Pourquoi sommes-nous méchants ?
Dimanche 31 octobre 2010

Pourquoi sommes-nous méchants ?

Débat animé par Gérard Tissier

 

L’animateur, Gérard, avait animé la dernière fois la discussion autour du thème « Faut-il plaire », Il propose un court sondage pour démocratiser le choix du thème. Avait-il le souci de ne pas déplaire en « imposant » son choix ? Le choix est tombé sur :  « Pourquoi  sommes-nous  méchants ?». Malgré la démarche démocratique, la satisfaction n’était pas unanime : pourquoi débattre de ce thème ? La démarche démocratique à permis au moins à Gérard  de diffracter  l’écrasante responsabilité de ce « mauvais » choix sur le groupe. 

Comme d’habitude, un certain nombre de contributions commençaient à mettre le sujet  en question : Il aurait fallu le formuler comme si ou comme ça pour atteindre plus d’élégance philosophique. Ainsi un participant a réussi à faire d’un sujet   « pas complet »  trois sujets entiers !   Ce sont ces petits bugs qui rendent la communication orale supérieure à la communication écrite ! Finalement, on observe que cette petite ruse rhétorique n’atteint en rien le sujet qui fait  « loi » du temps passé ensemble : même ce sujet mal aimé  a rempli son objectif grâce à la volonté de chacun de « jouer le jeu » : créer une situation communicationnelle pour mettre en réseau un nombre de cerveaux qui cherchent….

L’ouverture faite par un philosophe de haut niveau nous a mis  d’emblée en contact avec la proximité du sujet avec la grandeur de la chute par l’explication étymologique du terme, qui viendrait de  mé-choir, mal tomber. Mais pour moi, cette entrée en matière était un peu trop rapide. Le sujet   m’avait  mis en contact avec  les fondations de mon identité féminine solidement ancrés dans les stéréotypes culturels les plus primitifs : Ce sont les garçons qui sont méchants. Les filles, c’est gentil, n’est-ce pas? Mais petit à petit, je suis sortie de mon brouillard pour trouver des traces de ma méchanceté. Heureusement, parce que plus tardivement,  quand quelqu’un a osé dire qu’il fallait se méfier des « trop gentils », un mouvement groupal s’est levé,  comme un nuage de sable que se lèverait pour annoncer la tempête dans le désert. 

Et si personne n’était méchant, dans l’ennui général, on se mettrait à devenir méchant.  Oui, l’humain a besoin d’un zeste de méchanceté. Avant  de considérer l’homme échu, nous avons considéré  donc le lien de la méchanceté  avec l’infantile,  tellement infantile qu’une vieille dame arrivée tardivement me dit : mais pourquoi ne pas avoir choisi la cruauté ? Ca, ce serait un débat. La méchanceté, c’est si naïve, on peut juste en rire.

La méchanceté, disons-nous, aurait à  avoir avec les pulsions agressives mal maîtrisé dans certains contextes. En fait, qu’est-ce qui nous rend méchant ? La promiscuité, l’impuissance, la maltraitance. Nous n’avons pas évoqué Kirikou, la Sorcière. Pourquoi tu es méchant, a demandé Kirikou à la sorcière, et elle a rugi de colère face à cette question, dans l’incapacité  de pouvoir y répondre. Le petit rien du tout pose une question pertinente qui renforce  la méchanceté de la grande sorcière puisqu’elle met le doigt sur l’impuissance de la sorcière. Une expérience timide  se fait entendre : parfois, on est méchant et on ne sait pas faire autrement, même quand se sont nos propres enfants et combien sont nombreux les parents qui se voient devenir méchant parce que dépassé, impuissant (nous avons bien appuyé sur l’impuissance à plusieurs reprises) face à la vitalité de leurs chers petits. Pour ceux qui ne connaissent pas le conte : chez  Kirikou, c’est le vieux sage éloigné du village qui savait. Certaines méchancetés sont ancré dans l’histoire qu’il s’agit de trouver pour en guérir.  

 Mais ce dimanche-là, l’envie de voir puni le méchant rodait encore, parfois  plus que l’envie de comprendre. J’ai été attentive à ce mouvement parce qu’il me touche toujours personnellement. Le besoin de distinguer le mal (inné, irréductible, à extraire de l’humanité) et la méchanceté, dont la découverte en soi est possible.  Il me semble  qu’il était nécessaire pour dires traces laissé par le faire des méchants, qu’on avait à subir pace qu’on s’était senti petit et  impuissant.  L’action protectrice et  juste d’un plus grand n’intervient pas toujours, et ceci non seulement à l’échelle de la cour de récréation, mais aussi de la cité. Trouverons-nous un jour la sortie de ce triangle évoqué dit « dramatique » dans lequel sont distribué toujours trois rôles : les gentils, les méchants, et le grand frère qu’on appelle quand le texte vous attribue le mauvais rôle ? Victime, bourreau et sauveur, le triangle conceptualisé par  Karpmann dans le mouvement de  l’Analyse transactionnelle,  pour ceux qui s’y intéressent.

