Qu’est ce que le silence d’un point de vue philosophique ?
21. inconscient
Ecrit par patrick. 18-12-2011
Cela me rappelle ces maitres tibetains qui donne comme conseil de rester dans ce "je ne sais pas", lorsque la pensee arrive a cette sorte de "suspension comme de surprise &interrogative &,..." (...face a certains apparents paradoxes) (pour la pensee de bon sens commune, j'entends).
...
Concernant les emotions a gerer dans le quotidien, leur bouddhisme donne des outils utiles je trouve, pour le faire "en direct" dans la vie de tout les jours...


Concernant la "voie" freudienne; question interessante: qu'y a t-il lorsque les refoulements sont leves ? cela me semble la question qui nous preoccuppe ici, et qui est pour moi la Question la plus belle...
(la psychanalyse est un chemin parmi d'autres j'ai l'impression; et en effet interessant aussi... cependant, ou veut on aller ? qui est-on ? d'ou vient on et ou allons nous ?: il est necessaire de clarifier le but et la base du mieux que l'on peut, dans l'optique de continuer a elaborer sa voie a suivre dans la vie)


Psychanalytiquement donc, vient la la grande question de ce qu'il y a dans l'inconscient (cf version Freud, E Fromm, Jung,...)... ; de qui nous sommes au fond du fond: et aussi donc, de comment nous sommes lies les uns aux autres, et avec l'Univers . ...

Etre & Silence Primordial... ?


... pour moi donc, tout ces termes parlent de la meme chose... la Base de Tout quelque part... je ne sais pas...


22. centre
Ecrit par sul. 27-12-2011
Etre en phase avec ce qu'il y a autour ne correspond t-il pas non plus a ce Silence Primordial ?

Tel ces peintures chinoises ou le personnage est minuscule; mais correspond au centre spirituel de la scene du tableau, etant en accord avec ce qu'il y a autour (la Nature en general... lui s'occupant ou meditant...)

23. tentative d'approfondissement
Ecrit par sul. 29-12-2011
... et qu'y a t-il de mieux pour etre en phase avec son environnement et l'Univers, que l'etat d'amour... ?
... etrange silence que celui la, mais je ne vois que cela comme ultime silence ...
... et enfin si les sens sont trop charges, peut-etre il est temps de faire un peu le vide (vide meditatif, vide de l'intellect); ceci aussi, utilitairement, afin de mettre en repos ces sens...
... donc ici pour arriver a ce vide de la tete, on peut concretement utiliser le "non vouloir", le "laisser etre" ("non faire" taoiste ...)...
... Cependant dans le meme temps, le but du repos est de pouvoir revenir et continuer a participer au monde, ceci en etant remis a neuf (vouloir son propre bien et celui d'autrui en miroir est naturel lorsqu'on est bien)... on en arrive a la notion de "Nouveau Monde" (qui survient dont d'abord de l'interieur: du vide intellectuel, qui permet au "C/coeur" qui ne demande qu'a s'exprimer/agir, de le faire )...
Tel est donc me semble t il, le va et viens constant et de plus en plus subtil, qui constitue la vie (dans et hors du monde); qui fait le sens de la vie, ...(avec a la base ce Silence Primordial, pour toujours mysterieux...)

24. Silence Primeur
Ecrit par 24heures. 29-01-2012

Rebond sur une idée du Silence Primordial, qui serait "toujours mystérieux".
Pourquoi donc mystérieux? Puisque la science règne sur les espaces vides, puisque les lois de la physique sont les mêmes partout et cela sans qu'un regard ne s'exerce.
Oserait-on dire que le monde fut le même avant qu'un être parlant ne l'observe ?
C'est bien la parole qui brisa le silence du monde préhistorique, et depuis nous laisse son empreinte écrite, ou alors on accepte que tout est langage, au grand bonheur des mathématiciens. Donc rien de mystérieux mais au contraire un silence explicite avec pour bruit de fond le réel.
La peur du vide épistémologique est-elle la peur du refoulé, du silence ?

