Qu’est-ce qu’une mauvaise vie ?
Écrit par Gunter Gorhan   

(Quelques échos tout subjectifs du dernier échange philosophique dominical)

 

C’est le sujet qu’Emmanuel Mousset, animateur de différents cafés philo (entre autre en prison) dans l’Aisne, a choisi sur la vingtaine proposés ce dimanche le 25 oct. au Café des Phares - illuminé par un soleil d’automne exceptionnellement doux… 

Voici les sujets proposés :

  • C’est quoi une mauvaise vie ?
  • Qu’est-ce qu’une vie sans Dieu ?
  • Est-ce que la religion est un frein à la pensée ?
  • La vie peut-elle avoir un sens si on ne croit pas en Dieu ?
  • Comment remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour ?
  • Le style c’est le l’écume des choses
  • -L’humour peut-il être une passerelle vers le raisonnement philosophique ?
  • La vie est-elle abstraite ou concrète ?
  • D’où reçoit-on les idées reçues ?
  • La quotidienneté est-elle aliénante ?
  • Expérimenter est-ce imaginer ?
  • Pourquoi les héros de la sagesse n’ont-ils pas leur équivalent féminin ?
  • « Un cœur intelligent » (dernier essaie de Finkielkraut) n’est-il  pas un oxymore ?
  • La balle finit-elle toujours bien par toucher le sol ?
  • L’insoutenable légèreté de l’être ou y  a-t-il du rationnel dans l’irrationnel ?
  • Suffit-il de dire la vérité pour être dans le vrai ?
  • Marche ou rêve !
  • L’homme est-il vraiment différent des autres animaux ?
  • A supposer que l’homme a une conscience, est-ce le fruit de l’éducation ou quelque chose d’inné ?

 Ayant constaté que tous ces sujets étaient des « bons sujets », Emmanuel en choisit tout simplement le premier en ajoutant : « J’aurais tout aussi bien pu prendre le dernier ».

Michel, le « père du sujet » donna comme explication de sa proposition : » François Mitterand (dont le livre qui a fait scandale avec retardement s’intitule justement: La mauvaise vie) a culpabilisé – il était seul dans l’avion de retour -  d’avoir profité du tourisme sexuel, mais je me demande ce qu’est une mauvaise vie, quels pourraient en être les critères ? D’ailleurs, je l’avais lu à sa sortie, on n’en a pas parlé à l’époque. »

Une grande difficulté  a été de bien distinguer la « mauvaise vie » d’une « vie mauvaise », c.à.d. malheureuse, faite de misère, désespoir et de souffrances et réciproquement la « bonne vie » de la « vie bonne », c.à.d. heureuse… 

Les « enjeux philosophiques » essentiels qui ont émergé : 

- la définition par son contraire, la bonne vie (plus riche que les tentatives de définir positivement la mauvaise vie) : estime de soi, capacité de s’indigner, celle qui améliore la vie des autres, qui est en harmonie avec ses propres valeurs et principes, une vie authentique, etc. La seule définition positive plausible était : une vie, surtout sexuelle, désordonnée, confirmée par ailleurs par l’expression « une femme de mauvaise vie ». D’autres définitions : une vie de bohème, d’artiste. 

- peut-on juger une vie ? La vie n’est-elle pas trop vaste et complexe pour être jugée ? C’est la vie qui doit juger tous les critères et non pas l’inverse. 

