Avons-nous le devoir de rechercher la Liberté ?

Pareille à chaque nouvelle année, celle de 2013 se présentait à nous assez fraîche mais, quoique sombre, pluvieuse, humide, et pleine de promesses qui, hélas, comme tous les engagements pris en pleine euphorie sont le plus souvent non tenues, une bonne raison pour que l’on s’en méfiât. Pourtant, les Homme sont naïfs et débordants de confiance, même dans les étoiles, les traits de la main ou les boules de cristal, ce qui leur joue le plus souvent des tours, leur réservant des destinées fréquemment déroutantes. A partir de là, conduits par le destin, nous étions donc bons pour un voyage à Cythère, vu comme une lubie, et n’avons pas hésité à nous tourner, le 6/1/013, au Café des Phares®, vers un sujet basé sur un idéal de 1789, 26 Août plus exactement, traduit par « Avons-nous le devoir de rechercher la Liberté ? », que Irène Herpe-Litvin se proposait d’animer. 

Certainement. Nous nous plions, coûte que coûte, à l’impératif de déjouer tout ce qui fait entrave à notre autonomie, y compris par l’évasion, et telle fut l’attitude de l’ancien braqueur fiché au grand banditisme, Michel Vaujour, qui proclama : « Ne me libérez pas, je m’en charge !» Puis, il s’est fait la belle à cinq reprises. Mais, pas en vertu d’un « devoir », qui constitue déjà, objectivement, une limitation de la liberté ; en raison plutôt d’une nécessité intérieure de se retrouver, s’emparant de son indépendance. En effet, la Liberté ce n’est pas quelque chose que l’on aurait perdu, comme une bague, par exemple et que l’on voudrait récupérer ; c’est notre Humanité ! C’est le principe fondateur de notre ontologie, ainsi que Sartre l’entend et, partant de la définition d’Eleuteria (Ελευθερια), condition de celui qui n’est pas captif, ce « devoir » en question n’équivaudrait-il pas à une sorte de servitude ? Une obligation ? Une soumission ou une cynique exigence de la Liberté, alors que nous ne sommes libres que hors de toute coercition ? A partir de ce constat, on peut soutenir que seul le rêve réserve à l’Homme tous ses droits ; c’est là qu’il recouvrerait l’autonomie de son imagination, et dès lors, à ce jour, notre exigence ontique ne serait tout bonnement définie que par la Liberté prévue par les Droits de l’Homme et du Citoyen, c’est-à-dire, la possibilité de faire tout ce que ne nuit pas à autrui, pour suivre la sentence de Bakounine : « la liberté des uns ne commence que là où s’arrête celle des autres », à laquelle il ajoutait : « on ne peut pas violer la liberté d’un seul sans violer la liberté de chacun ». Point. Une douce utopie, peut-être, une chimère, un songe, puisque tout cela n’est pas plus brillant qu’une étoile de mer ; mais enfin.

En tous cas, c’est ainsi que nous sommes revenus au « Contrat Social, par rapport à la liberté de la feuille morte », au « connais-toi, toi-même » et à la « caverne de Platon », ainsi qu’à « Depardieu non-philosophe épris de ‘liberté fiscale’ », ou la « soumission », pour mesurer ensuite « l’Humanité par rapport à la monstruosité », « tous les déterminismes et conditionnements », « le besoin de canaliser, cadrer », « le manque de liberté en raison de l’agissement des lois qui, ajoutés à l’esprit grégaire, semblent difficiles à gérer », font que « l’Homme n’est pas libre », « sauf si enchaîné ». On a rappelé que « l’interdit d’interdire de Mai 68 avait libéré les Médias, ainsi que les chaînes de radio et TV », « la rue et la Sorbonne devenant un café-Philo à l’échelle d’un pays », une voix clamant que « les lois servant d’encadrement,  l’on ne peut pas parler de liberté sans parler d’interdiction », puis une autre a vanté « les vertus du service militaire d’antan », « la liberté étant plus un risque qu’un devoir », en raison de l’aspect caustique de « sa créativité », « source de liberté », comme « le connais-toi, toi-même », « les croyances », « les espaces de pensée », « la libre écriture », « la main qui donne et celle qui reçoit », « l’‘Oulipo’, ou ouvroir de littérature potentiel (mouvement qui se donnait des contraintes d’écriture afin de favoriser la création) », « la main qui donne, issue de celle qui reçoit », etc..

Pour finir, Gilles nous a fait part de ses cogitations lyriques et, se dispersant dans la ville, tout le monde reprit par entier son indépendance.

