Le village global, est-ce supportable ?

Débat du 2 janvier 2011 animé par Daniel Ramirez

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Avant de nous demander si la chose était supportable et à quelles conditions, la métaphore du « village global » a d’abord été accueillie avec beaucoup de perplexité. Certains entendaient l’expression pour la première fois. Vivons-nous dans un « village global », ou y vivrons-nous un jour ? Qu’est-ce qu’un village global, qu’est-ce qu’un village, enfin peut-on associer les deux mots ? Autre formule englobante, le « village planétaire » a, lui, une connotation écologique plus marquée.

Dans un village, tout le monde se connaît et se sent vivre sous le regard des autres. « Communauté », coutumes, sentiment d’appartenance, proximité constituent le microcosme. Mais l’humanité tout entière peut-elle être considérée comme un groupe d’appartenance ? Qu’est-ce qu’être « citoyen du monde » ? Peut-on se sentir en empathie avec des Chinois, des Africains sans les connaître ? Les autres sont vus à travers des abstractions, des généralités, on ne sait pas parler d’eux. Même globalisé, le monde est composé de pays et de cultures très différents qui, souvent, paraissent n’avoir rien de commun entre eux. Tout au plus peut-on parler d’interdépendance avec des intérêts divergents.
Mais un village traditionnel ne se définit pas davantage comme un groupe homogène « où tout le monde peut se comprendre ». Il semble bien avoir toutes les caractéristiques du village global avec ses différences, ses conflits, ses haines, ses rapports de force, ses « exploités »...
Est-il supportable ? La protection assurée, dit-on, par le microcosme villageois a été vivement critiquée à cause de son caractère oppressant pour les individus, qu’elle prive de leur autonomie. Mais dans le village global le regard des autres peut avoir du bon. Fait nouveau dans l’Histoire, il s’est étendu grâce aux techniques de communication et d’information au monde entier, désormais appelé « communauté internationale », qui devrait aider à éviter le pire en Côte d’Ivoire par ex. Les dictateurs ne sont plus tout à fait maîtres chez eux, quelques vies de dissidents peuvent être sauvées, quelques lapidations et, qui sait ?, des guerres civiles évitées.

L’« intercommunication galopante » donne-t-elle l’impression que le monde s’uniformise ? Si telle est notre représentation, n’oublions pas les expériences intérieures et leur singularité préservée. Pour y voir plus clair, il faudrait distinguer entre l’univers « instrumental », celui de l’économie et de l’impersonnel, et l’univers « symbolique » où peuvent s’inscrire des processus d’identification et une histoire personnelle.
La globalisation signe-t-elle la dissolution des idées et des identités, la trop fameuse « perte des repères » ? Elle peut être fort bien venue pour qui rêve de s’affranchir de toute origine, de toute identité non choisie, de « pouvoir être tout à la fois »...

Mais l’existence d’un village global a été majoritairement contestée pour diverses raisons. Immergés dans une hypermédiatisation du monde, nous ne nous intéressons en réalité qu’à ce qui touche nos proches (des touristes occidentaux victimes d’un tsunami) ou les puissants (la santé d’Obama). Et puis, c’est une expression inventée par le néolibéralisme, une novlangue faite pour nous endormir. En l’absence de cadre politique, de gouvernance mondiale, qui fixe les règles du jeu ? La main invisible du Marché, les actionnaires, les spéculateurs, les riches.
Pourtant, implanter des usines dans un pays pauvre donne du travail à ses habitants, et quelqu’un témoigna du fait que la démocratie et la juste répartition des richesses avaient beaucoup progressé en Amérique du Sud. Or nous ne lisons pas ainsi la réalité. L’universel kantien et son projet de paix perpétuelle fondée sur le Droit a été évoqué sans être repris. Cette proposition faisait enfin écho à la question clé du sujet exposé initialement, mais qui a été en fait oubliée, l’insupportable d’une « diversité » horizontale des identités sans un universel qui les transcende.
Sans doute nous manque-t-il des structures, des modes de pensée adéquats, des « mondiologues » selon le mot rapporté d’Edgar Morin. Mais, déjà, le village global, qui ne peut pas avoir d’ennemi extérieur pour se faire exister, rend caduque la pensée de Carl Schmitt. Il en existe un exemple pérenne, bien que non achevé, avec la construction européenne, ce village global totalement inédit dans l’Histoire et dans lequel nous vivons tous, mais dont il ne fut jamais question dans le débat.

