Dieu est-il soluble dans l’univers ?
21. Dieu est’- il soluble dans L’univers ?, Daniel R
Ecrit par ROCA. 04-01-2011
Dieu est’- il soluble dans L’univers ?, Daniel R,

« Au commencement’ était Le Verbe’, et Le Verbe … s’est fait chair … »
« … Car Le mot, c’est Le Verbe’, et Le Verbe … c’est Dieu » ( Victor Hugo,
Alter’ Hugo ),
de « L’Origine … du monde » … qui nous’ est chère,
Dieu A « dissous » …
À dix …sous,
c’est pas cher !, La source … nature … peinture’,
À sa finalité, L’embouchure … culture’,
« enchantement du monde’ », et …sens’, et transcendance’, et, dans tout cela, Dieu ? ! …
Rêve’, ou réalité, désir, ou Volonté, une’ intériorité, spiritualité, une’ Actualité ?
( Pourquoi Le père’ Noël est’- il, donc, toujours, d’Actualité ? ! … )
En réciprocité, une’ Attractivité, Aimant … Le Dieu Aimant … Le Voyant’, Invisible’,
Un …Visible’, Indivisible’, Un …divisible’,
Insoluble’, Un …soluble’, en L’univers, cosmique,
fondamental, une’ intuition, éthique,
fondamentale’, en galaxie,
« quelque part dans L’inachevé »,
Vladimir Jankélévitch, À mon chevet,
mais non, mais non … Mais …si !
Infini, Un …fini, Inconcevable’, Un …concevable, radicale … révélation, Altérité,
cocréAction, « La forme … c’est Le fond, qui monte’ À La surface »,
V H, sous La forme … de Dieu, Le fond, sous Le Visage … La face …
Dieu se « dissout », se fond … Au fond … de L’univers, de nos’ univers …sel(s),
dits’ indivi…duels, passerelles … parcelles, d’universel,
d’humanité, de Dieu, « dissous », qui s’unit …vers … sa radicale’ Altérité,
radicale … finalité, « Dieu n’existe … pas … je ne L’Ai pas …
rencontré » … hors contrées, il n’est pas … « non seulement Dieu n’existe … pas,
mais’, essayez donc de trouver un plombier … pendant Le week-end’ ! »
… Woody Allen’, … dissous dans La nature’, un Dieu !,
… dans La culture, … corps de métier,
L’Esprit, Incarné, pain rompu, se partage … se scinde’, …
en’ humanité, en’ universalité … de Dieu,
dans L’univers, dite … dissolution,
de Dieu, dit …solution,
ré …solvant L’univers …
père’…sévère … trouvère … Le frère … convers … Gilles Roca,

Cas-fée-Philo des nés-nus-Phares, 19’- 12’- 2010’, en ces-jours de Frimaire,
Dieu dissous dans L’univers du Café des Phares, un’ indice’, éphémère … G R

