De l'espoir à l'espérance

Comment passer de l’espoir à l’espérance ?

sujet du 21 février 2010 aux Phares

Je reprends ici le questionnement d'un débat que j'ai animé. J'avais choisi ce sujet car il me semblait que les notions en question étaient d'un intérêt certain au regard de ce qu'on nomme déjà «l'essoufflement psychique» ambiant.

Ainsi le questionnement sur la différence entre espoir et espérance pouvait- il nous inviter au sens de la vie puisque la proximité apparente des deux mots n'est pas sans cacher-selon moi- des modes d'être différents.

Mais, tout d'abord, y avait-t-il dans dans le « passer de l'espoir à l'espérance» une idée de progression ou de régression qui justifierait un vouloir et donc, un "comment passer de... à " ? Ce n'est pas sûr du tout et d'ailleurs, le proposant du sujet l'a compris et l'a dit en fin de débat. Merci à lui.

Mais résumons : l‘espoir se rapporte à une situation désirable sans que ce que cela soit assuré. Même s'il y a de la confiance dans l'espoir, il y a forcément de l’ignorance à l’égard de l’avenir. Cela s’accompagne d'une attente, mais aussi de la crainte. La crainte d’un mal à venir qui serait la non-réalisation du bien à venir.

Comte Sponville nous dit :"espérer c’est désirer sans jouir, sans savoir, sans pouvoir». Pour Bernanos, l'espoir consiste à espérer, au sein d'un présent qui pleure, en des lendemains qui chantent. Pour lui, ce qui est important de voir c'est cette défaite du présent, voire son malheur;  comme source de l'espoir. Il semble donc être de son essence de décevoir puisque les lendemains qui chantent seront suivis par de nouveaux espoirs et ainsi de suite.

Quid alors de l'espérance? Est-ce si différent ? Disons qu'elle présente - tout au moins à mes yeux- quelques atouts.

D'abord, elle participe d'une conviction intime. A ce titre ,elle est  toujours personnelle et procède de la liberté. C'est sa force et son «invicible humilité» Face à l'écrasante arrogance du factuel érigé en ontologie, croire qu'au- delà de tout il y a du juste, du bon et du beau, qu'il s'est manifesté et qu'il se manifestera encore, que l'histoire n'est pas close et que peut -être un jour, le monde...c'est quoi ? Être platonicien ou simplement humain?.

L'espérance se fonde par conséquent sur une volonté de voir et de penser que je construis moi-même puisque je pourrais, produire, moi aussi, de la valeur. dussè-je vivre par endroit, dans le tourniquet des passions tristes si finement décrites par Spinoza, le doute en creux qui la nourrit.

Ainsi, au plus grand dam des réalistes, la flamme de l'espérance éclaire encore, pour beaucoup, de grands pans d'ombre de sa petite lumière. Car elle est fondée sur un acquis de la conscience « que rien, sauf le désastre subjectif d'un reniement ultérieur, ne pourrait effacer».

S’agissant de son vécu chrétien, l'incarnation du « verbe fait chair» et la résurrection du Christ sont, historiquement, une victoire déjà-là. Si vous n'y croyez pas, disait st Paul, votre foi ne vaut rien et votre amour, aussi pur soit- il, ne vous sauvera.

Mais peut-on en rester là ? Peut-on avoir de l'espérance pour soi dans le présent de sa vie et sans Dieu ?

Oui, certains le pensent. A la condition qu'elle soit pensée comme une vertu. Ce serait alors la capacité «de discerner ce qu'il y a de succès déjà acquis, d'actions déjà heureuses et de mouvements vers la justice».

C'est à ce titre que la libération vis-à-vis de faux espoirs peut s'opérer. Dans cette visée, il suffit de garder une posture humaniste dans l'accueil de l'avenir. Son meilleur garant n'est-il alors ces valeurs incarnées que les hommes intériorisent au point de les assimiler à leur nature. Entre l'impérieuse poussée de la singularité créatrice, de la différence qui nous éduque à l'altérité  mais aussi de la belle tentation de l'universel.