- a-t-on le droit de juger une vie ? N’est-il pas temps d’abandonner les jugements (jeu de mots : le juge ment) de valeur archaïques, on en a assez de tous ces moralismes. Est-il possible de se situer « au-delà du bien et du mal ? » (Nietzsche). Ce point de vue a été

vigoureusement combattu : l’hominisation ne passe-t-elle pas nécessairement par le passage – du moins en partie – de la distinction (animale et infantile) entre « c’est bon » et « c’est mauvais », à celle entre « c’est bien » et « c’est mal » ? Il serait facile de montrer, par ailleurs, que Nietzsche lui-même, ainsi qu’aucun autre humain, n’a pu échapper au point de vue éthique : est, en effet, bien pour lui ce qui intensifie la vie et mal ce qui la rabougrit, mutile. Sade n’a fait qu’inverser ce schéma, mais il est de notoriété publique que celui qui ne fait que s’opposer reste largement prisonnier de ce à quoi il s’oppose… 

- les critères sont-elles subjectifs ou objectifs ? N’est-ce pas la société qui, par ses lois et coutumes, permet de définir ce qu’est la mauvaise vie ? Ces critères sont-ils immuables ou soumis aux changements inhérents à l’histoire humaine ? La pédérastie (concerne des ados et fait partie de leur éducation) des Grecs a été citée et distinguée de la pédophilie (portant sur des enfants). Plus proche de nous : L’allusion par Cohn-Bendit (au cours de l’émission « Apostrophes ») à ses relations érotisées avec des enfants, n’a fait scandale que plusieurs dizaines d’années après…

L’évidente historicité des critères moraux ou plutôt éthiques – à ne pas confondre – a été, en cela fidèle à l’esprit du temps, puissamment invoquée pour soutenir le refus de tout jugement éthique.

Un autre enjeu éthique a produit la controverse, assez vive, pour savoir si des « êtres supérieurs », comme les artistes (écrivains : F. Mitterand lui-même, G. Matzneff « Les mauvaises vies font des bons romans », cinéastes : Polanski, musicien : M. Jackson) devaient bénéficier d’un régime d’exception… 

- F. Mitterand, par ses aveux, a-t-il était courageux ou bien pervers en nous mettant dans la position de voyeurs de ses » turpitudes » ? Le vrai courage ne consisterait-t-il pas à élucider nos propres mauvaises vies (ou côtés obscures), dont personne, à en croire le Dr. Freud, ne peut se dire exempte,  au lieu de juger la vie (mauvaise ou pas) des autres ?

Finalement, ne faut-il pas distinguer soigneusement – la réflexion au café doit servir à cela – entre une fausse » bonne vie », c.à.d. conformiste, terne, sans création et une vraie « bonne vie » ? Entre une mauvaise vie, simplement transgressive et turbulente, et une vie transcendante (transgression de la loi, non pas par plaisir de transgresser, mais au nom d’une loi supérieure) et donc réellement créatrice ?

La célébrité de criminels banaux, comme Zucco ou Mesrine, ne témoigne-t-elle pas que notre époque ne sait plus distinguer entre transgression et transcendance ? A ceux qui en douteraient, je conseille de lire d’urgence La cité perverse (Libéralisme et pornographie) de Dany-Robert Dufour, qui vient de paraître chez Denoël.

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. quand il y a mal donne
Ecrit par aliette. 28-10-2009
pour ne pas heurter mon ami gérard, qui n'aime pas que je sois trop perso, j'éviterai le témoignage de mon expérience à BangKOK en 1985. je l'ai envoyé en soutien à F. Mittérand= NO ANSWER.
Pour être plus "distanciée", il y a la vie qu'on vit, et le regard que lui porte la vox populi, souvent fouille merde qui croit comprendre, qui croit pénétrer les intentions de celui qui a agi, dans un contexte inconnu de lui.