Il se trouve que, la nuit tombant, j’ai rencontré, autour d’un réverbère, un homme qui semblait chercher quelque chose et je l’ai abordé :

- Que recherchez-vous ?

- Ma liberté !

- Mais, vous êtes sûr de l’avoir perdue ici ?

- Non, non. Mais, c’est là qu’il y le plus de lumière.

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. !
Ecrit par ! ! !. 17-01-2013
Devoir de liberté = COURAGE FUYONS !
selon le conseil de Cicéron, tous ceux qui se font traiter de névrosés , ménauposée (Elke), trolls , psychorigides , malades ( Nadia est allée jusqu'à porter plainte à la police) psychorigides, idiots etc désertent définitivement les lieux.
le site est mort, vive le site.

2. Courage = philosophons !
Ecrit par gtissier. 17-01-2013
Ce qui est amusant dans ce sujet c'est qu'il n'est pas du tout dans l'air du temps. La liberté comme valeur suprême comme chez les libéraux anglo-saxons. De l'égalité entre tous ou de la solidarité vers quelques-uns, non point. Ici, pas de devoir. Mais un devoir de liberté vers soi et pour soi, absolument. Car si la liberté se conquiert à plusieurs par l'union et la fraternité dans la lutte, voire le sacrifice pour l'émancipation, le devoir de liberté, lui, participe de ce couple hyper- moderne savoir : moi et moi et ré-moi - parce que je le vaux bien !
Bon, ceci dit, comme souvent, un sujet de philo renferme un problème dans le problème. Ici c'est qu'agir par devoir est un acte libre en ce que ce n'est pas dicté par mon intérêt ou par mon inclination, mais par un impératif moral que ma raison détermine. Cette notion de devoir est la preuve d’une liberté fondée sur la raison. Elle témoigne de l'autonomie de la volonté. (En gros Kant)
Bon, mais alors si la liberté, c'est faire en tout temps et en tout lieu ce que je veux, devoir et liberté, ne serait-ce pas contradictoire? Ne suis-je pas libre d'être immoral ? Y a-t-il un devoir d'être immoral par devoir d'être libre pour soi?
On voit bien que la question ne se réduit pas à la liberté de l'individu mais qu'elle s'insère dans le champs des obligations qui s'exercent au sein d'une collectivité. Qu’une valeur partagée (la liberté) est une valeur en action dans les rapports inter-individuels. Ainsi la liberté suppose le respect des personnes ce qui participe d’un être- ensemble - notre réalité sociale, mais aussi d’un sentiment moral- notre réalité humaine.
Cela entraîne l'articulation indépassable entre liberté et limite de soi vers les autres , entre soi et soi par le rapport entre liberté et engagement, entre liberté et fidélité etc.
Le devoir serait ici de s'imposer des limites pour que le devoir reste « être » la liberté et non la liberté « être » un devoir.Car les choses – ce qui est-s’imposent à nous et non l’inverse dans une visée individualiste.
A y regarder de plus près, on pourrait trouver chez les existentialistes du grain à moudre : la liberté comme essence, le devoir-être, la liberté comme moyen- par l’existence- de faire vivre son être.
Par rapport au sujet « avons- nous un devoir d’être libre ? », la question serait de savoir quel est le "nous" qui pose la question en ce que ce « nous » serait chacun . Peut-on répondre pareillement selon que l'on pense-soi- que la vie c'est de vivre ou bien que c’est d'exister?
Ici comme souvent dans un café-philo, " les mots savent de nous plus que nous savons d'eux". (René Char)