Globalement, notre village dominical est resté dans un consensus condamnant le libéralisme et la mondialisation libérale. Le « village global » est-il une illusion, une duperie, à quelles conditions est-il ou serait-il supportable ? Comment le savoir si nous choisissons le retrait, si nous ignorons le champ des possibles et ne nous projetons pas dans le monde réel ? Mais, a-t-on dit, l’homme doit déjà supporter sa condition inconfortable d’être dénaturé (projeté hors de la nature) ; alors peut-être est-ce trop lourd pour lui - pour nous - de supporter en plus de nous projeter avec les autres hommes...

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Difficulté du sujet et "appréciations" de la Mondialisation
Ecrit par Nicolas. 07-01-2011
Ce fut le premier sujet de l'année 2011 et je l'ai trouvé difficile. En effet, je fais partie des personnes qui n'ont jamais entendu l'expression: "village global", j'ai compris cette expression lorsque l'on a évoqué la Mondialisation. En tout cas, je suis très content de lire ce compte-rendu d'Alain qui me permet de mieux comprendre les enjeux du débat.

Il me semble que certaines personnes n'apprécient pas la Mondialisation (du fait des inégalités par exemple), d'autres, au contraire, ont l'air de la trouver "bonne" en raison des progrès techniques (amélioration des transports en commun par exemple)... D'ailleurs, j'ai lu que la Mondialisation est, au sens philosophique, "l'universalité des valeurs". Le "Projet de paix perpétuelle" de Kant pourrait constituer une référence intéressante sur la réflexion et sur la possibilité d'un gouvernement mondial...

Enfin, je voudrais reprendre l'expression de "bonne Mondialisation" en disant, en fait, qu'elle me paraît simpliste! Cette évocation de la "bonne Mondialisation" pendant le débat m'a fait sourire, car cela m'a rappelé un écrit de Montesquieu. En effet, dans "De L'esclavage Des Nègres", extrait de l'oeuvre: "De L'esprit Des Lois", le narrateur se fait passer pour un esclavagiste en disant notamment: "On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir". Dans cette phrase, on remarque bien l'absence de sens de "l'âme bonne", car, personnellement, je suis incapable de donner une définition d'une "âme bonne" et je serai très étonné si quelqu'un arrivait à définir cette expression!

2. Supportable ou non: elle est un fait
Ecrit par Elke. 07-01-2011
La globalisation… Il se trouve que j’ai lu le mois dernier le livre de Peter Sloterdijk qui en parle dans son livre « le palais de cristal ». Il la considère comme l’unique présupposé sur lequel doive se fonder une théorie de l’ère contemporaine. Supportable ou non : puisqu’elle est là, nous devons composer avec. Parallèlement,j’ai eu la grande chance de lire un petit ouvrage d’un homme qui a forcé mon admiration, Pierre Rahbi : Son crédo : maintenant, que nous la tenons en main, cette petite planète terre, apprenons à en prendre soin. Son engagement et sa force de travail m’ont séduit. Un philosophe qui ne fait pas que dire, il fait aussi. Donc, il a de la crédibilité et il peut donner le courage de se lancer. « Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui-même, il ne pourra changer durablement le monde dont il est le responsable. » dit-il. Je pense qu’il y a à (re)découvrir que chacun est important. Dans un village, unité de vie plus facile à organiser qu’une grande ville, il y a la place « pour tout le monde », il n’y a pas d’exclusion. Chaque pays doit veiller à l’intégrité de son territoire, mais veiller aussi de ne pas nuire au voisin. Cela ne veut pas dire l’effacement des particularités régionales, bien au contraire. Le niveau supérieur d’une organisation ne fonctionne que quand les niveaux « inférieurs » remplissent leur fonction.

