Le fait de vivre dans l’immédiateté s’oppose-t-il à l’éthique ?
21. à chacun sa logique évidemment
Ecrit par 9 et 16. 24-04-2013
Manifestement Daniel Ramirez n'a pas lu la fable des abeilles. La moralité de l'histoire lui aurait peut-être permis de comprendre que sa prétendue" évolution de la société" n'est pas forcément un progrès.
L'exemple de l'Espagne ne se limitait pas au mariage pour tous bien sûr, loin s'en faut. Et sa dernière phrase évoquant "la fin d'une civilisation" n'est pas sans rappeler aux historiens la fin de l'Empire Romain.
Vous avez de la lecture pour les jours de pluie cher ami.

22. ?? Géo de Bruxelles nous a-t-il vraiment tout dit ??
Ecrit par Jacques. 24-04-2013
Plus je cherche, moins je vois : Siddharta Gautama connaissait la satiété et la quiétude dans son grand palais et puis un jour, il aura trouvé son palais tout petit : il en sera sorti...sans vouloir jamais se départir de ses petites habitudes de satiété et de quiétude : c'est lui qui s'est adapté...au lieu de vouloir adapter le monde à lui, à tous prix.
Il aurait pû retourner dans son palais...mais ne l'avait pas fait : la vie de palais devait être probablement-terriblement ennuyante, pleine de sucs et de verrous parfaitement inutiles !? Ce n'était le rêve que de ceux qui n'avaient jamais été de la fête !!! J'invite ici chacun à aller voir sur le vrai bijou qu'est le port réservé de MONACO, ce qu'est l'ennui.
Ici, pour moi, ce n'est pas les désirs qui causent nos malheurs : c'est la vie animale qui est convulsions...et la mort qui est appaisement radical. Sur ce, je ne vois que trop bien l'exploitation dont faisait des figures telles que celles de Siddharta Gautama.

23. précision pour D. Ramirez
Ecrit par 21. 24-04-2013
Et "où peut être la cassure " demandez-vous ? Vous ne voyez pas qu'une moitié de la France pense comme vous et l'autre moitié pense comme moi ?
La France est cassée en 2 groupes sociologiques : l'un applaudit ( les bobos parisiens) l'autre se sent vraiment méprisée ( la France profonde).
Et je ne vous parle pas de cette scandaleuse vague d'homophobie, que je ne croyais pas possible à notre époque.
Les dégâts sont énormes, et la suite dira si la France digère ou pas un tel affront : une loi bâclée avec autant d'urgence est un aveu de faiblesse, la sagesse eut été de proposer un référendum à toute la population française.

24. Est ce une question d'éthique ?
Ecrit par Gérard Tissier. 24-04-2013
La cassure "anthropologique et sociologique "- le terme de "mutation" conviendrait mieux - réside dans le statut de la parentalité, je crois que les choses sont claires à ce sujet à moins de s'enfermer dans une logique d'égalité qui ne participe pas du même registre

Le droit au mariage aux personne de même sexe ne se voit pas opposer une opposition radicale qui la confinerait à de l’homophobie. Mais cette logique de l’égalité masque la réalité du refus de la nouvelle donne. Il y a ceux pour lesquels la société peut et doit (au nom d’un droit à l’enfant ? au bonheur?) permettre d'utiliser les moyens disponibles pour dépasser les contraintes " naturelles" de la procréation.

La loi, dans un premier temps va permettre à des futurs couples homosexuels mariés d'être pour l’un, parent de l'enfant de l'autre. Cette parentalité n'aura pas de différence avec la parentalité hétéro car dans un couple marié, l'enfant est juridiquement issu du couple. Le non géniteur ne sera pas un parent adoptif mais un parent ! Voilà la mutation.

