Pourquoi sommes-nous méchants ?

Débat du 31 octobre 2010 animé par Gérard Tissier
__________ 

Le sujet « Pourquoi sommes-nous méchants ? » n’est pas seulement une question, il pose abruptement une affirmation : nous sommes (tous ?) méchants ! Et bien loin de manifester simplement quelques mauvaises intentions à l’égard d’autrui, nous serions habités dans notre être par la « méchanceté ». Ce sujet était teinté de culpabilité.

Son auteur, qui a rappelé au passage l’étymologie du mot « méchant » : « celui qui tombe mal » du verbe méchoir aujourd’hui oublié, voulait réagir contre la tendance générale à une dénégation de ladite « méchanceté ». Socrate démontre dans le
Ménon
que « nul n’est méchant volontairement » et que nous faisons le mal par ignorance. Dans le mythe d’Er (livre X de la République de Platon), quand les âmes durent choisir entre le génie du bien et celui du mal, « celui à qui le premier sort était échu vint tout droit choisir la plus grande tyrannie et, emporté par la folie et l'avidité, il la prit sans examiner suffisamment ce qu'il faisait. » C’est oublier que le mal peut être un choix intentionnel, délibéré.
L’auteur du sujet a également cité l’enfant méchant de Kant. Un enfant peut-il être méchant ou non en fonction de l’éducation qu’il a reçue ? Quelques oeuvres comme Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur ou l’Enfant et les sortilèges de Colette et Maurice Ravel (« Je suis libre, libre, méchant et libre !… ») ne plaident pas en ce sens.
 

Faut-il donc chercher des circonstances atténuantes aux actes criminels, qu’on expliquera par des raisons psychologiques, sociales, politiques : l’histoire personnelle du sujet, une souffrance sociale, ou le tragique de la condition humaine, source inépuisable d’inspiration littéraire ? Ou encore, cette idéologie pousse-au-crime du néolibéralisme qui fabrique la méchanceté en exacerbant les concurrences individuelles et la guerre économique mondiale ? « Faites les gens heureux, vous les rendrez meilleurs », pensait Victor Hugo qui a vu la naissance du prolétariat (la citation commence d’une manière très pragmatique : « Améliorer la vie matérielle, c'est améliorer la vie morale »...). Mais cherche-t-on toujours le bonheur ? Le mal est-il toujours le fruit d’une « erreur » ?

Pour être traitée philosophiquement, la « méchanceté » fut identifiée à la question du Mal, dont elle apparut comme une version euphémisée et un peu puérile, le Grand Méchant Loup de notre enfance... Perversion, sadisme, violence, monstruosité, pulsion de mort devaient donc être invités au banquet. Notre zone obscure censurée par la morale doit trouver le moyen de se défouler, trop de civilisation tue la civilisation... (Dommage que l’indifférence à la souffrance d’autrui soit oubliée car le « silence des pantoufles » a peut-être fait plus de victimes que la méchanceté proprement dite !)

L’absolu avec la « méchanceté ».
Des pouvoirs malfaisants transgressent le cadre habituel de la rationalité, du jeu, du calcul qui caractérisent leur banal exercice. Gilles de Rais se délectait des souffrances infligées à ses victimes. Mais le sadisme, au-delà de la jouissance de faire souffrir, vise la maîtrise du monde. Ainsi, la plus abjecte « méchanceté » aspire à un absolu.
La dimension philosophique du sujet se trouverait donc dans cette recherche d’absolu, la quête d’un commencement absolu par le choix absolu de la « méchanceté ». Sont en jeu l’Etre, le Néant, une liberté défiant Dieu et l’ordre du monde, comme celle de Lafcadio qui sauve des vies ou tue, gratuitement, sans mobile réel (
les Caves du Vatican), ou de Raskolnikov qui commet dans l’exaltation un crime atroce avant de trouver, grâce à sa sœur, le chemin de la rédemption (Crime et Châtiment
).

Un mystère : le mal pour le mal.
Dans les exemples qui précèdent, le mal a malgré tout un but, la recherche d’un « bien » pour son auteur. Ultime défi au sens moral, le personnage de Iago, en manipulant Othello qui assassinera sa femme Desdémone, ne cherche rien, ne recueille aucun bénéfice. Il fait le mal pour le mal (Othello de Shakespeare).

