Je fais cas d'un philosophe dans la mesure où il est capable de fournir un exemple.
21. Nécessaire mais non suffisante!
Ecrit par Nicolas. 25-02-2011
Je me suis mal exprimé dans mon post 24: l'exemple n'est pas "une condition nécessaire et suffisante", mais seulement une condition nécessaire pour être un philosophe. Mais il y bien d'autres conditions nécessaires... Et le regroupement de toutes ces conditions nécessaires donne une ultime condition: nécessaire et suffisante! (Si l'exemple était déjà une condition nécessaire et suffisante pour être un philosophe, beaucoup de personnes seraient des philosophes, mais les conséquences seraient désastreuses...).

Ainsi, je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette fâcheuse erreur.
J'en profite également pour dire que je suis désolé pour mon erreur (horrible) de conjugaison aux lignes 2 et 3: c'est bien sûr: "les exemples font parfois autorité". (!!).
J'en conclus alors que le surplus de réflexion peut nous amener parfois à dire des choses horriblement fausses, cela pourrait être un sujet pour le café des phares un futur Dimanche...

22. a propos de la contribution de Nicolas sur le sujet
Ecrit par gtissier. 25-02-2011
La contribution de Nicolas était en effet à saluer du fait d'avoir recentré le débat (et surtout d’avoir travailler sur la question )Que l'exemple ait des vertus explicatives ou éclairantes n'est pas douteuxs. Mais il conviendrait d’approfondir
la question car le lien entre les vertus de l’exemple et ses nécessités en philosophie n’est pas démontré. C’est la morale de la fable qui produit la pensée généralisante, pas l’histoire en elle même.

Il s'agirait d’abord de relier cette nécessité à la communication.L'exemple ici constitue une représentation que l’on souhaite partagée. Or, si l'on se réfère à la rhétorique, l'exemple vaut comme étant le lieux commun ( Topoi- l’endroit d’une même point de vue )

Les lieux communs sont des prémisses communément admises par les protagonistes d'un débat ce qui permet ensuite avec l’écoute obtenue sans réssitance,de proposer une réponse à la question qui fait problème.De là est venue l’idée que les lieux communs sont des valeurs plus que des vérités.( ex tout le monde devrait avoir un logement est de cet ordre)

En fait, se sont « des réducteurs de problématicité».Ils créent l’identité avec l’auditoire en s’appuyant sur la ressemblance avec des contenus communs et à l’auditoire et à l’orateur.C’est une dimension relationnelle car c’est du non problématique dont le locuteur à besoin
pour argumenter ( pour passer d’un point à un autre dans une sorte de modulation argumentative).
Par contre, moins on est dans l’argumentation, plus les lieux se vident de contenu pour devenir de belles formules dont l’énonciation semble n’être que leur propre fin alors que l’on est censé partager une sagesse.

Par exemple je lis un peu plus haut ( sans aucune personnalisation et sans être ni exhaustif,ni péjorant )
« Rien ne vient de rien » « L'exemple, c'est finalement une mise en lien de la pensée avec l'expérience.» « L'utilisation d'exemples en philosophie est obligatoire pour illustrer un propos » « Retracer l'émergence de la pensée à travers le chemin de développement de l'intelligence de l'enfant permet de resituer notre patrimoine culturel dans une histoire ».
L’autre plan me semble-t-il, c’est celui déjà évoqué par votre serviteur se référant à la critique de la métaphysique dont la citation, sujet de ce fil, est la résultante l’illustration si on veut bien la rapporter à son auteur

Comme le montre Nicolas avec Heiddeger, penser n’est pas refaire le parcours de la chose de ce dont on parle, mais la penser. Nicolas est sur une bonne voie en allant voir ce que d’autres en pensaient.

Mais si l’exemple est une nécessité ( incontournable ? )en philosophie que devient alors le « concept » et que devient «l’Idée? » Que dire du rapport entre le particulier et l’universel, entre le sensible et l’intelligible, entre le réel et le rationnel ?

Faut il s'abandonner définitivement à l'empirisme, au pragmatisme ?.
Au ressenti ? .