3. "La liberté des autres élève la mienne à l'infini" (Bakounine)
Ecrit par Daniel Ramirez. 17-01-2013
Il est bien difficile de faire un débat sur la liberté, un de ces mots « qui chantent plus qu'ils ne parlent », comme disait Valéry. Est-ce pour ça que Carlos dit subtilement « le débat que Irène Herpe-Litvin se proposait d’animer » ? N'ayant pas été présent, j'i un peu du mal à suivre cette question. Dans le deuxième paragraphe du compte-rendu (le troisième est pratiquement incompréhensible pour ceux qui n'étaient pas présents, car une énumération de phrases ne fait pas une pensée), il y a une réponse qui semble indépassable: la liberté nous la recherchons et nous luttons contre toute ce qui l'entrave, non pas par devoir mais par une nécessité intérieure. Le devoir, justement, est ce qui contraint, ce qui oblige la volonté à quelque chose dont elle ne tend pas par inclination naturelle. Si la liberté était un devoir, cela voudrait dire que l'homme ne la veut pas. Et que serait donc une liberté que l'on ne veut pas puisque elle est d'abord la liberté du vouloir (et non pas de "faire" ce que nous voulons).
On ne voit pas trop ainsi ce qui fait débat. Une possibilité aurait été de distinguer (sans l’opposer) MA liberté de la liberté des autres, sans que pour cela nous soyons dirigés vers l'individualisme autocentré, comme le suggère Gérard. En effet, on pourrait dire que MA liberté est une aspiration naturelle de mon être, elle me constitue, la rechercher et la maximiser est quelque chose de très proche à persévérer dans mon être. Mais la liberté des autres, pas nécessairement. Si ma liberté s'impose à moi de façon préréflexive, seule la philosophie peut donner accès à la nécessité ontologique de la liberté d'autrui. Ainsi, il y aurait un sens à dire qu'elle pourrait constituer un devoir moral. Nous aurions donc un devoir de rechercher la liberté d'autrui.
Ceci me mène, finalement à corriger une étourderie (dans le compte-rendu ou dans le café-philo?): la phrase « la liberté des uns ne commence que là où s’arrête celle des autres », n'est évidemment pas de Bakounine. De qui est-elle? Difficile à trouver l'origine, probablement une sentence populaire à l'époque des Lumières. En tout cas elle est formulée dans la Déclaration de Droits de l'homme et du citoyen de 1789, article IV: "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi." Après, il faudrait chercher des équivalences plutôt chez John Stuart Mill que chez Bakounine. L'écrivain anarchiste a bien dit, en revanche: « L'homme n'est réellement libre qu'autant que sa liberté, librement reconnue et représentée comme par un miroir par la conscience libre de tous les autres, trouve la confirmation de son extension à l'infini dans leur liberté. L'homme n'est vraiment que parmi d'autres hommes également libres ». C’est donc tout le contraire de la maxime citée si fréquemment sans trop de réflexion. Et cela viendrait illustrer ce qui est suggéré dans le paragraphe précédent. Il s’imposerait à la raison philosophique le devoir de tendre vers un maximum de liberté pour tous si l’on veut être cohérent avec soi-même en tant que liberté.

4. Soulagement
Ecrit par Un lecteur. 18-01-2013
Ouf! Ca nous change quand il y a des commentaires vraiment philosophiques! Exit le troll obsessionnel. Je remarque quand même que les commentaires des animateurs sont souvent plus riches mais surtout bien plus clairs que les comptes-rendus des débats.

5. rien n'était plus sérieux que la rirothérapie
Ecrit par Jacques. 25-01-2013
...et si le devoir, c'était aussi du plaisir !? Ce n'est pas parce que les doloristes triomphants des années 1920-1960 ont essayé de nous repasser le virus, que nous somme tous obligés de nous gratter le restant de nos jours ??? Il ne fallait certainement pas plus écouter les grands-frères qui vous prétendaient avoir inventé la franche-rigolade un jour de mai 1968 !!!

6. le devoir-plaisir, paradis ou enfer ?
Ecrit par Gérard Tissier. 29-01-2013
Il semblerait que dans sa généalogie des doloristes le post précédent ait oublié ceux qui parlaient du "plaisir venant du sentiment du devoir accompli ».En cela, en effet le devoir….c’est aussi du plaisir.
On peut rester au stade oral ou resté enferré ( on dit maintenant addict ) dans le principe de plaisir et dire qu’il s’agit d’un devoir. Il reste que papa -Freud lui-même voulait croire que le plaisir était plus grand lorsque son objet devenait socialisé d'où l'idée de devoir- être ( la névrose ?) pour retrouver le sentiment océanique d'une pleine immersion dans le monde. Monde d’ailleurs, fait de gratifications narcissiques quand le comportement est celui attendu et fait de jugements désagréables à vivre dans le cas contraire.
On voit ici que le fameux principe de plaisir ( devoir de plaisir nous dit-on ) n’est efficient qu’au stade de l’enfant-roi et que, pour le reste, il explique assez bien la raison profonde d’un conformisme aussi courant que pragmatique.
Si l'amour devenait « devoir de plaisir » ou si la fête ritualisée jusqu’au feu de d’artifice, ( le dernier avatar au Brésil ,du toujours-plus de fête ), les doloristes dont parle ledit post préfèreront encore la difficulté de certains choix de vie, lorsque le devoir-celui de ses engagements pris librement justement - sont convoqués parce que le passé de nous- même nous engage au-delà de ce que serait
Ceux qui renvoient la vraie vie à plus tard sont appelés les adulescents par les sociologues. Ils sont nombreux tant l’âge du vieillissement retarde ses échéances et la mort ses questionnements.
Devoir et espoir pourraient participer d’une seule rime. Le premier est devant nous et le second derrière. C’est dans cette petite différence que se loge le sens des mots et peut-être le sens d’une vie..