On nous parle de René Girard que je ne connais pas, mais qui, semblerait-il, décrit la fonction du bouc émissaire dans la cohésion des groupes. La méchanceté  est un attribut que nous revendiquons comme typiquement « humain ». Un  chien ne pouvait être méchant. La méchanceté engage la relation humaine et un rapport au pouvoir. Dans le jeu des forces inégales, la méchanceté peut représenter le « pouvoir du pauvre » : en absence de force réelle, la ruse et les armes psychologiques prennent le dessus. L’hiérarchie de la basse cour, en quelque sorte, et Othello a été convié.

La méchanceté des drames shakespeariens qui sont si souvent alimenté par la jalousie,  la pulsion d’emprise enclenchée par la peur de perdre ou ne pas pouvoir attraper ce qu’on croit devoir posséder, bien souvent une femme. Oui, la rivalité peut rendre méchant. A vouloir déchirer l’autre comme le loup méchant, autre figure des contes de fée, évoqué celui-ci. Les temps sont dur pour le loup qui doit avancer masqué pour arriver à ses fins, c’est-à-dire pouvoir manger ce qu’on lui interdit, l’humain normalement bien protégé par la société.  Et le Benjamin  du groupe du jour émet l’idée qu’il n’aurait plus de méchanceté quand le yin et le yang est bien intégré. Avec amusement j’entends dire la génération des pères dire qu’on connaissait ça, le yin et le yang. Heureusement, j’avais envie de dire. Et malheureusement, je me suis dit, ce jeune homme a raison : si nous étions entourées de plus de femmes et d’hommes au yin et au yang bien intégré, il y aurait un peu moins de méchanceté. Mais notre société a fait le choix de la spécialisation : les un le yin, les autres le yang. Et nous assistons  à des guerres de tranchées pour maintenir l’équilibre… Oui, Hitler était convoqué. Et son enfance. Symbole du Mal absolu pour ceux qui ont grandi sous son ombre. Trace de l’histoire malheureuse pour ceux qui ont la sécurité  de pouvoir le voir de très loin.  

Je termine ce « compte rendu »  qui résume le sujet en tant  qu’effet de travail de groupe sur moi sur un sentiment nostalgique. Nous étions plusieurs générations de « méchants » autour de ce méchant sujet. Chacune avait une parole différente, mais j’ai entendu une soif de la même justesse. Oui, un participant a évoqué l’importance de la justice dans la prévention de la méchanceté. Mais nous savons tous à quel point il peut être difficile de trouver ce qui est juste à faire. Au point de ne plus rien faire, de peur de mal faire.  Le chemin vers la sagesse qui seul rend l’âge acceptable est semé de tant d’embuches.

A vos plumes !

Bonne semaine.  

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. La facilité d'être méchant et la difficulté d'être gentil...
Ecrit par Nicolas. 03-11-2010
Tout d'abord, merci Elke pour ce compte-rendu qui me semble refléter ce qui a été dit pendant le débat.

Je voudrais revenir sur l'ennui de la gentillesse. Si on est gentil avec quelqu'un et que la personne n'a pas de reconnaissance (ou qu'elle ne l'exprime pas), on pourrait par conséquent devenir méchant: ce qui serait la solution de facilité. En effet, être méchant est, selon moi, plus facile que d'être gentil étant donné que la gentillesse est assez subjective: chaque personne a donc sa propre définition de la gentillesse.
Si par exemple, un homme invite une femme à dîner, la femme trouvera, peut-être, que c'est gentil. Si ce même homme invite cette même femme à regarder un match de football, la femme pourra, peut-être, trouver cela méchant si l'homme sait qu'elle n'aime pas ce genre de choses... (Bien sûr, la femme en question peut aimer un match de football et là, l'homme sera encore qualifié de gentil...)
Ainsi, il faudrait être très prudent pour être gentil avec quelqu'un, car on vient de voir que la gentillesse n'est pas la même chez tout le monde...