Y a -t-il enfin,un " point de vue de Dieu" et une connaissance issue d’un entendement infini pour lequel chaque exemple fait obstacle à la Vérité par sa singularité même? Bref, comme me pensait les antiques, une essence des choses dont la surface de l’exemple, ne rend aucunement compte ?

Ps Certaines de mes considérations sont directement tirées de " Principia Rhetorica - Théorie générale de l’argumentation de Michel Meyer( Fayard)



23. Réponse a 25
Ecrit par Bernard L. 25-02-2011
Le problème avec votre obssesion des "chefs", Elke, c'est que ca vous conduit à des comparaisons absurdes. On peut vouloir réfuter les idées de quelqu'un sans vouloir "faire tomber" qui que ce soit. Et un animateur philosophe ne peut être comparé à un dictateur. Encore moins celui qui a combattu une dictature, et que plus est, essaye de rendre explicites les critères éthiques de sa méthode d'animation. Par rapport au big bang, Daniel s'est montré critique, voire ironique, pas méprisant. Je me souviens, il a dit qu'il comencait à trouver lassant cet "exemple" que l'on sort à toute les sauces, d'autant plus que l'intervenant à dit un grosse bêtise: que la théorie du big bang prétendait expliquer tout ce qui arrive dans l'univers. Je ne suis pas le seul à trouver que pointer de telles énormités quand elle sortent, protège le café-philo, et que les laisser passer, sous prétexte peut être "qu’une parole vaut bien une autre", comme vous dites, transforme illico presto le café-philo en café du commerce. Un café-philo n'est pas un lieu de parole, tout simplement, il faut avoir un minimum de sérieux. Non, une parole ne vaut pas une autre. Ca c'est le relativisme le plus paresseux. On ne peut débattre si on part de ce postulat. Tout se vaut, rien ne vaut. Tout le contraire de la philosophie!

24. Imagination ou raison?
Ecrit par Nicolas. 25-02-2011
Une autre piste me semble intéressante à étudier.
On pourrait s'interroger sur la ou les provenance(s) de l'exemple, notamment, on peut se demander si l'exemple vient de l'imagination ou de la raison. Pour cela, on va pouvoir faire référence à Pascal et à Bachelard.

Commençons par Pascal. Il qualifie l'imagination de "maîtresse d'erreur et de fausseté". L'imagination, selon lui, est souvent fourbe et souvent fausse. Pour Pascal, l'imagination est l'ennemie de la raison, il oppose donc raison et imagination. Ceux qui pratiquent l'imagination savent disputer "avec hardiesse et confiance" alors que ceux qui privilégient davantage la raison savent disputer "avec crainte et défiance" selon Pascal. On voit ici que l'imagination rejoint l'inspiration et rend heureux ceux qui la privilégient. Pour Pascal, ce n'est pas une bonne chose, car il critique l'imagination en utilisant des adjectifs péjoratifs (souvent "fausse", "fourbe"...). On pourrait alors émettre la conjecture suivante: si l'exemple provient de notre imagination, il pourrait être parfois néfaste selon Pascal.
Ainsi, on voit bien qu'il faut étudier les idées d'un autre philosophe sur la question.

Intéressons-nous maintenant à Bachelard. Selon Bachelard, "on veut toujours que l'imagination soit la faculté de former des images", mais elle déforme plutôt les images fournies par la perception. Son rôle est peut-être de changer les images, cependant, le mot qui se rattache le mieux à l'imagination, selon Bachelard, est "imaginaire". Grâce à l'imaginaire, l'imagination a sa place dans le psychisme humain et elle est "l'expérience même de la nouveauté". Bachelard distingue deux types d'imagination: l'imagination créatrice (celle qui crée quelque chose de nouveau) et l'imagination reproductrice qui est au service de la mémoire et de la perception. L'imagination reproductrice dépend des souvenirs et du réel vécu.
Ainsi, on peut dire maintenant que le problème n'est pas un problème de fausseté et d'erreur comme l'a dit Pascal. En évoquant Bachelard, on remarque plus d'objectivité par rapport à l'imagination.

