Peut-on vivre sans tenter de nouvelles expériences ?

                                                                                                                   Par Nicolas Ségarra

                                                                      Débat animé par Sylvie Pétin le 7 novembre 2010

 

 

Comme d’habitude, l’animatrice a choisi un sujet dans une liste très importante. Après un moment de réflexion, le sujet choisi a été celui que j’avais proposé (moi, le benjamin de la séance et du café-philo) : « Peut-on vivre sans tenter de nouvelles expériences ? »

J’ai présenté le sujet en séparant quatre étapes.

En ce qui concerne les « expériences », je ne voulais pas évoquer les expériences scientifiques dans un premier temps mais les expériences de la vie : nos découvertes. (Les expériences artistiques par exemple, les cafés-philo…).

D’autre part,  l’adjectif : « nouvelles » qualifie des expériences qui n’ont jamais été tentées. Mais j’ai également posé une question : Les expériences tentées mais qui n’ont pas été menées jusqu’au bout ou qui ont échoué peuvent-elles être qualifiées de nouvelles ? (Ce qui voudrait dire qu’elles pourraient être nouvelles sur un autre aspect, qu’on n’avait pas pris en compte la première fois…).

Ensuite, le verbe « tenter » et l’expression « peut-on » confèrent deux aspects au sujet : une capacité : le besoin d’essayer de découvrir, donc un essai et d’autre part une tentation qui peut devenir une transgression.

J’ai repéré enfin un paradoxe : entre « vivre » et « sans ». En effet, le verbe « vivre » est fort, il nous fait exister et continue à nous faire exister. D’ailleurs, nous existons grâce à notre première expérience (que nous subissons) : la naissance. Le « sans » évoque, au contraire, une absence qui serait par conséquent néfaste pour l’existence.

 

La première idée fut le fait que les autres étaient plus compétents que nous pour tenter ces expériences : ils nous apportent forcément un avis sur le fait de tenter des expériences qui nous permettent de nous préparer à ces tentatives.

Mais, il faut prendre des risques dans la vie, c’est pourquoi nous avons très vite parlé de Paul Ricœur. En effet, vivre, c’est d’abord s’exposer au choix de tenter ces expériences qui est un risque permanent. Autrement dit, vivre, c’est prendre le risque de faire ses choix.

 

Cependant, le fait de tenter de nouvelles expériences (autant ratées que réussies, car nous apprenons aussi par nos erreurs) peut s’avérer nécessaire pour avancer dans notre vie et accéder à une meilleure connaissance de nous-mêmes. Il faudrait alors s’y risquer tout en sachant pertinemment que « tenter » c’est aussi « être tenté », donc être influencé par la tentation…

On a aussi discuté sur l’individualité et sur les autres : nous aident-ils vraiment à tenter de nouvelles expériences ? Le « on » du sujet affirme pourtant une généralité, mais dans cette généralité, il y avait, en fait, l’individualité.

 

Puis, les expériences peuvent être subies : l’extérieur agit sur nous. On a beau rien tenter, les autres et la réalité sont quand même là pour nous obliger à tenter des expériences.

Kant avait en apparence un mode de vie assez « plat » voire monotone mais il a été bousculé par le scepticisme de Hume et par la Révolution Française qui a changé son mode de vie, il a donc subi une nouvelle expérience du fait d’un événement extérieur.

Un intervenant a dit cependant que tenter de nouvelles expériences permettait « d’acquérir une nouvelle paire de lunettes sur la vie », une nouvelle vision. Ici, il ne s’agit plus d’expériences subies mais au contraire d’un point positif pour nous inciter à tenter de nouvelles expériences.

 

Par la suite, le mot « rupture » nous a semblé intéressant. L’animatrice, Sylvie, a employé une métaphore qui m’a beaucoup parlé : c’était celle du navigateur. En effet, ce navigateur doit faire attention au risque de rupture avec la vie : il faut donc assurer et assumer le risque.

