L’Europe existe-t-elle ?
21. Un point sur la modération
Ecrit par Les responsables du. 06-04-2011
Cet intervenant ment : les seuls messages qui ont été dé publiés par modération à postériori, car nous ne le faisons pas avant (site bénévole, il n’y a pas de webmaster-modérateur qui soit tout le temps pour surveiller les dérapages typiques de l’internet) sont des phrases décousues qui ne cherchent qu’à dévier du sujet, ou ils contiennent des agressions ou des allusions nominales peu courtoises. On ne voit pas comment au nom de la « liberté d’expression », par exemple, on prétendrai qu’il ont leur place sur un site philosophique. Lisez la page de présentation. C’est clairement dit.
Voici des exemples de post supprimés :
- « Les "pedzouilles" de l'un et les "moustiques" de l'autre grossissent les voix du FN.
Vive la France. » du 03/04/11
- « 11 ou 13 est un pauvre idiot (du village). Il ne faut pas s'en occuper… » du 04/04/11
Vous appelez ça des « questions philosophiques » ?
En outre les allusions nominales à la nationalité ou à l’origine de tel ou tel intervenant, sont limites et elles peuvent aussi choquer certains. Si on ne les a pas effacé c’est en parti par manque de surveillance et parce les intervenants sont capables de poursuivre sur le sujet sans trop s’en occuper.
Vous dites « plutôt que de faire un cours d'histoire ( tronqué comme d'habitude, voire inexact) j'aurais préféré que l'on se penche sur l'évolution des mentalités, en Europe en général et en France en particulier. ». Mais allez-y ! Faites-le au lieu de regretter que l’on ne l’ait pas encore fait. C’est le principe d’un apport, non ? Ajouter ce qui n’a pas encore été dit.
Mais restez dans le sujet (exemple: qui a parlé de S. Hessel ou d'Obama dans ce fil de discussion?) et abstenez-vous d’attaques personnelles. C’est simple.

22. Qui ment ici ? j'ai des photocopies de mon post
Ecrit par 11. 06-04-2011
Je maintiens. D'ailleurs je ne vois pas à quoi ça m'avancerait de mentir.
Evidemment dans ce post il y avait une évocation des "envahisseurs" de l'Amérique : au Nord ils ont tué tous les autochtones ( je précisais " pas tous ! il en ont parqué qq survivants dans des réserves ! quel humanisme....") et en Amérique du Sud les conquistadores pensaient que les indiens n'avaient pas d'âme alors ........vite on leur prends leurs ors et leurs richesses; peut-être que l'allusion aux "ancêtres marins de Ramirez" dont parlait Elke n'a pas plu.
Aujourd'hui je pense que les "rondes d'extrême-droite" en Italie (qui se multiplient depuis l'invasion de Lampedusa) ont peut-être un explication historique. Ou alors c'est une évolution des mentalités. Je ne sais pas, d'où ma question.
P.S. les éloges de S. Hessel étaient effectivement lus sur le blog de Ramirez (la révolution qui sentait le jasmin et pas encore la poudre) et non sur le site philo, excusez-moi.
La phrase qui rappelle que sur ce site les français sont traités de pedzouilles et de moustiques avait son importance :il y a des étrangers qui doivent assumer leurs responsabilités devant la montée du FN en France.

23. Jusqu'à quand on va le supporter?
Ecrit par Un participant. 06-04-2011
C'est évident que cet intervenant, qui revendique ses phrases "sympas" sur l'origine des personnes n'a aucune envie d'aborder le sujet dont on parle ici et il n'a rien à dire. Seule l'intéresse la question des étrangers, les français, la souche, et le FN... Où était-il mardi dernier? Dans le débat UMP, soi-disant sur la laïcité? Et le ton est toujours le même.
A-t-il vraiment sa place ici?