Dès lors, d'où vient l'exemple? Vient-il de l'imagination ou de la raison? Si l'exemple vient de l'imagination, cela veut dire que l'exemple est soit créateur, soit reproducteur d'une situation déjà existante: donc cette idée se rapproche plus de celle de Bachelard.
Mais, quel est le rôle de la raison dans tout cela? Si l'exemple est issu de notre imagination, il me semble que la raison nous permet ensuite de choisir l'exemple le plus pertinent (ou les exemples les plus pertinents) et après de le placer de façon logique dans le raisonnement. (S'il y a plusieurs exemples, la raison nous permet également de les classer selon un ordre logique dans notre raisonnement).
Par conséquent, il me semble que cette question portant sur l'origine de l'exemple est importante et mérite d'être étudiée de façon approfondie...

25. expérience, conceptualisation et imagination
Ecrit par Elke. 26-02-2011
Faut-il rappeler que j’apprécie comme tout le monde l’intelligence de Daniel, même si je critique certaines de ses manières d’intervenir? Lui, il critiquerait, et moi je n'aurais pas le droit de critiquer? « Un animateur philosophe ne peut être comparé à un dictateur » : why not ? Je n’ai pas dit Daniel=Kadhafi, à ce que je sache ! Le point commun, c’est que l’animateur occupe une position de pouvoir et d’autorité comme le dictateur. Cela ne dit encore rien de la façon que l’animateur habite ce pouvoir. Quand l’animateur dit : « Vos critiques ne me font ni chaud ni froid », j’y entends, moi, un certain mépris de l'autre. Réponse parfois légitime d'ailleurs, s'il fait réponse à un discours méprisant. J'entends le mépris avec le filtre de ma subjectivité, je sais bien. Quelle perception est la bonne : la votre, qui y voit une critique saine, ou la mienne, qui y voit la castration d’une pensée qui se cherche? Question d’expérience antérieure. Dois-je couper tout lien avec mon passé, travestir toute parole en « concept épuré» ou le lien de la pensée avec toute expérience humaine est totalement occulté ? Gérard, pour vous, la nécessité de l’exemple (que j’ai eu l’audace de mettre au même niveau que l’expérience) en philosophie n’est pas démontrée. « C’est la morale de la fable qui produit la pensée généralisant. Pas l’histoire en elle-même », écrivez-vous. Qui fait la morale ? L’homme qui vit l’histoire. Il utilise l’histoire, ses souvenirs, sa capacité d’en tirer des conclusions. Mais certaines histoires sont trop douloureuses à revisiter. Aucune morale ne peut alors en sortir. Le succès durable de la Bible repose, à mon sens, en ce qu’elle contient finalement très peu de « moral » et beaucoup d’histoires qui permettent à chacun de se construire « sa » morale. Moi qui ai tourné le dos au dogme religieux depuis tant d’années, je continue à me ressourcer avec les textes de l’Ancien Testament qui donnent un support appréciable à la pensée.
« Les lieux communs sont des prémisses communément admises par les protagonistes », oui. Mais sont-ils réducteurs de la « problematicité »? Je ne perçois pas le sens de ce néologisme, j’aurais utilisé le terme de « complexité ». Et je ne suis pas d’accord avec ce constat. Pas plus tard que hier, j’ai lu ces mots : « Ce qui concerne un phénomène historique très complexe, on ne pouvait partir d’abord que du donné concret (donné concret en italique dans le texte), pour tenter ensuite de forger progressivement le concept en éliminant ce qui lui est « inessentiel », étant entendu qu’il est formé nécessairement par une opération d’isolation et d’abstraction ». C’est de Max Weber à qui on peut attribuer une certaine autorité, il me semble. Il explique sa méthodologie scientifique qui doit toujours partir d’un fait incontestable. Un lieu commun, c’est comme l’axiome en mathématique. Si on n’avait pas pu s’accorder sur le fait que 1 et 1 font 2, nous n’aurions jamais pu développer ce qu’on a développé depuis. Maintenant, l’axiome n’a pas acquis le même degré de solidité en Science humaines qu’en Mathématique. Y a encore du boulot de conceptualisation, d’épuration à faire dans le domaine ! Certaines axiomes de base à revisiter... Les certitudes de l’homme blanc pouvant se représenter en tant que cerise de la pyramide de l’évolution n’ont heureusement pu atteindre l’évidence d’un 1 et 1 font 2. Vous vous inscrivez dans la filiation « Heidegger » en écrivant : « penser n’est pas refaire le parcours de la chose de ce dont on parle, mais la penser. » Une « chose » seule ne vaut pas le coup d’être pensée. Moi, je centre l’activité de penser sur le « parcours ». Elle doit permettre de tracer « mon » chemin avec et à travers et, pourquoi pas grâce à « la chose », ce qui nous aliène, ce qui nous empêche. J’ai besoin de « la chose » pour exister, mais je dois la dépasser en même temps. Si je ne bouge plus, je meurs.(Bouger n'est pas s'agiter,j'insiste sur ce petit détail). L’exemple, à côté de sa fonction pédagogique explicative, engage à suivre une voie plus qu’une autre. Une voie de la pensée, mais aussi les voies de la vie. Une pensée qui ne permet pas à l’individu de construire une vie qui vaut la peine d’avoir été vécu, c’est une pensée stérile pour moi. « Faut il s'abandonner définitivement à l'empirisme, au pragmatisme? Au ressenti ? » Avons-nous le choix de faire autrement ? Oui, par la fuite dans « l’imaginaire », évoqué par Nicolas. Cela peut sauver temporairement, mais cela ne construit pas de l’avenir durable.
Messieurs, la semaine se termine. Personne n’a pris le risque d’écrire un compte rendu pour le débat depuis deux semaines. J’espère que le vide suscitera des vocations!