Au contraire, la méchanceté est bannie en se basant sur des règles universelles: il ne faut pas insulter les autres par exemple. Cela voudrait alors dire qu'il "suffit" de ne pas respecter ces règles universelles pour être méchant. Et cela serait qualifié de méchant par tout le monde...

En conclusion, je pense qu'il faut tater le terrain avant de risquer d'être surpris par la réaction d'une personne, car la tentative de gentillesse et l'excès de gentillesse pourrait s'avérer pesant pour certaines personnes...

Ecrit par Nicolas (le benjamin de cette séance qui a l'intention de venir le plus possible au café-philo et de rester le benjamin ou encore le jeune homme!).

2. Méchant cherche gentil
Ecrit par Elke. 04-11-2010
Ravi de faire plus ample connaissance avec vous, « Benjamin » qui décidez de sortir de l’anonymat. Est-ce plus facile d’être méchant que d’être gentil ? Si « être gentil » est associé à un don comme cela semble être le cas pour vous, oui. Il me semble que ce sont eux les « trop gentils » dont il faut se méfier, donner sans compter et ensuite tenir en captivité les heureux élus de leurs « dons » : Après tous ce que j’ai fait pour toi…. C’est peut-être un des ressorts de la culpabilité? Se sortir de ce genre de prison doré, cela demande surement une dose de méchanceté, je pense, qui est, dans ce cas et peut être dans tous les cas, une bonne dose d’affirmation de soi, c'est à dire savoir non. L’articulation de la méchanceté avec le besoin de reconnaissance en tout cas me semble intéressante. Le méchant revendique quelque chose à travers son agir. Exister en négatif c’est exister quand-même, faute de pouvoir « donner » quelque chose. Oui, le méchant prend, le gentil donne. Un couple qui devrait bien s’entendre, finalement.

3. Nietzsche contre la kawaii-attitude
Ecrit par Jules.LT. 04-11-2010
Pourquoi est-ce qu'on ne serait pas méchants? La colère, l'envie, l'orgueil... Les règles de la vie en société sont là pour les réguler, mais elles ne les font pas disparaître.
Tant mieux d'ailleurs, car sinon où seraient l'intransigeance, le désir, l'ambition? A trop vouloir contenter tout le monde, on risque l'immobilisme.

Jules en mode avocat du diable

4. La gentillesse intéressée...
Ecrit par Nicolas. 04-11-2010
En effet, je suis totalement d'accord avec vous Elke. J'aime beaucoup les expressions "tenir en captivité les heureux élus de leurs dons" et "Après tout ce que j'ai fait pour toi". Je pense qu'elles reflètent le côté "interessé" du gentil.
D'ailleurs, on pourrait arriver à débattre sur le sujet suivant: L'amitié est-elle désinteressée? En effet, à mon avis, l'amitié "prétend" reposer sur la gentillesse et sur des "dons" que nous faisons à l'autre.
Toutefois, on a vu que la gentillesse peut être soupçonnée comme étant intéressée: il s'agirait dans ce cas d'une envie de reconnaissance, que l'autre nous remercie, qu'il nous dise: "Ah! Que vous êtes gentils!"...
Ce qui pourrait démontrer qu'être méchant ou gentil peut revenir au même dans certains cas extrêmes en raison du danger de la gentillesse: le désir de reconnaissance. Ce qui rejoint votre conclusion que j'apprécie aussi beaucoup: "Un couple qui devrait s'entendre, finalement".

5. La méchanceté dissimulée...
Ecrit par Georges. 05-11-2010
Oui, mais faire semblant d'être gentil pour dissimuler sa méchanceté, n'est-ce pas pour "tenir en captivité ses intentions élus de leurs envies" ?

par Georges de Bruxelles

6. Quelques considératioins de l'animateur
Ecrit par gtissier. 06-11-2010
J'aime beaucoup le style de Elke.C'est féminin en tant qu'auto-centré mais aussi en tant que sensibilité ( l'un ne pouvant fonctionné qu'avec l'autre).

C'est plus " ce que cela m'a fait de penser ce que les autres ont dit qu'ils pensaient ( et non forcément ce qu'ils pensaient vraiement ) qu'un "voila moi ce que je pense avec, au passage, un " voila ce qu'il aurait fallu penser si l'on pensait aussi bien que moi je pense".

Bref de ElKe voici un vrai compte-rendu; un peu comme le journal intime d'un spectateur sortant du théâtre et non un exercice consistant du même, à se prendre pour un critique de théâtre.Les grandes âmes ici se nourrissent de leur humilité.

