Les forums du café-philo des Phares
 

Café-Philo le 29 Mai - _MonPMCESTECEST1MayE Bonjour à tous !

Dans le respect révérencieux du long WE prochain qui s'annonce, notre café-philo à été reporté au 29 Mai.
Toujours au café du Cardinal
Juste à côte du café des Fontaines , place de la porte de saint Cloud:
M° PORTE DE saint Cloud,
Afin de donner un ton multipolaire à la réflexion, nous ferons à chaque fois découvrir un ou plusieurs penseurs des philosophies "d'ailleurs" ( Persane, Chinoise, Tibétaine, Éthiopienne, Hébraïque, Arabe, Égyptienne...) avec des extraits de textes distribués en appui.
Nous insisterons également un peu plus sur l' effort de questionnement, de conceptualisation et d'argumentation afin de maintenir une bonne tenue au débat philosophique.

Sujet : Le conformisme est-il une nécessité ?
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nécessité fait loi... - _ThuPMCESTECEST1MayE Le conformisme est l'ambivalence de l'intégration sociale. Pour le sujet qui est conscient de la nécessité de se prêter au jeu social dans certaines circonstances pour se protéger du rejet, c'est la preuve de son individualité consciente.En cela, c'est une nécessité pour persister dans son être.
Pour le sujet qui n'est pas conscient d'être dans un pur conformisme, la question ne se pose pas, car en tant que sujet de sa pensée, il n'existe pas.

J'espère que vous êtes d'accord (si non, je change d'avis !)

Message modifié par: gtissier, à: 20/05/2010 19:14
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Re:Immigration argue enters a kiddie side - _SunPMCESTECEST1MayE Bonjour
Une question apparemment facile qui demande simplement une réponse monosyllabe: oui ou non. Et pourtant combien de questions restent à poser avant d'en venir à l'une ou l'autre réponse!
Il me semble que nous avons besoin d'envisager plusieurs cas possibles, dont la nécessité. Faisant loi, la nécessité serait l'ultime justification que l'on ne saurait qu'accepter. Si dans tous ses cas le conformisme n'était qu'une nécessité il n'y aurait pas eu un seul anticonformiste au monde. Ou du moins, aucun conformiste n'aurait changé de conviction ni de comportement. On ne peut rien contre la nécessité. Elle tolère tout.
Or la philosophie, entre autres, interroge l'incertain, et remet en doute le caractère prétendu nécessaire de ce qui n'est au mieux qu'un besoin. Le conformisme fait problème quand il n'est plus une nécessité, ni même un grand besoin. Et il devient insupportable quand il entrave une alternative qui promet mieux.
La force persuasive de l'anticonformisme devrait donc consister, selon le cas abordé (conformisme d'un Etat, d'une institution, d'un individu,dans un contexte donné, et sur un point bien précis)de démonter concrètement que le conformisme est bien loin d'être une nécessité, ni un besoin, ni même un simple choix légitime, du moment qu'on perd avec plus qu'on ne gagne.
A moins d'une analyse minutieuse et rigoureuse on risque de faire la guerre des étiquettes, comme au temps des grandes idéologies, ce qui est loin d'honorer l'esprit philosophique.
Bien à vous Alexandra et aux Amis de votre Café-Philo .
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compte rendu - _ThuPMCESTECEST1JunE Voici un compte rendu, sans doute non exhaustif, de notre débat.

Etre conforme, c’est « épouser la forme de ». Une forme est ce qui informe (sens originel du mot) un être, une chose. Cette forme, dois-je la considérer comme extérieure à moi, ou comme m’appartenant ?

Pour que la question posée ait un sens, il faut faire du « conformisme » autre chose qu’un alignement servile sur la norme du moment ou du milieu que l’on fréquente. Ce que fit Alexandra dans sa présentation : le « conformisme », c’est (ou cela peut être, dans l’idéal !) l’adaptation « naturelle » à l’autre dans une intégrité conservée, qui peut me faire retrouver ma « forme » propre quand je m’en suis trop éloigné et renouveler ainsi mon questionnement sur moi.

Mais quelle est la nature de cette « nécessité » ? Est-elle « naturelle » ou raisonnée, imposée ou choisie ? Ici, on peut ouvrir tout un chapitre de sociologie : je me rends conforme pour être accepté par les autres, avoir des amis, m’assurer des repères, être reconnu par une autorité, par passivité ou par lâcheté... Mais le but du jeu était justement de « décoller » de la sociologie.
Si le conformisme est à la fois nécessaire et assumé en conscience, la question de la liberté se pose : il ne peut pas y avoir de conformisme dans la contrainte, dans la soumission.

Qui définit la norme ? On a évoqué les conflits de normes, par ex. comment protéger à la fois la société et l’individu ? Dans la mondialisation, des compliance officers (cf. http://www.kelformation.com/fiches-metiers/deontologue-compliance-officer.php ) sont chargés de gérer des conflits de normes dans les entreprises internationales.
La norme n’est pas figée, on peut participer à son évolution. Un artiste crée des formes nouvelles.
Le problème se complique un peu quand l’anticonformisme est une posture hyper-conformiste de réaction contre la norme.

A quel niveau de notre être sommes-nous impliqué ? Respecter une convention sociale, par ex. sur ma façon de m’habiller, est-ce renoncer à mon intégrité, à « ce que je suis » ? C’est l’occasion ici de distinguer « conformité », comme dans cet exemple, et « conformisme », qui concerne les idées. Le besoin (de conformité) nous maintient dans une horizontalité, tandis que les idées impliquent une verticalité.

Message modifié par: Alain, à: 05/06/2010 00:36
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