24. Sur le débats "hors sol" (réponse à Gérard)
Ecrit par Daniel Ramirez. 08-04-2011
Il est difficile de répondre à tous les apports des un et des autres. Il y a beaucoup de choses dites. C’est pourquoi j’ai du mal avec certaines phrases de Gérard en 14, qui d’ailleurs ne sont pas rares dans ce genre de forum : « L’argumentation que je développe sur l’objet de l’Europe le démontre suffisamment. » Un peu plus loin : « As- tu répondu à un seul des faits et des analyses dont je parle ? » Cela me rappelle d’autres qui n’arrêtent pas de dire mais « lisez-moi », « si vous relisez bien ce que j’ai dit », etc.
Chiche ! Mais cela vaut aussi pour moi, Gérard, Le compte-rendu (dont je rappelle que ce ne pas moi qui animait), plus les longs post que j’ai ajouté contiennent aussi beaucoup de choses. Tu aurais pu donc aussi répondre à certains de ces éléments au lieu de disqualifier l’ensemble. Je ne vais pas les répéter, qu’importe que ce soit « hors sol », que cela ne parle pas beaucoup de la BCE, etc ? Nous avons essayé de penser philosophiquement. Ci se mot ne te dit rien, je ne peux que le regretter. Tu dis lire la presse plus que Kant. Bravo ! Hegel disait que la lecture des journaux était comme sa prière quotidienne. Mais j’imagine aussi que tu lis la presse et non pas Hegel. Tu ne te rends pas compte que cela sous-entend quelque chose de l’ordre de « Ceux qui lisent Kant ne lisent pas la presse ». Ceux qui ne collent pas aux débats « réels », c'est-à-dire les débats des politiques et de la presse, sont comme dans les nuages. Mais c’est n’est que la sempiternelle critique contre la philosophie.
En quoi le fait de ne pas évoquer la dette du Portugal ou les manifs d’étudiants en Angleterre, mais de revenir sur les bases philosophiques de l’Europe impliquerait que l’on n’est pas au courent des dits événements ? Ou que l’on est indifférent ?
Par exemple tu rapportes ceci : « La BCE devrait pouvoir refinancer les dettes des états fragiles../.., l’euro devrait être dévalué../.. et la zone euro, plutôt que de punir ses mauvais élèves, ferait mieux de remettre ses dogmes en question».
Et alors ? Bien sûr ce sont des questions importantes (où as-tu vu qu’on les mépriserait ?), c’est la vie quotidienne de l’Europe actuelle.
Mais justement, c’est une Europe qui n’est pas allé assez loin dans le fédéralisme, elle fonctionne comme elle fonctionne parce que les choix ont été fait dans le politique, de rester à moitié du chemin. Où aller ? Vers des sociétés différentes, inspirées par des idées post-nationales et cosmopolites, vers un humanisme élargie à la nature (écologie), vers des sociétés de liberté et de justice où le pouvoir soit exercé par des instances locales (démocratie participative), régionales, nationales pour ce qui est de langues, par ex., transnationales et européennes pour ce qui est de la plus grande importance, le tout traversé par des décisions éclairées (et différentiées selon l’instance (mairie, région, etc.) sur l’impôt et la redistribution (justice sociale)… Le tout aussi baignant dans peut-être la plus riche diversité de modes de vie et interculturalité que l’humanité n’aura jamais connu.