22. Connaissance et préjugé.
Ecrit par Daniel Ramirez. 04-01-2011
Je ne saurais, Xcamp, expliquer Nietzsche dans deux ou trois échanges dans un forum, encore un séminaire serait insuffisant. Je ne peux dont vous "corriger" en rien – je vois que vous vous faites déjà « corriger » dans votre écriture :) – mais seulement vous encourager à continuer la lecture, que je ressens bien orientée.
Je ne savais vraiment pas quoi ajouter à une déclaration comme celle d'Elke, ici en 13... J’en étais juste navré. La connaissance d'un des plus grands philosophes de tous les temps par... UNE citation / UN préjugé (!!!)
Je vois avec un certain soulagement, Elke, que depuis vous avez ajouté quelque peu d’eau dans ce vin d’appellation incontrôlée, l’aversion pure et simple pour un penseur et la revendication du préjugé.
En outre, aborder Nietzsche par la question hommes/femmes est aussi pertinent qu'aborder Kant par la géographie de l'Australie (et encore Kant était géographe!).
Quiconque connaît la célèbre photo prise avec Lou Salomé et Paul Rée se rend compte que cette histoire du fouet, c'est de l'humour. La voici : http://www.google.fr/images?hl=fr&gbv=2&tbs=isch:1&sa=3&q=Nietzsche,+Salom%C3%A9,+Ree&btnG=Recherche+d'images
(Attention ce n'est pas un lien à cliquer: il faudra copier/coller cette adresse sur votre navigateur, ou alors ouvrir Google Images et écrire simplement "Nietzsche, Salomé, Rée" dans la barre de recherche. Le site vous trouvera des dizaines d'occurrences de cette photo).
Qui plus est, si on avoue l'ignorance sur un philosophe (ce qui n'est pas un drame), il semble toujours possible combler cette lacune. Mais pour cela il faut abandonner ses préjugés : celui-ci « me gonfle », cet autre « m’insupporte », comme dit le gardien de l’orthographe...
Regardez, je pourrais dire par exemple que je connais mal Shaftesbury... il ne me viendrait néanmoins pas à l'esprit d'ajouter quelque chose comme : "ah oui, cet obscur métaphysicien, précurseur du puritanisme, il faudrait peut-être que je me mette à le lire un de ces jours, pour avoir de meilleurs arguments pour le combattre".
Je pense que je dirais quelque chose comme ceci : "Je ne connais pas Shaftesbury. Peut-être que mon intelligence et ma compréhension auraient-elles à gagner quelque chose en m'introduisant à sa philosophie. Comment et pourquoi cet homme en est venu à penser une harmonie cosmique qui se refléterait dans nos sentiments moraux ? Si j'essayais de penser cela, avec son aide, peut-être pourrais-je m’ouvrir à d'autres compréhensions, quitte à prendre par la suite mes distances..."
Se servir de la pensée des autres, Elke, et prendre appui sur les conquêtes de ceux qui nous ont précédés n'est en rien une adoration de dieux ; tout au contraire ! C’est l’antidote. Il s'agit, entre autres choses, d'une précaution contre l'idéalisation de mes propres inclinaisons, goûts, préjugés, que si rien ne vient les décentrer, feront bientôt office, non pas de dieux mais de veau d'or.
« L’apologie de l’idée comme belle construction » est une phrase que pourrait s’appliquer à Platon ou à Husserl (avec des resserves) ; certainement pas à Nietzsche. « Le destin de l’idée du surhomme, on le connaît » dites vous… Ah bon ? Je serais curieux.
L'œuvre de Nietzsche, comme dit Xcamp, est aussi poétique. Lire Nietzsche est certes un plaisir esthétique et intellectuel mais aussi un difficile défi spirituel. Il peut être préférable même de s'abstenir si on n'est pas prêt à risquer les gros courants d'air des sommets ou si l'on craint justement les ébranlements dont il était question.
Vouloir être ébranlé par des caresses dans le sens de son poil est comme vouloir démolir un bâtiment avec un plumeau.

23. ==
Ecrit par =. 04-01-2011
Oui, Elke, je comprends. Mais tardif ou pas, l'orthographe existe. Je trouve vos propos un rien démagogues. Ca ne fait avancer personne.
Quel rapport avec la convivialité ?

C'était par pure gentillesse (provocante et irritée) que je faisais cette remarque. Il faut savoir DE QUOI on parle et COMMENT on le parle. Le signifiant et le signifié sont indissociables.
Il ne s'agit pas pas de faire 0 fautes... juste de faire UN PEU attention. Parfois, il y a des textes que, par courtoisie, je tente de lire, mais c'est trop pénible. Visuellement, c'est insupportable. Ca participe à la confusion du sens.

Voilà, maintenant, on peut aussi écrire par onomatopées, je trouve ça joli et musical. Et ça a du sens.

24. Tremblement de terre:magnitude?
Ecrit par XCamp. 04-01-2011
Bien sûr cette fameuse photographie...Je n'y avais même pas pensé!
Merci pour la clarté de votre synthèse Daniel qui, je crois remet, les choses en place.
Je me réjouis de constater, aussi nuancé soit-il, que le dialogue nous fait évoluer, entrainant des prises de consciences de nouvelles interrogations.

