La virilité ? Drôle de question !
Débat du 21 Octobre 2012,
Animé par Daniel Ramirez, sur le sujet
"La virilité a-t-elle encore une place dans la société?"

Revenir au Café des Phares en tant qu’animateur après plus d’un an d’absence, c’est une expérience peu banale, le futur dira si cela doit se reproduire, si les conditions le permettent, moi je continue mon chemin. Mais retrouver des amis et se prêter à ce jeu de recherche en commun, de poursuite philosophique, d’improvisation, ce fut plaisant. Le plaisir doit être là, autrement c’est l’ennui qui s’installe. Se laisser surprendre par le partage de la parole, titiller les concepts, retourner les propositions, questionner les convictions, défaire les évidences et cheminer collectivement vers des compréhensions, en passant par trouble et confusion. C’est cela aussi un café-philo, un jeu avec l’errance et un effort permanent d’orientation.

La séance commencée avec une évocation personnelle de Marc Sautet faite par un ami, qui réchauffe le cœur, mais surtout cela m’a donné envie de faire comme il disait faire souvent, prendre le sujet qui semble le moins évident, loin des formulations académiques. Ainsi la question « La virilité a-t-elle une place dans notre société », m’a paru suffisamment décalé et difficile, sans doute, pour stimuler notre capacité interrogative.

Car quoi de moins politiquement correct aujourd’hui que la virilité ? Peut-on encore lui trouver quelques qualités ? Plusieurs personnes ont fait part de la féminisation de la société, dans ses mœurs, dans la répartition des tâches, dans la composition des pouvoirs. Le féminisme ayant fait de longue lutte son œuvre, bien que ce soit toujours une tâche inachevée, chacun des hommes (mâles) est convié à retrouver « sa part féminine », à cultiver l’accueil, l’écoute, l’art des relations, et à abandonner ses réflexes d’agression et de conquête, si jamais c’est à cela que la virilité se résume.

Mais justement, comment approcher la virilité ? Sans doute les figures du guerrier dans des scènes de l’histoire, sont emblématiques, on a évoqué la force, le courage, l’endurance, la capacité d’affronter la mort. Il est viril de se faire soigner sans anesthésie, d’aller au corps-à-corps sans état d’âme, et de laisser ses tripes. Mais le bruit et la fureur des guerres, des César, Gengis Khan, Napoléon, et tant d’autres personnages sans doute très virils et le lot de soldats partis en morceaux et laissés dans la boue, n’est plus un souvenir très glorieux et nous n’en voulons plus. Le politique moderne est le lieu de l’évitement de la guerre et de la construction d’un monde où cela ne soit plus nécessaire.

L’autre figure évoquée, l’ouvrier, héritier des esclaves du passé, le labeur d’avoir à faire avec la matière, comme dirait Hegel, avec la dure réalité (souvent un pléonasme, la réalité se doit d’être dure) ; le mineur et sa gueule noire ou le manœuvre des usines, sa force physique et sa bonhommie, sa nature robuste et simple, cette virilité là aussi, avec la désindustrialisation, la disparition de vastes régions de l’économie, la sidérurgie, les chantiers navals, et tant d’autres, mais aussi avec la disparition des solidarités (solidités ?) et de ce qu’on pouvait appeler prolétariat, cette virilité-là est aussi en train de quitter la scène.

Il y a lieu donc de se demander s’il y a une place pour la virilité.

Mais ce diagnostic est-il complet ? À son encontre il a été montré que ceux qui arrivent au sommet d’une institution quelconque, femmes ou hommes, raidissent leurs comportements et développent assez vite une attitude dominatrice qui se traduit souvent par l’asservissement impitoyable de tous les autres. Une combativité est parfois demandée, de la pugnacité (on a critiqué au président candidat américain de ne pas avoir été suffisamment combatif lors de son premier débat). Le temps dira si c’était vraiment une erreur). On peut se demander vraiment si la virilité est en train de disparaître ou de récupérer du terrain, les politiques du poing et les tolérances zéro ont toujours des fervents amateurs.