25. les lois de la physique sont elles-mêmes mystérieuses !! ;-)
Ecrit par sul. 01-06-2012
Sourire quant "aux lois de la physique qui sont les mêmes partout..."
Déjà faudrait-il savoir quelles sont ces lois, puisque constamment les physiciens recherchent à les concilier et à les reformuler comme en ce moment au Cern avec la grande expérience en cours sur l'hypothétique particule élémentaire "Boson de Higgs" ... : trop drôle... on pense ici aux paradoxes de Zénon et au raisonnement bouddhiste classique montrant comme un certains bon sens nous égare ("s'il existe une particule élémentaire, elle n'est logiquement plus sécable, plus divisible; mais cela veut dire que le côté face et le côté pile sont le même... c'est à dire qu'il n'y a rien !!! Impossible puisqu'il y a quelque chose; puisqu'on le vit... (c'est bête hein!))... .
Donc pas de certitudes à attendre du côté de la science comme on le voudrait bien !
Ici cette page du Cern qui est amusante quant aux dernières théories en cours : http://public.web.cern.ch/public/fr/Science/Dimensions-fr.html

Pourquoi d'ailleurs a t on tellement besoin de certitudes ? ... pour se rassurer ? ... pour rassurer ? ... de quoi ... de la mort ? ...

et puis peut-être bien aussi pour se vanter... tout le monde aime bien se vanter de temps en temps... et puis pour jouer au papa peut-être aussi un peu... (sourire...)

Super interessant au fait, le coup des mathématiciens "du tout est langage"... cela se tient au sens où tout est interdependant donc où tout communique avec tout... c'est vrai, c'est simple, cela parait juste... cela me rappelle vaguement les Bogdanov avec leur bouquin sur l'avant big-bang comme monde d'informations pour le notre... un peu comme nos rêves devant être mis en actions... il y aurait ainsi une infinité d'Univers s'emboitant les uns les autres, les informations des uns formant le réels d'autres... ouh la la !

26. Boson, toi même
Ecrit par Une internaute. 02-06-2012
La certitude scientifique n'est nullement le sujet. Dommage de ramener des questions pas maîtrisées, le boson de Higgs, des "vagues rappels" des Bogdanov, pour un article de qualité sur un très beau sujet. Pourquoi ne pas aller sur des sites sur la science fiction, il y en a plein.

27. la mouche
Ecrit par naowi. 31-08-2012
Bonjour à tous,

... récente rencontre virtuelle avec le Café-philo pour vivre en Thaïlande.

.../...

J'ai pris grand intérêt à lire ce compte-rendu mais il me semble y manquer deux éléments de nature différente :

- Le silence devient notion par l'interprétation de ses multiples visages sémantiques mais avec pour effet de l'éloigner de ce qu'il est fondamentalement : un élément. On ne philosophe pas sur le vent ou la mer -- même s'ils peuvent faire partie d'une réflexion -- pour la simple raison qu'ils sont visibles. Si la science a découvert l'existence de l'air grâce aux microbes sans avoir auparavant remarqué ce que provoque le vent, la philo découvrira t-elle le silence grâce à la mouche sans avoir auparavant remarqué l'effet qu'il provoque sur nous ?

- Les philosophes d'Asie semblent avoir été les grands absents de ce débat. Ils ont pourtant creusé le sujet sans pelle pour l'avoir simplement laissé tombé dans le creux de leur mains... vides.

Tenter de comprendre des notions crées par l'homme fait sens, mais tenter de mettre le doigt sur un élément à travers duquel le doigt passera de toute façon me semble une perte de temps.

C'est le coeur qui entend le silence, ni les oreilles ni l'intellect.

Pour alimenter -- peut-être -- la discussion, le zen dit qu'"il n'y a pas de silence sans mouche".

Salutations.


PS 1 : Depuis quand, selon un commentaire, les penseurs d'Asie ne sont pas considérés comme philosophes ? Existe t-il un annuaire officiel de la pensée ?
PS 2 : Si la pensée d'Asie pénètre petit à petit la pensée Occidentale, c'est un bien, mais n'attendons pas qu'elle nous pénètre, allons la chercher. L'Occident et l'Extrême-Orient ont des choses à se dire.

28. thai
Ecrit par sul. 01-09-2012
Rire,
- je reviens tout juste de Paris d'un massage Thai (suivant la tradition);
- dans le RER je tombe dans le journal sur l'Image du Jour: 641 masseurs et masseuses Thai dans un gymnase de Bangkok
- puis maintenant sur le site du café Philo où j'étais intervenu, je tombe sur ce commentaire de quelqu'un en Thailande (c'est cela?)