Nietzsche, dans sa
Généalogie de la morale, écrit que « l’homme noble qui, après avoir conçu spontanément et par anticipation, c’est-à-dire tiré de son propre « moi », l’idée fondamentale de « bon », n’arrive à créer la conception du « mauvais » qu’en partant de cette idée ». La « morale d’esclave », produit de l’impuissance et de la victimisation, « [voit] et [prend] à rebours par le regard venimeux du ressentiment » cet homme noble qu’elle qualifie de « méchant ». L’envie et le ressentiment sont l’expression des médiocres.
L’homme, parmi les espèces vivantes, a la jouissance exclusive de la méchanceté. Serait-elle un réflexe de défense, l’expression d’une peur, d’un désarroi ? La gentillesse serait-elle un masque ? Mais pourquoi la méchanceté ne le serait-elle pas aussi ? On peut affirmer tout et son contraire sans rien démontrer.
Peut-être est-on méchant simplement parce que être bon devient rapidement ennuyeux. On s’ennuie dans la banalité du bien. Et puis, est-on bien sûr d’être moral, et pleinement « humain », si l’on n’est pas capable d’être méchant ?...

A la sempiternelle question : l’homme est-il foncièrement bon ou foncièrement mauvais ? il n’y a pas de réponse, sauf par le recours au Péché originel. Pour nous en sortir… par le bas d'après Nietzsche, le christianisme a inventé le pardon, qu'un Dieu miséricordieux et inconditionnellement bon accorde aux hommes condamnés à pécher. La lourde hypothèque de la Culpabilité pesant sur leurs épaules ayant été levée, des valeurs génératrices d’humanité peuvent s’exprimer et ils deviennent capables de « fonder une société juste avec des institutions justes ».

D’après les Anciens, la méchanceté détourne d’un bonheur que nous cherchons tous avec une tragique maladresse. Avec ou sans dieu, l’hypothèse que le bon, en l'homme, est plus proche de sa « nature » que le mauvais reste davantage plausible que son contraire. Comment expliquer autrement ce miracle que l’espèce humaine dure encore ?...
 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. précision
Ecrit par Alain. 09-11-2010
Ce compte rendu s'ajoute, un peu tardivement, au très bon compte rendu d'Elke.
Malgré son apparence d'"article", il se base entièrement sur les paroles des participants, auxquelles des références sont ajoutées après coup (sauf celles données au début par l'auteur du sujet).

2. Un curieux
Ecrit par cela ressemble à quo. 09-11-2010
Etonnant.L'auteur du sujet "voulait réagir contre la dénégation de la méchanceté" alors que l'autre compte-rendu parle d'une introduction plutôt philosophique.Et puis Alain Parquet pense t-il qu'il faut cesser d'invoquer des circonstances atténuantes pour les criminels ? Parce ce que tout le monde est méchant ? C'est quoi ce salmigondis? C'est sérieux?

3. deux comptes rendus c'est bien
Ecrit par Alain. 10-11-2010
Comme je l'ai expliqué en (1), mon compte rendu représente les points de vue des participants, pas mes opinions personnelles (il y a quand même celle que j'ai exprimée pendant le débat mais qui n'est pas celle-là).
Par ailleurs, nos deux comptes rendus sont très différents, seuls ceux qui ont assisté au débat peuvent juger lequel est le plus fidèle selon eux.

4. merci Alain
Ecrit par ELKE ( remis dans ce. 10-11-2010
Empêtrée professionnellement dans les "petites méchancetés" du quotidien (qu'on appelle parfois maltraitance), cela me fait du bien de trouver cette conclusion d'un compte rendu qui m'aide à me décoller de l'insidieuse acceptation de la médiocrité.Je souscris à l'hypothèse que le bon est plus proche de la nature humaine, mais la méchanceté nous travaille quand-même. Et la misère, pour moi, Victor Hugo a raison, en est un puissant engrais. Mais ne focalisons pas trop sur la misère économique. L'argent cache parfois une grande détresse humaine, et c'est là bien souvent qu'il est fait très mauvais usage du pouvoir lié à l'argent. Ce n'est pas l'argent, la richesse qui est à stigmatiser, mais l'usage qu'on en fait.