Est-ce une évolution (significative)des mœurs? Selon le journal Le Monde, il y aurait 0.6% de couples homosexuels parmi les couples constitués et entre 20 et 40.000 enfants (issus principalement de PMA) élevés par ces couples. Je crois plutôt à une évolution des esprits dans l’hyper modernité, le rapport à l’identité, à la famille, à ses origines etc. l'individualisme tolère très bien la différence dans la sphère privée ( nous sommes libres de trouver notre voie ua bonheur)
Les autres (les opposants) - ceux qui refusent qu'un enfant ait deux pères ou deux mères dans les faits- ne pensent pas que la généalogie puisse être gommée ou mise entre parenthèse. Est-ce que plus ou moins éthique ? Est- on en face deux principes qui s’opposent et qui seraient d’égale valeur ?

Ce qui est donné aux uns est il retiré aux autres ? Objectivement non mais symboliquement oui car la croyance des uns ne peut annuler celle des autres. Mais le principe de la majorité en démocratie vaut il vraiment, est il fondamentalement légitime et suffisant?

Je me souviens d’une question de Canto Sperber dans son émission question d’éthique sur France culture ; « est-i il éthique d’imposer aux autres -les enfants- ses choix sexuels?» A mon avis, la question demeure...

25. s'opposer pour le plaisir, au sujet de n'importe quoi, si possible
Ecrit par Jacques. 25-04-2013
J'ai beau regarder : je ne vois personnellement cassure nulle part : tout le monde voulait être marié !?!
Ne semble être resté de la phrase en débat que l'envie d'opposer ou de s'opposer !?

26. des dangers de l'immédiateté
Ecrit par Jacques. 25-04-2013
Dans cette histoire, tout ce que je voyais, moi, c'était surtout une occasion de revanche sur les urnes...coupables d'avoir renvoyé l'ami Nicolas à notre chère Carla...à trois poils près.
Comme il ne s'agissait point ouvertement d'argent, tous ceux qui en avaient déjà à ne savoir qu'en faire, avaient pû se mêler sans complexe aux autres manifestants.
Aucun d'eux n'ayant jamais parlé de retirer leurs enfants aux veufs, ni de forcer les veufs à se remarier presto, ni d'imposer la mixité dans les écoles, aucun ne croyait à leur généreux argumentaire sur l'urgence du couple parental catholique-romain !!!
Les ministres des cultes es-qualité n'avaient, eux, en principe, rien à dire sur "le" mariage civil.
Au comble de la confusion intellectuelle générale avait-on vu tous les grands-bourgeois réclamer à F.HOLLANDE de faire un peu plus dans la défense de l'ouvrier !!! On était alors en plein rêve !?
Terminée la fête, restaient les problèmes d'esclavage sexuel.

27. Juste la démocratie
Ecrit par Un observateur malin. 26-04-2013
A propos des post 21 (écrit par 9) et 23 (écrit par 21), où cet érudit personnage s'applique à refaire la culture philosophique de Daniel Ramirez (trop drôle!), et en attendant Jacques qui nous fait des leçons de bouddhisme (toujours pas compris à titre de quoi), laissons quelque chose en claire: qu'il existe une majorité parlementaire et une minorité, et une opinion publique divisé, disons 50/50, n'as rien à voire avec une "cassure anthropologique". C'est plutôt une mutation, comme l'explique bien Gérard. Une évolution. On peut aimer ou pas aimer, mais c'est comme ça. La droite instrumentalise cette polémique parce qu'elle refuse le jeu de l'alternance. Le gouvernement ne fait qu'appliquer quelque chose qui était dans son programme. Si elle ne le faisait pas, on le lui reprocherait de ne pas tenir ses promesses. Si la France était si majoritairement contre, Hollande n'aurait pas eu la majorité parlementaire. La reforme des retraites de la droite a été très fortement contestée par la rue, mais il se trouve qu'en démocratie, la rue n'est pas le pouvoir législatif. Les syndicats et la gauche n'ont pas crié à la cassure anthropologique, simplement ils ont constaté, avec amertume, la victoire politique des ses adversaires. Mais c'est le jeu démocratique. Rendez-vous dans quelques années pour constater que l'apocalypse civilisationnel n'a pas eu lieu.