Au diable tous ler stéréotypes!
ex: "AH! IL est né dans un milieu privilégié". Est-ce tjs un privilège? CF l'émission sur Ségolène.
F. Mittérand, "le neveu inclassable"

Moi aussi, je me sens inclassable, mais j'aimerais être reconnue dans mes efforts, quelles que soient mes maladresses

2. Prêche du dimanche
Ecrit par Un visiteur de café-. 28-10-2009
Avec tous mes respects, je dois dire que j'ai trouvé ce débat assez ennuyeux, un prêchi prêcha très majoritairement moralisateur. L’animateur, qui était un invité, parait-il, s’est contenté d’aller dans le sens d’une salle plutôt traditionnaliste, vas-y que je te juge, vas-y que je m’indigne des salauds richards pédophiles, protégés parce que des notables. Sans apporter grand-chose, l'animateur insistait, on n’a pas comprit pourquoi, sur le fait que la mauvaise vie c’est surtout sexuelle. Le compte rendu est plus ouvert d’esprit et rassemble plus de questions que dans le débat où il y avait plutôt de réponses. Mais pas de développement non plus. Et pas beaucoup d’esprit socratique dans ce débat. On se rappelle qu’à Socrate on l’a accusé de corruption de la jeunesse, c’est-à-dire d’avoir une mauvaise vie. Il aurait été condamné ce dimanche au Phares.

3. Penser ou déqualifier/dénigrer ?
Ecrit par Gunter. 28-10-2009
Vous étiez donc présent dimanche dernier ; êtes-vous intervenu pour dire ce que vous venez d’écrire ? Ou, peut-être, aviez vous le sentiment (juste) que la simple déqualification, voire dénigrement de l’autre ne suffisent pas pour nourrir un véritable échange de réflexions. Car « si nous voulons aller à la rencontre de la pensée d’un penseur (au café philo nous essayons tous de penser), il faut encore rendre plus grand ce qu’il y a de grand en lui… Si nous voulons aller seulement contre la pensé d’un penseur, il faut que par cette volonté nous ayons déjà rapetissé ce qu’il y a de grand en elle. Alors nous ne faisons que transposer sa pensée dans la supériorité évidente de notre savoir » (Heidegger : « Qu’appelle-t-on penser ? »).
Mais depuis dimanche dernier vous avez eu le temps de penser à vos propres « lumières » sur ce sujet, le site est là pour permettre de continuer les échanges « à tête reposée », après « mûre réflexion », n’est-ce pas ?
Vous me direz : justement, je cite, afin de faire quand même un peu de la « philosophie », la condamnation de Socrate pour « mauvaise vie ». Or, à mon avis, ça n’a strictement rien à voir, c’est même exactement le contraire. Socrate désirait avant tout une bonne vie (une vie peut-être même exagérément « éthique », c.à.d. soumise aux lois de sa cité –il a refusé de s’évader) et sa corruption de la jeunesse consistait à rendre celle-ci critique par rapport à la doxa sous toutes ses formes, ce qui n’a rien à voir avec ce que l’on comprend aujourd’hui par « mauvaise vie ».

4. Du calme Günter !
Ecrit par Le visiteur de 2.. 28-10-2009
Bien entendu que je suis intervenu. Et puis, où est-ce que vous voyez de la déqualification ou du dénigrement ? Ne montez pas au plafond, un ennui mortel n’est pas la même chose qu’un péché mortel, voyons. Ennuyer son monde c’est même un droit. Dommage pour ce qui sommes venu aux Phares, mais il n’y a pas mort d’homme.
Et qu’est-ce que c’est que cette histoire du rapetissement et de l’agrandissement des philosophes ? Ce que le « gardien de l’être » et recteur de l’Université de Fribourg sous Hitler entend par « penser » n’est décidemment pas ma conception. Je me limite à donner mon opinion sur un échange que n’est pas sortie du jugement moraliste. Vous le dites vous-même, la possibilité de sortir du jugement moral « a été vigoureusement combattu ». Il est facile de dire que Nietzsche n’a pas pu sortir du jugement éthique et que Sade en restai prisonnier. Cela reste des simples affirmations. C’est l’hommage que la vertu (des bienpensants) fait à ce qui échappe à un mode de pensée étriquée.
Bien entendu je ne pense pas que Socrate a eu une mauvaise vie mais qu’il a été accusé d’en avoir une, et de corrompre la jeunesse, entre autres Alcibiade, Critias, de citoyens de « mauvaise vie » aussi, mais plus habiles politiciens. Ce que je crois c’est que Mélétos et Anytos (les accusateurs de Socrate) auraient été à ses aises dimanche dernier au Phares, et que celui-ci qui ne brillait pas comme le phare du port d’Athènes ni celui d’Alexandrie.
Mais bon, il n’y a pas eu naufrage.

