Pourquoi a-t-on peur de perdre l’identité nationale ?
Écrit par Marc Goldstein   
25-03-2007

 Après la vache folle, le sang contaminé, le tsunami, la montée de l'islam et l'effet de serre (liste non limitative), on s'est trouvé une nouvelle raison d'avoir peur : la perte de l'identité nationale. Notez bien, la question n'est pas « A-t-on peur de… » ; non, ça c'est déjà acquis : on est tous morts de trouille. La question est de savoir pourquoi. C'est-à-dire qu'on a peur, ça c'est sûr, mais aujourd'hui 25 mars 2007 aux Phares, on se demande pourquoi…

En bons disciples de Descartes, nous allons en premier lieu nous attacher à découper le problème pour mieux le résoudre. Une nation serait donc composée d'un contenant, le territoire, et d'un contenu, sa population. Cette population se reconnaît au sein de valeurs et d'une culture communes. Par culture, on entend les traditions, les coutumes, l'histoire, la langue, la cuisine, la musique, l'habillement... Alors qu'est-ce qui menace tout ça ? Eh bien, rien moins que la mondialisation. La mondialisation serait de nature à dissoudre les identités nationales, comme le café à faire fondre le sucre. La culture française serait fongible dans celle de l'Europe, elle-même fongible dans celles des Etats-Unis. Effectivement, vu comme ça, ça peut faire peur... Mais cette crainte est-elle justifiée dans la mesure où dans le même temps les mouvements identitaires, qu'ils soient nationaux ou régionaux, n'ont jamais été aussi actifs ?

Il y aurait tout de même de bonnes raisons à ce mal-être identitaire, en France tout au moins. En effet, ce qui fonde l'identité de notre beau pays semble s'effriter petit à petit : exit le franc au profit de l'euro, exit le français au profit de l'anglais, exit le service national, etc. nombre de symboles de la culture française disparaissent. Manquerait plus que les boulangeries, les marchands de journaux et les chapelleries ferment, on ne pourrait même plus reconnaître le Français moyen tel que saint Cliché l'a gravé dans nos mémoires… Finalement, sur quoi repose ce sentiment d'identité nationale ?

Au cours du débat quatre attitudes ont été recensées face à la question de l'identité :

  1. l'attitude holistique visant à privilégier le groupe : seule compte la nation, l'individu n'existant qu'en tant que partie du grand tout, sans singularités propres. On parle également de repli identitaire.
  2. celle qui consiste à penser que seule l'identité individuelle a un sens. L'individu en tant que singularité absolue. C'est notamment l'approche de Locke pour qui l'identité consiste avant tout à se reconnaître soi-même comme étant le même.
  3. celle consistant à comprendre comment s'articulent les deux approches ci-dessus.
  4. celle enfin consistant à déclarer ne pas avoir d'identité. Ce devait être peu ou prou l'attitude de Diogène le Cynique qui affirmait « je suis citoyen du monde ».

À croire que les philosophes aiment bien avoir le cul entre deux chaises - peut-être parce que le fait d'avoir mal aux fesses leur permet de garder l'esprit en éveil ? - car leur préférence va en général à la 3e attitude, jugée la plus intéressante et la plus féconde.

Comment donc s'articulent notre identité personnelle et notre identité nationale ? Toute tentative de définition nous enferme. Ainsi en va-t-il de l'identité nationale. Ce qui me définit me limite, m'étiquette, me séquestre. L'identité nationale est une maison, ma maison, mon port d'attache. Mais cette maison est-elle carcérale ou hospitalière ? Certains voient dans l'identité un moyen commode pour les gouvernements de dénombrer les individus, et ainsi de contrôler leurs déplacements : le passeport ou la carte d'identité sont-ils autre chose que des fils à la patte ? Indispensables pour voyager, ils peuvent également empêcher de partir, voire servir à renvoyer l'importun d'où il vient... D'autres voient l'identité nationale non comme un enfermement mais comme une ouverture à d'autres cultures. Il n'y a peut-être rien à perdre mais des différences à découvrir et à intégrer, pour le bénéfice de tous.