A l'échelle d'un vie, il est vrai que cette espérance n'est que locale, partielle et restreinte. Aussi requiert-elle le courage de lui offrir un devenir, de la mettre en action. La conviction aussi, que parfois, des miracles surgissent "au cœur d'un labeur".

Mais alors, si cela est soi-disant si présent, quand donc l'sepérance nous rappelle-t-elle à son existence? Eh bien, entre autres, lorsque,dans un moment d'authenticité, nous nous posons des questions indépassables :quel est le sens de la vie, pourquoi cette vie?, pourquoi moi ? est-ce absurde ?

Certes, il faut du courage pour se les poser et ce courage- là, personne ne peut l'avoir à notre place. Les conformismes et les préjugés de tous bords nous sont ici d'aucun secours surtout si l'anomie du temps, avec  son bonheur dans la croissance, nous exténue d'avance, de sa pesante inanité,

Pour l'athée, l'espérance relève de l'opacité et de l'inconcrétude. Pour le chrétien, la lueur qui ne s'éteint jamais face aux éclipses de l'espoir vient de ce que "la victoire produit l'espérance et que l'espérance, face à l'espoir, ne trompe pas"( st Paul) .

Ainsi, et c'est ici le point nodal de mon propos, si la connotation religieuse d'un sujet a constitué, une fois de plus, un pare-feu à toute épreuve pour certains, ce modeste café-philo, nous a peut- être éclairé sur le fait que nous ne sommes pas condamnés à ignorer  l'espérance dans notre vie.

Si celle-ci est bien une promesse, -et cela, chacun peut le ressentir un matin malgré le poids du quotidien - alors il devient envisageable de penser le principe de transcendance qui l'exalte ou la fonde. C'est à tout le moins, le choix qui nous revient.

Gérard  Tissier





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LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Distinction n'est pas (toujours) raison
Ecrit par Daniel Ramirez. 11-04-2010
Cette belle méditation sur l'espérance me fait penser que certaines richesses linguistiques sont à double tranchant, car la différence entre espoir et espérance n'existe pas dans d'autres langues. Du coup toute cette rhétorique du désespoir du Comte-Sponville, qui sonne si bien : il faut désespérer pour sortir des illusions et se libérer de la déception (les espoirs frustrés)et de la souffrance, ouvrir un chemin à l'espérance, qui ne peut être que la voie du bonheur de celui qui n'espère rien, résulte simplement intraduisible. Tant pis pour les autres langues, pourrait-on dire, mais la distinction, est-elle bien pertinente ? Ce que l'on dit souvent est que l'espoir, ou plutôt les espoirs car cela se dit en pluriel, contrairement à l'espérance, seraient des désirs avec un contenu concret: espoir en ceci, espoir de cela. Donc forcément frustrantes... Mais que l'espérance, sans un objet de désir, elle peut être une vertu. D'abord, je ne vois pas pourquoi tous les espoirs condamneraient le sujet à la déception, beaucoup d'espoirs se réalisent, l'enfant tient souvent les espoirs, il devient un adulte, un citoyen. Les petites choses deviennent grandes, les idéaux, les institutions. Si tout était décevant, il ne faudrait pas désirer, comme le suggère cette version édulcorée du bouddhisme facile et bonne pour vendre du papier. Mais que peut être le contenu, la teneur et l'épaisseur de l'espérance, si elle doit renoncer à tout contenu, sou peine d'être source de déception ? Un vague sentiment de que tout pourrait aller mieux? Cette vertu d'ouverture à l'avenir, cette tonalité d'esprit d'accompagner de passions joyeuses le devenir, d'y mettre ma volonté pour créer et pour participer, cet pari sur le futur, si on lui ôte tout désir de ceci ou de cela, n'est rien, c'est du vent (celui qui sort de la bouche, pas celui qui souffle où il veut). L'espérance, définie comme le montre ici, Gérard,est bien le véritable humanisme, car si on s'en tient à la réalité (dans le sens des dits "réalistes"), les idéaux de liberté, de paix perpétuelle et de respect des droits qui fondent l'humanisme ne se sont pas réalisés dans le monde, il faudrait y désespérer pour être heureux. Mais quel humanisme pourrait abandonner ses idéaux? Si l'espérance d'amélioration de l'existence commune des hommes doit se passer de tout contenu, comme la fin de la pauvreté, par exemple, ou de l'oppression, quel intérêt ? D'où ma conclusion, aidée par - et non pas fondée sur - l'identité linguistique entre l'espoir et l'espérance dans d'autres langues : l'espoir n'es que le concret de l'espérance, celle-ci n'est que l'abstraction des sentiments qui accompagnent la dimension du désir, source et énergie de la liberté. Une liberté désespérée qui toutefois espère le bonheur n'est qu'une contradiction bonne à meubler des conférences chics pour des comités d'entreprise où on ne veut pas comprendre mais s'amuser à faire le philosophe. C'est ça c'est la vraie "philosophie du dimanche".