26. je ne fais pas cas d'un philsophe méprisant , surtout s'il est politiquement engagé
Ecrit par . 26-02-2011
Personne n'a le droit de "faire vaciller la grandeur du chef" , Elke, relisez le post 8 de Ramirez dans le village global, vous verrez comment il qualifie de "chansonnette indigente" un commentaire éclairé par l'expérience. Devant un point de vue qui le dérange, il devient tout de suite méprisant.
Un observateur, dans le post 10 suivant, écrit "il vous a critiqué, ce qui n'est pas dans ses habitudes" : laissez-moi rire, C'EST son habitude.
Pirmin ayant eu la bonne idée d'enregistrer son délire sur les Roms, c'était clair : aucune allusion aux accords de Schengen, aucune connaissance des points de vue d'un Emile Boc ou un Valentin Mocanu , aucune référence à l'Etat de droit mais une heure de divagations idéologiques dignes du Vatican et des droitsdel'hommistes déconnectés de la réalité juridique. Taisez-vous disait-il, car du haut de son estrade monsieur avait toujours raison. Heureusement que l'Europe entière a fait ce qu'il y avait à faire en temps utile et que le problème des Roms a été réglé avant le mois de mars.
Un chilien qui essaie d'imposer son idéologie politique sur le territoire français en faisant croire que c'est de la philosophie est tout sauf un philosophe.

27. De l'exemple faisons table rase ?.
Ecrit par super observateur. 26-02-2011
L'exemple et la philo, c'est le sujet. Une des questions philosophiques serait comment l'on se sert de l'exemple pour conforter un jugement.