3. Village et globalisation
Ecrit par Daniel Ramirez. 08-01-2011
Le "village global" n'est pas la mondialisation, mais un concept qui sert à interpréter la mondialisation. Forgé à la fin des années 60 par Marshall McLuhan, un sociologue des communications canadien. Il voulait ainsi exprimer que grâce aux technologies de la communication, nous entrerions tous en relation avec chacun, comme dans un village, mais à l’échelle mondiale. Ce qui est fascinant est que McLuhan n’a pas connu l’Internet. Les gens qui ne connaissent rien de lui pensent qu’il a forgé son concept en s’inspirant d’Internet. Or il est mort en 1980.
Ce n’est pas la mondialisation, qui est un processus qui aurait pu advenir parfaitement sans l’existence d’Internet ou la téléphonie mobile, mais la généralisation des échanges économiques et des transports à niveau planétaire et l’interconnexion de toutes les économies. Elle ne dépend pas, ni trouve son essence dans cette interconnexion des communication. De même cette dernière aurait pu advenir sans que les économies soient mondialisées.
L’existence d’un village global peut être contestée, comme elle l’a été lors du débat, certes, mais l’intuition optimiste de McLuhan était une prévision (voire une prophétie). Y en a qui croient qu’il est toujours à venir. Ce qui a été vu comme insupportable lors du débat est la mondialisation néolibérale. Les inégalités et les luttes d’intérêts ont étés utilisées comme argument pour infirmer l’hypothèse du village global, mais en fin de comptes, elles ne contestent que le caractère positif. Un village n’est pas incompatible avec des conflits et même avec l’oppression.
Plusieurs choses m’ont étonné pendant ce débat. La première est cette idée selon laquelle la mondialisation est un fait, et qu’on n’y peut rien, il faut donc « s’y faire ». Ainsi plusieurs interventions furent des variations sur le mode de la plainte. Cela reflète assez bien une opinion publique généralisée, mais qui n’ose pas s’exprimer ouvertement. Pourquoi ce serait inéluctable ? C’est un fait, oui, mais un fait peut être contesté, même combattu.
La deuxième, je l’ai fais ressortir à l’occasion, est le fait que le thème de l’écologie, apparenté certes, plus à l’expression proche de « village planétaire », ne fût qu’à peine et tardivement mentionné dans le débat. Or, si le village global peut avoir un sens dans l’imaginaire des humains actuels et être util, c’est principalement par la conscience d’habiter une même fragile et limitée terre. Comme les ressources en eau, par exemple d’un village traditionnel, qu’il convient de ne pas gaspiller et de distribuer avec justice. L’image est prenante et pressante.
Et une troisième source d’étonnement, je l’ai commenté, en effet à la sortie du débat avec Alain et un petit groupe, est le fait que personne n’a parlé du processus de construction européenne, qui est, lui, une réalité voulue et non un simple état de fait comme la redoutée mondialisation. L’Europe est, en même temps, une échelle intermédiaire entre le village traditionnel (on peut métaphoriquement parler ainsi de l’Etat – nation, comme on l’a fait lors du débat) et le village global ou simplement la globalisation, même si elle ne ressemble pas du tout à un village et même si nous ne sommes pas tous interconnectés avec tous.
Mais voilà, un café-philo ne peut se faire qu’avec les idées que sont exprimées par les participants. Le fait que je supposait nécessaire l’apparition de certaines thématiques et que je les attendais, n’implique pas pour moi que j’aurait dû les apporter, ce n’est pas mon rôle quand je suis animateur, mais simplement qu’il me reste à penser le pourquoi de ce décalage entre les thématiques qui me semblent brûlantes et celles qui s’expriment dans un café-philo.

4. Elke
Ecrit par . 09-01-2011
"La première est cette idée selon laquelle la mondialisation est un fait, et qu’on n’y peut rien, il faut donc « s’y faire ». Ainsi plusieurs interventions furent des variations sur le mode de la plainte. Cela reflète assez bien une opinion publique généralisée, mais qui n’ose pas s’exprimer ouvertement. Pourquoi ce serait inéluctable ? C’est un fait, oui, mais un fait peut être contesté, même combattu." Peut-on se battre contre des faits? Arrêter de se plaindre, oui. La construction de l'Europe depuis 1945 nous montre une modélisation d'un "vivre ensemble" avec nos différences. Nos voyons AUSSI la difficulté, les résistances, les oppositions à dépasser. Le même processus à echelle planétaire? Y a du travail! On est en plein dedans. Montesquieu me semble une lecture approprié. Car vivre ensemble, c'est en grande partie la capacité d'ériger un cadre législatif qui puisse permettre à chacun de s'exprimer sans enfreindre la capacité d'expression de l'autre. Nous avons une conception démocratique de la loi en Europe, mais il est parfois sidérant de voir comment nous usons de la loi pour légitimer l'oppression quand cela nous arrange! Cette capacité a été renforcé par notre supériorité technique, militaire et autre. Mais la technique n'a jamais rien dit de la maturité des gens qui l'utilisent. Goethe l'a bien exprimé par son apprenti sorcier. Les dérives de la mondialisation (exploitation des ressources d'un pays sans contre-partie ethiquement défendable)sont issu de l'immaturité des conquérants qui, à l'image des romain venaient, voyaient et s'appropriaient des "choses" sans s'attarder au fait qu'il s'agissait de "vivant" qu'il s'agit de respecter. Et le mouvement écologique nous réapprend justement ce respect là.