Une chose commence à se dessiner clairement : la virilité n’est pas l’apanage des seuls hommes, les femmes aussi peuvent être viriles, avec dureté et même férocité. Mais dans ce cas, y aurait-il des différences entre une virilité masculine et une virilité féminine?

Nous nous apercevons qu’il est très difficile de trouver l’antonyme de viril, car féminin est le contraire de masculin, non de viril, ainsi, les usages langagiers de cette notion oscillent entre des caractéristiques du sexe et celles du genre (gender, le « sexe social », produit d’une construction historique). Les mots ne sont pas tout à fait des êtres à part entière, ils sont des fonctions dans des « jeux de langage ». Dans quels jeux de langage la virilité est-elle convoquée ?

Si on ne peut trouver un autre contraire que la féminité, soit, mais quelle féminité ?

Si « on ne naît pas femme » et si « on le devient » par la longue histoire de la domination masculine, la féminité que nous voulons rescaper, que les femmes devraient pouvoir exprimer sans retenue et les hommes devraient cultiver, pour tempérer, voire adoucir leur virilité, elle-même est le produit idéologique de la domination masculine.

Nous touchons là le nerf des clivages de la pensée féministe, entre différentialisme et universalisme : soit les femmes (et les autres genres, desquels nous n’avons pas beaucoup parlé) doivent cultiver et pouvoir s’épanouir dans leur spécificité, soit  les femmes ce sont les égales et elles n’ont pas de raison d’être assignées à autre chose  qu’à ce que l’égale liberté laisse à chaque humain. Ainsi les qualités prétendues féminines, celles d’accueil et de soin, de douceur et pourquoi pas de passivité, parfaites pour les rôles subalternes, sont-elles à délaisser avec la fin annoncée de la domination masculine ? Mais, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain ?                

Virilité vient de « vir », force, en latin, d’où dérive aussi « vertu », en tant que disponibilité à bien agir, par « habitus ». Ainsi, les vertus dites féminines sont aussi des capacités à agir, des forces, elles participent en quelque sorte de la racine commune avec la virilité. À moins de continuer à prétendre que la vertu est plutôt du côté des hommes, « souvent femme varie », et autres balivernes machistes bonnes à jeter.

Et dans ce sens la partie de la question qui porte sur « une place dans la société », s’applique aussi à ces qualités qu’on dit féminines, issues de la nature ou bien de l’histoire de genres (question presque métaphysique), telle qu’elle a été, avec la subalternité des femmes. C’est ainsi que les théoriciennes du « care » ont décelé des qualités d’accueil, d’ouverture au relationnel, de souci de l’autre, de négociation et de patience chez les femmes. D’autres tendances féministes vont plutôt dans le sens de la récupération de la jouissance par des pratiques sexuelles décalées, par l’invention et parfois la subversion (j’ai été surpris personnellement qu’avec un tel sujet, personne n’évoque la question gay et son actualité politique, mais l’animateur n’est pas conférencier, et on ne peut faire qu’avec que ce qui vient de la salle).

Que ce soit ce féminisme de combat ou la connaissance de nos qualités de « care », c’est évidemment l’affaire de la démocratie. Et elle a besoin parfois d’être défendue avec une ferme volonté et même virilité. Même si la virilité traditionnelle s’accorde mieux avec la tyrannie, avec des figures comme César ou Mussolini, notre société actuelle gagnerait à problématiser ou au moins à s’interroger sur la place de la virilité, une nouvelle virilité, dépouillée d’instinct de domination. Est-elle possible ? Si les figures de divinités masculines avec leur membre gigantesque, que l’on trouve souvent dans des cultures archaïques ont plutôt disparu, la question de la fécondité, de la capacité d’engendrement –au demeurant omniprésente dans la Bible–, voire de la création, n’a pas disparu.