5. Alain ,merci de réféchir avant d'écrire
Ecrit par Maxime, assez attér. 10-11-2010
" On peut affirmer tout et son contraire sans rien démontrer "Si affirmer n'est rien démontrer" quid alors des questions qu'on se pose tout seul à soi ( apparemment) du genre :faut-il cesser d'invoquer des circonstances atténuantes ( relevée par 2 ) Si ce n'est pas Alain qui la pose c'était qui?(j'étais présent)
Et puis je me joins à curieux( 2.)pour m'étonner. Alain : " mon compte rendu représente les points de vue des participants, pas mes opinions personnelles (il y a quand même celle que j'ai exprimée pendant le débat mais qui n'est pas celle-là)" Incroyable ! Il a y des idées perso mélangées avec celles des autres mais on ne sait pas lesquelles !. C'est secret ? Cela fait penser à la balle à blanc dans un peleton d'exécution! Personne est coupable de meurtre et implicitement ici celui qui attaque s'attaque à tous ! C'est pas pervers de chez pervers ? ( pourquoi ne pas dire voilà ce que j'ai dit ? D'ailleurs je me souviens que vos dires ( faibles pardon de le dire ) ne se retrouvent pas ici.

Bon Alain après avoir poséla question entre 1. soit les hommes sont tous méchants ou 2. soit ils ne le sont pas,quelle est votre proposition après avoir écrit qu'il n'y a pas de réponse à la question ?

Au fait, l'animateur, il a dit quelque chose.Si on lit le commentaires sur le fil de l'autre compte rendu , il semble que oui. Alors ?
Sans vouloir m'immiscer dans la gestion du site, je trouve que le mélange des genre dans cet exercice d'écriture ( qui en soi a sa valeur ) pose question. Qui avalise et qui est responsable de question du genre supprimons les articles du code pénal qui prévoient des circonstances atténuantes.C'est politique et régressif.
C'est plus que les peines automatiques ou plancher de Sarkosy car ici cela touche toute une catégorie, les méchants ( par nature, â la naissance ) Les êtres nuisibles on connait !
Si les commentaires peuvent, dans un forum, être libres dans la limite de la loi; il y a tout de mêmes des responsables qui doivent pouvoir se justifier dans ce qui est écrit dans un article.Ou bien un site comme celui c'est le café-philo mais sans l'animateur pour réguler? Soyez vigilants SVP. merci

6. Comment être objectif?
Ecrit par Daniel Ramirez. 10-11-2010
La question du mal est une des plus difficiles en philosophie et l’un des mystères les plus insondables de la nature humaine (s’il y en a). C’est assez pour générer un débat très complexe. Je trouve quelque peu normal qu’il y ait des différentes perceptions de ce qu’il a été dit. Comme je n’y étais pas, je ne peux rien attester. Il est même intéressant que l’on puisse tirer des impressions si différentes.
Comme je l’ai dit auparavant, l’exercice du compte-rendu est une chose difficile, pusiqu’il y a le passage de l’orale (avec toute sa vitalité, la présence des personnes, les tons de la voix, ses répétitions aussi) à l’écrit, forcément filtré par le rapporteur, par sa sensibilité, par ses intérêts. Ces questions nous nous les posons depuis l’époque de Marc Sautet.
Une tentative d’absolue objectivité consisterait en la transcription intégrale du débat. Nous avons fait cette expérience, c’est terriblement long et inutile. Nous avons donc laissé tomber et continué laborieusement à chercher des façons de faire un résumé, un concentré, un rapport, une relation ? Dans cette recherche chacun a apporté son style. Marc avait le sien, Carlos aussi, comme Alain et Elke, comme nous, les animateurs et tous ceux qui s’aventureront à cette participation. Vous savez combien je suis attachée à l’apport actif des personnes, et combien je suis effaré de la passivité de la grande majorité de consommateurs de loisir intellectuel.
Personnellement, j’essaye de faire moi-même les comptes-rendus des débats que j’anime, mais je ne trouve pas toujours le temps. Et cela ne garantit pas non plus aucune objectivité. Je remercie donc de tout cœur ceux qui le font. J’apprécie ici d’avoir ces deux récits conceptuels (peut-on appeler ainsi un compte-rendu ?) qui se complètent en quelque sorte.
Par exemple, la difficile question des circonstances atténuantes (Maxime a raison : le législateur, n’a pas prévu cela dans la naïveté, mais parce que c’est nécessaire à la justice). Il ne s’agit pas de (tout) excuser mais de comprendre. Elke rapporte que ce jour la tendance à vouloir punir des coupables était plus forte que celle à comprendre. C’est bien normal : c’est l’air du tems qui impose une sorte de furie vengeresse ; on veut des coupables ! D’où la juridisation de la société.
Dans la discussion qui suit l’article d’Elke, Slim maintient sa conviction dans la position socratique : nul n’est méchant volontairement. Ici, Alain semble rejeter cette idée. Il est assez courent de dire qu’après les camps de la mort, on ne peut douter que le mal peut être fait pour le mal. Or je ne suis pas si sur… comment se construisent les idées dans la tête d’un bourreau ? La preuve de la complexité de cela on peut la trouver dans les centaines de pages de « Les bienveillantes » de J. Littell.
La conscience morale est un monde ; comme tout monde, il contient des abîmes et des gouffres. C’est pourquoi je suis, comme Elke, admiratif de Shakespeare, qui sans se prononcer sur le fond de la question métaphysique du mal, le décrit comme personne, en montrant comme les gens tombent (« me-choir » ?) dans ces abîmes et ces gouffres.