ça m'arrive souvent en ce moment ce genre de coincidence, c'est très rigolo...

je ne sais plus trop tout ce que j'avais écrit (qui ne m'intéresse plus guère), mais je trouve que tu as raison...et en même temps je n'ai plus rien à dire après avoir dit cela... ou peut-être que ce qui compte c'est vivre (c'est banal !), aussi alors que le silence y est conscience des êtres et des choses: attention simple et pure... non ?

pour ta phrase: "Il n'y a pas de silence sans mouche": c'est très beau et très juste ! (et très zen... )...
Et pour faire de l'humour occidental, tout en répondant sérieusement, tristement et joyeusement : "bon, je choisis d'être la mouche dans ce Monde, pour contribuer à y établir le Silence !"
(ah, il y a des jours comme cela où on a le blues... cependant tout va bien, car il n'y a pas de joie sans tristesse...)

ah... une dernière chose peut-être aussi: la phrase de Saint-Exupery dans "le Petit Prince":
"On ne voit bien qu'avec le coeur"
mmmmmm ! délectation qu'une belle âme !

;-)

29. Philosophes orientaux?
Ecrit par Daniel Ramirez. 04-09-2012
Bonjour, je commente plutôt le post 27 écrit par naowi:
l'absence de références aux philosophes orientaux dans les cafés-philo, et même à l'université en France (sauf en Langues Orientales) est due simplement à l'ignorance et à l'ethnocentrisme. Ceci étant dit en général, car pour faire justice à notre débat nous avons introduit pas mal d'idées venant d'Orient. Personnellement j'ai fait récemment un séminaire sur le Taoïsme, et les philosophes orientaux je les considère comme de philosophes. Le monde est en train de changer, vous avez raison, et nous n'attendons pas seulement qu'il viennent à nous (les philosophies orientales), nous allons les chercher. Il n'est pas néanmoins si simple de dire "tout ceci est de la philosophie", point. Car il y a des façons de transmettre des connaissances, dans le bouddhisme, dans le taoïsme et dans bien d'autres traditions, qui font que cela ne s'apparente pas trop à ceux que nous appelons philosophie en Occident, mais plutôt à la "sagesse", à des "écoles initiatiques" ou bien simplement à des "enseignements spirituelles", qu'il faut pratiquer avecn de comprendre, avec des protocoles qu'il faut accepter d'autorité avant de pratiquer, etc. Vous voyez, le sujet est passionnant mais pas facile.

30. ...des ponts
Ecrit par naowi. 05-09-2012
Bonjour Daniel,

La distinction que vous faites entre philosophie et sagesse/initiation me semble claire en terme de nature d'enseignement. Je souhaiterais y revenir et peut-être ajouter d'autres distinctions peuvent sans doute nous permettre de créer des ponts.

Dans le fond, il me semble que la philosophie Occidentale est elle aussi une transmission initiatique -- pour qui le le veut -- et source de sagesse. En revanche, cette dernière s'attache beaucoup au "pourquoi" (comment fonctionne la nature humaine)quand les philosophies d'Orient et d'Extrême-Orient s'attachent plus au "comment" (comment vivre avec cette nature humaine)avec pour but commun de comprendre le - du moins créer une relation au - monde et - à - ceux qui nous entourent. Sans généraliser, on analyse la composition de l'eau de la rivière en Occident quand on la regarde couler en Asie. De fait, pour être encore vivement débattus, il n'y a pas de réponse claire aux problématiques ou de point de vue clair (s'il y en a ils sont multiples et souvent remis en cause)sur les notions philosophiques en Occident alors qu'en Orient et en Extrême-Orient, les réponses semblent "trouvées", voire "figées"(sous différents courants)depuis longtemps.

Un autre point est que la philosophie d'Occident demande - donc - à construire une réflexion et une argumentation dont la résultante est difficilement applicable au quotidien quand celle d'Asie s'applique instantanément à la vie courante, la réflexion étant d'une autre nature. En tant qu'élève, on peut rejeter certains de ses enseignements, les envisager sous un autre angle mais il n'y a pas de débats argumentés proprement dits autour des idées qui fondent l'enseignement reçu. Si toutefois il y a échange d'idées, les questions restent en suspend pour n'avoir aucune prise sur le "réel" ou sont tout simplement ignorées. En voici une illustration : Bouddha demande à son disciple : "Quelles feuilles te semblent les plus importantes ? Celles dans le creux de ma main ou celles de la forêt derrière ?" Ce sont celles de la main bien entendu ; quelques réponses qui nous aident à vivre valent mieux que des centaines de questions auxquelles nous ne pourrons jamais répondre.