En fait, il y aurait à la fois des choses immuables et des choses mouvantes dans la dualité « identité nationale » et « identité individuelle » : par exemple, la langue nationale reste la langue nationale, bien que ceux et celles qui la parlent fassent en permanence et inconsciemment évoluer le langage. Aussi peut-on se demander : quel degré d'imprégnation l'individu doit-il atteindre pour se sentir appartenir à une nation ? D'où vient le déclic ? Ou alors, cette identité nationale, cette solidarité patriote, ne se manifeste-t-elle que dans les cas dramatiques (guerres ou catastrophes) ? Est-elle librement choisie ou est-elle essentiellement dépendante de l'endroit où l'on vit, voire où l'on est né(e) ? Le choix individuel librement consenti de l'affiliation peut quelquefois aller à l'encontre de l'héritage collectif imposé par la filiation.

Si au XIXe siècle on pouvait encore dessiner les contours des identités nationales - langue, religion, culture -, qu'en est-il aujourd'hui ? Cette identité repose-t-elle sur autre chose qu'un paysage, qu'un lieu géographique donné, moins sujet à variation que les autres critères d'identification ? Où se situer sur la trajectoire de l'immense balancier qui oscille entre mondialisation et crispations nationalistes ? Un participant nous confie que son identité nationale repose pour lui sur la musique, la nourriture et la mémoire d'expériences vécues dans son pays d'origine, le Mexique. Cette identité n'est certes pas la même que celle des Mayas, des Aztèques ou des premiers colons espagnols (ont-ils eu peur de perdre la leur ?), mais elle est issue du croisement de ces cultures. Comment mieux exprimer ce que nous autres, philosophes du dimanche, cherchions à comprendre ?

 

Écouter le débat : c'est ici.

Sujet connexe : Notre identité est-elle nécessairement plurielle ?

 

LISTE DES COMMENTAIRES...


1. Boisbouvier: membre
Ecrit par Invité/Visiteur. 26-03-2007
Le nouveau-né est le seul être qui appartienne à la civilisation mondialisée parfaite car dès qu'il a têté le sein de sa mère l'Homme appartient à un groupe social qui le protège et le fait croître, sa famille. Ensuite il va se balader d'appartenances en appartenances pour devenir lui-même père (ou mère) d'un nouveau groupe social qu'il protègera et fera croître et si la première appartenance est celle de la famille d'autres se forment qui gardent avec la première appartenance des liens vivants de filiation et de comparaison. Sous l'Ancien Régime le Roi était considéré comme le chef des familles et les lettres de cachet étaient généralement édictées à la demande des pères pour préserver l'honneur des familles (voir Tartuffe). C'est pourquoi la plupart des nations actuelles sont issues des monarchies d'antan.
Qu'en conclure sinon qu'aussi longtemps que le nouveau-né aura besoin de protection il aura besoin d'un groupe rapproché, plus ou moins rapproché, pour se faire?

2. "morts de trouille"
Ecrit par Invité/Visiteur. 27-03-2007
Qui est "mort de trouille" au café des Phares ? l'étranger qui a peur de ne plus retrouver ses racines (Mexique, Chili, Turquie, etc)ou le français qui se sent là en minorité ? bien sûr la mondialisation est inévitable, mais ceux qui n'ont pas peur, ce sont ceux qui affrontent sa dure réalité : les chercheurs qui sont partis en Amérique, les ingénieurs en Chine, les médecins en Afrique, les entrepreneurs en Belgique. Les "français de New-York" ou les "français de Pékin" n'on aucun problème d'identité : ils sont fiers d'être français là-bas! Les gens les plus talentueux sont partis, avec leurs capitaux bien sûr c'est pourquoi Bercy sous-estime les chiffres. . . les jeunes partent aussi, fuyant les lourdes retraites qui les effraient à l'horizon. Alors si on est "morts de trouille" aux Phares c'est peut-être parce qu'on se rend compte que, en jonglant avec les mots et les idées, on est hors-jeu ? Et on vieillit : qui va nous payer notre retraite ? rappelons-nous les emprunts russes. . . tout le monde avait cotisé cher pourtant, pour avoir . . . des clopinettes ! (= caisses vides) J'entends déjà "que faisiez-vous pendant que nous affrontions la dure réalité . . vous chantiez ? eh bien dansez maintenant" = les enfants des autres bien sûr, parce que aux Phares,comme beaucoup de femmes on a fait le choix exclusif de la carrière professionnelle n'est-ce pas ?
Conclusion, derrière nous le roi & l'ancien régime & Tartuffe & Socrate & Platon & co; et devant nous le gouffre économique : on philosophe hors jeu = il y a ceux que ça rassure, il y a ceux que ça rend "morts de trouille" ?