25. Modération s'il vous plait!
Ecrit par urbaine. 08-04-2011
Daniel Ramirez ignore totalement les allusions insidieuses à ses origines et il a raison de le faire, évidemment. Mais moi je peux me permettre de dire que je ça me dégoute.
Et c’est pas en m’accusant de « groupie » qu’on va réussir à me faire taire.
C’est totalement choquant de trouver sur ce site des débats philo des allusions plus que douteuses à l’origine étrangère des uns et des autres, notamment de l’un de ses plus brillants animateurs !
Je suis d’accord avec l’observateur de 14. On parle d’un philosophe qui connait le grec et le latin en plus d’au moins trois langues vivantes, qui s’exprime et écrit en français mieux que plusieurs d’entre nous, bien « ensouchés ». Mieux que moi, en tout cas, et qui connais (je tiens à le confirmer) la philosophie, la littérature et l’histoire de France mieux que beaucoup aussi. Il est plus que bienvenu qu’il parle de l’Europe, de la France, des révolutions arabes, du monde.
On ne pourrait parler en philosophe que de son pais ? Ceci est la plus grande stupidité qu’on a pu proférer depuis longtemps !
Et qu’elle est la nationalité d’un philosophe ?
Saint-Augustin était-il Italien ? Algérien ? Où a-t-il vécu, écrit et publié Descartes ? Quelle était la nationalité et la langue maternelle de Spinoza ? Quelle nationalité avait Anna Arendt ? Et Adorno ? De quel droit Montaigne s’autorisait à critiquer l’Inquisition espagnole ? Pourquoi Montesquieu parle des Persans ? De quel droit est-il allé se mêler Tocqueville de la démocratie en Amérique ? Pourquoi Walter Benjamin (encore un juif boche, n’est-ce pas ?) écrit sur Proust et même sur Paris ?
C’est trop idiot tout ça! Je sais, ce n’est qu’une minorité en France, les gens de culture et ceux qui nous intéressons à la philosophie n’avons rien à voir avec ces genre d’ânerie.
Pourtant, il y a toujours qui se font écho, et même qui essayeront d’argumenter, d’expliquer : « mais non, voyons, c’est mal, vous ne devriez pas dire des choses comme ça… ». Ou alors dirons « ces gens-là il ne faut pas les rejeter à leur tour, il faut les comprendre, ils ont dû avoir des rejets quand ils étaient petits ». Et bravo la psychologie ! Sans s’apercevoir que ce n’est qu’une provocation de quelqu’un qui veut semer la suspicion et le rejet.
Il est évident que ce personnage appartient aussi à la catégorie de ceux qui détestent les cafés-philo, ou le Café des Phares en particulier. Alors que vient-il faire ici ?
Je suis pour la suppression pure et simple de ce genre de propos ! En plus ce sont les mêmes qui crient à la censure quand il y a une modération (trop rarement !). Ca rappelle Faurisson clamant pour la liberté d’expression ! Tu parles !

26. Marre, en effet !
Ecrit par Bernard Lavelle. 09-04-2011
Totalement d'accord avec Urbaine, c'est insupportable et stupide. Parler des personnes comme "le chilien", "le portugais", n'est pas du tout digne d'un site de philosophie. Les philosophes sont tous des citoyens du monde. Conclusion, il doit s'agir de quelqu'un qui aurait intérêt à que le site se casse la figure. Qui donc? Cherchez à qui profite le crime...

27. Les pages noires de l'Europe
Ecrit par Elke. 10-04-2011
En lisant le post 22, j'ai pensé qu'il est nécessaire de dire que les idées humanistes de l'Europe sont une chose, de les réaliser c'en est une autre. Oui, sous la bannière européenne ont eu lieu des crimes organisées "de droit divin". Leur ampleur est allée crescendo. La dernière guerre mondiale et la Shoah ont montré la force destructrice de cette culture quand elle s'entête de prendre des idée pour des réalités. L'idée est proche du fantasme, et d'un idéalisme, le chemin dérive vite vers le fanatisme. Mais je veux croire, et c'est cette croyance qui a porté le débat du dimanche, me semble-t-il, qu'on a pu apprendre de ces expériences, qu'on en tire toutes les conclusions possibles.C'est un processus en marche, pas encore achevé. Depuis peu de temps seulement, la France peut regarder son activité peu reluisant pendant la guerre d'Algérie, par exemple. Mais elle commence! On ne peut par revenir sur le passé, mais on a tout intérêt de chercher à comprendre comment nous avons pu "en arriver là". Pour ne pas sombrer dans la répétition, pour que les leçons de l'histoire puissent influer sur l'avenir. J'espère qu'un jour, on pourra dire que la souffrances de toutes ces victimes de la première moitié du 20ième siècle, disparus dans des massacres au front, ou dans des camps d'extermination de la machine à tuer hitlérienne, dans les bombardements des villes ou pendant les errances d'après-guerre, a pu permettre une prise de conscience collective et que "Plus jamais ça" ne reste pas un vain mot. Hannah Arendt, Mitcherlich, Bettelheim, Cyrilnik, Elie Weiss et tant d'autres nous aident à regarder là ou la honte sidère notre capacité de penser. Mais faut-il encore qu'on puisse se prendre le temps de les lire.
Encore un petit mot concernant l'utilisation du terme "le chilien": ceci n'est pas une insulte puisqu'il s'agit d'une appartenance culturelle. Dans le contexte, j'en conviens, il est utilisé avec une charge d'agressivité dans la croyance qu'on manque de légitimité de parler de l'Europe sans avoir été né sur son sol. Or, c'est de loin qu'on observe le mieux une entité: un chilien est probablement mieux placé qu'un Européen pour dire à quoi ressemble l'Europe. Cela ramène à la distinction intériorité/extériorité. Pour dehors, c'est la production européenne qui se voit. De dedans, c'est le travail, les frictions qui se sentent. Pour moi, c'est plus facile de me représenter l'Amérique du Sud que d'identifier un Chilien, un Péruvien, un Colombien.... Et pourtant, leur diversité doit être analogue à celle de notre continent.