7. Deux autres aspects du sujet...
Ecrit par Nicolas. 10-11-2010
Merci beaucoup Alain pour ce compte-rendu qui me semble refléter ce qui a été dit pendant le débat et qui apporte également des nouveautés sur le sujet comme l'évocation de "l'Enfant et les sortilèges" par exemple.

Par ailleurs, je voudrais ajouter deux dimensions de la méchanceté qu'on n'a pas encore traité ou approfondi.

La première est la méchanceté de l'individu, dûe à la maltraitance. En effet, une personne maltraitée dans sa jeunesse peut devenir méchante, car elle a été élevée dans ce milieu.
Selon moi, c'est un cas très difficile, car la personne concernée a quand même des circonstances atténuantes mais cela ne l'excuse pas pour autant d'infliger de la méchanceté à des innocents! Le mieux sera probablement de faire au cas par cas pour traiter ce genre de problème...
D'ailleurs, si l'on prend des exemples en littérature, on voit que beaucoup d'oeuvres parlent d'un personnage maltraité dans sa jeunesse mais qui reste (ou qui devient) gentil par la suite. Par exemple, dans "David Copperfield", le jeune héros: David a été maltraité par son beau-père sous le regard impuissant de sa mère... Mais ce personnage reste gentil et serviable!

La deuxième dimension est le fait d'être méchant sans s'en rendre compte. Par exemple, Meursault dans "L'Etranger" peut être qualifié de méchant (involontairement) pour certaines personnes lorsqu'il répond de façon négative (ou indécise) à la question de Marie sur le mariage. En effet, Marie demande spontanément à Meursault s'il est d'accord pour se marier avec elle. Pour ces gens, il aurait été plus courtois de formuler une réponse moins brutale ou plus détournée...
D'autres personnes qualifieront l'attitude de Meursault comme une simple hésitation (voire même de la lucidité pour ne pas donner une réponse trop rapide...).
Ainsi, certains actes, certaines paroles... peuvent être interprétées de façons différentes chez beaucoup de gens. C'est pourquoi, on a l'impression quelquefois de ne pas être méchants, de plaisanter seulement (ou d'être prudents...) alors que d'autres personnes peuvent interpréter autrement notre attitude!

Alors, à nous d'être prudents. Ainsi, il peut y avoir une alternative qui peut fonctionner dans certains cas extrêmes: ne pas répondre à une question ou répondre de façon très prudente ou dissimulée... (de peur d'être qualifié de méchant)...

8. mise au point
Ecrit par Alain. 11-11-2010
"Faut-il donc chercher des circonstances atténuantes aux actes criminels, qu’on expliquera par des raisons psychologiques, sociales, politiques : l’histoire personnelle du sujet, etc. ? / Le mal est-il toujours le fruit d’une « erreur » ?"
Ces idées ont été exprimées par l'auteur du sujet dans sa présentation, presque mot pour mot ; il me les a expliquées une seconde fois quand je le lui ai demandé pour écrire ce compte rendu.

9. Pourquoi sommes-nous méchants?
Ecrit par Robert. 13-11-2010
De quoi est-il question?

Chacun ayant"effectivement" réfléchi connaît la difficulté:
il n'y a pas de méchanceté "réelle" sans hypocrisie.
Pour nuire avec efficacité il faut,d'abord, tromper la victime,lui donner une impression de sécurité qui ne soit pas trop évidente....
Ensuite qu'elle ne sache ni d'où vient l'attaque ni le pourquoi de celle-ci.....Ainsi la méchanceté "complote",trame des mécanismes assassins:l'assasinat du duc de Guise ou celui de Kennedy......