 

Puis, nous avons évoqué le lien entre expérience et aventure. L’aventure serait-elle plus téméraire ? On ne se rendrait pas compte du risque alors… L’expérience, quant à elle, nous touche dans notre être et nous fait devenir humain petit à petit.

On a cherché son étymologie mais apparemment personne ne la connaissait (ou personne ne s’en souvenait), c’est pourquoi, j’ai cherché. Le mot « expérience » vient du latin : « experientia » qui signifie : « essai, épreuve, tentative ». L’étymologie pourrait alors conférer au sujet une valeur pléonastique et par conséquent, le verbe « tenter » serait de trop dans la formulation du sujet…

 

L’évocation de plusieurs œuvres nous a également aidé à réfléchir sur ce sujet. Par exemple, Candide. En effet, ce personnage et ses amis ont été confrontés à beaucoup d’aventures périlleuses tout en gardant la même philosophie (de Leibniz) : « Nous sommes dans le meilleur des mondes possibles ». Ce qui voudrait dire que ces nouvelles expériences, même très dangereuses valaient la peine d’être tentées pour que Candide retrouve la belle Cunégonde (devenue laide à la fin…) et ses amis dans la petite métairie et pour qu’ils mangent de délicieux cédrats confits et des pistaches.

Toutefois, la citation évoquée pendant le débat est aussi présente dans la conclusion du livre : « Il faut cultiver notre jardin ». A ce moment là, le fait d’avoir tenté les nouvelles expériences auraient conduit Candide et ses amis à vivre paisiblement dans la petite métairie tout en travaillant quand même. Ce qui est, en quelque sorte, une récompense des efforts fournis par Candide et ses amis.   

La deuxième référence fut le personnage d’Ulysse (dans L’Iliade et L’Odyssée) qui a fait un grand voyage. Il quitte volontairement Pénélope pour la retrouver à la fin mais l’épreuve ultime est qu’elle le reconnaisse. Ce qui prouve que les expériences peuvent nous « changer », modifier notre  « moi » du moment que le moi ne se trouve pas disloqué par un surplus de nouvelles expériences… Heureusement qu’Ulysse avait des souvenirs de ses anciennes expériences pour que pénélope le reconnaisse finalement (par exemple, le fait qu’Ulysse sache très bien tirer à l’arc ou encore que son lit ne soit pas mobile).

 

Pour évoquer à nouveau la métaphore du navigateur, Sylvie a dit que celui-ci « subissait » des vents contraires parfois et que la philosophie était là, justement, pour réfléchir sur ces vents contraires… Cependant, cette métaphore a été contestée, car le navigateur peut tenter de nouvelles expériences mais dans une certaine mesure puisque le test du matériel peut défier le côté abstrait du sujet et le rendre plus matérialiste.

 

Ensuite, on a dit également que tenter des expériences peut être finalement une action de nous-mêmes sur le futur. De plus, sur un plan politique, la société pourrait-elle nous permettre de tenter de nouvelles expériences ? Certainement lorsqu’elle nous laisse une certaine liberté d’action.

En restant sur le plan politique, une femme a dit que des nouvelles expériences pourraient être des luttes actives contre une situation sociale injuste. Ce serait alors une perspective différente de celle évoquée par l’animatrice.

Puis, Daniel a rappelé que le philosophe John Stuart Mill pensait que la société devrait rendre possible un maximum d’expériences de vie. Ce qui pourrait nous aider à déterminer (si c’est le cas), quelles sont les sociétés qui offrent le plus de libertés.

 

Cependant, un danger de tenter de nouvelles expériences peut être un virement à la folie, voire aller jusqu’à une destruction de nous-mêmes… Cette tentation peut donc s’avérer transgressive… (Nietzsche).