Un exemple, c'est ( voir dans le post précédent ) comme la pièce à conviction dans un procès, c'est le témoignage valant " faisceau de preuves "
Ici on a " il ( Daniel ) qualifie de chansonnette un commentaire éclairé ( ce qui est un jugement positif sur un commentaire que l'on ne connait pas ce qui disqualifie ipso facto la critique de Daniel).
Puis je lis : un observateur (en fait, le" pseudo " observateur"),dans le post 10 , écrit "il vous a critiqué, ce qui n'est pas dans ses habitudes"
Mais le post 10 dit "il vous a critiqué, ce qui n'est pas dans ses habitudes et continue par "Allez-y. Personne ne vous a modéré. Daniel ne s'est pas moqué de vous, nous plus, il vous à critiqué. Un peu durement peut-être, ce n'est pas tout à fait dans ses habitudes. Mais, expliquez-nous quelle est l'idée qui ne corresponde pas, quelle est l'indigence, de quelle Obamania parlez-vous? Expliquez-vous, au lieu de crier que vous êtes un dissident. Mais avec quoi êtes vous en désaccord? Avec quelle idée? Je suis sur que beaucoup ne l'ont pas compris.
Et à quoi sert le tourisme dans un pays si toutes les entreprises appartiennent à une caste ploutocratique autour d'une seule famille?"

Si je comprends bien, le debut du post 10 cité sert à confirmer l'existence d'une critique de Daniel et tout le reste démontre que le propos soit disant critiqué n'avait pas de contenu.

C'est éthique ou philosophique cette manière de mettre l'exemple au rang de fait avéré et de s'en servir comme cela ?

En tout cas l'exemple est donné par ( .) que le maniement des faits donné en exemple ou que le passage de l'expérience (en fait sa perception subjective ) à l"idée peut être particulièrement pervers quand cela est tourné vers une personne.



28. Aimez-vous chers frères et soeurs
Ecrit par Frère. 26-02-2011
Cher Frère ou soeur (.), idiot du village, expat, anciennement Madame la marquise ,pourquoi êtes vous tant en colère contre Daniel dès le matin ? Chère soeur Elke qui ne crie pas avec les loups, que nous a pas fait Daniel, pour vous mettre dans cet état ? Personne ne vous oblige à venir voir votre frère Daniel. Votre amour pour Daniel est grand. Que le Café des Phares vous bénisse !...

29. La limite dépasée?
Ecrit par Une participant au c. 26-02-2011
Le propos haineux et mensonger de 32 est à peine croyable. Je ne sait pas pourquoi on le laisse en place. Rien en correspond à la réalité. J'y était. Le débat était dense et respectueux. Je ne manque presque jammais les ciné-philo, tout le monde sait que Daniel n'aurait jamais dit "taisez-vous" à un intervenant. C'est un simple mensonge. Il a posé des questions, comme toujours, des questions difficiles, en l'occurrence. Il s'agisait d'un débat sur la mémoire problématique et pesante sur la question Rom. Rien àvoir les accordsde Schenghen, qui d'ailleursne sont pas respectés.

30. ...suite
Ecrit par Karine. 26-02-2011
... et puis,tout le monde peut lire le compte-rendu de Daniel Ramirez sur ce débat,ici, sur le blog philo:
http://philo-music.eu/?p=160
et visualiser la vidéo de Pirmin. Pourquoi ne pas y poster vos objections? L'auteur vous répondrait peut-être, si vous arrivez vous-même à être respectueux. Il est facile d'affirmer qu'il s'agit de divagations idéologiques droits del'hommistes et qu'un tel estou n'est pas philosophe. Il est plus difficile de débattre avec un philosophe, chilien, francais ou cosmopolite (je crois que ce dernier qualificatif s'applique mieux).

31. la réalité est plurielle
Ecrit par Elke. 28-02-2011
Merci, Karine, pour ce lien. J'y trouve un bon exemple de mise en tension d'un débat. Si tout le monde était d'accord, à quoi cela servirait de débattre? Pirmin en occurence a bien "défendu" son socle identitaire et je dirais même plus: il en a fait un fondement plus sûre en y réflechissant mieux. Daniel a rendu ce travail possible en posant cette question manifestément dérangeante sur l'universalité d'une valeur. La colère suscitée par ce débat, visiblement encore à fleur de peau chez certains qui y ont participé, elle mérite d'étre analysée. Il est vrai que la déclaration des droits de l'homme dans son histoire européenne doit beaucoup à la France. Mais quand j'ai lu Chateaubriand, j'ai remarqué aussi comment cette créativité des siècles des lumières avait besoin des grands voyageurs qui découvraient justement des façons d'être totalement différent de celui de la civilisatio européenne. Pour pouvoir donner sens à la colère légitime de ceux qui la ressentent, il est important de connaître le point qui l'a déclenché, le contact "irritant". Ce n'est pas la personne Daniel qui irrite, mais le sens de ses paroles. Or, le sens qu'on veut donner à une parole n'est que rarement univoque. La colère doit servir à affiner notre positionnement comme Pirmin l'a fait. Pirmin nous dit que c'est fatigant. Mais combien plus constructif que de taper les pieds.