28. précipitation
Ecrit par Un internaute. 27-04-2013
Ca a le mérite d'être clair! Certes, la démocratie impose l'alternance. Crier au scandale quand une majorité applique son programme est ridicule. Mais cela ne justifiait pas la précipitation du calendrier, qui donne l'impression, même si elle est fausse que le débat est empêché. Et c'est ça qui est en rapport avec ce débat très intéressant sur l'immédiateté. Et tout ce qui est en rapport à la filiation est de l'ordre du médiat, du long terme, des choses qui influent durablement dans les vies humaines. C'est pour ça que ça méritait le temps de la discussion. Mais savons-nous encore débattre?
A propos, j'ai un peu mal a saisir quelle est la position de Gérard à la fin, qu'est-ce qui dépasserait ce qui est éthique?

29. qui juge qui ?
Ecrit par 21. 27-04-2013
Réponse à l'observateur qui se dit "malin" ( malin au sens de détenteur de malignité , de malveillance ? ) :
cette précipitation pour faire passer une loi contraire à l'opinion générale des français ( attendez le 26 mai) et cette urgence pour que le texte passe à la Chancellerie avant même que le conseil constitutionnel n'ai eu le temps le donner son avis ( le délai est d'un un mois) vous trouvez ça démocratique ? Moi pas.
Vous avez le droit d'avoir votre opinion, mais vous êtes prié de respecter celle des autres.

30. dictature des incompétents, si pressés d'agir sans réfléchir.
Ecrit par 21. 27-04-2013
"C'est pour ça que ça méritait le temps de la discussion" ajoute l'internaute 28.
Effectivement, mais pas au café des Phares, car "la gauche a perdu la bataille de l'opinion" : cliquez sur google et vous aurez les développements .

31. Ca fatigue
Ecrit par Observateur malin. 28-04-2013
Vous vous répétez, vous radotez, c'est pénible. Tout le monde a dit la même chose ici, que ce n'était pas une bonne idée d'accélérer le calendrier. A commencer par Daniel Ramirez dans le post N°11. On est au post N°30 et vous continuez à sortir la même chose. En plus, on ne comprend pas à titre de quoi vous sortez encore le café des Phares, ce débat a eu lieu au Forum 104. Que je sache, aussi, "cliquez sur google" n'est pas un argument (ne disons même pas un argument philosophique).

32. La gauche se sent dépassée par les événements ? ça vous fatigue ?
Ecrit par 21. 28-04-2013
L'urgence pour faire intervenir la Chancellerie AVANT l'avis du Conseil Constitutionnel, c'est nouveau ça vient de sortir !
Pas de radotage en cours, simple énumération des décisions dangereuses qui s'enchaînent..........

Quant à la lecture de "la gauche a perdu la bataille de l'opinion", elle vous aurait permis de vous rappeler que la révolution tunisienne a commencé non pas des dans discussions dites philosophiques dans des cafés-forums-débats ( choisissez le mot qui vous agrée, ne vous ulcérez pas l'estomac avec vos localisations), mais sur Internet.

En France actuellement , 7 français su 10 redoutent une explosion sociale.


33. Ne jugez pas.Avancez !
Ecrit par Gérard. 28-04-2013

Hier, à l’émission Répliques, il avait un débat sur la « révolution numérique.Un des auteurs a dit « nous sommes dans une société qui nous dit « ne juge pas, avance !».Pile dans le sujet dont on est censé faire des commentaires ici à son propos)
L’animateur de l’émission à parlé de « l’emprise de l’horizontalité » (toute parole vaut une autre) en pendant de "l’emprise numérique", de la perte de l’intériorité et du dialogue entre les vivants et les morts (la culture)
L’immédiateté (et la réactivité qui va avec) c’est en autre, l’hypermodernité : le refus du temps dans un présent éternel. Dans ce présent là, pas d’intériorité, ce qui est pourtant le gage de notre liberté, il faut suivre le mouvement dans un temps compressé.
La disponibilité au présent de notre temps oblige au zapping et à se mettre au centre du monde. Il y a une pub magnifique sur les abribus qui dit : si tu veux savoir ce qui ce qui passe autour de toi, regarde dans ta poche (il y a un smartphone avec des sites de news).C’est encore mieux que celle du « vous le valez bien »

Le premier niveau de l’évaluation de soi au niveau éthique, ce serait peut- être de ne passe prendre pour le nombril du monde, de réfléchir à ce que l’on fait, à ce que l’on dit. Ne pas « avancer » toujours et toujours mais faire un pas de coté. Et regarder. Juste pour voir..