28. Mort aux céfrans
Ecrit par . 10-04-2011
Dans ce compte rendu on parle de "l'élégnace (?) d'un italien , la perspicacité d'un portugais ( ? relire le texte francophobe de Carlos) etc etc, pas un mot des français. Même Elke parle de la guerre d'Algérie comme d'une honte, elle oublie 39 49 ? Tristes allemands.
Laisser au moin au français la fierté d'être français.

29. aux grenouilles qui veulent se faire aussi grosses que le boeuf
Ecrit par participant. 10-04-2011
Elke devrait écrire des comptes-rendus des café-philos au lieu de radoter sur l'Europe. Alain ne veut plus écrire, Nicolas est trop jeune, Daniel est trop polyglotte (urbaine est amoureuse de lui, ce n'est pas pour ça qu'il faut quelle écrive comme lui pais, en français c'est pays avec un y ). Pas la peine de se glorifier comme ça, ça ne rend pas philosophe de parler plusieurs langues mortes et d'écorcher plusieurs langues vivantes.

30. Oublier 39/40
Ecrit par Elke. 10-04-2011
Bien sure, la honte, en tant qu'allemande, j'en connais un rayon. Il est douloureux et difficile de se pencher sur une responsabilité comme celle-ci. C'est plus pratique de dire: Les méchants, c'est les autres. Beaucoup d'allemands se sont d'ailleurs rangé confortablement dans ce rôle de victime là: on n'y était pour rien... Cela légitimerait de ne pas évoquer l'Algérie puisque les allemands ont fait pire? Toute atrocité sera donc permis tant qu'elle ne dépasse pas celle-ci? C'est bien un français qui a dit que sans le droit de critiquer il ne pouvais avoir de l'éloge, non? Nous avons oublié de flatter les français? Soyez fière: dites-nous un exemple concret qui vous a rempli de fiérté ces dernières trentes ans? Je dis "trente ans" puisque cela fait environ trente ans que je vis en France. Si, pour éviter un mouvement de flottement identitaire, il faut donner un qualificatif aux habitants français de l'Europe, on pourrait peut-être évoquer leur raffinement?
Ecrire un compte rendu plutôt que de radoter, cher participant? Mais qu'est-ce que vous attendez donc pour en faire un vous-même?