32. Quelle colère?
Ecrit par André. 28-02-2011
Je suis d'accord avec Karine. Je ne vois pas pourquoi Elke continue à parler de "colère" et "d'irritation". Ces débats sont d'une excellente tenue, et elle n'y était pas. Tous les fidèles du ciné-philo le savent. C'est bien pourquoi on revient. Même les sujets difficiles y sont traités avec respect et avec du sérieux. Daniel Ramirez applique des idées philosophiques à des sujets brùlants, ce qui est précieux.

33. irritation
Ecrit par Elke. 01-03-2011
Je parle de la colère et de l'irritation qui transperce, à mon senti, dans le post 32 qui a été écrit par quelqu'un qui n'a pas eu l'occasion d'affiner sa pensée comme Pirmin face à la "provocation" de Daniel (provocation dans le bon sens du terme, j'espère que c'est clair!) L'irritation et la colère arrivent souvent face à une menace, qu'elle soit réelle ou imaginaire. Donc, je confirme qu'elle indique "matière à penser", et le terrain du débat philosophique doit permettre cela.C'est possible à condition qu'on puisse rester en contact. Et je soutiens que c'est de la responsabilité de l'animateur de préserver ce contact, et quand il y a maladresse, je tiens à la signaler pour permettre un réajustement. Les animateurs en profitent. Le débat du dimanche en a été une illustration, il me semble. L'art d'animer, c'est de savoir maintenir la "bonne" tension: trop lâche, rien ne se fait. Trop tendu, l'elastique se rompt.Maintenant, chaque personne a une sensibilité bien particulier. L'hypersensibilité de l'un peu paraître un délire à l'autre. Quand je parle de "l'effet", je le répète, je ne parle pas de "l'intention". Je ne reviendrais pas au café des phares sinon! Mais si nous n'avons plus le droit de dire "l'effet" que l'autre nous fait, alors je me demande à quoi cela servira de parler les uns avec les autres.

34. confusion ou amalgame ?
Ecrit par René. 02-03-2011
Ce que dit Elke avec sa "matière à penser", et le "rester en contact" ( malgré l'émotion d'un participant dont la colère) ressemble à ce qui se dit des des groupe de thérapie:ils permettent de "comprendre les autres avec un effet de « retour » sur sa situation respective et son vécu " ( vu sur le net et pratiqué !)
je pense que l'hypersensibilité se " travaille " très bien dans un groupe de thérapie.
Dans un café philo c'est probablement la bête noire des animateurs :garder le " contact" avec des gens qui sont hors sujet car tout se ramène à eux et qui se blessent , s'indignent en se servant de grande cause (la démocratie,l'éthique, l'égalité de tous vis-à-vis de tous, le respect etc) pur justifier leurs émotions.

J'espère qu'ils vont apprendre la leçon.Sinon ..gare !