Et toujours de nouveau la question du savoir:était-ce un ou plusieurs?

Mais de quoi parle-t-on?
Ainsi une mauvaise synthèse,une effectueée "par confusion" peut être doublement mauvaise....D'abord ce qu'elle permet de déterminer peut être exact:vrai et faux,ne sont-ils pas toujours doubles? par exemple... Aux Echecs,toujours.....
Mais elle peut être également mauvaise parce qu'un mauvais exemple peut faire école:chercher des racourcis,trouver des preuves qui trompent....

Mais de quoi parle-t-on?

Est-il,véridiquement parlant,toujours question d'une grandeur perceptible,tangible,rélle? ne veut-on pas croire,ainsi, en quelque chose de "contradictoire"?
Comment donc une Force destructrice peut-elle,elle-même, être réelle"? N'y-a-t-il pas là une contradiction "stupide"?

Car c'est dans le Gorgias et non le Ménon que Platon fait remarquer(intelligemment et donc indirectement) que
le mal est une question de volonté....
Mais qui a donc cette volonté,ce pouvoir de vouloir sciemmment nuire"comme il veut sans demander à quiconque quoi que ce soit?....

Il faut donc que cette volonté corresponde aussi à une Loi,ni plus,ni moins.....
Que pourrait donc être une méchanceté sans l'idée du mal qui doit en être le principe?
Une multitude d'actions aveugles,ineptes,incontrôlées et irresponsables....

Qu'est-ce donc que ce mal qui consiste à parler de quelque chose sans en avoir l'autorisation expresse,sans savoir si on en a le droit ou la raison suffisante pour en comprendre la nature?.....

N'est-ce déjà un piège du "malin" que de s'aventurer à vouloir savoir que l'on est méchant "avant" de vouloir savoir ce que c'est?

10. texte de Roca lu par lui et remis à sa place
Ecrit par gtissier. 15-11-2010
Pourquoi sommes-nous méchant(s) ?, André, Gérard Tissier,

Pour ...quoi sommes-nous méchant(s) ?, Pour qui sommes-nous méchant(s) ?, par nature', ou par Accident ?, Le méchant, de nature, Le méchant, de culture ?,
Volontairement, ou, involontairement, ou, instinctivement ?, pour Les' Autres ... pour nous ?, entre ... grands méchants Loups ?,
chien, Loup, méchant ?, des méchants fabriqués,
ou, des méchants masqués ?,
un' univers - bouc(s) émissaire(s) ?, mal-entendants ?, Le mal ... tournant, mal ... dominant ?, Le mal ... tombant, Le mal ... versant ... mal ... inhérent, itinérant ?, Le mal ... indifférent,
Le mal ... persévérant ?, identitairement, ou, malheureusement ?, de parents' À enfants ?,
chaîne ... du mal, mal pour Le mal ?,
pulsion, du mal, ou, impulsion, sociale ?,
Le mal ... frustré / frustrant,
Le mal ... baisé / baisant ?,
Le mal ... rêvé / rêvant ?, Le mal, fait, gentil ...ment !,
incarnation des peurs, mal ... ignorant, bet' et méchant ?,
incarnation des Leurres ?, Les gens sont'- ils méchants ?,
" Plus' que Le bruit des bottes, craignons Le silence des pantouffles ! ", méchant' Absolument, ou, relativement ?,
mal Absolu, originel ?, ou, relatif, dual, duel ?, Le Pouvoir, méchamment ?, dramaturgiquement ?,
mal ... de persécution,
de Victimisation ?,
" Si Vous tuez' un' homme, Vous' êtes' un' Assassin,
si Vous' en tuez des millions, Vous' êtes' un héros,
si Vous Les tuez tous', Vous' êtes' un Dieu ...", Jean Rostand,
L'Histoire ... de tout ce bien ... malsain,
qui nous' A fait tant de mal !, notre pain quotidien ... méchanceté banale', ... haro !,
un Dieu fou ! Danger fou ... sale temps ! Gilles Roca,

Cas-fée-Philo des nez-nus-Phares, 31-10-2010', en ces-jours de Brumaire,
pourquoi de méchants phares ?, pourquoi tant d'indices' ... Amers ?, G R

11. Je suis las
Ecrit par Méchant. 21-11-2010
Hélas, à sa place certes mais moi je trépasse.

12. Les poèmes de Gilles Roca
Ecrit par Nicolas. 26-11-2010
J'aime beaucoup les poèmes de Gilles Roca, car je trouve qu'ils font la synthèse de chaque débat tout en rajoutant de nouvelles idées!