2. Cette lueur pour le chrétien ...
Ecrit par Tom Eroet. 12-04-2010
Je suis bien d'accord avec Daniel, la distinction entre espoir et espérance n'est que le fruit d'un positionnement intellectuel bien particulier, que je trouve pour ma part sans trop d'intérêt, si ce n'est cette mise en perspective d'un chrétien heureux et rayonnant dans une «espérance» transcendantale, face à un athée désespéré et craintif se débattant dans une foule d'«espoirs» immanents et peu jouissifs. Contrairement à ce que dit St Paul, je pense que cette «lueur» qui soi-disant ne s'éteint jamais et qui naît de l'espérance, trompe de façon éhontée la conscience du chrétien. Cette espérance chrétienne (et autres religions diverses) repose sur la peur. Sur l'effroi provoqué devant ces questions indépassables énoncées dans votre post, et plutôt que d'accepter avec humilité une limitation relative (et temporaire au vu des découvertes constantes des sciences) de leurs facultés, les religieux se sont inventés des histoires et y croient. Et sur ces croyances se fonde leur espérance. Cette «lueur» n'est qu'aveuglement, renoncement inconscient, et au lieu de s'approprier son destin, de se faire l'acteur de sa propre vie, faites d'«espoirs» et désirs bien concrets, l'homme religieux va s'abandonner, solution de facilité, à des mythes anciens ou même modernes (les sinistres évangélistes qui prolifèrent en banlieues de nos jours)... Et cette espérance là ne constitue pas un «pare-feu», bien au contraire, mais une négation partielle de ses potentialités spécifiquement humaines, l'usage de son intelligence, de sa réflexion ou de son esprit critique. Croire et «espérer» suffisent. Espérer voir mon âme devenir immortelle, me voir réincarner ou encore espérer vivre éternellement dans un paradis sublime après la mort et autres folies irrationnelles... Croire et «espérer» suffisent pour vivre en état de sujétion... L'irrationnel aux mains de personnes mal intentionnées devient grâce à cette «espérance», un secours irrésistible pour les gens désespérés, les gens sans «espoirs» ...