7. plates excuses à GT
Ecrit par Jacques. 08-02-2013
Plus je relis le post qui m'était dédié par notre ami GT, plus son sens m'échappe...suis-je dummm...dumm, d'avoir été moi-même insuffisamment clair : GT n'osait pas demander mais ce qu'il voulait, c'était des exemples : exemple donc,lorsqu'on intervient dans un chatt, on se "devait" d'être civil et, en retour, vous louait-on gentiment pour votre civilité ; de même lorsqu'on s'obligeait à être clair, était-on compris, voire même approuvé et ainsi conforté dans les efforts de rédaction consentis : c'était bien allier devoir "et" plaisir !?!
Mes doloristes n'échappaient pas au principe de plaisir, leur plaisir à eux était-il seulement de maugréer...
...mais il n'y avait pas que la maugrébitude, dans la vie, même chez les ronchons : il y avait aussi le cerveau...et un cerveau en bonne santé était lui-aussi, dans son genre, un organe de plaisir : qui n'avait jamais ressenti du palsir à la résolution subite d'une énigme ?! Qui n'était jamais passé par la case douleur obsessionnelle, lorsque la même image mentale restait collée à la pensée ?!
Ici, le cerveau est comme le coeur, le poumon, la rate ou les jambes : tantôt il dort, tantôt il travaille : s'il ne dort pas un peu, il ne travaillera plus...et lorsqu'il ne travaille plus et ne dort plus, c'est qu'il est mort.

8. mal-entendu, quand tu nous tient..
Ecrit par Gérard Tissier. 14-02-2013
Plus je relis le post précédent,plus je m'interroge sur l'irréductible étrangeté de l'autre qui selon Levinas
,nous causerait quelque souci.(ceci rapporté par Mme Taubira à l'assemblée nationale clôturant le débat sur le mariage pour tous par une glose savante sur la tentation bien humaine de transformer en dialogue de sourds un simple échange de position.

9. ?! on voudrait être aimé plus que compris !?
Ecrit par Jacques. 27-02-2013
Non, le simple accomplissement du devoir ne me semble pas pouvoir relever du plaisir : il s'agirait juste du dépérissement d'un sentiment gênant de culpabilité...vague ou pesant selon le sujet, les circonstances, le dressage reçu ; oui, la satisfaction du devoir semblait devoir mener à un état d'hébétude "océanique"...mortifère...alors que l'alternance des plaisirs, lui semblerait devoir créer de la dynamique ; au niveau sociologique, les sociétés fondées uniquement sur le devoir seraient condamnées au dépérissement..et aux crises cycliques.
Sur les feux d'artifice en chambre, je n'avais rien à dire...sauf que cela devait supposer beaucoup d'énergie...que les feux tirés en mer n'avaient point les charmes d'antan..et puis que les entrepreneurs-décideurs n'étaient pas eux-mêmes forcément dans le plaisir : ils étaient peut-être uniquement dans le mercantile...exploitant un public déjà captif au niveau du logement, de la nourriture, des transports, de la culture...et des moeurs : les feux d'artifice en chambre n'étaient que la partie émergée de l'iceberg !?

