action publique ou sociale ( le bien est parfaitement défini s’il est l’expression de tous les vœux ( Ethique à Nicomade) .

Certains principes éthiques sont posés selon une modalité de réciprocité. Ainsi la concurrence loyale. Autrement dit, si je peux exiger des autres, je m’engage pour ma part au même.Nous sommes dans le normatif et c’est le groupe qui contraint ou exclut( la déontologie)

Quel est le fondement du respect de la vie, qui dit ce qu’est le respect, à partir de quoi peut-on dire que la vie est en jeu, tout cela est « hors sujet »-pardon de le dire- car si l’on dit que, dans telle situation, le respect de la vie ne s’applique pas, c’est que la question de la vie ne se pose pas en ces termes, ( le soldat de la guerre défensive ) ou que le respect n’a pas lieu d’être ( la légitime défense) et cela ne répond pas à la question puisqu’il n’y a plus de question !( en fait son décentrement)

Merci, bien sûr, à Alain de sa contribution car elle tentait de répondre ou de clore, comme Daniel un peu avant, des digressions généralisantes. Je partage son point sur la dialectique entre souffrance, humanisation et morale naturelle qu’il propose. Merci de cet éclairage et du travail que cela suppose. Au fait, si nous faisions de la philosophie lorsque nous ne sommes plus au café philo? Nous avons des amis, des livres, des sites..Google ? non ?


13. Avis de dépublication
Ecrit par gtissier. 23-07-2009
Bonjour, je suis d’accord avec un intervenant:il est sain que ce site soit modéré. En fait, la partie présente de ce site est techniquement un blog.( article ou compte- rendu plus commentaires ) Comme pour n’importe quel blog, le créateur peut dépublier a posteriori tout commentaire qui ne lui convient pas. C’est une norme et en l'occurrence, une éthique de situation qui pourrait faire l’objet d’un débat mais le fait que cela soit une pratique courante permet de ne pas l’ouvrit à tout propos et d’économiser de l’énergie. Je suis l’auteur de l’article du blog où j’écris ceci et donc je peux dé-publier tout commentaire désobligeant.. C’est chose faite. Remarque : les textes dé-publiés se trouvent dans une partie du site et ils peuvent être consultés pour avis des autres personnes responsables. Il en est de même pour les dépublications dans d’autres parties du site comme les forums et les aphorismes..

14. Des Lumières, s'il vous plaît !
Ecrit par Gunter. 23-07-2009
Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer le fonctionnement du site/blog du café des Phares ? Il devient de plus en plus opaque…
Qui est le webmaster, qui retire des contributions et sur quels critères ? J’ai écrit, par exemple, des articles pour le site/blog et je n’ai eu aucune possibilité d’intervenir sur la suite (sur les réactions), contrairement à ce que Gérard semble affirmer. Je le cite : « Je suis l’auteur de l’article du blog où j’écris ceci et donc je peux dé-publier tout commentaire désobligeant… »
Des Lumières s’il vous plaît !

15. Au créateur de quoi ?
Ecrit par Crémilde. 23-07-2009
Dommage que le site du Café des Phares soit déclassé ainsi de la sorte et soit devenu un « blog ». Nous pensions que c’était un Forum !
Il est vrai que la majorité des blogs s'utilisent à des fins d'autoreprésentation et la plupart se forment autour des affects et des idées propres.
Nous sommes sûrement d’accord que le respect des pensées/idées des autres doit être plus élevé et pratiqué par tous, mais n’alimentez pas ce Forum d’un régime dictatorial. Modérer nos propos, certes, sans les déguiser en belles paroles, qui bien lues et comprises sont encore plus mortifères. Nous aider à pénétrer dans les sujets énoncés avec humilité et ne pas classifier les uns et les autres d’incompétents et je ne sais pas quoi d’autre dès que le sujet/thème nous échappe.

Et pour finir, devons-nous comprendre que la dé-publication d’un texte sera faite parce qu’il ne convient pas au créateur. Au créateur de quoi ?


16. Gunter, une opacité ne doit pas en cacher une autre ...
Ecrit par Gérard. 23-07-2009
Mais Gunter, toutes tes questions ont déjà leurs réponses dans ma petite note ci dessus !, Si tu te connectes sur le site avec ton pseudo, tu verras que pour chacun des articles qu tu as écris, le logiciel open-source que nous utilisons comporte une fonction de dé-plublication car cela est la pratique courante dans ce domaine. Il est naturel et adéquat de dé- publier des commentaires désobligeants ou impertinents pour un rédacteur, de même qu’un animateur aux phares ne doit pas tolérer des propos de même nature à son égard ou vers ce que disent les autres.Tu penses le contraire ? . Cela s’appelle le respect que l’on se doit à soi et aux autres et je suis sur que pour toi, tout cela n’est pas opaque. Il y a comme tu le vois des critères normés autant que normaux que j’ai rappelés dans un avis. C’est opaque ?
Le nom du webmaster figure à la rubrique contacts et tu le connais. Le premier règlement du forum rédigé par Pirmin -le créateur du site- a été inséré , -comme tu le sais très bien- dans la partie règlement des forum avant que la partie blog ne soit développée. Dans l’idéal, nous devrions le modifier pour y parler des articles du blog .Ce serait moins opaque Enfin j’espère…


17. Ayez le culte de l'esprit critique ...
Ecrit par Crémilde. 23-07-2009
Hier, j’ai rédigé un mail au Webmaster lui demandant de corriger une faute de frappe sur un aphorisme. A ma grande surprise, tout ce que j’ai rédigé a disparu dans cette rubrique là. Je ne comprends pas…
En quoi il y a eu désobligeance ou impertinence de ma part … et dans l’autre texte, disparu aussi ?
L'attachement à soi augmente l'opacité de la vie et nous empêche d’avoir un sens critique vis-à-vis de nous-mêmes.