Il y a évidemment une part de respect dans la politesse,qui peut se transformer en flatteries...C'était une manière de provoquer.
Je rejoins l'avis d'Elke sur l'orthographe. L'idée prédomine la forme.
Je veux répondre à mon interlocuteur anonyme par cette question : si je ne peux pas bien m'habiller,est-ce une raison pour ne pas me regarder,pour ne pas me connaître? Ainsi pour vivre avec l'autre,pour l'accepter je dois être à son image? En suivant cette logique,on en arrive à l'eugénisme ou encore au nazisme. (je ne vous accuse en rien!)

En revanche, j'ai eu des difficultés à lire le texte de Roca. Il demande du courage bien qu'il soit intéressant à comprendre.Il semble chargé d'idées liant nos échanges ici-présents et ceux du débat. Une sorte de synthèse camouflée.

25. 1+1 +2
Ecrit par =. 04-01-2011
A mon avis, je vous ai trop bien regardé. Vous auriez préféré de l'indifférence. Soit.
Quant à vos Idées qui prédominent la forme, je ne préfère vraiment pas en démontrer la suprême bêtise.

26. citation longue
Ecrit par Alain. 04-01-2011
Déjà moins de "préjugé" avec la citation complète du chapitre de "Ainsi parlait Zarathoustra" où il est question de femmes : allez à la page http://www.page2007.com/news/nietzsche-zarathoustra-des-femmes-vieilles-et-jeunes .

27. Coup de colère
Ecrit par Elke. 04-01-2011
Merci, Alain. Et en lisant ce texte, j'ai la même colère qu'il y a trente ans. Quelles balivernes! Et certains hommes lisent ces mots et ils en bavent encore? Et certaines femmes y croient encore? L'humour? Il me fait pas rire. Je connaissais la photo, je l'ai vu dans une biographie de Lou Andrea Salomé. "Pour du rire": Lou avait environ 20 ans, Nietzsche en avait 38. C'est très drôle... Daniel, si je décide d'attaquer cet autour par l'angle de vu homme/femme, je n'ai pas à recevoir votre permission. Je jugerai de la pertinence moi-même. Un des plus grands philosophes de tous les temps? Je trouve ce jugement un peu hatif. Le destin du surhomme vous est inconnu? Le lien entre Nietzsche et les idées fascistes a été pourtant souvent documenté.Il est peu probable qu'il était de l'intention de Nietzsche d'alimenter ce mouvement. Mais les idées ont une vie qu'on ne contrôle plus, une fois qu'ils ont quitté l'espace privé de notre tête.