31. Une autre Europe est-elle possible?
Ecrit par Daniel Ramirez. 11-04-2011
Maintenant, je réponds à Linda, en 15. Le diagnostique de la déception du projet européen, en gros, je le partage. C’est pourquoi je disais qu’il faut se battre et non pas abandonner. Dire que si ce sont les néolibéraux qui gagnent c’est la faute aux sociale-démocrates, par manque de conviction, de force et de combativité (j’ajouterai manque de créativité, de même pour la gauche française) certes peut sonne un peu cavalier. Surtout si, comme tu dis, on a ignoré ou méprisé le vote citoyen en faisant rentrer par la fenêtre de Lisbonne ce que l’on avait rejeté par le porte française et hollandaise. Et que les Irlandais doivent revoter, car ils se seraient trompés.
Déni de démocratie ? Se cela est vrai, ça me permet de revenir au sujet qui me tient à cœur, malgré que certains intervenants surdoués en intelligence pensent que chacun doit opiner seulement sur son pays… Je veux parler des révolutions arabes, même si je préfère maintenant spécifier : tunisiennes et égyptiennes, Syrienne, en cours, car lorsque des bombes occidentales, maintenant sous commandement de l’Otan, s’en mêlent, les eaux sont beaucoup plus troubles. Mais les tunisiens, pour revenir à eux, se sont débarrassé d’un déni de démocratie bien plus fort que celui qui nous affecte en Europe. Même pas une manif n’a eu lieu lors de la signature du traité de Lisbonne. Qu’arrive-t-il à la conscience politique des européens ?
Construire l’Europe par la culture, bien sûr, la phrase de Jean Monet, je crois était, « si c’était à recommencer, je commencerais par la culture ». Malheureusement, ce n’est pas à recommencer. Néanmoins, le « déficit démocratique », c’est comme ça qu’on le dit, plutôt, est reconnu par beaucoup, et alimenté en grande parti par un déficit de légitimité (symbolique et démocratique), ce qui fait que l’abstention est monstrueuse et l’indifférence abyssale. C’est un vrai problème et il n’est pas si ignoré que ça.
« Que nous est-il permis d’espérer ? » Peut-être grâce aux enjeux écologiques, qui deviennent de plus en plus pressants, des nouvelles pratiques politiques seront nécessaires. Ex. les partis verts fonctionnent déjà d’une façon post-nationale (Pourvu qu’ils ne choisissent pas un animateur de télévision comme candidat, il y a de l’espoir). Ces enjeux forceront peut-être à changer de paradigme, et le credo néolibérale sera de plus en plus inadéquat.
Vertus des catastrophes ? Nous ne sommes pas à un paradoxe près.

32. Prémonition?
Ecrit par Observateur attentif. 14-04-2011
C'est drôle! Daniel dit "les partis verts fonctionnent déjà d’une façon post-nationale (Pourvu qu’ils ne choisissent pas un animateur de télévision comme candidat, il y a de l’espoir)". cela juste deux jours avant que l'animateur de télévision en question ne se déclare candidat. L'Europe sauvée par l'écologie, ce n'est donc pas pour demain, on dirait?

33. Hulot est choisi comme candidat depuis longtemps par les écolos .
Ecrit par . 14-04-2011
Ni prémonition ni scoop, Eric Zemmour en riait déjà sur RTL il y a 2 ou 3 mois.
La candidature de Hulot sera aussi utile à l'Europe que celle de Coluche.

Après les politicailleries de taverne on peut revenir aux débats philo ? "y a-t-il des faits moraux" demandait Sylvie Pétin le 27 mars, "quel est le poids de l'impondérable" demandait Gunter Gorhan le 3 avril, " Que peut être la sagesse de concitoyen"" demandait Gérard Tissier le 10 avril.

34. Et alors?
Ecrit par Observateur attentif. 14-04-2011
Alors qu'attendez-vous pour vous exprimer sur ces sujets qui vous semblent plus importants que celui de l'Europe?
C'est bien pour ça qu'il y a des centaines de forums différents ici. Pourquoi ne faites-vous pas un compte-rendu des ces débats si passionnants? Au fait, c'était un minuscule détaille parmi les riches contributions de ce fil de discussion, dont le sujet et l'article qui le développe n'ont rien de politicailleries de taverne. Ca n'a pas d'importance.
On attend vos contributions, maintenant.