Pas seulement l’accueil ou l’écoute sont nécessaires, aussi l’audace d’aller de l’avant, la force et la fermeté de la volonté. Sont-elles de nouvelles possibilités de définir la virilité ? Une assez belle distinction est émergée vers la fin du débat : la virilité irait dans une force intérieure. Plus elle est importante, plus elle peut être accompagnée de souplesse et même de douceur extérieure (la véritable virilité); moins elle est présente, plus elle doit se traduire par rigidité et dureté extérieure (les figures traditionnelles de la virilité). Dans cette vision nuancée, il est évident que les femmes ont aussi toute leur place, virilité toute féminine si elle est l’expression d’une force intérieure, dépourvue de machisme et de violence. On peut même affirmer que la violence –qu’elle soit féminine ou masculine –  montre une carence de virilité, une faiblesse d’esprit et de volonté.

Ainsi ce sujet a le mérite de nous faire soulever la question de la nature de la virilité.

Mais si cela peut nous être utile dans un débat philo, ce n’est pas pour nous prononcer pour ou contre ni même tout de go sur sa place dans la société. La question philosophique est plutôt : est-ce que l’approche par la virilité et ses problèmes nous apprend quelque chose? Est-ce qu’elle nous permet de comprendre quelque chose de notre société que sans cette notion nous n’aurions pas pu approcher? Et dans ce sens, en tant que problème, elle a évidemment encore une place dans notre monde.   

Daniel Ramirez

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. le rôle du père dans la famille disparait sensiblement
Ecrit par l'idiot du village. 09-11-2012
Vous avez été "surpris qu'avec un tel sujet personne n'ait évoqué la question gay" ? moi aussi .
Mais peut-être l'introduction de la politique aux Phares est-elle une prudence fondée. Alors sans porter le moindre jugement sur les nouvelles lois qui vont (ou ne vont pas) sortir concernant le mariage gay, il me parait évident que la possibilité pour un couple gay d'adopter des enfants est une négation totale du père, de la virilité. Le père disparaissait déjà progressivement ...... là il n'existe plus.
Parent 1 et parent 2 = plus de maman pour les premiers soins au bébé, plus de père pour la séparation et le lancement dans la vie sociale. Exit le schéma traditionnel, mais pour quel résultat ? il semble que le droit de l'enfant ait laissé la place à un droit à l'enfant (comme on a le droit d'avoir un chat un chien ou une voiture).... suis pas sûre que ce soit un progrès.

2. Des bons animateurs!
Ecrit par Un participant. 09-11-2012
En attendant d'évoquer une question de politique actuelle, je salue le retour de Daniel Ramirez au café des Phares, il était grand temps! on oublie de plus en plus que le but en venant au café philo est de faire de la philosophie. Avec cet animateur, on ne l'oublie pas.

3. Des bons et de mauvais
Ecrit par .. 10-11-2012
C'est vrai, ça change beaucoup! Je n'y était pas, mais à juger par le compte-rendu, c'est autre chose! Il fallait oser cet sujet. Les nostalgiques de la virilité comme Zemmour et autres candidats à la restauration fraient bien de lire cet article. Voilà ce que l'on trouve sur internet : «Après le triomphe de la virilité au XIXe siècle, une crise s'est peu à peu manifestée, laquelle se prolonge de nos jours», observe l'historien Alain Corbin qui publie Les Héros de l'histoire de France expliqués à mon fils et dirige la publication de Histoire de la virilité . «Mais ce délitement n'est pas venu de soi-même, ce fut une volonté idéologique pour imposer une dévirilisation doublée de féminisation», lui répond Eric Zemmour , auteur du Premier Sexe.

4. qui fera l'ange, fera la bête
Ecrit par Jacques. 12-11-2012
La question de la virilité se pose, évidemment...et à chaque coin de rue, à chaque bouton de guêtre...et tout premièrement ceux qui auraient bien aimé ne pas avoir à se poser questions aussi triviales : les philosophes mâles ne se promenaient pas plus en jupes que leurs congénères !?!
Il y avait urgence car la pauvre gente masculine semblait autrement prédisposée à succomber à l'alcoolisme, au tabagisme, à l'hooliganisme et toutes sortes de calamités publiques terminées par isme, que la gente féminine ! Les prisons étaient pleines de mecs ! Il y avait vraiment urgence...pour les mecs.
C'est en traitant leurs congénères-mâles de gros-lourds qu'on voyait ici les philiosophes mâles retomber le plus lourdement dans la compétition sexuelle la plus archaîque ! Les femmes ne disaient-elles pas de leurs mecs, elles, qu'ils étaient tous de gros douillets !?
Peut-être que poser la question à l'envers, qu'est-ce qui fait la féminité, aurait peut-être évité aux intervenants mâles de plonger ?...?
Peut-être même en seraient-ils arrivé aux cas de Jeanne Hachette ou Jeanne D'Arc, à la fois fille, guerrière, libératrice...et morte sans postérité !...