5. Le Village global ... est-ce’/ est’- il supportable ?, Daniel R
Ecrit par ROCA. 12-01-2011
Le Village global ... est-ce’/ est’- il supportable ?, Daniel R,

« Il y A deux manières,
de se perdre . Par La ségrégation,
murés dans Le particulier . Ou par La dilution,
dans L’universel », Aimé Césaire,

mais, d’Amont en’ Aval, Le « Village global »,
parcelle ... passerelle’,
Aux radicales’ Ailes ... de L’universel,
« bourg international », ... « c’est La Lutte’ initiale » !,

« L’universalité,
ce n’est pas Le dominant, ni Le global,
c’est Le point de Vue de La marge’, et des derniers », Jean-Marie Ploux,

La convivialité,
du monde ... L’Autre ... Soi, humain, s’humanisant, fraternel, et mondial,
et Auquel on’ émarge’, est’ À ne pas nier ... de La cave’ Au grenier, planétaire ... « panier » ... de La « Vénère » ...
« ménagère »,
Locale, basique’,
écologique,

planétaire ... « global, Village », proximité, présence, totale’, intime ... potentialité,
paradoxale’, universelle’, identité, de « L’effet papillon », une ...réalité,

« terre’- monde’ », À notre porte’, et À notre portée,
« Village’- humanité - monde’ »,
« Visage’- humanité – monde’ »,
Edgar Morin, qui nous’ Apporte’ La réciproque ... mutuelle’ intimité,

Le « Village global »,
Le « Visage global »,
est Le « Village - Lien »,
est Le Visage - Lien,
« du monde ... citoyen »,
qui s’éveille ... qui Vient,

un ...tolérable’, À tolérer,
un ...supportable’, À supporter,
un ...conciliable’,
À concilier, réconcilier, un ...concevable’,
À concevoir,
À mettre’ Au monde ... monde’- espoir ... Gilles Roca,
*
Café-Philo des Phares,
Cas-fée-Philo des nés-nus-Phares, 2 janvier 2011’, en ces-jours de Nivôse,
« Village global », phare,
« Visage global », phare’, on ...s’ fout du « Villageois » ... qui ose !, G R