18. Réponse au 16.. de Crémilde
Ecrit par gtissier. 23-07-2009
Bonjour Crémilde. Pourquoi pensez -vous qu’un blog ici hebdomadaire, déclasse ce site ?
Pourquoi pensez-vous que ce n’est plus un forum ? Lisez vous la page d’accueil ?
Pourquoi parler d’alimentation en régime dictatorial ? Animer un forum ou un blog pour recadrer sur le sujet, ou faire une synthèse ,voire donner un apport d’info, un développement , c’est dictatorial ? Eclairez moi- quels sont vos arguments ? Où voyez- vous que quelqu’un –moi ? – classe les autres en incompétents ? et le « je ne sais pas quoi d’autre » ce serait quoi ? Et mortifère, ce serait pas trop violent, un peu polémique ? Non, pas trop? Quelles sont les prémisses d’un tel jugement ? Franchement ..
Oui, quelqu’un –un créateur de blog, pour l’exemple de la pratique - peut dé-publier car, en sommes, il préfère cela au fait que cela reste publié. Disons à minima que c’est un moindre mal pour son projet ou pour les autres. A votre avis comment vous imaginer que cela puisse être autrement ? Est ce que vous pensez que chacun peut opposer un droit de publier dans le media, les supports créés par d’autres ? On peut bien imaginer toutes les raisons qu’il aurait a dé-publier mais laquelle justifierait que cela ne soit pas possible ?Selon quel cadr et quelle écologie relationnelle ? Vous avez une idée ? Comment savez-vous qu’ailleurs –dans le forum de libé par exemple- il n’y pas de commentaires dé-publiés ? Pensez qu’il n’existe pas de modération a priori ? Etes- vous allée visiter d’autres sites ayant une fonction de forum ou de blog ? A part le droit de réponse, existe t-il une injonction de publier ? Vous rappelez- vous les débuts des radios libres ?
Pardonnez moi mais cela m’échappe…merci en tout cas d’avoir laissé votre mail on peut en discuter mais ici, voyez- vous, nous sommes dans un cadre qui n’est pas fait pour cela mais pour élargir une intelligence collective une expérience tres limitée dans le temps.Cela exige comme vous le dites humilité et j’ajouterais –pardon pour le dictatorial - réflexion. Voyez- vous il y a « l’art d’avoir toujours raison » ( de Schopenhauer-j’y reviendrai ) et puis l’amour de comprendre la vie, la société , le monde, l’autre etc. Pour ma part, cela fait 17 ans que je suis dans cette pratique des café philo et quelque fois je suis irrité de certain travers récurrents et je le dis, y compris aux phares .Avec mon style et mes mots. Voilà tout.Au fait, connaissez- vous la parabole de l’ouvrier de la onzième heure ? Dieu fait en sorte qu’il ait le même salaire que les autres. Vous voyez, c’est Dieu et c’est arbitraire !Parce que la grâce (ici) ce n’est pas un salaire. Autrement dit et par transposition, nous ne sommes pas sur le même registre si nous parlons d’un café- philo et d’un site ( si je comprends tout de même un peu votre ligne de pensée.. ) Bien cordialement.Gérard



19. Cremilde,merci de ne pas alimenter, vous avez un mail, moi aussi
Ecrit par gtissier. 23-07-2009
Après recherche d'informations, il apparaît que votre aphorisme a fait l'objet d'une mauvaise manip et qu’il a été « ôté » du site pendant 24 heures. Vous pourrez le retrouver à sa place. Le webmaster est bénévole et n’a pas à gérer les fautes de frappe. Merci pour lui.D'ailleurs, il en vacances.

Pour le reste, il serait bon que vous lisiez un peu ce que je dis sauf à vouloir nous enliser dans un dialogue de sourds et nous bombarder moi et les internautes de question sur vos textes.Au pire, si l’arbitraire (sans discussion ni justification de celui qui arbitre) à ultimement un fondement pratique : c’est qu’il n’est pas possible de prendre trop de temps; Soyez modérée, dites ce que vous pensez sans excés et sans jugements massif sur le cadre, les animateurs, bref ,faites comme si vous étiez aux phares.Cela marche depuis très longtemps..C'est possible ? Merci

20. Gérard
Ecrit par Crémilde. 24-07-2009
Tout est question de mots… diriez-vous ! Un blog est très souvent, et je laisse le toujours de côté pour ne pas vous froisser, une fenêtre utilisée à des fins d’autoreprésentation et la plupart se forment autour des affects et idées propres.
Et bien parfois, pour ne pas dire trop souvent, nous lisons tous sur ce Forum beaucoup des remarques qui vont dans ce sens.
D’autres aussi, bien moins heureuses que nous constatons tous, mais qui sont, à mon avis dues justement à ce côté où le non identique (pensée) est mal entendu, et où le non compris est pris pour un manque de culture philosophique. Le voyez-vous ?
Comme exemple, et comme je n’ai pas le temps d’aller chercher toutes les « belles phrases » écrites sur ce site, lisez la première ligne adressée à « inconnaissance » quand « elle » a inscrit ses idées sur le thème « Le respect de la vie est-il un principe éthique supérieur ».

Pour être très franche, je ne vais pas voir ces blogs qui peuplent le net, mais il me parait important de ne pas utiliser ce qui se fait ailleurs, pour maquiller les pratiques récentes de baillage systématique des textes –de moi, de Carlos, d’autres- juste parce que ils ne plaisent pas. A qui ?
Néanmoins, je vous signale qu’un seul aphorisme sur trois est « revenu », mais comme vous le dites si bien le webmaster est en vacances, donc ce n’est pas lui qui a fait ce « travail ».
Bien cordialement.




 
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