28. Difficile de laisser ses préjugés de côté, n'est-ce pas?
Ecrit par Daniel Ramirez. 05-01-2011
Je n'ai pas l'habitude, Elke, de revenir plusieurs fois sur un topo qui n'est pas central dans une discussion. Mais, un dernier pour la route. Ces échanges auront au moins le mérite de nous permettre de nous connaître un peu.
« Certains hommes lisent ces mots et bavent encore ? » dites-vous… je ne crois pas pour ma part « baver » lorsque je lis la philosophie et si cela devrait un jour m’arriver, j’essayerai de ne pas partager de tels effluves avec des lecteurs. La « colère » face au « balivernes », n’est pas non plus une approche très rationnelle. La seule chose à faire lorsque quelque chose nous dérange est d’essayer de savoir où et pourquoi cela nous dérange. Il ne suffit pas de dénoncer, il faut démonter.
L’humour de Nietzsche et sa petite bande ne vous fait pas rire ? Possible, le propre de l’humour est de ne jamais être universel mais toujours particulier.
Mais que diables avez-vous contre le fait des rapports entre une jeune femme et DES hommes (c’était un trio, au fait) de 38 ? Lou avait 20 ans ? Et alors ? Je ne vous dirai pas les choses que je savais faire à 17 ans, par prudence, mais Lou était une intellectuelle accomplie bien avant 20 ans et un esprit libertaire comme il y en a peu dans un siècle. Le cycle de la maturation des gens a peu avoir avec les règles et les habitudes d’une vie conventionnelle et encore moins avec la bien-pensance actuelle.
Pourquoi cette photo et pourquoi les provocations ? Pourquoi des textes où l’on parle de séduction, du « jeu » (ce concept est ontologique chez Nietzsche), du sexe… d’attraction et de liberté (« Ainsi parlait le fer à l’aimant : « Je te hais le plus parce que tu attires, mais que tu n’es pas assez fort pour attacher à toi. » Vous trouvez ça nul ?) ? Nietzsche place, par touches, entre images et ironies, des bribes d’une morale inspirée plus de l’ancienne éthique guerrière grecque (d’où l’archaïsme de la question hommes/femmes mais aussi le décalage radical avec son temps), qui serviraient à contredire et miner la morale judéo-chrétienne. Cet élan trouvera sa forme la plus aboutie dans La généalogie de la morale, un texte postérieur. Mais il faut aussi écho par antiphrases au principe de « l’éternel féminin » de Goethe…
Vous connaissez l’Europe d’aujourd’hui. Mais peu font l’effort d’imaginer les abîmes de pudibonderie et moralisme hypocrite et castrateur et de mensonge où baignaient les gens à cette époque-là. Il est donc difficile de réaliser le risque el l’audace que ces provocations impliquaient, quel que soit le bon ou mauvais goût, pour des personnes comme Nietzsche, Salomé et Rée. Ils cherchaient, ils SE cherchaient, ils exploraient des nouveaux modes de vie, des nouvelles formes d’expression artistique, ils défiaient leur culture qui leur semblait étriquée et morne, au regard des si grandes espoirs que l’esprit encore imbu de romantisme leur faisait, non pas seulement penser, mais vivre, dans la passion d’un avenir à récréer entièrement.
Bien sûr, on peut ne pas apprécier - il ne manquait que ça -, mais toute cette histoire complexe, avant l’aube de l’Europe (Nietzsche est l’esprit le plus européen qui soit), avant toutes les libérations des femmes, mérite, pour être abordée, des lectures, des méditations, beaucoup de mise en perspective historique et de la curiosité intellectuelle. Une lecture, d'un aphorisme n'est jamais suffisante.
Et vous trouverez très peu, même entre ceux qui n'aiment pas Nietzsche, pour ne pas le classer parmi les plus grandes. S'opposer aux plus grands grandit, c'est connu!

29. Mais pourquoi sur ce ton?
Ecrit par Daniel Ramirez. 05-01-2011
Mais ce qui je trouve décourageant dans ces échanges est le moment où brusquement le ton change et l’on s’en prend à l’autre sur le bizarre registre que voci:
« Daniel, si je décide d'attaquer cet autour par l'angle de vu homme/femme, je n'ai pas à recevoir votre permission. Je jugerai de la pertinence moi-même. »
Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Lorsque j’objecte quelque chose à quelqu’un, lorsque je discute, même si je critique ou je réfute, c’est évidemment parce que je reconnais l’interlocuteur comme un égal. Je vous ai écrit : « aborder Nietzsche par la question hommes/femmes est aussi pertinent qu'aborder Kant par la géographie de l'Australie ». C’est une position, un argument, non pas l’exercice d’une autorité. Je pense que l’approche n’est pas pertinent parce que la question (dont la réponse n’est même pas claire) est très largement secondaire dans l’ordre des idées de ce philosophe. C’est tout. Pourquoi ne pas me réfuter en montrant pourquoi vous le trouvez pertinent, simplement ? Vous « jugerez de la pertinence vous-même », bien sûr, mais j’avait cru que vous discutiez avec moi. Donc vous jugerez de la pertinence, à l’encontre, avec ou même grâce à mes arguments. Sinon, à quoi bon discuter ? Pouvez vous me dire comment diables une position adverse dans une discussion revient à donner ou à nier une « permission » à l’autre, qui, justement, on reconnaît comme un pair?
Dernière chose : L’influence des idées de Nietzsche sur le nazisme est parfaitement nulle. Avec Bataille et Klossoswki, mais aussi avec tan d’autres, je pense non seulement que « nietzschéisme et fascisme s’excluent », mais que c’est un des cas de récupération le plus honteuse de l’histoire des idées. Elle a été opéré par Giovanni Gentile, l’idéologue qui a permis à Mussolini se déclarer « nietzschéen », et par Elisabeth, la soeur de Nietzsche (il est archi-prouvé qu’elle a falsifié les textes), qui était mariée avec une ordure de premier ordre, que Nietzsche détestait, un tel Förster, partit au Paraguay fonder des colonies « ariennes », membre de l’ "Antisemiten Partei", grupuscule proto-nazi dès 1886. Nietzsche parlait de la "plump arische Geschwästz" (Jean-Pierre Faye traduit : « le balourd bavardage arien »), et déclarait sa ferme volonté de « ne jamais fréquenter personne qui soit impliqué dans cette fumisterie éhontée des races » (cité par Bataille). Il y a des dizaines de phrases de cet ordre dans ses fragments, dans ses livres…
Il se cherchait et il explorait un monde inconnu dans plusieurs domaines les plus profonds. D’où les contradictions, revirements, ambiguïtés. Mais par rapport à ces gens-là, il n’y avait point d’ambiguïté.
A lire : la contribution de Bataille : revue Acéphale, 2, 1937 ; Pierre Klossowski : « Nietzsche et le cercle vicieux », Mercure de France 1969 ; Jean-Pierre Faye : « le siècle des idéologies », A. Colin, 1996 et « Nietzsche et Salomé », Grasset, 2000.
Pour des arguments contre, mais documentés, ça ne fait pas de mal : « Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens », Collectif (A. Comte-Sponville, Vincent Descombes, Alain Renaut, Luc Ferry, et autres, Grasset, et Biblio essais, 1991).