3. Et si l'on s'écoutait ?
Ecrit par gtissier. 07-05-2010
Cher monsieur,votre commentaire fournit à mes yeux un bel exemple de fondamentaliste laïque qui mérite d'être souligné puisque, suite à celui de Daniel personne n'est venu, après vous, se raccrocher au fil
du débat.Je vous vois, lisant de ma part une métaphore assez courante de la lueur dans la nuit, construire une diatribe fondée sur un psychologisme du religieux. Est ce nouveau ?, Pertinent? Il y a d'autres explications vous savez.. Si comme Comte Sponville. nous prenons le mot religieux au sens large, Il y a entre autre exemple, la transmission de la culture, l'esprit de communion et surtout la fidélité qui recueille et qui lie ( le religare)
Il ajoute quelque part le fait «qu'on ne connait pas de civilisation sans mythe, sans rites , sans sacré, sans croyances en certaines forces invisibles ou surnaturelles, bref sans religion au sens ethnologiques du terme (cf l'esprit de l'athéisme ) A- t- il tort ?
Sauf à à démontrer que le monde peut fournir une explication de lui-même, que signifie vos " folies irrationnelles" attachées aux croyances qui ne sont pas les vôtres? Voudriez vous enfermer les théologiens en HP ? brûler les livres de métaphysique au nom du principe de précaution, descendre définitivement le Christ de sa croix ?
On doit au judéochristianisme le concept «d'espoir dans le mieux »que traduit l'espérance précisément. Mais on peut aussi lui attribuer l'unité de la personne en tant qu'être libre et le fait que toutes les morales démocratiques découle de l'héritage christianisme en ce qu'il fonde la rupture qu'il introduit avec le monde Grec, aristocratique s'il en est.
Pour moi – pardon de le dire avec le ton direct qui est le votre – la critique que je vise ici dans vos propos est tout bonnement celle de la doxa individualiste dont l'athéisme n'est rien d'autre qu'un credo métaphysique de plus.
Votre ordonnance de médecin du temps pour un monde meilleur -disons suffisant- ce serait simplement l'autonomie à choisir sa vie, devenir soi. Quid du lien, de la culture qui relie, des autres, de l'autre, d'un projet, de valeurs ?
Si l'avenir se construit en partie contre les niaiseries catéchistiques ( et j'en suis d'accord), je préfèrerais quant à moi saluer l'invention d'un Dieu conçu à l'image d'un père (la novation christique) que de théologique en général sur un moi idolatre de lui -même.( je ne vous vise pas ici )

Par rapport à votre critique plus que lourde du christianisme ( trois ligne dans mon texte )vous ignorez apparemment que le socle évangélique de ce dernier est celui du devoir être soi et authentique donc autonome, que sa morale est celle de la fructification de ce qui nous est donné en tant que soi – notre potentiel d'accomplissement, notre vocation -bref ce que vous prôner à juste titre mais sans reconnaître les sources de votre discours. C'est dommage.
Luc Ferry et bien d'autre auteurs ( Jung par exemple ) voient pour leur part que la transcendance s'inscrit dans l'immanence de la subjectivité humaine. En cela, cher monsieur, le christianisme est évidemment un humanisme. N'en faites pas vous aussi, un pare feu.S'il n'y avait rien à apprendre de notre histoire et des grands récits, cela se saurait. Non ?

Quant a la différence entre entre espoir et espérance, il me semble que vous n'avez pas saisi le point. Entre les deux sphères lexicales- qui se recouvrent parfois selon les contextes- il y a non pas de la logique ou de l'évaluation mais.. le sentiment dont les mots parlent.Plus encore, dans l'un plutôt que dans l'autre, il y a «une disposition de l'âme»(cf :un portail lexical sur le net)
Ainsi, plus qu'un rapport au croire, l'espérance est une vertu de l'action et, un moteur du désir :« cherchez et vous trouverez, frappez, et l'on vous ouvrira »Or, de cette foi en un devenir, elle a eu, pour Chateaubriand par exemple, cette «virilité qui enfante, et cette soif qui ne s'éteint jamais " Pouvez-vous l'entendre?


4. point de vue naïf et laïc
Ecrit par de passage. 07-05-2010
Pour les catholiques, l"espoir" est humain et l"espérance" concerne un avenir meilleur après la mort.
Inversement, on dit que "l'espérance de vie" sur terre française est de 80 ans, alors qu'on est indifférent à
"cet espoir aveugle et vain
qui émane des Cieux
pour duper les humains
de sa forme de Dieu" ...
J'en conclus que espérance et espoir, de même étymologie, sont librement interchangeables et que les caféphilistes aiment jouer avec les mots.
You hope that you spanish neighbour will wait for you ? Il vous attendra avec ou sans espoir, son vocabulaire n'ayant pas cette subtilité.