Quant à la transmission de maître à élève - d'une certaine manière commune aux deux - il est donc clair que le rapport entre ces deux personnes est très différent dans ces deux parties du monde du fait de cette recherche du "pourquoi" d'un côté et de l'acceptation/l'arrangement avec le "comment" de l'autre.

Se frotter aux sagesses orientales implique une rencontre avec celui qui transmet, comme vous l'avez fait. Il me semble très difficile de saisir ces valeurs avec des livres uniquement.

40 années en Occident et 3 en Asie, le choc est pour moi révélateur et constructif.

Vous avez raison, ce sujet est passionnant...
Continuons à créer des ponts.

Bien à vous

31. Pas si clair...
Ecrit par Daniel Ramirez. 06-09-2012
Certaines choses, Naowi, sont claires dans ces distinctions que nous pouvons faire, entre Orient et Occident, d’autres moins. Dire que l’occidental s’attaque au "pourquoi" et l’oriental au "comment", me semble un peu réducteur. La science occidentale décrit et explique aussi bien le pourquoi et le comment des choses, la philosophie s’attaque au sens même des choses et aussi, il me semble évident –peut-être parce que mon spécialité c’est l’éthique– que cela ne s’arrête pas là. Nous essayons de déterminer le quoi (le Quid), la question « qu’est-ce que c’est ? » et celle du devoir être, « qu’est-ce qui devrait être fait ? » ou « qu’est-ce qu’il convient de faire ». Nous nous demandons aussi « qui sommes-nous ? », en fonction de ce que nous considérons comme digne ou indigne… Dans toute ces questions, il ne me semble pas possible de dire avec vous que "la philosophie d'Occident demande à construire une réflexion et une argumentation dont la résultante est difficilement applicable au quotidien". Les questionnements éthiques sont, soit applicables au quotidien, soit inutiles. Il est possible que tout ne soit pas applicable, comme une utopie politique ou un idéal moral, mais sa vocation c’est d’être appliqué. Je ne crois pas une seconde à ces ritournelles sur la philosophie « abstraite » qui serait opposée à une « philosophie de tous les jours ». >De la même façon en Orient, on peut trouver bien des choses qui ne sont pas des simples conseils pour la vie quotidienne et qui relèvent de la spéculation métaphysique. Par ailleurs aussi bien dans la philosophie chinoise que dans le bouddhisme par exemple, on peut trouver des discussions argumentées, de la rhétorique, même, sur l’interprétation de tel ou tel sutra… Les différences ne sont pas si grandes. Peut-être à propos de la question de l’initiation et de la transmission directe, oui. C’est pourquoi il me plairait d’avoir une explication de cette phrase de votre post : "Dans le fond, il me semble que la philosophie Occidentale est elle aussi une transmission initiatique -- pour qui le le veut”

32. ... pont en construction I
Ecrit par naowi. 06-09-2012
Bonjour Daniel, je réponds dans vos lignes, c'est plus simple...


Certaines choses, Naowi, sont claires dans ces distinctions que nous pouvons faire, entre Orient et Occident, d’autres moins. Dire que l’occidental s’attaque au "pourquoi" et l’oriental au "comment", me semble un peu réducteur.

--- Il ne s’agit pas dans mon post d’un « pourquoi » et d’un « comment » « secs ». Mais plutôt d’un pourquoi en forme de « quelle est cette nature humaine » et d’un comment en forme de « comment vivre avec cette nature en tant que telle, sans tenter de savoir ce qui la compose », la prendre comme elle est en somme. Il ne s’agit que d’une tendance ressentie, pas d’un état de fait figé. C’est du moins un regard personnel. Je ne détiens aucune vérité. Une sensation disons...