30. On/Off
Ecrit par XCamp. 05-01-2011
ça,c'est fait! :) Merci pour les œuvres à lire.
A quand le prochain compte-rendu? Non pas que je ne veux pas faire l'effort,mais je me sens incapable de faire une synthèse claire du dernier débat dont le sujet était : ""le village global" est-il supportable?"
Un sujet particulièrement actuel!



31. +
Ecrit par XCamp. 05-01-2011
Il y a ce livre aussi,celui qui m'a guidé vers le philosophe: "Nietzsche" de Stefan Zweig
Ce roman de Irvin Yalom, prof en psychiatrie et psychothérapeute : "Et Nietzsche a pleuré"
Deux écrivain juif.

32. Pourquoi sur ce ton ?
Ecrit par Elke. 05-01-2011
Nous dévions, j’en suis toute à fait consciente. Il y a quelque chose entre Nietzsche, Daniel et moi qui se joue presque à couteau tiré suite à mon discours un peu provoquant concernant un « Dieu » de la philosophie (post 13). Ai-je jamais prétendu de connaître Nietzsche en évoquant le pourquoi de mon aversion ? Contrairement à certains penseurs, j’écoute mes émotions puisqu’elles ont une fonction vitale. La colère en est une particulièrement noble : elle alimente l’affirmation de soi. Elle ne m’empêche pas de penser, mais de gober tous ce que je lis comme argent content. La provocation a été induite par la contribution 11, la votre, qui me paraissait constituer une forme de mépris vers ceux qui ne feraient pas de la « vraie » philosophie. Si j’ai cru nécessaire d’affirmer la liberté de lire Nietzsche comme bon me semble, c’est que vous usiez de l’affirmation « En outre, aborder Nietzsche par la question hommes/femmes est aussi pertinent qu'aborder Kant par la géographie de l'Australie (et encore Kant était géographe!» sans aucune argumention, dans une posture « je dis, donc c’est vrai ». J’aurais envie de relever plusieurs éléments de votre dernière contribution, mais vous dites à juste titre : le topo n’est pas centrale dans la discussion d’une file titrée « dieu dissoute dans l’univers ». Nous aurons l’occasion de débattre ailleurs de la posture de pouvoir de l’homme et de la femme, du concept de « maturité » chez l’être humain et d’autres aspects de la relation.