35. Curieuse liste.
Ecrit par Bernard Lavelle. 15-04-2011
Et puis, c'est n'est pas un peu bizarre cette formulation: "demandait Sylvie Pétin", "demandait Gunter Gorhan", "demandait Gérard Tissier"? Ne savez-vous pas qu'au Café des Phares ce sont les participants qui proposent les sujets, donc eux qui "demandent" et non pas l'animateur? Et pourquoi donc ces derniers ne font pas l'effort de faire aussi de comptes-rendus de ces débats?

36. Pourquoi
Ecrit par gtissier. 15-04-2011
Pourquoi pas de compte rendu ? Parce qu'il faut les faire ! Ce n'est pas le propos semble- t-il de Gunter et de Sylvie ici.
Quant à ceux qui proposent des sujets, je m'interroge : pourquoi s'engager sur un compte-rendu ne serait-il pas une condition pour voir "sa" question reprise par l'assemblée dans un débat ?
Personnellement je remarque qu’ici, sur ce site, les commentaires n'y font référence que rarement, alors pourquoi rendre compte ? Le travail que cela demande (plusieurs heures )vaut-il de n’être réduit qu’à un inducteur de prise de parole,comme trop d'interventions dans le café philo ?

Soit il s’agit d’approfondir le débat des phares sur un corpus reconstitué pour aller plus loin, développer, référencer etc. Soit le café-philo se poursuit sous la forme d’un forum sur internet.Est-ce qu’un forum a besoin d’un longue introduction? ( je note poursuivre et approfondir se trouvent dans le projet d ce site )

Il y a,il est vrai des gens qui en font ou en ont fait ( Carlos Marc, Alain, Nicolas, ElKe, Alicia ) Chacun avec son style mais aussi ses motivations et les risques, je dirais, de l'exercice sur la durée :des exercices narcissiques ( parfois plaisants, parfois pas du tout ) des postures d'acteur en surplomb égrenant des jugements ou une forme éditoriale plus ou moins subjective et ou documentée. Tout cela peut se comprendre et s’accepter mais la question de qui est responsable de quoi sur ce site se pose nécessairement (voire inévitablement car la responsabilité des contenus et la légitimité ipso facto décernée pour tous à celui qui écrit s’inscrit nécessairement dans une limite.Limite que l’auteur ne peut être le seul à concevoir (l'utopie du journal écrit par ses lecteur a déjà été tentée) .

C'est ici un noeud qui révèle bien l'expérience des cafés-philo : une forme d'auberge espagnole qui suscite des enthousiasmes puis des interrogations sur les fins, les cadres,la légimité des acteurs.Existe-t-il une valeur qui transcende tout cela ? Un point nodal qui puisse fédérer ?

Ce problème s'exacerbe lorsque, en tendance, le public devient consommateur et demande qu'on lui fournisse de quoi s'exprimer sans trop se préoccuper de qui rend tout ceci possible depuis des années aux phares ( bientôt 20 ans)et ici depuis 4 ans )

Pour ma part, pourquoi ferais-je un compte- rendu du débat sur " la liberté peut elle se prostituer si 95% des gens ont parlé de la prostitution ou confondu l'esprit du sujet,(la servitude volontaire, le dépérissement démocratique, le libéralocentrisme) et la liberté de se prostituer ?
Ais-je un devoir quelconque à me coltiner un compte-rendu de ce qui n'est pas le sujet qui m'intéresse, moi de développer comme j’ai tenté de le faire avec le micro.? Et pourquoi mes motivations, le sens de ce que je fais devrait être méconnu ?

Ma fonction est d'animer et non d'être porte-parole quitte a rajouter ma sauce pour faire lien? Si je fais une introduction je ne le verrais pas comme un compte- rendu mais comme la dans la poursuite de ce que je dis ou de ce pense.Si Daniel fait un compte rendu en y rajoutant avec talent sa "sauce" pour faire lien (au sens propre ) il ne fait pas de compte rendu, il réécrit et développe la forme de conclusion au débat qui lui est propre.Bref, selon moi il ne change pas de casquette.Tout comme moi car chacun reste dans la fonction symbolique qu'il se donne et cela me paraît à la fois authentique et approprié.

Bref à ceux qui s'interrogent sur le silence des animateurs, je réponds que c'est aux participants de se prendre en charge et de soumettre des textes s'ils veulent que le" show goes on".