35. Philo ou thérapie?
Ecrit par elke. 03-03-2011
S'il fallait ouvrir un groupe de thérapie à tous ceux qui n'arrivent pas encore bien à formuler leur pensée, il y aurait plus de "malades" que de "biens portants". Tout ceux qui "dérangent", qui ne correspondent pas au code comportemental conforme au confort de pensée de la "norme", on les inviterait à s'isoler dans un espace "thérapeutique"? Un projet de société totalement inefficace. Le coût exorbitant de notre système de "santé" le prouve. L'effet "thérapeutique", c'est le petit coup de pousse qui permet de grandir à ce qui était empêché de grandir. La vie est, dans ce sens, le meilleur thérapeute, jamais cloisonné à un espace fermée, hermétique.Ouvrir une voie de pensée, élever le regard, agrandir le champ de vision … Dans l’espace d’expression du forum, il y a des contributions qui font grandir, d’autre cherchent à faire taire. Certaines contributions paraissent limpides, d’autres plus confus. Mais toutes représentent une tentative d’expression d’un être humain et peuvent avoir un effet « thérapeutique » pour celui qui écrit et parfois pour celui qui lit. Ce que je cherche à défendre avec mes derniers posts, c’est le droit d’expression de tous. Ni plus ni moins.

36. "Ni plus ni moins".
Ecrit par René. 03-03-2011
" toutes représentent une tentative d’expression d’un être humain et peuvent avoir un effet « thérapeutique » pour celui qui écrit et parfois pour celui qui lit. Ce que je cherche à défendre avec mes derniers posts, c’est le droit d’expression de tous. "...... ..illustre tout à fait ma remarque.Alors pourquoi ajouter " mais" ?

37. De quoi parle-t-on?
Ecrit par Observateur perdu. 03-03-2011
Peut-on savoir de quoi "Le débat du dimanche en a été une illustration", comme le suggère Elke dans son post 39?
Quel dimanche? Et qui animait? On s'y perd à la fin car il n'y plus de compte rendu depuis un certains temps... Comme Elke dit "les animateurs en profitent"... Mais qui en profitait et pour faire quoi?
Pour le reste j'ai tendance à penser comme René, il ne faut pas confondre le café-philo avec la thérapie, il y a des cafés-psy pour ça. "le droit d'expression de tous" ce n'est pas le droit d'exprimer n'importe quoi sous prétexte que c'est du ressenti. On vient pour penser non pas pour se défouler.

38. le café des Phares, dangereuse auberge espagnole
Ecrit par V. 03-03-2011
"j'espère qu'ils vont apprendre la leçon..... sinon, gare " (lu en post 40 ):
quelle leçon René ? le café philo n'est pas un cours de catéchisme, ça c'est bien ça c'est mal.
Et "gare", gare à quoi ? Personnellement je redoute un 2002, pardon... 2012 ! En 2002 on a tous été obligés de voter Chirac contre le Pen. Plus vous lisez les propos anti-français des Phares ( "le partage dans la maison France", signé Carlos est un modèle du genre, et les blogs/les Roms de Ramirez en rajoutent une couche.....) plus je redoute un ras l'bol des français (les plus généreux des européens pour l'accueil des étrangers, vous êtes bien placés pour le savoir) = gare à la montée du FN .
Reprenez vos considérations hautement philosophiques et arrêtez de vous lancer dans des considérations politiques déplacées.

39. Pourquoi le "Mais"?
Ecrit par Elke. 03-03-2011
Pourquoi le mais? Pour appuyer que toutes les expressions sont bonnes à être exprimées. Le droit, justement, de dire même "n'importe quoi". C'est quoi, au juste, "n'importe quoi", observateur perdu? René dit d’être d'accord avec moi, et je n'avais pas compris qu'il était d'accord avec moi. Il persistera une zone d’incertitude : a-t-il vraiment compris ce que je voulais exprimer ? Est-ce lui dans ce cas qui dit n'importe quoi ou c’est moi qui dis n’importe quoi ? Puis, relevons un peu le degré de complexité : d’avoir compris l’autre, est-ce pour autant que l’autre a raison? Expliquez-nous un peu ce que vous entendez par « n’importe quoi », qu’on puisse apprendre quelque chose de nouveau.

40. Oui, mais...
Ecrit par Observateur attentif. 03-03-2011
Oui, "mais" : vous ne répondez pas au questions qu'on vous pose :
De quoi "Le débat du dimanche en a été une illustration"? (Elke dans 39)
Quel dimanche? Qui en profitait et pour faire quoi?



 
< Précédent   Suivant >

Qui est connecté

Il y a actuellement 1 invité en ligne

personnes ont visité ce site.