Cette idée nous a permis de contrer l’aspect mélioratif de tenter de nouvelles expériences. En effet, elle nous a fait prendre conscience que la transgression (sur les plans politiques, artistiques…) peut être aussi tentée. Ce qui prouve que toute expérience nouvelle ne cherche pas forcément à aider à nous construire. 

 

 Une nouvelle expérience peut avoir un grand enjeu, c’est le cas en science par exemple en évoquant la physique nucléaire et aussi en politique avec la construction européenne.

 

Ma conclusion est que tenter de nouvelles expériences est à la portée de tout le monde. En effet, celui qui veut aller vers l’avant et qui veut se construire, pourra tout à fait tenter de réaliser ses projets.

De plus, la transgression est également une expérience nouvelle (mais néfaste) et par conséquent, il faudrait faire attention quand on veut tenter une nouvelle expérience qui nous semble suspecte, qui semble aller trop loin… Cette dernière idée me semble importante, car elle repose sur un paradoxe : tout être humain peut tenter des nouvelles expériences même en transgressant la loi. Ce qui montre que malheureusement, seul l’être humain peut commettre des actes inhumains même si ces actes peuvent être quand même qualifiés d’expériences nouvelles.

Vivre est donc différent d’exister, car exister, c’est se poser la question : pourquoi existons-nous ? (donc pourquoi avons-nous une place dans la vie ?). Vivre nous permet d’aller plus loin, de prendre le risque, voire même succomber à la tentation (malheureusement parfois si la tentation est mauvaise).

Les nouvelles expériences nous permettent de vivre et d’être acteur dans notre vie, d’acquérir des connaissances et des compétences pour mieux donner un sens à la vie et avoir une réflexion philosophique.

 

Bien sûr, ce compte-rendu demande de l’approfondissement, c’est pourquoi je reste ouvert à tout commentaire constructif.

 

 

 

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Transgression néfaste?
Ecrit par Elke. 16-11-2010
Très contente de trouver ce compte rendu pour prolonger la discussion. Nous aurions pu peut-être approfondir la notion de "pousser les limites" à travers les nouvelles expériences. On quitte le monde connu pour de nouvelles "territoires". Automatiquement, cela impose une "transgression" qui n'est donc pas forcément néfaste. Rappelons la révolution que cela a consisté de se représenter subitement la terre non plus au centre du monde mais tournant autour du soleil. Personne n'a voulu y croire au départ. Tenter de nouvelles expériences nous expose à sortir du confort de "prêt à penser".C'est un puissant frein au changement, à la prise de risque de nouvelles expériences, le confort!

2. d'accord sur les nouveaux territoires
Ecrit par gtissier. 16-11-2010


Il y a un aêe de la vie où l’on peut imaginer tenter des expériences pour se découvrir soi, savoir qui on est, ce qui nous plait, nos vrais désirs etc. Il en est d'autres qui durent plus longtemps et où il s'agit ou non de sortir de sa zone de confort.Autrement dit de ce que les sociologues appellent sa structure de vie et les psy la "structure" c'est à dire une sorte de contenant symbolique du moi fait de schèmes cognitifs, culturels,normatifs qui permet au sujet d'asseoir son identité, de l'étayer.Ainsi sortir de soi ou de son cadre peut e vivre en voyage, dans une relation.Il peut s'agir d'une respiration servant de soupape soit d'une "expérience" de portée existentielle qui nous change. Parler de "tenter" des expériences et de nouvelles expériences sont des marqueurs générationnels mais pas toujours car on rencontre maintenant un brouillage des âges qui relève du modèle de la différenciation.Ici la reconnaissance passe par la singularité de l'itinéraire de chacun.On veut affirmer son individualité en évitant d'apparaître semblable à autrui tout en désirant être équivalent.
Ainsi les expériences ( pourquoi nouvelles) que nous promet la vie ne lui sont pas nécessaires..Elle sont son essence ou sa substance comme on voudra.La question reste de savoir pour quoi faire Et le temps passé à se poser la question de savoir si l'on doit tenter de nouvelles expériences pour vivre est déjà un morceau de vie. Un temps d'arrêt un peu vain car cette vie nous prend par la main jusque sa fin avec un panier d'expériences incontournables. Ou mieux, ce serait un temps où l'on peut ici reformuler sa s question jusqu'à trouver la bonne.Comme le dit un sage nommé Jésus," demande, il te sera donné, frappe à la porte, elle te sera ouverte. .