Le dernier débat que j'ai animé "qu'est ce que la sagesse d'un citoyen d'aujourd'hui " fera l'objet d'un compte-rendu sous la plume de celui qui a proposé ce sujet.Il se trouve qu'il s'agit de Thomas Brun, fondateur des cafés citoyens.Cet heureux hasard prouve s'il en était besoin que pour avoir un compte- rendus, il faut trouver une forme de militance et à minima, de désintéressement. La chose se faisant de plus en plus rare, cela a d'autant plus de valeur.

Bien entendu, je donne ici un point de vue d'acteur et n'entends pas ouvrir un débat général. Je témoigne de ce que je vois et de ce que je vis dan son évolution depuis pas mal de temps (18 ans)

La question de l'Europe dans ce fil ne me parait nullement épuisée après les "réponses" de Daniel sur lesquelles je compte revenir.Après la relecture attentive de « l'erreur européenne" de Jean Jacques ROSA de 1998) bien à rebours d'un certain conformisme intellectuel sur la dimension des nations et l’utopie de l’Etat unique.


37. les archives sonores sont précieuses
Ecrit par 11 22 33. 17-04-2011
L'enregistrement des débats n'est plus possible ?
Dans la mesure où les participants critiquent tout et tout le monde, depuis les rédacteurs de comptes-rendus jusqu'aux internautes qui ne vont pas aux Phares , en passant par les dits trop-jeune, trop-femme, trop-professeur de philosophie, ou trop pas conforme au discours local , je me demande si un débat enregistré ne serait pas une bonne base de discussion. Les "participants" qui n'aiment pas la note subjective apportée par les Alain, Elke, Nicolas etc ( moi j'aimais bien mais après les vacheries que vous leur avez envoyées je pense qu'ils seraient masos de continuer....) écouteraient , et ceux qui ne peuvent aller au café des Phares aussi. A partir de là les discussions pourraient reprendre.
= simple question du villageois, zen devant les vacheries qui vont encore lui tomber dessus.

38. Passivité et consomérisme
Ecrit par Daniel Ramirez. 17-04-2011
Cher Villageois, cela tombe bien que vous parliez des enregistrements... étiez-vous aujourd'hui au café des Phares? Si c'était le cas vous avez donc assisté à ce moment, anodin et sans doute vite oublié du début de notre débat. Mais les choses vite oubliées son parfois les plus significatives.
Après avoir essayé les micros, nous commencions à récolter les sujets proposés. Je demande comme d'habitude "qui note les sujets?". Personne. J'insiste encore. Aucune main ne se lève. Alors j'ai du rappeler justement cela: pendent longtemps nous avons enregistré les débats. Parce quelqu'un s'en chargeait, Cédrick, qui le mettais aussi en ligne. Puis, il a arrêté; nous avons continué, nous les animateurs. Mais il se trouve que nous devons arriver, demander les micros, les essayer, commencer le débat, si en plus il fallait s'occuper de l'enregistrement... (a console se trouve derrière la barre du bar), lancer l'enregistrement, puis aller récolter les sujets, et tout ce qui précède, donc cela fait plus de 10 minutes d'enregistrement. Après que le débat soit fini, comment aller très vite le couper pour ne pas enregistrer des minutes de bruit... Bref, nous ne pouvons pas tout faire. Ou alors si, peut-être, avec beaucoup d'efforts et de stress. Mais il y a là quelque chose qui ne tourne pas rond. Donc, nous avons arrêté les enregistrement. Faute de volontaires pour le faire.
J'ai donc dis quelque chose que peut-être me vaudra des vacheries aussi: Car le coup de personne pour noter les sujets, personne pour bouger le petit doigt, ça commence à bien faire!
Et je l'ai dis, car je ne voix pas trop pourquoi je le garderait pour moi. Heureusement, il y a Linda qui m'aide à distribuer la parole et transporter les micros d'un extrême à l'autre de la salle. Aujourd'hui c'était Christiane. Un grand merci! Cela soulage l'animateur de ne pas devoir suivre au détail le complexe parcours de pensé de la salle et en même temps détecter les demandes de parole et distribuer celle-ci avec équité. Mais, même sur ce point: qu'il n'y ai jamais ou plus grand jamais un jeune ou un brave monsieur ou une jeune femme pour proposer à Linda de la remplacer un jour. Non, personne non plus! Cela pose aussi question. Mais peut-être que personne n'y avait pensé, n'est-ce pas?
Mais dites-moi une chose: penser c'est quoi? Pouvons nous croir que nous aurions la possibilité de penser en philosophie si nous ne pouvons pas penser ces choses-là?
Car pour attendre, recevoir, consommer, laisser que les autres fassent pour en profiter, ah ça oui! Pourquoi pas critiquer aussi, là il y en a des nombreux candidats.
Cela ne serait pas choquant si je n'entendais très régulièrement au café-philo des critiques à la passivité, des appels à la citoyenneté, à la créativité, contre le conformisme, contre l'individualisme, pour l'initiative, etc.
Il y a comme un petit quelque chose qui cloche, non?
Voilà, c'est dit.
Pour finir et pour revenir aux enregistrements, je vous dirais la même chose que l'Observateur en N°34 et que Bernard Lavelle en N°35, qui a suscité la réponse de Gérard, avec laquelle je suis d'accord: si croyez que les archives sonores sont précieux, qu'attendez-vous pour vous proposer de les faire?