5. non j'utilse un disctionnaire, pas vous ?
Ecrit par gtissier. 07-05-2010
A.− PHILOS., PSYCHOL.
1. Disposition de l'âme qui porte l'homme à considérer dans l'avenir un bien important qu'il désire et qu'il croit pouvoir se réaliser. L'espérance est le désir joint à un jugement (Destutt de Tr., Idéol., 1, 1801, p. 237). Cette belle espérance, qui consiste à croire sans preuve, à adorer ce qu'on ignore et à attendre avec ferveur ce qu'on ne sait pas du tout (Flaub., Tentation, 1849, p. 344). Et l'espérance n'espère pas l'espérance, mais d'heureux lendemains (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 240) :
1. ... je leur demandai « quelle différence il y a entre le désir et l'espérance? »
Massieu. « Le désir est un arbre en feuilles, l'espérance un arbre en fleurs, la jouissance un arbre en fruits.»
Leclerc. « Le désir est une inclination du cœur, l'espérance une confiance de l'esprit. »
Jouy, Hermite, t. 3, 1813, p. 266.
2. Au-dessus de l'attente est l'espérance, plus généreuse que l'attente, parce qu'elle renonce à la détermination des espoirs immédiats et des calculs inquiets pour offrir une large confiance inconditionnelle à un avenir accepté comme foncièrement bon. Elle implique un acte de foi métaphysique dans la qualité et dans la signification du temps, et, par lui, un désarmement intérieur, un abandon apaisant et actif.
Mounier, Traité caract., 1946, p. 315.
2. Spécialement
a) RELIG. CHRÉT. Vertu surnaturelle par laquelle les croyants attendent de Dieu, avec confiance, sa grâce en ce monde et la gloire éternelle dans l'autre :
3. De l'Espérance et de la Charité.
L'espérance, seconde vertu théologale, a presque la même force que la foi; le désir est le père de la puissance; quiconque désire fortement, obtient. Cherchez, a dit J. C., et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. (...) Le désir ou l'espérance, est le génie. Il a cette virilité qui enfante, et cette soif qui ne s'éteint jamais.
Chateaubr., Génie, t. 1, 1803, p. 88.

6. Pourquoi un tel manque de respect des idées des autres ?
Ecrit par de passage. 07-05-2010
Non, je n'utilise pas un dixtionnère, je donne mon avis, c'est tout.
Maintenant on va dire que vous avez raison, comme ça vous serez content ?
Il serait plus intelligent de votre part de laisser les internautes exprimer des avis différents. Si vous tenez à faire du militarisme, en radotant vos idées ou celles du vicomte de Chateaubriand, vous stoppez les échanges.

7. militantisme ! ( lapsus, excusez-moi)
Ecrit par 6. 07-05-2010
militantisme, pas militarisme ! le lapsus en dit long sur l'ambiance locale..... faut-il choisir son camp ou ses armes ?

8. un peu de respect, précisément..;
Ecrit par Gérard Tissier. 08-05-2010
Vous êtes sur le mode de l'affirmation en décrétant que l'on puisse utiliser espérance et espoir avec le même sens. Votre avis et cette posture ne sont pas respectueux de l'article que j'ai rédigé avec force références et auquel les commentaires ici devraient normalement renvoyer. Faut-il vous rappeler que le sujet du débat était « comment passer de l'espoir à l'espérance? » Si, selon vous, cela veut dire la même chose, où serait le débat et que vaut votre avis si ce n'est le plaisir de contredire pour contredire - ou d'enfourcher le cheval antireligieux comme tout bon laïque que vous prétendez être ?
Avoir un avis sur le sens des mots ( surtout donné en passant) qui se trouve réfuté factuellement par une référence lexicologique établie ( et déjà mentionnée plus haut,de surcroit ), c'est le risque de la prise de position en science et en philosophie. Affirmer n'a jamais été argumenter et cela ne vous donne pas le droit d'accuser les autres de non- respect sous prétexte que votre point de vue ne tient pas
Etait-ce un point de débat de savoir que l'espérance relève aussi de la philosophie ou de la psychologie et pas seulement de foi religieuse ? (parce que je dis et que j'argumente, que je parle de contre-feux ? Vous parlez d'intelligence? Je ne sais plus trop ce que ce mot veut dire.. mais j'ai un avis, là-dessus, moi aussi. Bref, j'ai bien peur de devoir vous recevoir comme un " militantisme " de l'opinion ce qui est assez éloigné, depuis Socrate, de la philosophie et je trouve que vous ne me respectez pas du tout lorsque vous parlez de radotage. Qui vous permet ?
C'est donc à mon tour de vous demander de "passer" si vous poursuivez sur ce ton.