6. le politiquement correct laminé, enfin ?
Ecrit par Alain. 18-01-2011
Après la Côte d’Ivoire, la Tunisie (pour s’en tenir à l’actualité immédiate) participe donc à la réalisation d'une mondialisation politique (la plus nécessaire et la plus difficile) avec un désir de « démocratie ». Les Tunisiens, tout en restant sans doute inquiets pour la suite, ont retrouvé « fierté » et « dignité » comme on dit dans les médias, l’énorme chape de plomb des autocraties et des dictatures pesant sur le monde arabe a été soulevée, bref « on » respire mieux aujourd’hui, grâce aux Tunisiens.
Dans le « on respire mieux » je m’inclue, après avoir été tellement exaspéré d’entendre accusés d’ethnocentrisme et de néo-colonialisme ceux, dont je suis, qui pensent que l’aspiration à la liberté, au droit, au respect de la personne, à la démocratie n’appartient pas exclusivement à la « culture occidentale » qu’un Occident se croyant toujours supérieur chercherait à imposer au monde (alors qu’il n’a justement cessé de faire le contraire : esclavage, systèmes coloniaux, soutien aux dictatures du Tiers Monde !), et que l’on peut être ni occidental, ni chrétien, ni blanc et l’éprouver également, y compris au péril de sa vie.
C’est l’idée que j’avais en tête en proposant ce sujet : le village global est supportable à condition de postuler, et quand c’est d’actualité de reconnaître l’existence d’un universel qui transcende les pays et les cultures, l’insupportable étant d’abolir la notion de sujet humain universel (détenteur de droits) et de concevoir le monde humain, au nom de la « diversité », comme une sorte de zoo avec des espèces différentes.
Cet universel n’est pas n’importe lequel, il est en même temps la condition pour qu’une mondialisation pacifiée et civilisée soit possible. Alors, dira-t-on, il n’en est pas un puisqu’il exclut certaines composantes de l’humanité. En effet, s’il devait consister à englober tout ce qui existe, la liberté comme l’esclavage, la démocratie comme la dictature et toutes les formules intermédiaires (si toutefois il en existe ?), il ne renverrait qu’à ce que l’on connaît déjà : le monde tel qu’il a toujours été et est encore aujourd’hui. Pour cela, on n’a pas besoin de philosophie ni de philosophes.
L’insupportable, c’est pour moi de faire l’histoire à l’envers, ou de s’éjecter hors d’elle en en éjectant également tous ceux (non occidentaux, non chrétiens, non blancs) qu’on enferme dans les pseudo-identités les plus violentes et les plus réactionnaires et qu’on interdit d’entrer dans la modernité.

7. le café est bon aux Phares ?
Ecrit par l'idiot du village. 24-01-2011
Entre un Alain qui respire bien quand le monde entier retient son souffle, et un blogueur qui applaudit les acteurs avant la fin du film, je me posais une question :
sur cette planète où tant de politologues craignent les guerres de religions ( musulmans/chrétiens mais aussi évangélistes/sionistes etc), au café des Phares on prétend que Dieu est mort. Dans ce monde où tant d'états sont aux mains de dictateurs, on parle ici de "mondialisation pacifiée" (!). Sur cette terre que la Chinafrique s'approprie sans états d'âme, les écolos pastèques des Phares font des grands discours pro José Bové anti OGM. Dans ce monde où tous les économistes nous expliquent que les ressorts financiers sont plus forts que les idéologies politiques pour sauver un peuple, aux Phares on s'autoproclame grands défenseurs de la démocratie mais personne n'envisage d'aller philosopher en Tunisie ?
Relancer le tourisme local serait tellement plus utile que de se donner bonne conscience en exprimant des banalités plus vaines que celles que l'on entend dans les cafés du commerce que vous critiquez tant.

8. "Idiot", oui, mais de quel village?
Ecrit par Daniel. 24-01-2011
La chansonnette répétitive comme quoi "les philosophes ceci, les philosophes cela PENDANT QUE les gens se font écraser par des fanatiques ou bouffer par de financiers" est tellement indigente que je ne m'attarderait pas à répondre.
Mais les descriptions de soi-disant positions qui auraient été "prétendues" ou "proclamées" au café-philo sont parfaitement de mauvaise foi. Je crois que les lecteurs ne se tromperons pas, mais encore moins les participants: ce sont des débats contradictoires! Pendant que certains affirment qu'une mondialisation pacifiée doit être possible, une bonne partie soutenait justement l'idée contraire, que c'est le règne du plus fort, notamment de l'économie. Je n'ai pas souvent entendu de partisans de José Bové, mais souvent quelqu'un qui déteste ces positions. De toutes façons, nous n'encourageons pas les consignes partisanes de partis ou de groupes militants, mais l'échange des idées qui les sous-tendent. Ainsi que d'autres, près ou loin de polémiques d'opinion.
L'idiot du village illustre la position anti-philosophique populiste typique de ces esprits chagrins qui ne participent pas mas qui restent dans leurs coin en maugréant.
Le fait que l'on discute publiquement, sur la mondialisation, dans ses versions optimiste ou pessimiste, ce n'est pas le problème, que des idées soient exprimées, même des idées si banales et de "café du commerce" que celles de l'idiot du village mais avec des des diagnostiques, des évaluations, des analyses, des contradictions, prouve que c'est déjà réussi. Quoi qu'il arrive, nous ne serons pas si naïfs qu'avant.
Si "le blogueur" c'est moi, j'assume: J'applaudi la révolution tunisienne, oui, car j'ai l'espoir que les leçons de l'histoire ne sont pas absolument impossibles, bien que difficiles et que les Tunisiens ne ferons pas autant d'erreurs que les autres.
Le tourisme reprendra assez vite, vous verrez. Mais en Tunisie, on philosophe déjà, on n'a pas attendu les touristes de la pensée pour cela. Il y a des villas à Marrakech pour ça.