10. l'Homme aspire à la fois à se libérer et à se lier.
Ecrit par Alex. 05-03-2013
Se demander « s’il y a un devoir de chercher la liberté » sous-entendu que nous ne sommes pas libre. C’est important à noter car nombre de philosophes ont eu tendance à sur estimer cette qualité de l’homme. Les existentialistes en particulier ont donnés trop de pouvoir à la volonté de l’homme : un exemple simple ca n’est pas parce que je veux arrêter de fumer que j’y parviens : taux d’échec de ces démarche dépasse les 70%. C’est la condition humaine : faire son chemin dans un monde contraignant. On peut dire ni oppressé ni libre, nous sommes contraints.
Cala dit depuis la maitrise du feu il y a 800000 ans à aujourd’hui l’homme c’est inscrit naturellement dans cette quète de liberté. Il est encore très loin d’être libre de toute contraintes intérieure ou extérieure physiologique psychologie intellectuelle culturelles … mais il a bien progressé. (par ex il n’a plus besoin de passer tout son temps à rechercher de la nourriture, par contre il est tj obligé de dormir). On peut dire qu’il s’est inscrit naturellement au départ par forcément consciemment puis ensuite délibérément dans cette démarche de recherche de liberté dans la mesure ou elle était dans son intérêt.
Mais y a-t-il un sens à se faire un devoir de s’inscrire ds cette démarche de libération, comme il y a un devoir moral de ne pas opprimer son prochain. Le devoir se justifie par une raison morale ou sociale. Il est évident qu’il y a un devoir à chercher à libérer un otage ds la mesure ou la privation de liberté est une oppression.
Il n’y a pas d’antinomie entre devoir et liberté si il ce devoir est dicté par une morale choisie ,c’est alors une expression de ma liberté. Etre libre c’est un moment donné pour pouvoir faire des choix qui certes réduiront ma liberté notamment ds le cas ou ces choix sont irréversibles. Etre libre c’est pouvoir s’engager pour avancer ds la diction recherchée.
Liberté :c’est vrai c’est un mot qui ébloui la pensée .la liberté absolue est une illusion vers laquelle nous n’avons pas intérêt à aller .. D’ailleurs l’homme a en fait une double aspiration paradoxale : se libérer et aussi se lier. (le petit prince de ST expuréry : Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde. la quète dois se faire dans le compromis, j'ai brsoin de l'autre pour donner sens à ma vie pour être heureux.
c’est vrai que la liberté est passé de mode. On se rend compte que la liberté absolue même nulle part ! la liberté ne conduit pas forcément au meilleur pour tous ou même pour soi-même. (marché financier trop libre, éducation trop libre…, vie de couple trop libre…travail trop libre…réseau de communication trop libre…).
Dans ce contexte, la quète de liberté a-t-elle encore un sens ? reste elle un ingrédient indispensable pour accéder à ce que nous attendons de la vie (+ de sens, + de bonheur, + de réalisation), pour réussir sa vie ? Nous ne sommes pas libre : de quoi peut-on se libérer et faut il s’en libérer ?.

11. dans le jardin bien rangé d'Alex, un pavé
Ecrit par Jacques. 12-03-2013
Il fallait croire qu'une bonne hygiène de vie et de pensée menait les vrais sages au silence des déserts : ne criaient en faveur de la liberté ou de la sagesse, que les fous...ce qui expliquerait pourquoi, aussitôt conquis le pouvoir armé, tant de libertés se seraient avérées de vraies aliénations.
Ce qu'Alex nommait "amitié", moi, je le nommerais plutôt asservissement !...?
Enfin, c'est une erreur de penser que l'homme est plus libre-ou-heureux parce qu'il peut rester plus longtemps couché dans son canapé...parce que, quand l'homme est apparu sur terre, il n'y avait pas encore de canapé : il n'y avait que la course à pied !?!


12. du devoir, une idée pas comme y faut
Ecrit par Jacques. 13-03-2013
Il m'a été demandé ce-te nuit si le "devoir" ne serait pas la forme la plus répandue de la schyzophrénie...de schyzo...coupé en deux...ou plus, si affinité : qui voulait répondre ?
D'abord, le schyzophrène vit-il deux fois plus ou deux fois moins que moi ???

13. orthographe "pas comme il faut" ( réponse au gérard insomniaque)
Ecrit par ! ! !. 13-03-2013
L'orthographe du mot est " schizophrène" ; pas de i grec chez ce malade parfaitement inadapté à la réalité.