3. tentation et tentatives
Ecrit par linda. 16-11-2010

« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », disait Héraclite. Le fleuve coule en changeant de lit et de courant. La vie aussi est emportée dans un cours du temps irrésistible. Elle est une succession d’expériences, chacune nouvelle la première fois, orientées dans un sens déterminé ou choisi. Alors, si poussé par les circonstances, bonnes ou mauvaises, ou par un désir de changer d‘orientation, de passer de la tentation à la tentative, il est nécessaire de bousculer les événements, de transgresser la norme, de franchir des frontières, tout en prenant conscience de ses propres limites et des risques extérieurs, et en s’appuyant sur ses expériences et ses connaissances acquises. Ainsi, lorsque le skipper veut gagner une course à la voile, il doit avoir passé de nombreux essais, acquis de nombreuses expériences. Succès ou échec, son existence peut changer, sa pensée, ses désirs peuvent évoluer. C’est par sa passion hédoniste, son énergie et sa maitrise qu’il a réalisé cette, performance, mais c’est l’homme qui revient, « l’être qui demeure », comme dirait Parménide.
Certains, pour échapper à l’habitude ou à l’ennui, son tentés de fuir leur vie. Avec quoi veulent-ils rompre ? Leur vie professionnelle, leur environnement ou leur passé. Il y a le trader qui devient moine, le cadre urbain qui rêve de s’installer à la campagne ou de voyager dans le monde, puis ceux qui s’inventent une identité virtuelle ou d’autres, cas extrêmes, imposteurs ou usurpateurs d’identité. Mais ces bifurcations professionnelles, ces changements radicaux d’existence ne sont pas sans difficultés, sans désillusions, sans échecs…et la « fatigue d’être soi » et le désir de changement peut renaître car si la vie est courte, le désir est infini (titre d’un ouvrage récent) .
.

4. L'aventure, oui. Le tourisme et le sport à la télé...
Ecrit par Daniel Ramirez. 17-11-2010
Intéressant sujet, proposé par un jeune, qui de plus, ce met à écrire! C'est déjà une "nouvelle expérience", celle d'écrire un compte-rendu, que beaucoup, pourtant participants au café-philo depuis des années, ne "tentent" pas.
Qu'est-ce qui détermine que certains tentent des nouvelles expériences et d'autres non ? c'est la grande question pour moi.
J'ai objecté l'exemple de la course à la voile, c'est vrai, car il m'a paru que ce genre "d'expériences", si bien son vécues intensément par les sportifs de haut niveau (qui préparent quand même tout au millimètre près), elles font vivre par procuration un succédané d'expérience à des millions de personnes, qui eux, ne tenterons rien. Ils continueront à "vibrer" devant leurs poste de TV de la supposée "nouvelle expérience" des autres. Comme les rallyes automobile (Paris-Dakar exporté en Amérique du sud par ex.) ou les safaris organisés, moins conseillées aujourd'hui par cause de terrorisme et d'enlèvements (une véritable "nouvelle expérience" qui pourrait tourner au vinaigre et être la dernière).
Bref. Il n'y a pas tant que ça des gens qui tentent des nouvelles expériences qui ne seraient pas essayées, testées, prédigérées, avec assurance rapatriement, GPS, balise satellite... Une nouvelle expérience est une aventure, il ne suffit pas de dire que toute est nouveau pour vivre une aventure. Pas forcément un voyage, parfois justement une chose plus simple: tenter de créer, inventer quelque chose, une activité, entrer dans un mouvement, faire "un pas de côté", déclarer son amour à quelqu'un, se mettre à apprendre une langue, aider à préparer une soupe populaire... et puis "c'est beau une ville la nuit" (la nuit il y a des expériences que l'on n'imagine pas).
Et puis, Linda, le fleuve d'Héraclite, je veux bien, mais la plupart aujourd'hui iraient y faire une promenade en bateau-mouche.