9. Pas les "touristes de la pensée", les touristes utiles bien sûr !
Ecrit par l'idiot du village. 24-01-2011
"Le tourisme reprendra vite " = futur très peu philosophique (l'Obamania des lieux m'a tellement fait rire !)
Je sais aussi qu'exprimer ici une idée qui ne correspond pas aux préjugés du chef est sévèrement réprimée.
Ou effacée par le modérateur, ou ridiculisée sur le champ .
"La moquerie est indigence d'esprit" disait je ne sais plus qui, donc si le mot indigence vous plait sachez qu'il a souvent un effet boomerang : on est toujours l'imbécile de quelqu'un.

10. MAis encore ?
Ecrit par Observateur. 24-01-2011
Allez-y. Personne ne vous a modéré. Daniel ne s'est pas moqué de vous, nous plus, il vous à critiqué. Un peu durement peut-être, ce n'est pas tout à fait dans ses habitudes. Mais, expliquez-nous quelle est l'idée qui ne corresponde pas, quelle est l'indigence, de quelle Obamania parlez-vous? Expliquez-vous, au lieu de crier que vous êtes un dissident. Mais avec quoi êtes vous en désaccord? Avec quelle idée? Je suis sur que beaucoup ne l'ont pas compris.
Et à quoi sert le tourisme dans un pays si toutes les entreprises appartiennent à une caste ploutocratique autour d'une seule famille?

11. Si je dois compléter mon post n° 7, je finis mes phrases.
Ecrit par l'idiot du village. 24-01-2011
"A quoi sert le tourisme dans un pays qui vit du tourisme ?"
Très drôle votre question.
je continue : "si toutes les entreprises appartiennent à une caste ploutomachinquoi ?"
Les hôtels n'ont jamais appartenu à aucune caste, mais à des propriétaires qui subissaient un racket très sévère de la part de la famille de madame la coiffeuse : maintenant qu'elle a fui le pays avec son vieux mari et ses lingots d'or, les hôtels sont vides et tous ceux qui y travaillaient se demandent quand les touristes vont revenir, c'est tout. C'est une question de survie économique.

12. Bravo pour le niveau !
Ecrit par l'hirondele. 24-01-2011
Très profonde votre analyse, l'idiot, merci. On voit bien qu'on n'a pas besoin de la philosophie. Ou au moins que vous n'en avez nullement besoin.

13. Correcteur
Ecrit par Christie. 25-01-2011
Quelqu'un pourrait-il se porter volontaire pour corriger les fautes d'orthographe des textes de Mr Ramirez avant leur publication en ligne ?

14. Qu'est-ce que la philosphie pour l'hirondele 12 ?
Ecrit par l'idiot du village. 25-01-2011
Ce n'est pas une analyse, ce n'est que le fruit d'une réflexion personnelle. Naïve peut-être mais pour moi philosopher c'est réfléchir à une problème humain pour y trouver une solution la plus adaptée possible.
J'aurais préféré que la politique n'entre pas au café des Phares mais puisqu'elle y revient toujours, j'avoue qu'au lieu d'applaudir la foule des tunisiens je préfère applaudir le chef des armées qui a réussi à débarrasser le pays de Ben Ali : grâce à lui tout devient possible(mais je ne dois pas le dire, aux Phares on va appeler ça de l'élistisme, beurk !). Et au lieu de respirer tranquille, je suis triste pour les tunisiens en difficulté, et je cherche comment on pourrait éviter de les laisser s'enfoncer, aggraver leur taux de chomage etc etc.
Je pensais que la philosophie était une façon de faire évoluer les gens vers un vie meilleure, mais je vois qu'aux Phares la philosophie consiste à jouer avec les mots. On prend une phrase, incompréhensible de préférence, on la dissèque mot par mot pendant 2 heures et à la fin le poète Roca vous déclame ça en vers et tout le monde applaudit.