5. ...deux sortes de virilités
Ecrit par Georges...de Bruxell. 13-11-2012
Jacques, Jeanne d'Arc n'est pas morte sans postérité, car elle existe toujours dans le souvenir, dans la mémoire collective des hommes.
Donc, il y a deux sortes de virilités à travers deux sortes de postérités; par la procréation du corps et par les oeuvres de l'esprit.

6. quelle était la question ?
Ecrit par Gérard. 13-11-2012
Si la question est de savoir si la virilité a encore un place dans la société,-ce qui est le cas- alors oui, et plus que jamais !
Pour au moins ce qui est du courage, de la volonté de volonté, du vouloir-vouloir, d'un rapport ferme au désir, du sens de la parole donnée, de l'exposition au danger pour des valeurs ou des enjeux qui transcendent l'individu etc..
Pour s'en tenir à la valeur courage –la plus ancienne semble t-il du fait des guerres qui parsèment l'histoire- et qu'il soit viril ou non, il est généralement requis pour les politiques qui en manquent souvent. Mais il est aussi invoqué par ceux qui demandent des efforts (toujours aux mêmes) ce qui prouve que ce courage à du sens non plus dans la guerre mais dans la resistance au mal, dans l'endurement de l'épreuve ou de l'injustice du sort qui eur est fait.Ce courage-là est le dernier rempart de a dignité.

Que cette question du courage et de la volonté soit encore présente ne veut pas dire qu'elle est un solde, une rémanence du masculin dans une ringardisation que certains voudraient générale faut d'avoir des idées autres que l'abolition des repères ou la déconstruction permanente

Le courage est en mouvement dans la redistribution générale des qualités dévolues aux genres dans la société, dans les rôles sociaux, dans les identités auxquelles répondent te ou tel comportement attendu.
.
La virilité du féminin -en termes de valeurs- est la réponse moderne à ce qui a en été l'appropriation par un genre pour justifier sa domination ou l'infériorisation de l'autre.

Quand bien même y aurait-il du féminin et du masculin dans chaque genre- ce que l'on dit souvent sans trop questionner la question- la virilité dont je parle, celle du courage, de la volonté et de l'engagement, est une et indivisible. C'est un universel au patrimoine de l'humanité.


7. Georges...ou l'avantage de faire parler les morts
Ecrit par Jacques. 16-11-2012
Moi, je serai sûr de la postérité de Jeanne que lorsque Catherine, Marguerite et Michel viendront me le dire ; au moins les continuateurs de la Jeanne pourraient-ils nous raconter leurs conciliabules mystiques, comme elle ; à défaut, je crains qu'il ne s'agît que de récupération et, de la récupération à la trahison, il n'y a pas des kilomètres !?!
Il n'était pas même assuré que Jeanne n'ai, depuis, pas changé d'avis !...

8. Quelle virilité pour les morts-vivants ?
Ecrit par Geo Brux Belg. 17-11-2012
Ce jour là, Jacques, tu deviendra un sûrhomme (sûr d'être), grâce à ceux qui viendront te dire ce que tu n'as pas envie entendre ou réflechir par toi même...par faute du grand confort de toute sorte de récupérations qui apportent tant de jouissances aux morts-vivants.