5. We think to much and feel too little
Ecrit par André. 28-10-2009
Je n'ai pas lu le livre de Frédéric mitterrand et par conséquent je n'en parlerai pas ... tout au moin directement.

6. We think to much and feel too little .... suite
Ecrit par andré (miartist). 28-10-2009
Traduction du titre: Nous pensons trop, et nous ne ressentons pas assez.

J'ai fréquenté le café des phares "assidûment" pendant un an et demi, (2008-2009) et j' y ai appris beaucoup de choses. Je remercie sincèrement les personnes, animateurs et animatrices qui donnent de leur temps, partagent leur culture personnelle, en assumant que "on leur rentre dedans"... Je fais aussi partie de ces gens qui assument qu'on leur rentre dedans (ma responsabilité professionnelle ne m'a pas épargné cette contrainte). Je remercie aussi le webmaster de ce site (je sais la difficulté à faire vivre un site internet, et en particulier, lorsque l'on est bénévole.
Je vous invite à consulter les sites ci dessous:

http://www.melty.fr/abandon-des-poursuites-pour-polanski-actu25303.html
http://pagesperso-orange.fr/erf.agen/la_femme_adultere.htm
http://www.youtube.com/watch?v=c1_pYom4Jfc

MERCI
André (miartist)


7. On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. A force de vouloir faire la lumière sur tout,
Ecrit par on ne distingue plus. 28-10-2009
J'avais plutôt de la sympathie pour, F. Mitterrand, pour sa sensibilité, certaines de ses prises de positions politiques etc... du temps où il animait des émissions de T.V. et de radio ,avec cette voix chaleureuse, si particulière. J'ai lu quelques passages du livre, ceux qui ont fait scandale. Le style n'est pas extraordinaire mais il faut reconnaître que ce n'est pas mal écrit même si le sujet est "misérable". Une mauvaise vie est selon moi, une vie dépourvue de toute éthique. On ne peut s'absoudre, ni se décharger sur les autres des conséquences de ses propres actions. Il faut accepter d’en être comptable car rien dans nos actions ne s'efface. Je suis d'accord avec E. Lévinas lorqu'il évoque le visage de l'autre et qu'il nous dit : « Autrui me concerne avant toute dette que j’aurais contractée à son égard, je suis responsable de lui indépendamment de toute faute commise vis-à-vis de lui. Cette relation où l’obligation à l’égard d’autrui prime tout ce que je pourrais attendre de lui est essentiellement asymétrique ». Toute éthique est d'abord inscrite dans cette relation primordiale à autrui. Par ailleurs, la mauvaise vie, (ça n'a pas beaucoup été évoqué au cours du débat)c'est aussi le peu d'intérêt qu'on accorde non seulement à ceux qui nous entourent mais également à ceux qui viendront après nous et à qui on est redevable; ces générations futures auxquelles on va laisser une ardoise écologique, économique et politique. Amitiés à tous
P.S. : contrairement à ce qui a été dit, j'ai trouvé le sujet très intéressant et animé intelligemment par quelqu'un qui ne nous a pas assommé. Amitiés à tous

8. la mauvaise vie
Ecrit par Nadia. 28-10-2009
P.S. : le titre est "On ne sait plus ce que c'est que l'obscurité. A force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien" Mon maître à penser en philosophie , notre regretté DEVOS

9. We think to much and feel too little .... suite ... et fin !
Ecrit par André (miartist). 28-10-2009
A propos de la lumière: dans ce registre, comme dans beaucoup d'autres, il est plus important de faire la lumière sur soi , que d'essayer de (vouloir) la faire chez les Autres.
André.