33. On croit rêver
Ecrit par Andrea Koennig. 06-01-2011
C’est le monde à l’envers sans le charme de celui d’Alice aux pays de merveilles: aux textes très posés et réfléchis de Daniel Ramirez, très riches en idées et en questionnements, Elke dit que c’est lui qui affirmerait « sans aucun argumentations, dans une posture "je dis donc c’est vrai" ». On croit rêver! ça ne va pas plus loin que le jeu de cour de récré « c’est celui qui dit qui est ».
Les états d’âme d’Elke pour elle tiennent lieu d’arguments. Elle ne peut reconnaître l’autorité intellectuelle de quelqu’un qui non seulement connaît très bien la philosophie mais qui fait l’effort de discuter avec tous en les prenant comme « des pairs », comme il a la politesse (et prend le temps) de l’expliquer. Je trouve très touchant l’intervention de ce philosophe qui s’expose constamment à la parole publique et au débat, qui se met à la portée de tous, qui commente longuement et de ce fait enrichi nettement ces articles et qui récolte des discussions de ce niveau navrant. Regardez bien, celui-ci est signé par Elke, mais le plus philosophique et le plus riche ce sont les commentaires de Ramirez (ceci explique peut-être cela, non ?)
« Quelque chose entre Nietzsche, Daniel et moi qui se joue presque à couteau tiré », dit madame, aux sommets de l’inconscience. Déjà ce n’est qu’elle qui a sorti son couteau. Mais que voulez-vous qui se joue entre Nietzsche, un des plus grand philosophes, Daniel, un fin connaisseur de celui-ci, et Elke qui avoue sans honte sa parfaite ignorance en la matière et revendique ses préjugés ? Ce n’est pas un peu ridicule ?
Aborder Nietzsche par la question des femmes est un anachronisme évident. Comme discuter avec Platon sur la médecine ou la physique ? Quel intérêt ? Sauf à vouloir trouver le point faible, là où les philosophes du passé se trompent, évidemment. Car on a tellement envie de montrer leurs faiblesses. Comme si ça nous grandissait de rapetisser ceux qui sont reconnus. C’est peut-être pour ça qu’Elke pète un plomb quand Daniel lui fait voir. Et puis la revendication de la colère comme « noble », j’ai des fortes doutes. Les racistes et xénophobes sont aussi en colère, qui le disent. Je croyais que c’était la lucidité et l’esprit critique qui empêchaient de gober n’importe quoi.

34. ignorante que je suis....
Ecrit par . 06-01-2011
Votre post n’a en rien réduit mon ignorance, Andrea. Vous auriez pu me citer un les arguments de Daniel que je n’ai pas su identifier. Cela m’aurait permis de comprendre en quoi il manque de pertinence de vouloir comparer l’effet différentiel d’un texte de Nietzsche sur une femme ou sur un homme. Vous jugez utile de défendre Daniel. Pourtant, il fait comme nous tous : il s’expose, avec les mêmes faiblesses d’humanité que nous partageons tous, il me semble. Il fait « autorité » pour vous, autorité intellectuelle. Pour moi, c’est la recherche de sens qui fait autorité, et je n’ai jamais fait semblant de trouver du sens quand je n’en vois pas. Je peux me tromper, et quand je me trompe, je suis reconnaissante à celui qui m’aide à sortir de mon erreur. Mais ce n’est pas en disant qu’il ne faille pas dire ce qu’on a dit qu’on apprend quelque chose sur ce qu’il ne fallait pas dire. J’ai en tout cas appris qu’on ne critique impunément ni Nietzsche ni Daniel. Néanmoins: je fais confiance à Daniel. Il s’est toujours relève des joutes verbales (pour peu qu’il soit tombé ; il n’est pas de ceux qui vacillent facilement)! Et pour ce qui concerne Nietzsche : il semblerait qu’il n’a pas besoin de mon assentiment pour exister, ceci depuis un bon bout de temps. On peut peut-être clore ce sujet?

35. Post scriptum
Ecrit par Elke. 07-01-2011
J'ai été trop hative quand j'ai écrit que vous n'avez en rien réduit mon ignorance, Andrea. Cette nuit, j'ai cogité sur les raisons qui me font dire que la colère est une émotion noble. C'est en cela que je trouve ce forum stimulant: quand l'irritation (ma colère) m'oblige de préciser et à regarder plus précisément, j'en ai toujours "pour mon argent". La récolte était bonne! Dommage que je n'ai pas le temps ce matin de l'engrenger par un écrit un peu construit.