Ainsi, j'encourage Gilles Roca pour qu'il continue à écrire ses poèmes qui m'intéressent énormément!

Nicolas

13. Ben voyons !
Ecrit par Amateur de pueudo po. 27-11-2010
Moi aussi, Nicolas, c'est aussi soulant que le beaujolais nouveau, moins cher, moins frais, mais tout aussi mauvais.

14. Quelque chose m'échappe?
Ecrit par Nicolas. 27-11-2010
Pour l'Amateur de "pueudo po", je n'ai pas compris votre commentaire étant donné que vous mettez "moi aussi Nicolas" et "c'est aussi soulant que le beaujolais nouveau" et encore "tout aussi mauvais", que dois-je en déduire?

De plus, je tiens à préciser que je ne suis pas ironique en disant que j'apprécie VRAIMENT BEAUCOUP les poèmes de Gilles Roca! (Pour être sûr que tout le monde m'ait compris...).


15. Améliorer la vie matérielle c'est améliorer la vie morale ; faites des hommes heureux et vous les r
Ecrit par Victor Hugo. 26-02-2014
J'aimerais ci possible le compte rendu de cette citation de Victor Hugo ou au pire m'expliquez ce qu'a voulu dire Victor

Merci d'avance

16. la vie morale ? mais de qui ?
Ecrit par le fantôme de ce bon. 27-02-2014
Euh..si j'ai pas parlé de la vie morale j'aurais pu m'abstenir .. ( moi qui avait une double vie).
Non je m'étais dis que la classe dite dangereuse que les bourgeois disqualifiait en critiquant ses meurs, l'alcoolisme, le vol etc.. serait" meilleure" si on la rendait "heureuse".

Evidemment je ne connaissais pas l'avenir de l'individualisme venu un siècle plus tard ( 1960-1970?) qui a installé l'égoïsme,l'intérêt personnel,le self-love en principe premier dans la société d'aujourd'hui.

Améliorer la vie matérielle était un devoir moral pour les nantis Et donc, en effet, il faut lire "améliorer la vie matérielle ( des pauvres exploités) c'est améliorer la vie morale (de ceux qui vont le faire !)
Selon un principe non utilitariste et aussi non automatique , le bonheur ainsi produit donnera une plus grande capacité à s'ouvrir moralement à des valeurs désintéressée, altruistes et respectueuse de l'autre.Surtout que les pauvres ont déjà un atout:ils sont solidaires entre eux.

A moins de ne plus rien comprendre au monde,vue de loin,il me semble bien que l'amélioration de la vie matérielle n'est pas une condition suffisante même s'il est apparue, de mon temps, nécessaire. Car la satisfactions des besoins de base a produit d'autres types de ressorts dans l'évolution : l'envie, la quête de reconnaissance ou de distinction etc. De plus la morale ou la vie morale n'a plus bonne presse. Il est interdit de faire la morale à quiconque ! Le divin marché à fait que les « vices privés font la vertu publique » selon la fameuse « main invisible » l'arlésienne d'un cynisme tellement effrayant que même dans ma tombe, il m'en reste de l'urticaire.
Je sais que de mon temps on disait, qu'à 25 ans, je me prenais déjà pour Victor Hugo.bon, je reconnais, j'étais content de moi et je croyais avoir un point de vue plus élevé que les autres.Bon, d'accord, j'avais tort. Mais celui qui signe ici de mon nom,(15) il se prend pour qui,lui ?

17. Les "poèmes" de Gillou
Ecrit par Un littéraire. 28-02-2014
Moi aussi, j'avais compris que c'était ironique l'éloge des soi-disant "poèmes" de Roca, par Nicolas. Mais bon, tout le monde peut se tromper. S'il nous dit que non...
En tout cas, je confirme, le Beaujolais nouveau est mauvais et soulant.

18. Ah
Ecrit par intervenant. 05-03-2014
Très philosophique le commentaire précédent. Bravo!

19. plus de 23.000 visites en 15 jours
Ecrit par Gérard. 14-03-2014
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