5. Question demot
Ecrit par Alain. 17-11-2010
Tellement de choses ont déjà été dites que je partirai d'une simple exigence lexicale, car j’ai l’impression que l’on a beaucoup extrapolé à partir du sujet donné, sans doute pour qu’il y ait suffisamment de contenu et d’échanges. « La vie », « l’expérience », cela inspire évidemment !
« Tenter de nouvelles expériences » c'est beaucoup moins fort que de dire « partir à l’aventure », « être face à l’inconnu » (« comment vivre sans un inconnu devant soi ? »). Certes l’expérience comporte forcément du risque et de l’imprévisible, mais ici d’une manière calculée et raisonnable. Dans le verbe « tenter », rien ne s’impose. Je ne vois aucune transgression. Et le mot « expérience » fait un peu laboratoire, pendant que certains (idéalistes) rêvent que la vie soit une oeuvre d’art...
Pour ce qui engage vraiment, ce mot paraît faible, impropre. Faire le tour du monde en bateau en solitaire, est-ce simplement une « expérience » ? Ceux qui ont ouvert des voies nouvelles, Copernic, Beethoven ou Spinoza, et sont allés dans une recherche de vérité ont fait aussi beaucoup plus que cela. De même dans la rencontre amoureuse, le hasard que l’on attendait, qui bouleverse l’être.

Comment traverser la vie sans bouger, sans apprendre des choses nouvelles, rencontrer d'autres personnes, changer d’emploi, déménager... (à condition que cela ne corresponde pas à une injonction de l’air du temps, mais cette hypothèse n’était pas dans le sujet), sinon c’est l’état végétatif qui nous guette ! « Faire l’expérience de la vie » (évoqué à la fin du débat), de la naissance à la mort, c’est le lot de tout un chacun, et il se sera forcément passé quelque chose.
C’est peut-être le pluriel qui affaiblit le sens du mot. Une expérience, choisie ou non, peut en effet être l’Expérience qui change ma vie. Mais ce n’est pas ce que je lis dans le sujet.
Faire des expériences peut consister à rester dans l’occupation, le divertissement, sans s’engager davantage, sans donner plus de sens à la vie. Cela me fait penser à l’un de mes sujets : « A partir de quel moment peut-on dire que l’on a une histoire ? »

Mais après tout pourquoi pas ? Est-il obligatoire de chercher autre chose que les expériences habituellement offertes par la vie, et à la portée de chacun ? Tout ce qui est exceptionnel n’est pas bon à prendre (guerres, camps de la mort...), les peuples heureux n’ont pas d’histoire, dit-on. Ce sujet ne peut être posé que dans une société pacifiée, tant mieux ! mais où la passion, l’amour sont rangés au rayon des maladies.

6. "Très vite parlé de Paul Ricoeur"
Ecrit par Une participante. 23-11-2010
Quelqu’un pourrait m’expliquer qu'est-ce que ça veut dire cette phrase étonnante :
"il faut prendre des risques dans la vie, c’est pourquoi nous avons très vite parlé de Paul Ricœur."
Pourquoi au fait ?
Merci d'avance.

7. Nouveau-ancien
Ecrit par Georges. 23-11-2010
Pour un (nouveau) nourrisson tout est nouveau, même si son berceau est du XVIIe siècle.
Le proverbe dit que la philosophie est la fille, la benjamine de la sagesse.