3. identité nationale française ?
Ecrit par Invité/Visiteur. 27-03-2007
on parlait de l'identité en général ! comme dans tous les débats dits philosophiques aux Phares,on parlait de concepts, de généralités, pas de l'identité nationale française. Bien sûr que en France on commence à se demander ce qu'on va faire quand tous les gens compétents seront partis. Tu parles des emprunts russes ? moi je pense aux russes blancs : quand ils ont été chassés de Russie ça a rendu la Russie plus riche ? au contraire. Un pays ne s'enrichit pas en faisant fuir ses riches : maintenant là-bas entre la mafia sans scrupule (ils s'entretuent) et les pauvres qui se suicident à la vodka, l'espérance de vie diminue. Et eux non plus ne font pas d'enfants. Alors oublions les réalités économiques et continuons à philosopher tranquillement le dimanche matin à Paris.

4. à côté de la marina
Ecrit par Invité/Visiteur. 27-03-2007
allons vite jouer à la marelle aves Sautet et les enfants insouciants ! merci Carlos.

5. Dieu est mort
Ecrit par Invité/Visiteur. 28-03-2007
Marc Sautet aussi. C'est lui qui refusait de reconnaître l'identité juive ? négationnisme de triste mémoire. Enfin il avait une excuse, une tumeur au cerveau si j'ai bonne mémoire. . . . Maintenant si dieu le père est mort on ne va quand même pas en revenir à la messe en latin ! pour la grand-messe du dimanche matin aux Phares, faute de grandes orgues il faudrait demander à Ramirez d'apporter sa flûte ? Quant aux enfants insouciants . . . hier soir à la gare du nord on a vu qu'ils changeront vite ! devant la dure réalité qui les attend , on les comprend. Aux vieux les cartes vermeil gratuites, à eux de ne pas pouvoir se payer la carte orange . . .

6. caolomniateur sans identité
Ecrit par mariesylvie. 28-03-2007
Cela aussi semble un sport national et malsain ! La bassesse s'affiche masquée, "en visite" c'est plus facile, n'est-ce pas ?
Traiter Marc Sautet de négationniste est un raccourci extrêmement rapide, il n'a jamais nié la shoah (rappelant à plusieurs reprises qu’il utilisait ce mot parce qu’il signifie "malheur absolu") ni son nombre de victimes, même s'il est vrai qu'il a eu des propos maladroits et critiquables concernant les chambres à gaz. Je peux en témoigner j’ai travaillé avec lui à plusieurs reprises lorsqu’il avait créé un groupe de réflexion et de documentation pour la rédaction d’un livre sur la condition de l’animal vue par les philosophes. Que peut signifier, d’autre part, l'expression "…refusait de reconnaître l'identité juive" ? C’est une ineptie… sauf à imaginer que Marc aurait pu nier qu’il y ait des juifs sur cette planète (imagination qui serait tout autant inepte !).
Et la médiocrité de "l’auteur caché" continue de s’afficher dans les lignes concernant Daniel Ramirez. Il faudra m’expliquer par quel cheminement tordu le fait que Daniel soit un joueur de flûte présente un lien avec ce qui précédait.
N’en déplaise à l’auteur et quitte à rajouter aux aigreurs d’estomac qu’il semble avoir : Oui Daniel Ramirez est, outre un philosophe à la culture reconnue, un excellent musicien professionnel de flûte traversière, et alors ? Personne n’est enchaîné à une table du Café des Phares et si la prestation de tel ou tel animateur ne convient pas, chacun peut changer de crèmerie ou de "paroisse" pour continuer de filer la métaphore religieuse semblant plaire à notre "vengeur masqué" qui, malheureusement, n’a pas,lui (ou elle), la grandeur d’âme de Zorro.
Pour ma part, j'apprécie spécialement la plupart des animations de Daniel qui ne transige jamais avec le souci de rigueur intellectuelle. Marie-Sylvie MUGEL

7. RE Marie-Sylvie
Ecrit par Invité/Visiteur. 29-03-2007
j'ai bien connu Sautet. Je me suis faché avec lui quand il était à l'hôpital, il disait trop de bêtises. N'en paarlons plus.

