De qui et de quoi parle-t-on ?
Écrit par Gérard Tissier   
16-01-2007

Je réagis à l'introduction de l'excellent article de Marc à qui j'aimerais faire les remarques suivantes.

D'abord lui dire que l'on peut parler de la violence à propos de tout et  qu"il n'y a pas dans son texte d'entrées contextuelle au sujet qui détermine un fil logique vers le coeur du sujet.

Le spectre sémantique du mot violence est aussi plastique que la volonté de poser des limites en le bon ou le mauvais de toute chose. Il reste qu'une question éthique demeure toujours posée à propos d'un discours « sur » l'Homme. En gros, c'est : qui parle et d'où celui qui parle, parle-t-il ?

 Moi je ne trouve aucun rapport avec le film en question et un « incident ». Le premier parle d'une époque (les Mayas et leur furie expiatoire et esclavagiste) et l'autre d'une motion, la colère.  

Que cette dernière puisse provoquer, dans un excès, un accès de violence participe d'un événement, comme cela a été dit par l'animateur invité (Éric, prof de philo), alors que le film en question parle d'un systeme religieux de domination daté historiquement. Pour moi, décrypter valablement un fait relève de la mise au bon niveau, celui qui permet la montée en généralité par identité de plan entre le fait et le concept. Soit la violence est un état de la socialité soit elle est sidération dans un monde qui l'a expurgée de ses  formes physiques pour la transférer sur d'autres plans (symbolique, social, dicriminatoire, etc.) La violence alors fait violence à des valeurs et cesse alors d'être « La » violence. 

Tant pour celui qui la met en actes que pour celui qui en est la victime, la sidération provoquée par une violence physique c'est la surprise de l'incompréhension, de l'inattendu et le caractère quasi indécidable d'une réponse socialisée lorsque des limites, subjectives et donc personnelles, sont franchies. Chacun peut se sentir le droit de juger mais juger des affects n'est pas juger ou réprimer un déficit de socialité. C'est juger une histoire et ses failles. Celles d'un homme.

Soyons circonspect, la paille et la poutre nous parle de PROJECTION depuis 2000 ans et nous en sommes les témoins autant que les acteurs ! Quant au philosophe qui ceci, cela, aux phares, il est a minima un animateur. Daniel en parle très bien dans un article précédent.  

Pour un animateur, penser ses affects à propos d'un accès d'humeur, c'est la seule réponse possible entre soi et soi. Cela a été fait. Alors, what else and so what ?

L'euphémisation est une manière de dire, de même que l'antiphrase. Pour une fois qu'on a trouvé le bon mot, gardons-le. Oui, c'est un incident. Non, ce n'est pas un sujet philosophique.

 

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