En tous cas, il est certain qu’un compte rendu ne peut pas tout dire surtout sous le filtre de la subjectivité. Toutefois ayant eu la charge d’animer le débat et ayant choisi ce sujet proposé au vote avec un autre, je voudrais en rajouter quant aux hèmes évoqués, voire, si je peux aussi, dire mon mot..

En rajouter par respect pour les intervenants qui ont marqué les échanges de leur pierre et pour rendre hommage au courage de certaines positions dans une arène où le consensus mou figure souvent le «mainstream» du moment.

Ainsi une thèse a été défendue par Georges Tahar ( un ancien de chez les ancien des cafés philo) qui consiste à dire que la méchanceté puisse être dans les gênes ( au XIXeme on parlait de classes dangereuses lui ais-je dit pour adoucir le propos) Quoi qu’il en soit,il y avait là au moins une ouverture sur la caractériologie, la psycho-généalogie, le trans-historique, le Karma etc.

Dommage donc que le fil n’ait pas été tiré car j'aime beaucoup m'y aventurer .( nous serions un destin et nos actes sont fatals ( cf Nietzsche) ou par contre, et notre tâche spirituelle est de surmonter et non de succomber ( au pêché, et face aux difficultés, aux épreuves( cf l'exégèse chrétienne )

Une autre dimension pas suffisamment creusée à mon goût et celle du masque de la méchanceté sous la figure du bon fonctionnaire. Je parle ici de la malignité dans la banalité du mal ( évoqué trop rapidement) et plus précisément et au quotidien vécu par beaucoup de la puissance de l’acteur dans le système bureaucratique et les stratégies qu’il déploie e pour exister en tant que pesant sur l’organisation.

Bien sûr, pour les faits aux conséquences incontournables, la catégorie des crimes contre l’humanité que j’ai rappelée montre ici que l’intelligence humaine ne s’enferme pas dans les catégories de la contingence des situations ou de la nature humaine. Le jugement de l’Histoire s’impose contre la relativité et la démission.

Bien sûr, il aurait été possible pour moi de citer Nietzshe à coté de Socrate et de Hugo. Je ne l’ai pas fait car, je l’avoue, il n’est en rien ma référence. Un exemple de lui « Exiger de la force qu’elle ne se manifeste pas comme telle, qu’elle ne soit pas la volonté de terrasser et d’assujettir, une soif d’ennemis, de résistance, de triomphe, c’est tout aussi insensé que d’exiger de la faiblesse qu’elle se manifeste comme force ( généalogie de la morale )
Cela me paraît aussi pervers que sa variante moderne dans l’impérialisme de la première puissance du monde qui de présentait comme protection et défense de la société libre. La force a besoin de justification et le mal d’un bien pour se dire moindre..
Aussi je préférerais pour le résultat humain, du même et en gros :la magnanimité est la force qui s’exprime en se privant de sa manifestation.Ce qu'elle peut faire va jusqu'à ne pas faire. L'"agir" trouve son absolu dans le non agir. Je veux juste souligner ici s'agissant du mal et des constructions qu'il inspire jusque dans les scories de méchanceté au quotidien, il y a de la jouissance intellectuelle pour des esprits autant tordus que raffinés caressant le paradoxe dans le fauteuil profond de la perversité.

Alors si la beauté et la vérité sont la gloire de l’Homme et la méchanceté son déni, comment se voir méchant autrement qu’en restant enfant ?

7. un petit mot à Nicolas
Ecrit par gtissier. 06-11-2010
Mea culpa pour les fautes que j'ai laissées dans mon texte.( ci dessus)Ce sont des cailloux qui blessent mes pieds sur mon chemin..
A propos de l'échange avec Nicolas, notre benjamin, je dirais comme un chroniqueur à la radio" nous vivons une époque moderne" Et ici la modernité transparait dans cette ethnologie du temps qui monte et dont la jeune génération nous donne les linéaments.

Ce qui me me frappe c'est l'inversion des valeurs quand à la nourriture de soi par l'autre comme si, par exemple, les hommes préfèreraient toujours les garces de peur de s'ennuyer ou que la gentillesse était suspecte de l'être trop surtout si une autre cause qu'elle-même ne nous rassurait pas sur sa fausseté.