;-)

9. Une question peut-être esthétique?
Ecrit par Daniel Ramirez. 19-11-2012
Oui, Gérard, ce que tu dis est important, mais n'empêche, cela implique changer tout simplement de sujet et substituer le courage à la virilité. Si la virilité se réduit au courage, il n'y a pas de mystère de genres ni possibilité de définir le genre masculin, car il est évident comme tu dis que le courage appartiens aux femmes de la même façon. La question reste: qu'est-ce que le propre de l'homme (avec petit h, en tant que mâle)?, et si l'on l'appelle la virilité, quelle est sa nature. Et là on trouve le courage, bien sûr, mais vécu dans la dureté, imputable trop souvent à la violence, ce qui montre qu'il est difficile de sortir des modèles hérités d'une histoire sociale de domination. Peut-être bien qu'il n'y a que des déterminations esthétiques à la virilité, d'apparence physique, des modèles visuels et gestuels. Ainsi, dans la danse, par exemple, on peut parler de mouvements, des postures ou d'un style virile de certains danseurs ou de certaine chorégraphies, contrastant avec ceux qui seraient plus féminins. En pensant non seulement à la danse classique ou contemporaine, mais aussi au tango, au flamenco, par exemple, il est clair que là ces langages ont un sens, qu'il est difficile de trouver par la suite dans la société sans retrouver ce qui déforme la même virilité.

10. la virilité n'a aucun rapport avec le courage
Ecrit par l'idiot n° 1. 19-11-2012
La virilité serait associée au courage ? Que nenni ! les hommes sont souvent d'une lâcheté effrayante. Aucune femme ne se permettrait un tel luxe : surtout lorqu'elle a des enfants, elle se sent responsable et assume ; le courage de certaine femmes est remarquable.
Evidement si vous remontez à l'époque où l'homme parait à la chasse pour nourrir sa petite famille au foyer...... il ne faut quand même pas confondre la force physique et le courage.
La domination de l'homme est un résultat de sa force (physique ou intellectuelle car les pervers sont de froids et intelligents calculateurs) pas de son courage.

11. La mésintelligence comme virilité sauvage du règne animal...
Ecrit par Geo Brux Belg. 19-11-2012
Le mâle dominant n'est pas un homme, mais un animal social qui porte le masque de l'homme pour tromper ses victimes. Sa perversité n'a rien à voir avec l'intelligence du Bouddha, Jésus, Platon ou Aristote, mais plutôt avec la malice; malin comme un singe et rusé comme un renard (intelligence sauvage du règne animal).

12. Bravo pour le blog
Ecrit par Un lecteur. 23-11-2012
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article du blog philo Temps de Philosophie sur la Palestine. Merci! Ca fait du bien de lire les choses si clairement dites.
Mais on n'arrive pas à y ajouter des commentaires

13. l'indignation de chacun reste personnelle
Ecrit par 1 + 10. 23-11-2012
L'indignation peut-elle être collective ? en voilà un sujet qui pourrait être lancé dans votre café du dimanche..... en attendant je trouve que le blog de monsieur Ramirez sur la Palestine enfonce des portes ouvertes. Qui peut applaudir les bombardements d'Israel sur Gaza ?
Seul un questionnement sur la possibilité d'un conflit avec l'Iran peut faire peur à tous ( prochaine guerre mondiale ? ) , mais le café des Phares ne me semble pas être l'endroit idéal pour en débattre.

14. Mais l'analyse se partage
Ecrit par Un lecteur. 25-11-2012
Il ne s'agit pas de condamner ou applaudir les bombardements, ça ce sont des portes ouvertes. Ecore que la langue de bois est tellement d'usage pour ne pas froisser Israël. Si aviez lu avec attention, vous aurez trouvé plusieurs idées qu'on n'entend nulle part, à commencer par la démonstration très subtile selon laquelle le pouvoir d'Israël et le Hamas on un objectif commun, faire disparaître de la scène Mahmoud Abbas, et empêcher la motion à l'ONU d'aboutir.
Pour ce qui est du café des Phares, il faudra justement un animateur capable de comprendre les questions internationales et de philosophie politique, comme l'auteur de l'article.