8. interventions 4. 5. 6. 7. sont hors sujet
Ecrit par Pirmin. 29-03-2007
Le lien entre les interventions 4, 5, 6 et 7 avec la question du jour "Pourquoi a-t-on peur de perdre l’identité nationale ?" me semble bien ténu. Aux auteurs des interventions 4, 5, 6 et 7 j'ai en vie de dire : "Pourquoi ne pas vous en tenir au sujet" ? Vous n'avez vraiment rien à dire ? Ca vous fait peur ? Voilà pourtant un cas sur lequel la philo devrait nous aider à apporter quelques lumières sur un sujet trop facilement livré à l'univers obscur des émotions. Pourquoi divaguer sur tout et n'importe quoi ? L'identité nationale, ça serait un sujet moins noble que digresser sans fin sur les bobos de l'âme et la psychanalise ? Sinon pour ce que la question posée (et pas les OGM, pas la peine de mort, ni le sida, ni le big-bang,...) intéresse, il y a un forum dédié.

9. ceux qui jouent à la marelle à côté de la marina ?
Ecrit par Invité/Visiteur n° 4. 29-03-2007
heureusement que je fais souvent comme Nadia, j'oublie de mettre mon nom. Maintenant plus jamais question de le préciser. . . car je vois le commentaire de monsieur le censeur ! Je me contente de lui expliquer que je m'étais seulement trompé de chaîne. . . j'étais sur "l'identité nationale" par Carlos Gravito, pas sur le teste de Marc Goldstein. Je n'ose pas dire que j'avais apprécié l' humour de Carlos la semaine précédente ("la prochaine fois je te ferai un dessin", après la page blanche d'un autre visiteur) parce que les "j'apprécie ci ou ça ou Tartempion" (cf Marie-Sylvie en 6), ça ne passe pas non plus n'est-ce pas ? mais que fait la police ! ! ! ! ! ! ! oh la la restez entre vous messieurs : l'humour = non, mais la pensée unique = ah oui !

10. propos / 6 Mie Sylvie
Ecrit par Invité/Visiteur. 30-03-2007
le 2 mars un RoberT (avec un T comme constipation) conseillait à une femme qui disait apprécier l'intelligence, l'ouverture d'esprit et la culture de Gunter Gorhan d'aller sur mitic. Elle ne savait pas ce que c'était, je n'ai pas eu envie de lui expliquer. Mais si Marie-Sylvie dit maintenant apprécier Daniel Ramirez, elle s'expose aux mêmes mufleries ? On est tous d'accord pour dire que si quelqu'un n'est pas content de l'animateur il peut changer de crémerie ! Quant à Rober T, s'il renouvelle ses propos injurieux il serait bon que le comité d'éthique lui rappelle les limites de la correction. Je ne suis pas un habitué de vos débats parisiens, mais je crois que pour vous la philo c'est le rationnel à outrance. Pour moi le relationnel passe avant le rationnel et j'ai bien peur qu' il vous manque les bases de la courtoisie française dans ce café.
J'aimerais revoir la personne agressée pour lui conseiller de ne plus remettre les pieds chez vous.

11. d'accord avec 1O
Ecrit par Invité/Visiteur. 31-03-2007
bien sûr, si on veut vivre ensemble sur cette planète, quelles que soient nos idées et nos façons de vivre, le relationnel est plus important que tous vos discours sur la raison, le rationnel, le raisonnable etc . Vous vous rappelez comment Hegel appelait Napoléon ? quand il passait sous ses fenêtres à Iéna ? "la raison à cheval" ! eh oui. . . la guerre a été inventée par les états de droit . Après la France du grand tueur Napoléon on peut même passer à l'Europe de 14 18: tous les états de droits, avec alliances and co, se sont entretués à la suite d'un incident heu. . . c'était quoi au juste ? l'assassinat de qui ? Tout le monde sait que, pendant la guerre de 100 ans il s'agissait d'intérets privés, donc limités, on s'entretuait alors entre hommes, (les autres mourrait de la peste ou du choléra). Maintenant on ne se tue plus entre hommes, les bombes tuent de la chair à canon . Anonymat total. Bravo la raison ! Elle est tellement plus efficace que les relations humaines. C'est par la guerre que Napoléon a unifié le droit européen, ne l'oublions pas. Nous avons peut-être besoin d'observer les comportements et les choix des orientaux avant de nous prendre pour des modèles pour la planète ! le modèle français. . . je rigole.