La science occidentale décrit et explique aussi bien le pourquoi et le comment des choses, la philosophie s’attaque au sens même des choses et aussi, il me semble évident –peut-être parce que mon spécialité c’est l’éthique– que cela ne s’arrête pas là. Nous essayons de déterminer le quoi (le Quid), la question « qu’est-ce que c’est ? » et celle du devoir être, « qu’est-ce qui devrait être fait ? » ou « qu’est-ce qu’il convient de faire ». Nous nous demandons aussi « qui sommes-nous ? », en fonction de ce que nous considérons comme digne ou indigne…

--- Je comprends, mais encore une fois, vous parlez d’un comment lié au pourquoi et non pas de deux éléments séparés comme je le conçois dans ce contexte. Ce que nous sommes a peu d’importance et le sens des choses est insaisissable (preuve en est, on continue de débattre sur la liberté, la guerre, le devoir, le don, etc.). D’une certaine manière, ce couple « pourquoi/comment » (pour simplifier) Occidental est tout aussi spéculatif que les liens à la métaphysique que l’on peut retrouver dans les pensées d’Asie. La différence est que la spéculation d’« Asie » est un support à la réflexion (contestable ou non) et non plus une recherche.


Dans toute ces questions, il ne me semble pas possible de dire avec vous que "la philosophie d'Occident demande à construire une réflexion et une argumentation dont la résultante est difficilement applicable au quotidien". Les questionnements éthiques sont, soit applicables au quotidien, soit inutiles. Il est possible que tout ne soit pas applicable, comme une utopie politique ou un idéal moral, mais sa vocation c’est d’être appliqué. Je ne crois pas une seconde à ces ritournelles sur la philosophie « abstraite » qui serait opposée à une « philosophie de tous les jours ».

--- Il me semble que l’on se noie facilement dans une arborescence de considérations à trop vouloir comprendre. Combien ai-je rencontré de « philosophes » qui ne savaient pas vivre en harmonie avec la nature et le monde qui les entoure ? Si celui qui pratique, et recherche, ne peut en premier lieu trouver une compréhension qui lui permette de vivre au milieu des hommes, alors oui, il y a bien deux philosophies de ritournelle(s). Quant à l’éthique, sans dénigrer son existence ni remettre en cause votre travail, pour être une parente extrêmement proche de la philosophie, sinon sa fille, elle m’apparaît comme l’aveu que la philosophie n’a pas su répondre aux questions essentielles.


De la même façon en Orient, on peut trouver bien des choses qui ne sont pas des simples conseils pour la vie quotidienne et qui relèvent de la spéculation métaphysique.

--- Comme précisé plus haut, en Asie, la spéculation métaphysique est fondement ; ce qui d’une certaine manière donne corps à l’insaisissable. On peut les remettre en cause bien sûr mais en tant que telles, elles permettent – peut-être à défaut de mieux – de construire une « réalité » comme n’importe quelle autre.


Par ailleurs aussi bien dans la philosophie chinoise que dans le bouddhisme par exemple, on peut trouver des discussions argumentées, de la rhétorique, même, sur l’interprétation de tel ou tel sutra… Les différences ne sont pas si grandes. Peut-être à propos de la question de l’initiation et de la transmission directe, oui.

--- J’ai pris soin de préciser « en tant qu’élève ». Oui, il y a bien des discussions, des divergences, de la
« rhétorique », des courants différents les uns des autres d’où découlent les diverses interprétations des sutras et donc, les diverses écoles. Cependant, « en tant qu’élève », à suivre un maître, on accepte ou non les enseignements mais ce n’est pas le lieu pour les discuter dans le fond.




33. pont en construction II
Ecrit par naowi. 06-09-2012
C’est pourquoi il me plairait d’avoir une explication de cette phrase de votre post : "Dans le fond, il me semble que la philosophie Occidentale est elle aussi une transmission initiatique -- pour qui le veut”

--- Traditionnellement, l’initiation - vous le savez -, est un processus individuel, une métamorphose intellectuelle qui permet l’intégration à un environnement et à un groupe donné. Il y a deux manières de transcender cet exercice : naviguer dans un pseudo libre arbitre qui doit trouver sa place dans un cadre donné ou dépasser l’état des choses et apporter au groupe, en retour, ce que l’on a découvert et de fait, modifier le cadre fondamental si le nouveau rapport aux choses est acceptable par le groupe. Dans les deux cas, le sujet de l’initiation est soumis au groupe. La deuxième manière, plus radicale, est un dépassement individuel qu’il n’est pas possible de partager pour des raisons propres au sujet qui se saura - à raison ou à tort - confronté au groupe, limitant d’autant l’avancée du groupe et préservant ce dernier dans ce qu’il est, bon ou moins bon. Il y a donc par défaut, pour les plus obstinés, exclusion du groupe, tout ou partie.