36. référence de site
Ecrit par Alain. 07-01-2011
Cette polémique m'aura au moins permis de découvrir "Dikè", portail de philosophie politique et éthique fait par des étudiants et qui me paraît sérieux, où on trouve à cette page http://dike-philopol.fr/Pourquoi-nous-ne-sommes-pas#nh1-5 une critique très documentée du livre signalé par Daniel "Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens".
A part ça, tout ce que j'aurais à dire est ici hors sujet, alors...

37. Tout rabaisser
Ecrit par Didier. 07-01-2011
Le tableau qui dresse Andrea est un peu pathétique mais assez juste, à mon avis. Nous avons déjà eu l’occasion de débattre sur ces questions. Le problème est essentiel à la démocratie : refus de toute autorité. Dans le café-philo, c’est le principe, tous sont placés sous le signe de l’égalité de conditions. Mais dans ce cas, ceux qui font le café-philo, et c’est heureux, ont des connaissances et de compétences. Cela est insupportable pour une partie des gens, pour qui le principe (formel) d’une égalité doit se traduire par un écrasement réel des différences. Si quelqu’un apparaît comme trop consistant, trop documenté ou simplement trop philosophe, il faut vite rabaisser tout à une question de café de commerce. Ca rassure, là nous sommes bien sûr tous égaux.

38. Toujours en rajouter
Ecrit par Louis. 07-01-2011
Je ne pense pas qu'Elke, malgré sa colère saine à la Ségolène, ait voulu rabaisser qui que se soit. Ce qui est drôle, c'est que Daniel et Elke se connaissent de visu. Il y a alors des sous-textes que peuvent ignorer les autres. Mais évidemment Didier(qui m'est très antipathique, il faut le dire, pas parce-qu'il est compétent mais qu'il est toujours dans la redondance et en rajoute comme les faibles et c'est pénible) ne peut s'empêcher revenir avec la même chanson de la compétence que personne ne dénie à Daniel. Je crois qu'Xcamp, malgré ses fautes d'orthographe a participé au débat et essaye d'avancer. Personne ne trouve Daniel "trop".

39. ,
Ecrit par Triste. 07-01-2011
Je crois que le problème n'est pas tant le refus de toute autorité. Chacun se pense autorisé sans compétence ni connaissances. Ce qui revient sans soute au même. Il y des personnes (non, pas Daniel !) qui animent des café-philo sans aucune connaissance de la philosophie, des gens qui ne connaissent rien à rien à la philosophie. Qu'en penser ? AUCUNE RECONNAISSANCE des personnes qui ont travaillé à CONNAITRE. Untel se croit autorisé à disserter sur Nietzsche après avoir lu en diagonale un livre. Aucune humilité. Untel écrit trois lignes et il est poète. Untel a été à trois séminaires de psychanalyse et le voilà psy. C'est dans tous les domaines. Untel a fait une toile, c'est de la m.... mais il la vend. Chacun a sa petite célébrité d'un quart d'heure. Chacun a son audimat. J'en finis par penser que nous ne méritons pas d'être en démocratie. Les humains sont bêtes et superficiels. On mérite cette société creuse.

40. Bravitude de l'ignorance
Ecrit par Observateur. 08-01-2011
Alors c'est par "bravitude" que Elke se permet de considérer que ses émotions, comme la colère, peuvent lui servir d'arguments. L'intervenant 38 déclare, sur la même veine que Didier lui est antipathique. encore des sentiments. Mais ni Elke ni lui ne nous expliquent comment une "passion triste" (selon Spinoza) destructrice et aveuglante peut être déclarée "saine", pourquoi pas "sainte", sans que la connaissance de l'objet de la colère soit nécessaire. La remarque sur les xénophobes et très juste. Marine est "en colère" contre ce qu'elle appelle "l'occupation" par les étrangers musulmans. Qu'est-ce qui empêche ces personnages de décréter que leur colère est "saine"? Les intégristes égyptiens sont "en colère" contre les coptes, alors ils les tuent.
Est il raisonnable que des personnes qui se disent intéressées par la philosophie (mais, est-ce bien le cas?) revendiquent cette obscure passion comme "noble"?



 
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