9. espéranto mal traduit
Ecrit par 6. 08-05-2010
Ayant donné le point de vue des catholiques + le point de vue inverse, qui peut prétendre que "j'enfourche un cheval antireligieux... et en tout bon quoi que je suis ? laïc ? Ininformé de mes croyances, vous n'êtes pas autorisé à me mettre l'étiquette de votre choix sur le dos.
Votre seul droit, en tant que animateur + rédacteur + débateur + modérateur + est de me censurer de façon dictatoriale.

10. l'excès en tout..
Ecrit par Gérard Tissier. 08-05-2010
Monsieur " de passage". Quand on a une esprit aussi neutre ( laïc ) que le vôtre, on ne retire pas le pluriel ) de Dieux pour dire " "cet espoir aveugle et vain qui émane des Cieux pour duper les humains de sa forme de Dieu". ( citation trouvée sur le net )
Dans une lecture un peu rapide -je l'avoue- on pouvait prendre cela pour de l'ante-religieux (qui n'a pas sa place ici ) alors que ce n'est, au pire,que du mauvais esprit.
Pour le reste je vous trouve un tantinet " gonflé " de vous offusquez d'une étiquette dont je vous aurait affublé alors que vous avez – plus haiut- parlé de radotage et mis en cause mon intelligence.
Par ailleurs il est dans mon rôle d'être animateur ( car je le suis ) et de faire un article sur un débat que j'ai animé. De répondre, aussi, pour la dynamique du site et si je le juge bon besoin, aux points de vue qui s'expriment à l'encontre de mes propositions, car il est normal que je défende, en tant qu'auteur, le fond de mon propos et que je m'attribue un droit de réponse ( d'autres animateurs le font auss, a minima par respect pour l'effort et le temps fourni à écrire )
Enfin,il n'y pas, ici, de censure mais des débats. Ce site vise une qualité de la forme en tant que se rapportant à une activité philosophique respectueuse des gens qui la pratiquent.
Pour mémoire : la modération (prévue et imposée par la loi)se doit d'être systématique car fondée sur le règlement lorsque il y a des attaques personnelles : ce que vous n'arrivez pas -semble t-il- a éviter.
ps merci de ne pas définir mes droits. Merci aussi de ne plus insister sur le même registre. Vous abusez.

11. bonne continuation
Ecrit par Monsieur 6. 08-05-2010
Dois-je reprendre le vocabulaire de Jules, "désolé d' être allé un peu fort" ?
J'avoue avoir écrit ce poème de mémoire, désolé si j'ai oublié un s . Je ne me permets pas de rectifier vos fautes de frappes (laïque au lieu de laïc), car tout le monde en fait.
Je vous reconnais le droit d'être à la fois animateur, rédacteur, débateur et censeur, j'espère seulement qu'une telle position ne vous réduira pas aux monologues sur le site. Espérons que non = espoir ou espérance ? (humour ! arrêtez de voir des aggressions personnelles partout je vous en prie).

12. Errare Humanu est , forgive and forget etc..
Ecrit par Gérard Tissier. 09-05-2010
Vous voulez le dernier mot? Eh bien,je vous le laisse!