Pour éviter les erreurs d'aiguillage, peut-être serait-il bon de préciser sur le règlement du site si l'on doit être Nietzschéen ( adieu Elke), socialiste branche bravitude (ne pas se tromper d'oiseau), etc etc pour avoir le droit d'exprimer une idée ?
Je ne désespère pas des événements en Tunisie, mais espérer en la condition humaine en général , et en la bienveillance des philosophhe du dimanche en particulier .... "plus je connais les hommes plus j'aime mon chien " disait Desproges.

15. Christi, l'idiote du village?
Ecrit par L'hirondellle qui ne. 26-01-2011
L’intervention 13 est vraiment stupide : tout le monde fait des coquilles, mais quiconque connait un peu ce site peut constater que les textes de Daniel Ramirez sont parmi ceux qui en contiennent le moins. Tout comme ceux de Günter Gohran. Comme par hasard deux animateurs dont le français n’est pas la langue maternelle. Et pourtant ce sont des textes toujours très rédigés et construits, signe de respect pour le lecteur, y compris ses commentaires aux articles des autres. Et avec des idées profondes et claires, ce qui est rare en philosophie. La personne qui a fait ce commentaire idiot (du village ?) pourrait commencer par signaler elle-même les quelques fautes à corriger, ça serait facile à faire pour le webmaster. Mais il est évident que ce n’est pas son intention d’améliorer quoi que ce soit mais encore dans la veine récurrente ici de s’en prendre aux animateurs.
Qu’est-ce qu’elle a écrit cette supposée Christie, que l’on puisse juger de son excellente écriture du français?

16. L'idiot sans village
Ecrit par Bernard Lavelle. 31-01-2011
L'idiot se ridiculise lui-même en essayant de justifier son pseudonyme. Croyez-vous vraiment que l'animateur, Daniel Ramirez, qui n'intervient jamais ici pour d'autre chose que pour discuter des idées, va vous répondre sur vos âneries?
Quant à la ritournelle selon laquelle tout le monde déserterait le site, chère à Alain, un des responsables du site (comprenne qui pourra), ça vient périodiquement. Il y en a toujours autant de contributions et des lecteurs.

17. Je n'ai pas à me justifier, je m'amusais d'un adjectif sorti bêtement d'une expression courante.
Ecrit par 14. 31-01-2011
Paf ça continue ! merci Bernard d'entretenir l'ambiance du site.
Après m'avoir traité d'idiot ( sans comprendre l'expression) Daniel a quand même pris le temps de corriger son blog. Il n'applaudit plus les tunisiens, il "leur rend hommage" : s'il a tenu compte de mon commentaire j'en déduis que n'était pas ce que vous appelez un ânerie.
Mais continuez Bernard, les méchancetés meublent ce site déserté par les gens de bonne volonté,ceux que Alain évoquait.


18. rectificatif
Ecrit par Alain. 31-01-2011
Rectificatif : je ne suis pas l'un des responsables du site, seulement un collaborateur ! Au cas où je l'aurais oublié, Gérard me l'a suffisamment martelé durant la polémique de l'été dernier. Mais je me demande justement si je vais continuer. Cf. post 23 sur le sujet "La nature nous délivre-t-elle un message éthique ?"

19. La mouche du coche du village
Ecrit par Observateur. 01-02-2011
Ceux qui n'en finissent pas de s'en aller et ceux qui prophétissent la désertification du site, feraient bien de revenir aux sujets, comme l'animateur, qui sensiblement ne s'encombre pas des polémiques. Ou de s'en aller d'une fois pour toutes.
Le mode "comme j'ai dit dans le post N°X", ou "relisez-moi", est assez ridicule.
De grâce, ne vous enfoncez pas dans ce ridicule. Aplaudir ou rendre hommage, quelle importance! Penser que Daniel Ramirez aurait corrigé son blog par la très intelligente sugestion de "l'idiot du village". Ca fait pitié.

20. Bernard se réveille ?
Ecrit par . 01-02-2011
Un battement d'ailes de mouche peut ventiler un peu les cerveaux, alors qu'un radotage d'observateur aigri ne peut que faire fuir tout le monde.



 
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