...et le texte de benjamin est original/nouveau car il vient en grande partie de
lui-même...l'autre partie étant les (ses) acquis.

par Georges de Bruxelles / Geo Brux Belg

8. Réponse à 6
Ecrit par Nicolas. 23-11-2010
Je voulais dire à travers la phrase: "il faut prendre des risques dans la vie, c'est pourquoi nous avons très vite parlé de Paul Ricoeur" qu'il y a un rapport entre le risque qu'"offre" la vie et Paul Ricoeur. J'ai essayé de respecter au mieux ce qu'a dit Sylvie Pétin sur le philosophe en question mais je n'ai pas vraiment de connaissances sur Paul Ricoeur... (Ainsi, j'ai juste essayé d'évoquer au mieux ce qu'a voulu dire l'animatrice...).

Sinon, la deuxième raison est la réponse à l'évocation de l'aide de la part des autres. En effet, le début de la phrase peut être, en fait, une réponse à la première intervention où un intervenant a dit que les autres étaient plus compétents que nous pour tenter de nouvelles expériences.

Voilà, j'espère vous avoir un peu aidé.

Nicolas

9. risque
Ecrit par Alain. 24-11-2010
C’est à Ricoeur que l’on doit l’expression : « Ce risque énorme d’être homme ». Je n’en sais pas plus.

10. le risque de la perte est la perte du risque
Ecrit par gtissier. 24-11-2010
S'il est risque fait à l'homme d'être homme c'est celui de vivre "les grands expériences de la vie :les questions telles que la mort,la naissance,la perte, la chance.C'est lorsque nous réprimons le processus naturel de deuil qui accompagnent ces évènements que des émotions complexes se forment dans l'inconscient et génèrent craintes ou anxiété. Une manière positive de les border est d'apprendre à les accepter comme des expériences de vie"( cf l'astrologie).
D'une certaine manière la vie est l' expérience d'évènements biographiques fondamentaux qui sont en relation avec la finitude et l'impermanence.Comme le dit l'Ecclésiaste, il y a temps pour tout et tout est vanité..

11. illusion de la nouveauté
Ecrit par Alex. 16-12-2010
les moines vivent sans tanter de nouvelles expérieneces; ils trouvent la richesse de la vie ds la répétition ds le ryntme un systeme clos d'espace et de regles; l'experience de l'adoration de la contemplation ils n'ont pas besoin de nouveauté ils sont comblés.... pour eu la nouveauté n'est pas une valeur au dessus des autres comme dans notre societe qui se dit moderne et s'oblige a un renouvellemenbt permanent ; permanent car toujours insatisfaisant imparfait ; cette course a la nouveauté qui coute tres cher en d'énergie a elle un sens ; peut elle nous apporter quelque chose de valable ; peut être que la nouveau té de l'expérience est moi importante pour la vie que la nouveauté de notre regard, de notre implication dans cette explerience

12. nul ne sait comment va évoluer le café
Ecrit par V. 25-06-2011
En 2, gtissier dit qu'il est facile aux jeunes de tenter de nouvelles expériences, mais que dans des situations qui durent depuis longtemps il est dificile de sortir de cette "zone de confort".
Je ne sais pas si les dits-ronronneurs des Phares ont-ils du mal à sortir de leur "zone de confort" mais une chose est sûre, il serait décent de ne pas injurier les progressistes qui s'expriment. Elke fait preuve de plus d'intelligence et de philosophie sur ce site que la meute qui lui balance tant de méchancetés aujourd'hui :
ils se disent philosophes mais hurlent comme des loups.
Je n'ai pas de compassion pour les 2 animateurs écartés de la direction, car qui dit compassion dit jugement. Or je ne porte aucun jugement sur ce qui leur arrive; j'en prends acte, c'est tout.
Il y a des indignés, il y a des contents, il y a des indifférents, qu'est-ce que ça change finalement :
Pour vivre il faut tenter de nouvelles expériences.

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