14. L'homme est un animal social,
Ecrit par Alex. 14-03-2013
réponse à Jacques: Nous sommes d'accord l'amitié est un asservissement, mais un asservissement choisi qui nous épanouis quand bien sur il s'agit de vrais amis. ds le cas contraire il vaut mieux en changer. Preuve que nous n'avons pas intêrét à nous libérer de tout. Je ne dis pas que la liberté est néfaste, mais que ca n'est pas une valeur absolue contraire peut être aux deux autres qui fondent notre société la fraternité et l'égalité. c'est pour ça que je n'amalgamerai pas "Libre ou Heureux" car je pense pas que la liberté soit une garantie de bonheur. Nous avons besoin d'un rail pour donner à notre vie un minimum de cohérence. nous avons le devoir de nous libérer si nous nous sentons opprimé, mais nous ne devons surestimer ou sous estimer notre liberté. elle sera de toute façon limitée et si nous voulons accéder à ce bonheur nous avons intéret à accepter ces contraintes: nos limites. j'avais commencé à faire la liste de tout ce dont il faudrait se libérer pour pouvoir prétendre que la liberté est l'essence de l'Humanité: la liste est si longue...pour n'évoquer que les contraintes intérieures non physilogiques (intellectuelles spychologiques. Spirituelles …): Mes Habitudes, mes représentations morales, mes rôles, mes réactions instillées depuis l'enfance, mes peurs, mon éducation, mes idoles, mes croyances schémas familiaux, mes fantasmes, mes culpabilités, mes timidités mes égoismes... égocentrisme, faiblesses réelles et imaginaires, impuissance, ignorance, tabous, ma morale, .. mes interets, mes illusions,mon inconscient, ma betise, mes limites souvent imaginaires. Peut on vraiment se libérer de tous ces limiteurs de toutes ces addictions?
par contre pouvoir profiter de son canapé plutot que devoir se trainer à la chasse la peur au ventre et affaibli par la faim, y a pas de doute c'est une libération même si elle mène probablement nul part, encore une preuve que la liberté n'est pas la panacée.
d'ailleur Pour savoir quel est mon degré de liberté j'ai un petit exercice : faire le bilan par exemple sa journée d'hier du nombre d'heures passées à faire des choses qu'on a faite vraiment librement, avec l'envie de le faire à ce moment là. Bravo à ceux qui dépassent les 50%!

15. erratum message 14
Ecrit par Alex. 15-03-2013
Oups.. en troisieme ligne il faut lire "contrairement" et non "contraire"

16. !!! et moi, on est de la police....mais pas du même corps
Ecrit par Jacques. 18-03-2013
L'objet premier de la philosophie n'a jamais été de traquer les schizophrènes manifestement inadaptés à la société...mais de traquer ceux qui s'y étaient adapté trop bien...et ça tombe bien...puisqu'on était justement sur un site philo !?!

17. du calme monsieur
Ecrit par ! ! !. 18-03-2013
L'objet de la philosophie n'a jamais été de TRAQUER qui que ce soit.
Chez les philosophes du dimanche peut-être...........

18. ....et que dira Alex à tous ceux qui dépassent les deux cent pour cent ?
Ecrit par Jacques. 18-03-2013
Moi, quand je marche dans la rue, je laisse passer, tiens les portes...souris aux vigiles, dis plein de méchancetés aux vendeurs qui s'ennuient : j'ai cinquante millions d'amis...pas collants...bêtes et méchants, éventuellement...mais q'ils disent seulement un mot que je suis déjà parti ; non, je ne suis ab-so-lu-ment pas une exception : regardez : tout le monde fait comme moi : la différence, c'est qu'eux, s'ils ont un ennemi, il leur fallait vivre avec !?!
La nuit...pareil !

19. ALEX a droit à deux vies...mais ne le sait pas !...?
Ecrit par Jacques. 19-03-2013
Liberté-égalité-fraternité était une philosophie administrative...datée, forcément : la liberté était une liberté civique : elle signifiait que l'administration était un service, jamais une obligation, une contrainte, une source d'oppression : que toutes les lois deviennent impératives n'était pas bon signe.
L'égalité réclamée en 1789, c'était une égalité face à l'impôt...et non pas devant le talent, la beauté, la chance...la santé.
Liberté ou égalité ne pouvait fonctionner sans un zeste de fraternité : il ne fallait pas aller jusqu'à nuire à autrui pour le plaisir, comme il ne pouvait être demandé aux déshérités de participer : l'histoire semblait avoir prouvé que depuis, on n'avait pas fait mieux.
Hygiène personnelle et hygiène collective ne saurait être confondues : être égal ou égaux, ce n'était pas du tout la même chose !?

20. philosophes du silence ou du dimanche, on vous aime
Ecrit par Jacques. 19-03-2013
Ceux qui consacrent leurs dimanches à la philosophie, le faisaient assurément par goût...tandis que ceux qui lui consacraient leurs semaines, en faisaient un commerce...un peu ingrat, je vous l'accorde : c'est ce qui expliquait peut-être que, plus il y avait de philosophes-de-métier, moins il avait de philosophie, plus il y avait de capitalistes-rentiers...encore faudrait-il ici distinguer les phraseurs et les taiseux qui faisaient de la philosophie sans le dire, comme on respire !
Je ne blâme ici personne : chacun doit faire avec ce qu'il a comme talents.
Restait que la philosophie qui n'était pas une nécessité, ni une traque, était une figure du vice.



 
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