10. c'est quoi " La mauvaise Vie " ?, Emmanuel de L'Aisne
Ecrit par ROCA. 29-10-2009
c'est quoi " La mauvaise Vie " ?, Emmanuel de L'Aisne,

mésestime de soi, incapable de s'indigner, Pensée, Parole', Action,
Leur inadéquation, Vie perdue, Vie gagnée ... Valeurs / Action,
doute', en question,
Le monde ... L'Autre ... Soi, Souffrance ... dépression, Sa propre remise' en question,
mauvaise conscience de soi, mépris, honte de soi, mauvaise foi ... regrets / remords,
raison / ou / tort, corps À corps, des'...accords,
mauvais(e) éthique', engagement, responsable de convictions,
et coupable de ses' Actions ...
sa prise de conscience ... conscientisation,
La mesure prise ... de sa propre' intention,
être fidèle',
être rebelle' ...
À soi, sa Vie, être " Fidèle' Rebelle' " ...
J C - Jean Cardonnel,
À soi, son choix de Vie, principes, éducation,
exemple ... transmission, La " transfiguration " ...
de sa " morbidité ", par son dépassement,
son' Authenticité, sa " pacification ",
son' " unification ", son' " humanisation ",
son' Accomplissement ...
Avant La mort, En ...Vie,
d'une Fin, but', Finalité, À notre Vie ...
bonne mère ... La bonne Vie !
À L'envi, bien servie, La Vie ...
de " femme de mauvaise Vie " ...
À Humanité, Femme', En ...Vie ! Gilles Roca,

Cas-fée-Philo des Phares, 26'. 10'. Brumaire 2009',
" Fidèle Rebelle " Vie phare, brume'...ère Vieille', objectif neuf ! G R

11. La mauvaise vie ( réponse à André)
Ecrit par Nadia. 29-10-2009
Nous ne pensons pas assez et nous sommes trop souvent dans le "ressenti" qui est ni plus ni moins qu'une impression interne que l'on a de quelque chose ou de quelqu'un, une sensation ou un sentiment. C'est par essence, très subjectif et donc ,la plupart du temps, peu fiable. Raisonner, c'est argumenter, faire preuve de discernement, de lucidité etc.... je sais que c'est un peu "passé de mode" mais la philo , bon gré mal gré , nous y ramène en essayant de donner du sens au "ressenti" qui en soi n'est ni bon, ni mauvais mais qui ne suffit pas à rendre compte d'une certaine réalité. Amitiés à tous Nadia

12. Faire la lumière sur les autres, défi impossible à relever
Ecrit par Vincent. 29-10-2009
Le prechi precha dont parle André c'est pas nouveau. Même ceux qui n'ont pas fait l'université marxiste léniste du modérateur de ce site autoproclamé philosophique,étalent leur bien-pensance gauchiste comme de la confiture. J'ai trouvé dimanche que Emmmanuel Mouset parlait peu, mais que les cafés-philites sortaient leurs sempiternelles rocasseries

13. Bien peu, en effet.
Ecrit par Caféphiliste. 29-10-2009
A l'occurrence, Vincent, la bien-pensance n'était pas du tout gauchiste. Je ne crois pas que vous étiez-là. Autrement vous n'avez pas bien net le sens de la droite et la gauche. Il parlait peu, il faisait peu aussi pour faire sortir les cafés-philistes des leurs sempiternels jugéments de bonne conscience (et autres roccasseries).

14. C'est quoi une mauvaise vie?
Ecrit par Hamm Robert. 07-11-2009
Pour "comprendre" certains sujets,semble-t-il,faut-il "pouvoir" en mesurer les intentions possibles,parfois...
Bien sûr,ne s'agit-il là que d'une hypothèse mais, sans doute, d'une qui en vaille la peine,ici....