L’initiation ne peut pas être une transmission. Il y a initiation ou transmission. La première impliquerait donc une vision personnelle et non une répétition. « Pour qui le veut », l’enseignement d’un corpus ou du bon sens commun peut être soumis au bon sens individuel et à la critique (négative), que l’on y revienne ou non. C’est bien ce qui se passe partout dans le monde au niveau de la pensée : rejet (tout ou partie)/reconstruction sur des bases données, ou acceptation.

Il s’agit simplement de trouver ce qui nous convient, avec allégeance ou défiance.
Mais il faut aussi que cela nous permette de vivre sans se torturer l’esprit.

Je pensais à Candide et aux Années de voyage de Wilhelm Meister.

Ravi d’échanger avec vous sur ce sujet. En dépit des apparences, je ne suis pas partie prenante pour démonter ce que je trouve ici tout aussi bien que pour démonter ce que j’ai trouvé ailleurs.

Simplement, moins on se pose de questions, plus on trouve de réponses.

Lapalissade ou koan ?

Salutations.

34. Pédagogie ou initiation...
Ecrit par Daniel Ramirez. 12-09-2012
Juste un point, car cela nous éloigne du sujet de cet article, qui mérite attention par lui-même. Vous dites, par rapport à l'initiation maître/élève, qu'en Orient, on ne discute pas. Les discussions sont entre écoles (donc entre maîtres). Soit. Je crois que cela marque une différence très claire d'un (bon) enseignement de la philosophie occidentale, où la discussion critique est essentielle, et une initiation. Mais il y a aussi des étapes dans tout enseignement, où il n'est pas question de discuter chaque point. L'apprentissage doit être parfois vertical, parfois horizontal, parfois oblique. C'est le problème de certains critiques de l'éducation moderne (passablement réactionnaires) qui voudraient que ce soit toujours vertical. D'autres voudraient que ce soit toujours horizontal, nous sommes tous égaux, ce qui fini par un refus du savoir et par plus de servitude. Parfois, il vaut mieux "incorporer" une doctrine ou un savoir entièrement, la faire sienne, ne serais-ce comme une posture, comme une étape pédagogique. Il vaux mieux devenir platonicien pour apprendre Platon, et pour ensuite discuter avec lui, devenir Nietzschéen pour seulement par la suite discuter et même réfuter Nietzsche. Il y a donc de l'initiation dans la transmission de la philosophie, et la même chose est vraie dans les arts, un maître enseigne une forme d'art, un style, les suiveurs imitent, mais tôt ou tard arrive que l'un se détache du maître, s'oppose, se détourne.

35. LECTURE BIENFAISANTE EN SILENCE
Ecrit par CORINNE. 14-07-2015
Bonjour à vous tous ! Merci pour cet accès à la liberté de parcourir vos écrits. Ce fut mon silence de la lecture et pourquoi ai je de la musique en fond ? Chacun et chacune ne débute pas l'apprentissage du silence de la même manière que son voisin. Chance ? Oui - Difficulté ? oui - Richesse ? oui- Je m'aperçois qu'avec le silence du secret de famille les apprentissages sont de travers et il fallait que j'arrête de passer sous silence cette différence. Mais à quoi sert elle ? cette différence ? quête de toute une vie avant le silence "éternel" ? MERCI merci et..........

36. le silence ne depend pas forcement de la parole
Ecrit par ines mokrani. 08-12-2015
bonjour je m'appelle Inès est j'ai 13 ans.13 ans sa peut paraître très jeune est sa lais mets lorsque l'ont a vécu mon histoire ont peut comprendre. Alor je vous explique en cour de musique ma prof nous a donner une punition qui portent le thém de silence. Un thème que j'apprécie tout particulièrement car depuis 4ans je nais plus dit un seul mot a cause de mon histoire personnelle mais la naï pas le sujet. Je voulais juste poster un commentaire qui parle du silence. Moi personnellement j'en est entendu des chose a propos du silence mais je pence que la plus belle phrase sur le silence c'est ma mère qui me la dite elle ma dit "Inès si tu cherche le silence c'est peut être que le monde qui t'entoure est beaucoup trop bruyant" est elle a trouver sans avoir trouver bref. Tout sa pour dirent que le meilleur moyens de réfléchir est de panser est au monde qui t'entoure est le SILENCE merci d'avoir lu ce texte malgré mon très jeune âge

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