Le bonheur, un bien durable ?
Écrit par Gérard Tissier   
26-12-2006

 J’ai  été  frappé  lors du débat sur le bonheur de "l'air du temps" qui ne voit la vie qu'au présent, faite au mieux de petites souffrances et de moments de bonheur. Pourtant s’agissant de définitions, le Larrouse  parle de complète satisfaction, de plénitude. Et la wikipédia  ( encyclopédie sur le net  faite par les internautes ) d‘un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, l'inquiétude et le trouble sont absents. »

Comment des moments pourraient-ils satisfaire à ces définitions ? Notre société moderne  ne produirait plus qu'un représentation fragmentée, partielle du bonheur?

Le bonheur renvoie  pourtant à une unité, un englobant dans lequel les différences de satisfactions  forment un tout cohérent. Est-ce de l'éprouvé  comme  le plaisir ou un vécu ? Peut-on dire que le bonheur est une émotion comme la joie ou un état interne comme l'euphorie. Le plaisir est singulier, homogène mais il s'évanouit. Le Bonheur à suivre ces références encyclopédiques reconnues,  procède  plutôt d'une  harmonie entre différents plans et suppose une complémentarité, un équilibre entre diverses composantes.Cette relation fonctionnelle ne peut se confondre avec une satisfaction immédiate, venant d'une seul  objet, cette satisfaction fut-elle perçue comme plénière. Le bonheur est bien un état, une structure de vie. C’est une situation non pas éphémère et contingente ( ce qui nous « arrive » )  mais  un rapport au monde et aux autres  qui fasse que la conscience cesse de s'interroger sur sur sa durabilité.

Et si cela est un état, cela suppose un statut de personne reconnue comme étant heureuse.  C'est pourquoi j'ai avancé deux exemples sur la sollicitation de Gunter  ; le bonheur familial, et le bonheur conjugal, deux situations, deux cercles où précisément, il n’ y a pas de recherche d'un extrême et où l'esprit critique  permanent est hors jeu puisque la situation  porocéde d'un choix accepté pour longtemps. Le mot félicité renvoie d’ailleurs à un bonheur domestique  lié à la paix du foyer

Ringard ?Et si c'était le bonheur qui était ringard, hyper-conformiste, aliénant, contraire au progrès, à la liberté ? Quelque chose dont la quête permanente se prend au piège du désir toujours insatisfait et qui se transforme en  frustration, en souffrance, à l’envie, et pire ; à la haine de l’autre ?     

 Je partage l'idée de Stuart  Mill dans sa biographie, " pour être heureux, il n'est qu’un seul  moyen qui consiste à prendre comme but dans la vie non le bonheur mais une fin étrangère au bonheur."  L'homme je crois eut des enfants.Je ne sais s'il fut heureux en ménage mais selon sa philosophie de la vie r, rien ne lui  interdisait   d'être  heureux car il s'est jamais posé la question de savoir s'il l'était et si cela pouvait durer..

C’était un économiste, un libéral utilitariste qui inventa la baisse tendancielle du taux  profit. Appliqué au plaisir, cette baisse tendancielle nous conduit  non plus à la souffrance romantique  ou  à l’ennui hugolien, mais à l’euphémisme généralisé qui parcourt cet air du temps et qui serait un truc du genre «  quand y’a pas de souci, c’est que du bonheur  !  »

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. bonheur?
Ecrit par visiteur. 14-02-2007
le bonheur n'est qu'illusion un sentiment un morceau d'ettofe transparent.Il faut construire sois meme un chose qui se raproche du bonheur

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