Le mauvais,en effet,est bien trop rarement mis en question,philosophiquement.....
Facile,en principe,selon sa nature, il est pourtant "faux" de différentes manières....
Faux,d'abord,selon une multitude de propriétés érronées que l'on veut "obligatoirement" souligner lorsque l'on parle de
la logique du vivant.
Il s'agit,en effet,d'abord de dévisager la vie,de la faire disparaître derrière un masque.....Ainsi toutes les négations
rentrent dans le domaine du connu et ce qu'il peut en être"de toute manière" est,enfin,de nouveau,balayé par des considérations dérivées,sans rapport avec le sujet posé.....

Faux,ensuite,parce que le "mauvais",par définition n'ai pas du "viable".....Il faut donc"considérer" une sorte de "mauvaiseté atténuée",quelque chose qui est "déjà" moins mauvais que ce que l'auteur du sujet voulait en dire....
Ainsi,comme bien souvent,au moyen de l'économie du nombre des mots,le sujet posé perd en "précision",devient lui-même,partiellement "mauvais"....

Ainsi,ou bien le mot"mauvais" est inexact ou bien il lui manque un attribut,une sorte de définition hypothétique permettant de dire de quel genre de mauvaiseté" que l'on veut parler,ici....

En exemple:est-ce toujours une mauvaise vie que de toujours tourner en rond?

Avec une tel type de question,par exemple,aurait-on l'avantage d'avoir la réponse avec la question: le"comment" deviendrait,ainsi, l'objet central du débat:la méthode.....
Enfin,de même, une définition "intelligente" de l'utilitarisme,pourrait être "promue" au café des Phares....
Enfin,passons.....

L'essentiel,en effet,reste dans la compréhension"d'une mauvaise vie": une vie"imbécile",bien sûr.....
Car,à n'en pas douter,la "mauvaiseté" peut toujours être comprise doublemsnt:subjectivement comme objectivement....

Or,si l'objet est vraiment mauvais,c'est-à-dire les conditions situatives négatives sont invariables, alors vaudrait-il mieux être un imbécile pour ne pas devoir s'en rendre compte.....

De cette manière,indirectement,peut-on remarquer qu'en général,les talents"psychiques" d'un individu coïncident avec ses conditions de vie,c'est-à-dire qu'une mauvaise vie correspond avec un mauvais homme,souvent....

C'est "QUOI",donc, ce qui est à comprendre sous le concept de "mauvaise vie" lorsque le concerné ne l'est pas?.....

Tel est donc,intentionnellement,à mon avis, un des sujets possibles que l'on voulait poster ici.....

Implicitement de même,selon le même sens,enfin, la question de la justice aurait été à pointer du doigt....

Mais ,malheureusement,selon l'économie du nombre des mots,c'est la question de la nature du mauvais qui prend toute la place,sans que le jugement n'est quoi que ce soit à en dire....Comme d'habitude.....
Car un sujet trop simplement formulé a,forcément, un caractère "quantitatif" ,donc qualitativement inadéquat pour un jugement subséquent....

Or la philosophie vie de ses jugements,de ses prises de position devant résoudre les problèmes le mieux possible,aussi durablement que possible....

Ou,du moins, doit-il toujours être question de l'art d'éviter"un tourne en rond involontaire" ou une bêtise qui, par nature,inutile, revient toujours au même:le débat n'avance pas.....

15. erratum ?
Ecrit par Michel Lachartre. 18-11-2009
J'ai longtemps cru que le livre qui a été le prétexte du débat (auquel je n'ai pas participé) était l'oeuvre de Frédéric Mitterrand. Mais quand je lis en exergue de ces échanges, que ce serait François Mitterrand qui l'aurait écrit... j'en reste pantois. Et je lui crie, où qu'il soit au Panthéon de ma mémoire : "pends-toi François, voici une nouvelle rumeur...".

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