39. vous avez raison, il y a qqchose qui cloche chez les "participants"
Ecrit par l'idiot du village. 18-04-2011
Je n'ai pas répondu à 34 car je pense que l'Europe est un débat trop important pour entrer dans vos considérations philosophiques. Si le café des Phares devient un café-citoyen il faut le dire tout de suite. Dans toutes les tavernes de France et de Navarre on parle politique : moins les gens ont de connaissances sur un problème plus ils en parlent ( = source inépuisable de brèves de comptoir).

Le post 35 m'a fait sourire, car je sais comment ça se passe dans un café philo : une fois que l'animateur a choisi le sujet parmi tous ceux qui sont proposés, il le reformule clairement pour poser la question à tous. Si ce "participant" trouve cette "formulation bizarre" tant pis pour lui, les gens intelligents avaient compris.

Maintenant je vous remercie de m'avoir expliqué pourquoi vous aviez arrêté les enregistrements. Sachant que dans des débats publics beaucoup de participants refusent de figurer sur les bobines des reporters (films ou photos) je croyais que les bobines sonores étaient arrêtées pour les mêmes raisons. J'avais d'autres hypothèses mais peu importe.
Je n'étais pas aux Phares hier , alors on va dire que les grands esprits se rencontrent ? ça c'est l'humour du lundi matin, avant de répondre à votre dernière question : je n'ai malheureusement aucune compétence technique pour m'occuper des enregistrements.
De même que vous êtes plusieurs animateurs à vous relayer le dimanche pour animer les débats, peut-être faudrait-il envisager plusieurs "participants" pour s'occuper des enregistrements ? Je les sens plus destructeurs que constructifs mais je n'ai pas d'autre idée à proposer... pour le moment.

40. Question
Ecrit par Nicolas. 18-04-2011
Tout d'abord, je tiens à dire que je veux bien noter les sujets. De plus, si personne ne veut (ou ne peut) distribuer la parole, je suis prêt à le faire, à "circuler" avec le micro dans la salle.
Je trouve que le café-philo est très intéressant, par conséquent, je souhaite que cela continue!

Ensuite, j'ai une question (ce n'est pas sur le sujet, donc si je n'ai pas de réponse, tant pis, j'en aurai une un jour): est-ce difficile d'enregistrer les débats et de les mettre en ligne après?
De plus, je voudrais savoir plus en détails comment toute la procédure d'enregistrement se passe: s'il faut être disponible, s'il faut avoir du matériel spécial etc...

Merci par avance pour toute réponse compétente.

Nicolas.



 
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