13. Oulah
Ecrit par Penseur droit et fet. 23-03-2014
Allé va, calmez vous -trois ans après certes-. Souriez. Il est très certainement enrichissant et interessant d'échanger et de débattre mais vous faire des cheveux blancs, en ligne qui plus est, n'en vaut strictement pas la peine, sur un sujet qui fait des disputes (limite) et si je peux me permettre, auquel personne ici ou ailleurs n'a la réponse correcte ni absolue.


"La vie est une tragédie pour celui qui sent et une comédie pour celui qui pense."
De la Bruyère

"Voir les choses en farce est le seul moyen de ne pas les voir en noir. Rions pour ne pas pleurer."
Flaubert

Nos pensées regardant nos vies et nos existences basculent tellement souvent entre tragédie et comédie qu'il n'en vaut pas la peine de s'y attarder. Les plus sages se contenteront d'aimer, de réellement donner et de vivre dans l'honneteté et la droiture.
Bon courage a tous!
Try to enjoy life instead of arguing all the time ;)

14. faut-il se rependre ?
Ecrit par Gérard Tissier. 28-03-2014
Vous avez raison après trois ans, je vois que j’ai eu tort de vouloir réagir à selon moi une psychologisation (2)du rapport au sacré en général ( c’est à dire, ce qui est tabou-intouchable) ou de ce qui relève du judéo christianisme.( la terre promise, le Royaume,le Jugement etc)
Après tout, et cela est ainsi, la tolérance garde sa part d’ambivalence. Soit on tolère en absence de certitude pour soi, soit on rejette au nom de la Raison tiomphante mais on comprend l moteur psychologique raisons qui fait que… :une sorte d’atavisme, ou une facilité, les reliquats d’un passé révolu etc.
Comment ne pas y voir un sentiment de supériorité caché sous le bon sens et le matérialisme ambiant? (toute parano mise à part )
J’ai appris dernièrement que Max Weber trouvait dans le sentiment religieux un désir de justice ici bas et au-delà. Peut être que l’espérance peut être défendue de ce point de vue. Ce serait là, notre dernier espoir. Même s’il en coûte ici la critique de trop le prendre pour soi, puisque ne pas avoir tort c’est, à tous coups, ne pas respecter l’opinion de l’autre (qui, lui, se contente de donner la sienne sans plus d’implication).
Permettez, pour mon secours, de citer Catherine Challier dont la lecture m’est réconfortante :
« Espérer, est-ce là une passion condamnable, comme l’estiment certains philosophes, soucieux de faire prévaloir une compréhension raisonnée de ce que sont les aléas de l’imagination ? Ou bien peut-on penser qu’il existe un lien profond et énigmatique entre le soi humain et l’espoir ? Comment comprendre en effet que, même dans des situations terribles, l’espoir déserte rarement tout à fait le coeur humain ? Pourquoi cette insistance de l’espoir à surprendre jusqu’aux partisans d’une lucidité qui le récuse ? »

Peut- être qu’en définitive, assumer la condition humaine ce serait de ne pas la séparer de la sacralité. Passer en somme, de l’espoir à l’espérance..

15. Amis philosophes
Ecrit par Sana. 17-10-2015
Bonsoir à tous,

Mesdames, Messieurs,

Comment ne pas voir que l'espoir constitue une caractéristique de l'être humain au point que si on la retirait, on ne parlerait plus d'homme ?

L'espoir, la nourriture et le sommeil, trois besoins vitaux à l'homme.

Connaissez-vous seulement un être humain qui vive sans espoir ?

Pas moi.

Lorsque vous enfantez, vous espérez que votre progéniture possède les caractères de l'intelligence. Lorsque vous vous rendez tardivement chez le boulanger, vous espérer que la dernière baguette ne soit pas prise..

Enfin, l'Espérance au sens religieux n'est pas vitale. Autrement on la classerait parmi les caractéristiques essentielles de l'être humain, ce qui n'est point le cas puisque des milliers d'individus, sinon la majorité, ont vécu et vivent sans cette Espérance.

Bien à tous

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