Après l'ère de la dé-construction (des grands récits- la bible , l'histoire) nous sommes dans celle de la suspicion.Haro sur ceux qui veulent notre bien, ils sont intéressés.Méfions nous de ceux qui nous aiment, ils tissent leur toile ou peignent d'or les barreaux de nos cages( ici intérieure quand nous avons besoin qu'on nous aime au lieu de nous vouloir aimés parce que nous nous aimons)

Etre gentil pour moi ce serait de ne pas mettre son ego partout ce qui est le drame torturant de l'égoïste (suis-je ans mon désir ou dans celui de l'autre? se dit-il)

Quant au risques de l'autre et du lien qu'il nous offre Nicolas, nous n'aurons jamais que les épreuves qui sont à notre portée spirituelle pour grandir. La parabole des talents nous enseigne qu'à celui qui n'a rien fait de ce qui lui a été donné,il lui sera tout retiré.( car sa vie n'aura servit à rien pour l'humanité et son ame vide de contenus vécus et médités ira disparaître dans la géhenne ( la décharge )

Nicolas, tu as devant toi de belles années en capital.Permets moi de transmettre ces croyances : il y a un devoir d'exister et exister c'est se risquer à vivre.La vie est pleine de ce que nous en faisons et la ratiocination est un venin mortel à son déploiement.
..et j'ajoute si besoin :la liberté d'aimer ( sans crainte) est aussi sacrée que la liberté de pensée.(V.Hugo)


8. Réponse à Gérard Tissier
Ecrit par Nicolas. 07-11-2010
Merci Gérard Tissier pour votre réponse.

Je suis d'accord avec vous sur la méfiance de la gentillesse et j'apprécie beaucoup l'expression: "il y a un devoir d'exister et exister c'est se risquer à vivre". Je pense qu'elle nous avertie sur un côté néfaste de la vie: le fait de rencontrer des personnes trop gentilles, tout en ajoutant que la vie fait partie de notre destin (et qu'elle est peut-être même la base de notre destin: le premier élément fondateur de notre destin).

Mais, il faut bien faire ce pari avec la vie (d'ailleurs on le fait lorsqu'on naît et malgré nous) si on ne veux pas tomber dans la peur éternelle des autres et dans le refus de toute forme de communication, même si on est persuadé que certaines personnes vont être méchantes...

9. Le méchant toujours l'autre, jamais soi même.
Ecrit par slimnature. 08-11-2010
"Pourquoi sommes-nous méchants ?"
Ce que tu dis est faux car nous nous estimons jamais méchants nous même, le méchant est toujours l'autre, lorsque nous posons un acte nous estimons toujours que l'acte est juste, c'en est ainsi pour tout le monde, chacun d'entre nous tend toujours vers ce qui est bon, cependant parfois il peut se tromper,alors?
Alors, "l'être humain quoi qu'il dise quoi qu'il fasse recherche avant tout son propre avantage" et son propre avantage tend toujours vers le bien, cependant si l'autre perçoit l'acte méchant il ne s'agit que de sa propre évaluation de l'acte, sans que celui-ci soit le but recherché par celui qui pose l'acte.
Le bon comme le méchant est toujours une opinion, l'humain pourra parfois dire que son acte est bon mais jamais qu'il est méchant car la méchanceté est toujours la vision de l'autre.
bonne soirée
slim

10. Certes, mais certaines personnes peuvent se trouver méchantes...
Ecrit par Nicolas. 08-11-2010
Je suis à moitié d'accord avec vous Slimnature, car certaines personnes sadiques(sans dire perverses pour ne pas employer un mot utilisé en psychiatrie) peuvent volontairement s'intituler méchantes en étant fières. En effet, ces personnes font cela pour acquérir une "force" et pour détruire encore plus les victimes qu'elles ont choisies... Malheureusement! (C'est pourquoi il faut se défendre pour stopper le sadisme!).

De plus, d'autres personnes peuvent se trouver méchantes sans être sadiques. Ces individus sont souvent les plus lucides et cherchent à se remettre en question pour accéder à la vérité sur leur comportement et aller vers l'avant. Ces gens sont, à mon avis, les plus évolués en se rendant compte qu'il peuvent faire du mal aux autres...

Bonne soirée

Nicolas

11. Méchant t'as dit méchant?
Ecrit par slimnature. 09-11-2010
Non mais Nicolas, je te tutoie entre philosophes, tu as déjà entendu quelqu'un dire; je suis le méchant du village, faut m'obéir?
Pour moi l'être humain est bon, et lorsqu'il n'est pas bon c'est qu'il fait erreur montre lui où il fait erreur et il arrête de faire le méchant, non, de faire des erreurs.
Les psy sont comme les garagistes, faut bien qu'ils apportent de l'eau à leur moulin en diabolisant les, non les fous, non les méchants mais les malades.
bonne soirée.
slim



12. jijklh
Ecrit par léa. 03-12-2013
c'est nul a mourir d'ennui

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