15. Au Stéphane Hessel du jour (indignez-vous mais ne faites rien)
Ecrit par 13. 25-11-2012
"plusieurs idées qu'on n'entend nulle part".... ben voyons. Faut pas prendre le sens pour des cons. Entre la responsabilité d'Obama dans les conflits du proche-orient ( a-t-il mis le feu aux poudres ? ) et les naïvetés de Daniel Ramirez qui met Marrrakech en Tunisie ( faudrait lui dire que c'est au Maroc) , on entend beaucoup de choses vous savez........ mais le café des Phares est bien un café-philo n'est-ce pas ? pas un café politique ?

16. suite de "faut pas prendre les gens pour des cons"
Ecrit par 15. 25-11-2012
Et faut pas dire Mahmoud Abbas dans ce contexte, faut dire Abou Mazen ( ça fait plus chébran). Et ce n'est pas Abou Qorei qui a pris sa relève , quand il a eu peur pour sa peau ?
Traduction = stop discussions politiques au café des Phares.

17. Des idées, pas de
Ecrit par Agnès Grün. 26-11-2012
La discussion politique est un droit, et elle est nécessaire. Est-ce que ceux qui se plaignent qu'on fait de la politique apportent de la philosophie? Où ça? Heureusement que des animateurs philosophes comme Daniel Ramirez osent prendre des positions, au demeurant très nuancées, sur des choses si graves. Pour l'aigri que écrit dans 15, peut-être "sans idée" (comme le sage selon François Jullien) et qui invente de toute pièces des erreurs supposés, petite démonstration: Ramirez écrit au tout début de l'opération que le but derrière de tout ça, tant du Hamas comme d'Israël est empêcher la candidature de l'autorité palestinienne à l'ONU. Regardez ce qu'on trouve, écrit A POSTERIORI, plusieurs jours après la trêve, dans une revue de la presse israélienne dans le site de l'Ambassade France à Tel Aviv : "(le Hamas) « ressort renforcée » de ce cycle de violences, tant sur le plan international que sur le plan intérieur où l’Autorité palestinienne se retrouve « encore un peu plus affaiblie ». Un peu plus loin: "L’Autorité palestinienne est affaiblie. La demande de reconnaissance à l’ONU, qui doit être présentée à la fin du mois par le président Mahmoud Abbas, ressemble à présent à une triste farce. Pour quoi se rendre à New York alors que le Hamas a réussi à dépêcher dans la région le Secrétaire général de l’ONU ? Sans évoquer le fait qu'Israël et les Etats-Unis ont fini par négocier avec le Hamas par le biais de l'Egypte." (Noam SHEIZAF, journaliste, dans le blog +972, de tendance gauche progressiste israélienne).

18. Bien sur!
Ecrit par Observateur. 26-11-2012
Totalement d'accord, il est précieux que des philosophes aient le courage de se prononcer sur ces questions. Sinon, c'est toujours BHL qu'on entend, qui d'ailleurs ne risque pas de dénoncer les massacres de l'Etat d'Israël. Dommage pour ce fil de discussion quand-même, car le sujet de la virilité a été abandonné. A moins que ce soit signe de virilité de tuer sans vergogne, avec de drones et de de missiles téléguidés...

19. La virilité,oui
Ecrit par internaute. 27-11-2012
La virilité c'est la guerre. Il me semble que ça a été dit dans le compte-rendu. Au moins dans cette région du monde il semble que les gens ne se posent pas beaucoup de questions sur ça.

20. Le philosophe dans la cité
Ecrit par Un usager. 15-01-2013
C’est frappant! Plus les débats sur le mariage pour tous se multiplient (voir hier soir sur France 2, avec un gratin de dirigeants politiques: http://www.france2.fr/emissions/mots-croises/diffusions/14-01-2013_22379), plus on se rend compte de la richesse de l’article publié ici même par Daniel Ramirez, dans le blog philo le 18 décembre dernier («Le mariage pour tous. Quelques questionnements»). Au fur au mesure que les débats se suivent, on retrouve peu à peu certains de ses arguments, mais jamais avec autant de nuances et de précision. Il fait la démonstration que la philosophie sert à quelque chose. Merci pour ça!



 
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