34. Immédiateté et obsolescence
Ecrit par Daniel Ramirez. 30-04-2013
A propos d'hyper-modernité, un sujet proche aux préoccupations de cet intéressant débat : l'obsolescence programmée. L'initiative d'un sénateur vert à relancé cette question. La plupart d'objets industriels sont programmée pour ne pas durer au delà d'une certaine échéance, puis un toute petite partie est recyclée, le reste s'accumule dans des décharges géantes, le consommateur préalablement gavé de publicité en achète un nouveau produit et ça recommence. Si on pense bien, cela montre l'absurdité de notre système économique. Plus les chose durent, moins il y a de croissance. Or tout l'économie se base sur la croissance, donc il faut produire de la camelote à court terme, de objets qui dure chaque fois moins. Quand certains intervenants ici, mettent la crise de l'endettement actuelle au centre de préoccupations (sans rien dire à propos des solutions, d'ailleurs), ils sont encore dans l'immédiateté. Imaginez seulement que deux mois de durée en moins d'une gamme de produits produits de consommation courante, comme les fameux smartphones, produit automatiquement quelques points de croissance. Petit exemple pour dire que la pensée philosophique n'est jamais aussi radicale qu'elle le devrait. On se doit de penser dans le réel, mais en ayant le long terme toujours en vue.

35. valeur et confusion
Ecrit par gtissier. 30-04-2013
Toujours à propos de l'hypermodernité mais cette fois du coté des éléments de langage ayant un rapport à l’éthique (notre sujet).Entendu hier à la radio de la part d'une députée, membre de la commission des finances : s'agissant de la production de bien ou de services, elle parle de "création de valeurs" (elle n'est pas seule dans cette dérive langagière de la novlangue économique (exemple : les plans sociaux de licenciement s’appellent des plans de sauvegarde de l’emploi).
On connaissait la « création de valeurs pour l'actionnaire » qui se traduit par une hausse du cours de bourse comme résultant des perspectives de croissance des bénéfices. Mais un bien ou un service, quel rapport avec la notion de "valeur" dans ce raccourci ?
Un dictionnaire en ligne définit le mot valeur en :caractère de ce qui est estimable, importance d'une chose et en prix des choses. Le réductionnisme économique et marchand semble tout ramené au prix des choses qui se traduit en salaires , marges commerciales, profits, impôts.
Le but ou la forme de cette création de valeur (de prix des choses ) c’est l’argent qui circulent et non plus le lien et l’appartenance à un groupe homogène d’humain qui caractérise une communauté, un territoire, une nation avec les catégories d’habitant, de citoyen dans une division du travail qui est le ciment du groupe en question.
La notion de satisfaction des besoins (que l’on peut évaluer quant à leur pertinence ou leur utilité) ou de satisfaction à produire (la souffrance au travail, le stress, le manque de reconnaissance) semble s’effacer au profit d’une vielle image : agrandir le gâteau comme si le partage des parts était de peu d’importance. (Mais puisque le gâteau est devenu « une valeur » en soi, ceci doit compenser cela pour les manipulateurs de symboles)
Il est frappant pour moi de constater que la valeur, en tant que référence morale, sociale, esthétique d'un groupe humain donné à une époque donnée (le dictionnaire), ne soit plus le devenir que la société se donne à elle-même.
Le projet politique se perd dans la gestion des choses autour d’une centralité qui ressemble à une nouvelle idole : l’argent et son corollaire économique : la monnaie. Or chacun sait depuis longtemps, que les idoles sont creuses.
Peut-être qu’il faudrait y réfléchir avant de donner pour vrai ce que les artificiers du langage veulent nous masquer dans le bouquet des mots.

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