12. la raison à cheval
Ecrit par hegel. 31-03-2007
Francis a de la lecture sur la planche. . .

13. Réponse aux commentaires N°5 et 7
Ecrit par Daniel Ramirez. 01-04-2007
L'intervenant, anonyme, comme le remarque justement Marie-Sylvie, se permet d’émettre des propos injurieux sur la mémoire de Marc Sautet, ainsi que l'invité/"visiteur" du message N°7. Il y a des gens qui pensent que l'internet est un medium idéal pour se défouler, attaquer des personnes, sombrer dans la petitesse, exprimer la jalousie.
Je ne commenterai évidemment pas la petite allusion au fait que je sois musicien ; il faudrait savoir en quoi cela énerve l'intervenant ; les frustrations et le ressentiment des uns et des autres ne sont pas mon truc, je n'y peux rien, tant pis pour eux.
En revanche, je n’accepte pas qu'on se livre encore une fois à une attaque insidieuse contre Marc Sautet, qui n'est pas seulement le créateur des cafés-philo (vous ne seriez pas en train de participer à ce forum s'il n'y avait pas de café-philo), mais qui a été aussi un homme engagé, courageux et généreux (je ne crois pas que ces vertus soient partagées par ceux qui se cachent pour attaquer quelqu'un qui n'est plus là pour se défendre) et en plus, pour moi, un ami.
Qu'il ait pu commettre des erreurs ? Des imprudences ? Qui n'en commet pas ? Ah si ! Ceux qui ne font jamais rien, qui ne risquent rien, qui s'avancent masqués, bien sûr, ce type d'individus ne peut pas supporter quelqu'un qui avait du charisme et aussi du succès ! Et bien, oui ! La médiocrité ne peut jamais digérer qu’il y ait des gens qui ne soient pas médiocres.
Sachez que ce site n'a pas été mis en place pour exprimer vos rancunes et vos détestations. Il y a d'autres lieux pour cela.
Rien ne nous empêche de virer tout simplement ce genre d'interventions et l'on va se poser la question; surtout, je crois, si elles sont anonymes. Je suis en général réticent à la répression, par culture, par sensibilité, et je trouve toujours qu'il est possible d’avoir un surplus de tolérance. Mais peut-être que je me trompe sur ce point. On objecte parfois que trop de tolérance tue la tolérance. Peut-être est-ce vrai.
Je me félicite quand même qu'il y ait de plus en plus des commentaires et développements sur les sujets eux-mêmes.
DR

14. propos "injurieux " ?
Ecrit par Invité/Visiteur n° 7. 12-04-2007
à la décharge de Sautet, je reconnais que l'antisémitisme était à l'époque partagé par les intellectuels socialistes et les communistes par anti-capitalisme . . . mais avant de s'ériger en avocat, il serait peut-être bon que DR nous explique comment on peut aimer Nietzsche et être de gauche : je veux dire ce philosophe qui provoque sueurs et tremblements, disant des insanités sur les femmes "modernes", critique toutes les valeurs d'égalitarisme démocratique pour une nouvelle aristocratie européenne guerrière en copiant le mode de Sparte avec des références continuelles à la pureté des aryens. L'avocat dira que c'est de la poésie, du romantisme? Sauf que parfois ça frise l'antisémitisme et le racisme plus que les oeuvres de Gobineau tant décriés par certains. Restons au jour d'aujourd'hui, Nietzche est mort, Marc Sautet aussi, ils n'ont plus besoin d'avocat, parlons d'autre chose. La politique semble le sujet du jour n'est-ce pas. Je vais lire l'article.

15. Lire n'est pas interdit
Ecrit par Daniel Ramirez. 18-04-2007
Le "visiteur" toujour anonyme semble ignorer qu'à l'époque de Nietzsche, il existait déjà un "antisemitenpartei" en alemagne, dont militait le mari de sa seur, un tel Förster. Nietzsche les détestait et parlait de la "racaille antisémite". Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi je perdrait du temps en me faisant l'avocat de qui que se soit. Nous avons bien de sujets plus passionants que les petits ressentiments des uns et des autres.

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